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> Félix Jobbé-Duval (Illustrateur)

ISBN : 2203135212
Éditeur : Casterman (2003)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 1263 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Pauvre petite Sophie! Elle a pourtant tout pour être heureuse : une maman qui prend un soin tout particulier de son éducation, un papa qui l'adore, un cousin qui la défend toujours, une bonne qui est aux petits soins pour elle, un château magnifique...

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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Colette, le 03 novembre 2014

    Colette
    Un petit livre tout mignon, idéal à lire avec des enfants autour de soi.
    Chaque chapitre est une petite histoire de la vie de Sophie quatre ans, souvent accompagnée de son gentil cousin Paul, six ans.
    Le sacré caractère de Sophie, ainsi que ses mauvaises idées la mènent très souvent à être punie. Mais chaque petite histoire à sa morale et c'est ce qui donne du charme à ce livre.
    Bien que très souvent on devine le déroulement des situations, cela n'en reste pas moins un réel plaisir de les découvrir. On sent tout de même que l'écriture, le contexte et les personnages sont d'un autre siècle.
    J'étais d'ailleurs surprise de lire qu'une enfant de quatre ans possède un petit couteau. Était-ce la mode à l'époque?
    Entre les animaux, la gourmandise et toutes les tentations qui se présentent autour d'elle, on en voit de toutes les couleurs avec cette chère enfant attendrissante.
    Une écriture très simple qui permettra aux plus jeunes de comprendre sans difficultés.
    Pour les plus âgés, c'est un petit livre très agréable pour retomber en enfance.
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    • Livres 5.00/5
    Par Mafta, le 22 avril 2010

    Mafta
    J'ai lu ce livre plusieurs fois en étant enfant. Et j'en ai encore de doux souvenirs. Les pâtes d'amande, la poupée, les cheveux, les ronces, le cousin Paul. Cette vie, bien que pleine de malheurs, faisait rêver. Ca se complique malheureusement par la suite pour cette pauvre Sophie :/
    Une merveilleuse lecture de mon enfance !
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    • Livres 4.00/5
    Par Amindara, le 03 mai 2013

    Amindara
    Quand j'étais petite, ma sœur avait ce livre, une version abrégée pour jeunes enfants. J'adorais Sophie et ses inventions, sa poupée qui fondait, son thé à l'eau du chien… Plus tard, j'ai regardé le dessin animé et là aussi, j'ai adhérer. Alors, quand j'ai trouvé ce livre à une bourse aux livres, je n'ai pas hésité une seule seconde. J'avais vraiment envie de lire Les malheurs de Sophie, sans compter que c'est un classique de la littérature jeunesse !
    Quel plaisir de se replonger dans ces histoires qui ont bercé mon enfance ! J'ai retrouvé Sophie, Paul, Camille et Madeleine avec délice. Je souris en revoyant la poupée de cire fondre au soleil, en entendant Paul recracher son thé imbuvable. Ces histoires, ce sont celles des bétises que fait Sophie, une petite fille de 4 ans qui est loin d'être sage et obéissante. Et qui, finalement, nous ressemble beaucoup ! Qui n'a pas bravé l'interdit pour s'amuser ?
    Par contre, j'avoue avoir été légèrement déconcertée face à l'écriture de la comtesse de Ségur. Je ne sais pas pourquoi, je m'attendais à ce qu'elle ait une belle écriture, un peu plus compliquée que celle face à laquelle je me suis retrouvée. La comtesse de Ségur mélange la prose et le théâtre, le passé et le présent. C'est assez déstabilisant au départ. Et puis sa plume est simple, très simple, on sent bien que ce livre est destiné aux plus jeunes. L'avantage, c'est que ça se lit vite, très vite, et qu'il n'y a aucune prise de tête !
    Sincèrement, mis à part le style qui est assez particulier, c'est un très bon livre, une histoire vraiment sympa, et très rigolote avec ses petites morales à la fin de chaque chapitre. C'est désuet et c'est aussi ce qui en fait son charme. Alors plus d'hésitation, foncez ! Et moi, je fonce sur Les petites filles modèles.
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    • Livres 3.00/5
    Par Myiuki, le 07 novembre 2012

