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Par Scriba, le 04/09/2009
Madame Bovary de
Gustave Flaubert
Ensuite le prêtre [...] trempa son pouce droit dans l'huile et commença les onctions : d'abord sur les yeux, qui avaient tant convoité toutes les sompuosités terrestres ; puis sur les narines, friandes de brises tièdes et de senteurs amoureuses ; puis sur la bouche, qui s'était ouverte pour le mensonge, qui avait gémi d'orgueil et crié dans la luxure ; puis sur les mains, qui se délectaient aux contacts suaves, et enfin sur la plante des pieds si rapides autrefois quand elle courait à l'assovissance de ses désirs, et qui maintenant ne marcheraient plus.
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Par pilpilip, le 07/04/2010
Madame Bovary de
Gustave Flaubert
La parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait attendrir les étoiles
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Par Sarpou, le 22/02/2008
Madame Bovary de
Gustave Flaubert
Il y a toujours après la mort de quelqu’un comme une stupéfaction qui se dégage, tant il est difficile de comprendre cette survenue du néant et de se résigner à y croire.
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Par Sarpou, le 22/02/2008
Madame Bovary de
Gustave Flaubert
Et le charme de la nouveauté, peu à peu tombant comme un vêtement, laissait voir à nu l’éternelle monotonie de la passion, qui a toujours les mêmes formes et le même langage.
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Par Sarpou, le 22/02/2008
Madame Bovary de
Gustave Flaubert
Mais elle, sa vie était froide comme un grenier dont la lucarne est au nord, et l’ennui, araignée silencieuse filait sa toile dans l’ombre à tous les coins de son cœur.
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Par Sarpou, le 22/02/2008
Madame Bovary de
Gustave Flaubert
Vous profitez impudemment de ma détresse, monsieur ; Je suis à plaindre, mais pas à vendre.
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Par Orphea, le 13/11/2009
L'Education sentimentale de
Gustave Flaubert
Jamais il n'avait vu cette splendeur de sa peau brune, la séduction de sa taille, ni cette finesse des doigts que la lumière traversait. Il considérait son panier à ouvrage avec ébahissement, comme une chose extraordinaire. Quels étaient son nom, sa demeure, sa vie, son passé ? Il souhaitaient connaître les meubles de sa chambre, toutes les robes qu'elles avaient portées, les gens qu'elle fréquentait ; et le désir de la possession physique même disparaissait sous une envie plus profonde, dans une curiosité douloureuse qui n'avait pas de limites.
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Par Malaura, le 12/04/2012
Flaubert : Correspondance, tome 1 Janvier 1830 - Mai 1851 de
Gustave Flaubert
Ne lisez pas comme les enfants lisent, pour vous amuser, ni comme les ambitieux lisent, pour vous instruire. Non. Lisez pour vivre !
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Par Sarpou, le 22/02/2008
Madame Bovary de
Gustave Flaubert
Ce n’était pas la première fois qu’ils apercevaient des arbres, du ciel bleu, du gazon,qu’ils entendaient l’eau couler et la bise soufflant dans le feuillage; mais ils n’avaient sans doute jamais admiré tout cela, comme si la nature n’eût commencé à être belle que depuis l’assouvissance de leurs désirs.
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Par jplegault, le 16/05/2012
Madame Bovary de
Gustave Flaubert
Chaque sourire cachait un bâillement d'ennui, chaque joie une malédiction, tout plaisir un dégoût, et les meilleurs baisers ne vous laissaient sur les lèvres qu'une irréalisable envie d'une volupté plus haute.