    Myiuki
    Quel bonheur de replonger en enfance pour quelques heures avec ce roman ! Je n'avais jamais lu encore la Comtesse de Ségur mais j'avais hâte de découvrir à nouveau cet univers que j'avais connu étant petite via les dessins animés. J'avais un souvenir particulier d'une Sophie friponne, agaçante, à laquelle on pardonnait tout et je dois dire que j'ai été surprise de retrouver le même personnage dans l'original. J'ai passé un agréable moment de lecture même si quelques petites choses m'ont chagrinée. Dans l'ensemble, c'est un lire à livre avec ses enfants je pense ...
    Tout d'abord, j'ai aimé la présentation du livre sous forme de courts chapitres, de saynètes, qui m'ont beaucoup fait penser aux Fables de La Fontaine quelque part. Un court récit durant lequel se perpétue une bêtise, la découverte puis la leçon de morale qui vient clore la petite histoire. Chaque chapitre correspond à une nouvelle lubie de Sophie et on la voit commettre bêtise sur bêtise sans jamais se faire punir. Bon alors là, j'avoue, je ne suis pas vraiment d'accord avec la méthode d'éducation de sa mère, mais comme on dit autre temps, autres moeurs. N'empêche que la petite Sophie aurait mérité quelques claques, vous n'êtes pas d'accord ? Ça m'a sidérée quand même qu'elle répète continuellement les mêmes erreurs. C'est une enfant, c'est normal, mais j'ai ressenti un petit malaise lors de ma lecture à voir que le mensonge, la torture des animaux et des poupées de cire ou encore la violence n'étaient pas punis. Ça donne une mauvaise image de la notion de justice et d'équité aux enfants qui lisent ça. En gros, ça leur faisait penser qu'on peut toujours s'en sortir malgré tout ce qu'on fait, faute avouée, faute pardonnée. Ouais, je ne suis pas partisane de ce genre de choses. La mère de Sophie pense qu'elle se punit assez elle-même car à chaque nouvelle bêtise elle perd quelque chose qui lui était précieux et s'en trouve triste, elle lui fait promettre de ne pas recommencer mais cette dernière ne tient jamais parole ... C'est un éternel recommencement qui nous rappelle bien aussi ce qu'est être un enfant.
    Il n'est pas évident d'inculquer des notions de morale aux plus jeunes, ce roman s'y essaie sans vraiment y parvenir. Bien sûr, on comprend parfaitement en suivant les pérégrinations de Sophie que ce qu'elle fait est mal. On nous la présente comme une petite fille frivole, intrépide, qui n'en fait qu'à sa tête, hum, pas de quoi nous la rendre attachante. En plus, elle ment comme un arracheur de dents, ce qui n'arrange rien à l'affaire. J'ai eu du mal à m'attacher à ce personnage qui m'horripilait plus qu'autre chose et je dois dire que ce qui l'a sauvée à mes yeux c'est son repentir. Même s'il est éphémère, il paraît sincère sur le coup, du coup, il est plus facile de lui pardonner. Ce que je n'ai pas apprécié par contre, c'est qu'il ne venait pas toujours de façon spontanée ... L'image de Sophie reste mitigée dans mon esprit, certes c'est une enfant, ce qui explique beaucoup de ses actions et qui tend le lecteur vers la miséricorde à son égard, mais d'un autre côté, elle est égoïste, méchante, barbare même ... Je ne sais pas si cette insouciance qui est la sienne et qui l'amène à causer tant de dégâts est vraiment un modèle à mettre en avant dans un roman. Mais j'y ai réfléchi, beaucoup, j'en ai parlé avec mes parents qui m'ont gentiment rappelé que, moi aussi, j'avais su être une petite peste en mon temps, du coup, je me suis dit qu'après tout, Sophie était un personnage très réaliste. Elle ne se rend pas vraiment compte que ce qu'elle fait est mal avant qu'il ne soit trop tard ... La leçon à en tirer ? Je vous laisse y réfléchir !
    Le personnage que je préfère dans ce roman, même s'il m'exaspère lui aussi par moments mais pour d'autres raisons, c'est Paul, le cousin de Sophie. Ah, déjà quand je regardais le dessin animé à l'époque, j'adorais Paul ! le gentil cousin qui remettait Sophie à sa place quand elle n'était pas gentille, le seul qui ose lui tenir tête quand ses parents lâchaient l'affaire. Je l'ai retrouvé ici dans toute sa splendeur, j'étais ravie. le personnage de Paul représente l'obéissance, la maturité et la sagesse (il a deux ans de plus que Sophie), mais en même temps, il garde son côté enfantin (il accompagne toujours Sophie dans ses péripéties). J'aime beaucoup ce petit garçon qui veut toujours essayer de faire plaisir à sa cousine, qui fait tout - jusqu'à se blesser lui-même - pour éviter qu'elle ne soit punie, qui la console quand elle est triste, c'est un vrai petit prince. D'ailleurs, il n'hésite pas à un moment donné dans le livre à affronter des loups pour la protéger, c'est-y pas mignon ça ? En même temps, il n'hésite pas à la remettre à sa place quand elle l'agace, ça, c'est bien ! Il est parfait ce petit ... mais justement peut-être ça aussi qui me dérange. le contraste entre Paul et Sophie est trop évident, trop marqué, elle est la mauvaise petite fille, il est le gentil petit garçon. Heureusement, par moments, on voit bien qu'ils tendent tous les deux à se retrouver à mi-chemin, ça rassure un peu. Ils se complètent en tout cas très bien ces deux-là, j'ai souvent eu l'impression que Paul tempérait un petit peu Sophie, qu'il redorait son image aux yeux du lecteur, il nous rappelle qu'elle peut-être gentille elle aussi, qu'il ne faut pas trop longtemps lui en vouloir et qu'elle est digne d'affection. Sans Paul, Sophie serait juste détestable à mon avis, c'est parce qu'il est auprès d'elle qu'elle devient supportable. Enfin, c'est mon avis ...
    Pour ce qui est du roman en lui-même, j'ai bien apprécié l'enchaînement des petites histoires qui se fait d'ailleurs dans un ordre chronologique. On peut les lire une par une ou toutes à la suite, rien n'est imposé. le schéma comme je le disais plus haut est toujours le même mais le lecteur se demande à chaque fois quelle nouvelle lubie Sophie va bien pouvoir inventer. On sait à l'avance qu'on va être choqué, horrifié, qu'on va avoir peur ou qu'on va bien rire. Mais une chose est sûre, Sophie ne laisse jamais son lecteur indifférent. On se prend facilement au jeu de ses bêtises, on les observe en se disant souvent "c'est pas possible", "elle n'osera pas", et puis, même si on sait que ça va mal se finir, il nous reste toujours la surprise de la chute. le lecteur se laisse facilement entraîné dans cet univers nostalgique pour l'adulte qui sommeille en lui et qui lui rappelle ses propres facéties enfantines. Dans l'ensemble, j'ai trouvé tout ça très réaliste, bien écrit, je ne me suis pas ennuyée lors de ma lecture car j'avais toujours hâte de découvrir ce que Sophie nous réservait dans le chapitre d'après. Maintenant, je n'ai pas trouvé ça exceptionnel non plus et les mauvais traitements infligés aux animaux m'ont affligé. On a le sentiment que, les sentiments justement, sont parfois occultés quand ils ne proviennent pas de Sophie. C'est quand même très auto-centré, vous me direz c'est normal, c'est elle l'héroïne du roman, mais j'ai trouvé que du coup, on oubliait un peu de développer d'autres points qui auraient pu être intéressant. Comme par exemple que le fait de torturer un animal et une poupée en cire ne devrait pas susciter la même réaction. Mais bon là, c'est l'amoureuse des animaux qui parle alors, je ne suis pas objective du tout ^^
    Pour conclure, je dirais que j'ai apprécié ma lecture, c'était rafraîchissant de me replonger quelques instants dans l'enfance chaotique de cette chère Sophie que j'ai eu plaisir à re-découvrir. Je suis toujours autant "amoureuse" de Paul que quand j'étais petite et j'ai toujours autant envie de baffer Sophie, les années passent mais rien ne change. Une chose est sûre, si vous ne l'avez jamais lu, je vous conseille de le faire, il vous agacera, il vous énervera, il vous fera rire, mais, une chose est sûre, ce roman ne vous laissera pas de marbre.

    Lien : http://coeurdelibraire.over-blog.com/article-la-comtesse-de-segur-le..
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    • Livres 3.00/5
    Par Epictete, le 23 janvier 2014

    Epictete
    Je pense qu'il s'agit d'un des ouvrages les plus connus de l'ensemble de la population française. Nous en avons tous lu au moins des extraits dans nos livres de lecture en école primaire.
    La fameuse comtesse que l'on sait née Rostopchine a vécu au 19ème siècle, et mariée à un personnage fortuné, a passé une partie de sa vie à faire des enfants, une autre à les élever et à écrire des romans pour le moins moralisateurs (a partir de cinquante ans).
    Dans ses livres, la comtesse s'appuiera beaucoup sur sa vie, son expérience de petite fille, (Son prénom est tout simplement Sophie) pour donner des pricipes pédagogiques.
    Bien sur il faut remettre cela tout dans son contexte (19 ème siècle) et l'apprécier à la lumière de la société de l'époque, (Sévices corporels ! Entre autres) mais l'auteur, sous d'autres prétextes, nous dépeint son époque à la façon d'un sociologue. (Rapport Bourgeoisie / Peuple / Domesticité. - Usage du camphre, des saignées, des cataplasmes, toutes choses un peu dépassées) On connait tous certains passages ( Le fer à friser par exemple). Beaucoup d'enfants ont versé une petite larme devant les malheurs vécus par cette chipie de Sophie.
    Eh bien il est plaisant, conscient de tout cela de relire quelques passages et de s'amuser de nos souvenirs de jeunesse, comme des volontés d'éducation de la comtesse;
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Citations et extraits

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  • Par Lefso, le 24 janvier 2011

    La boîte à ouvrage
    Quand Sophie voyait quelque chose qui lui faisait envie, elle le demandait. Si sa maman le lui refusait, elle redemandait et redemandait jusqu'à ce que sa maman ennuyée, la renvoyât dans sa chambre. Alors, au lieu de n'y plus penser, elle y pensait toujours et répétait :
    "Comment faire pour avoir ce que je veux ? J'en ai si envie ! Il faut que je tâche de l'avoir."
    Bien souvent, en tâchant de l'avoir, elle se faisait punir ; mais elle ne se corrigeait pas.
    Un jour sa maman l'appela pour lui montrer une charmante boîte à ouvrage que M. de Réan venait d'envoyer de Paris. La boîte était en écaille avec de l'or ; le dedans était doublé de velours bleu, il y avait tout ce qu'il fallait pour travailler et tout était en or ; il y avait un dé, des ciseaux, un étui, un poinçon, des bobines, un couteau, un canif de petites pinces, un passe-lacet. Dans un autre compartiment il y avait une boîte à aiguilles, une boîte à épingles dorées, une provision de soies de toutes les couleurs, de fils de différentes grosseurs, de cordons, de rubans, etc. Sophie se récria sur la beauté de la boîte : "comme tout cela est joli ! dit-elle, et comme c'est commode d'avoir tout ce qu'il faut pour travailler ! Pour qui est cette boîte, maman ? ajouta Sophie en souriant, comme si elle avait été sûre que sa maman répondrait : C'est pour toi.
    - C'est à moi que ton papa l'a envoyée, répondit madame de Réan."
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  • Par Piatka, le 09 juin 2014

    Une autre chose que Sophie désirait beaucoup, c’était d’avoir des sourcils très épais. On avait dit un jour devant elle que la petite Louise de Berg serait jolie si elle avait des sourcils. Sophie en avait peu et ils étaient blonds, de sorte qu’on ne les voyait pas beaucoup. Elle avait entendu dire aussi que, pour faire épaissir et grandir les cheveux, il fallait les couper souvent.
    Sophie se regarda un jour à la glace, et trouva que ses sourcils étaient trop maigres.
    « Puisque, dit-elle, les cheveux deviennent plus épais quand on les coupe, les sourcils, qui sont de petits cheveux, doivent faire de même. Je vais donc les couper pour qu’ils repoussent très épais. »
    Et voilà Sophie qui prend des ciseaux et qui coupe ses sourcils aussi court que possible. Elle se regarde dans la glace, trouve que cela lui fait une figure toute drôle, et n’ose pas rentrer au salon.
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  • Par genou, le 14 septembre 2013

    Ma bonne, ma bonne, dit un jour Sophie en accourant dans sa chambre, venez vite ouvrir une caisse que papa m’a envoyée de Paris ; je crois que c’est une poupée de cire, car il m’en a promis une.
    LA BONNE. – Où est la caisse ?
    SOPHIE. – Dans l’antichambre : venez vite, ma bonne, je vous en supplie.
    La bonne posa son ouvrage et suivit Sophie à l’antichambre. Une caisse de bois blanc était posée sur une chaise ; la bonne l’ouvrit. Sophie aperçut la tête blonde et frisée d’une jolie poupée de cire ; elle poussa un cri de joie et voulut saisir la poupée, qui était encore couverte d’un papier d’emballage.
    LA BONNE. – Prenez garde ! ne tirez pas encore ; vous allez tout casser. La poupée tient par des cordons.
    SOPHIE. – Cassez-les, arrachez-les ; vite, ma bonne, que j’aie ma poupée.
    La bonne, au lieu de tirer et d’arracher, prit ses ciseaux, coupa les cordons, enleva les papiers, et Sophie put prendre la plus jolie poupée qu’elle eût jamais vue. Les joues étaient roses avec de petites fossettes ; les yeux bleus et brillants ; le cou, la poitrine, les bras en cire, charmants et potelés. La toilette était très simple : une robe de percale festonnée, une ceinture bleue, des bas de coton et des brodequins noirs en peau vernie.
    Sophie l’embrassa plus de vingt fois, et, la tenant dans ses bras, elle se mit à sauter et à danser. Son cousin Paul, qui avait cinq ans, et qui était en visite chez Sophie, accourut aux cris de joie qu’elle poussait.
    Paul, regarde quelle jolie poupée m’a envoyée papa ! s’écria Sophie.
    PAUL. – Donne-la-moi, que je la voie mieux.
    SOPHIE. – Non, tu la casserais.
    PAUL. – Je t’assure que j’y prendrai bien garde ; je te la rendrai tout de suite.
    Sophie donna la poupée à son cousin, en lui recommandant encore de prendre bien garde de la faire tomber. Paul la retourna, la regarda de tous les côtés, puis la remit à Sophie en secouant la tête.
    SOPHIE. – Pourquoi secoues-tu la tête ?
    PAUL. – Parce que cette poupée n’est pas solide ; je crains que tu ne la casses.
    SOPHIE. – Oh ! sois tranquille, je vais la soigner tant, tant que je ne la casserai jamais. Je vais demander à maman d’inviter Camille et Madeleine à déjeuner avec nous, pour leur faire voir ma jolie poupée.
    PAUL. – Elles te la casseront.
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  • Par c4lypso, le 20 octobre 2014

    « Mon Dieu, mon Dieu ! qu’ai-je fait ? dit-elle. Je ne voulais qu’y goûter, et j’ai presque tout mangé. Maman va s’en apercevoir dès qu’elle ouvrira la boîte ; elle devinera que c’est moi. Que faire, que faire ?… Je pourrais bien dire que ce n’est pas moi ; mais maman ne me croira pas… Si je disais que ce sont les souris ? Précisément, j’en ai vu une courir ce matin dans le corridor. Je le dirai à maman ; seulement je dirai que c’était un rat, parce qu’un rat est plus gros qu’une souris, et qu’il mange plus, et, comme j’ai mangé presque tout, il vaut mieux que ce soit un rat qu’une souris. »  
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  • Par fantineolivier, le 12 décembre 2010

    "A l'âge de quatre ans, Sophie de Réan est déjà une petite personne espiègle et volontaire.
    Sa gourmandise, sa désobéissance, ses colères et son étourderie l'entraînent dans une suite de mésaventures comiques et pittoresques dont quelques-unes risquent cependant de tourner mal.
    (...)
    Sophie est une enfant terrible, mais elle a bon coeur. Parviendra-t-elle à se corriger ?..."
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