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ISBN : 2070408507
Éditeur : Gallimard (1999)


Note moyenne : 4.27/5 (sur 6044 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le Petit Prince avec les dessins de l'auteur.

J'ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler véritablement, jusqu'à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s'était cassé dans mon moteur. Et comme je n'avais avec moi ni mécan... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Nastasia-B, le 24 novembre 2013

    Nastasia-B
    Le petit prince, qu'est-ce que c'est ? Une histoire pour enfant ? Un conte fantastique ? Un roman jeunesse ? Un conte philosophique ? Un message codé ? Un écrit poétique ?
    Pas si facile qu'il y paraît de répondre à cette question d'apparence simple sans examiner au préalable sa structure.
    La narration se déroule sur un mode simple mais absolument pas simpliste. Une tonalité enfantine se dégage de l'emploi d'un lexique minimaliste, qui donne l'illusion d'un répertoire pour enfant mais où les mots, s'ils sont tous connus, revêtent pour Antoine de Saint-Exupéry une double voire ou une triple identité. Ceci confère différents niveaux de lecture à l'histoire. Les enfants restant dans la signification ordinaire des mots et les adultes y percevant un lyrisme de la meilleure espèce.
    Cette narration est segmentée en 27 chapitres de longueurs inégales, qui ont chacun une grande cohérence interne mais qui n'ont pas forcément un grand rapport avec le chapitre directement précédent ou suivant.
    Ceci vient du fait que chaque chapitre aborde un thème qui lui est propre. Il se présente presque comme une fable indépendante ayant une valeur symbolique, allégorique ou métaphorique.
    Le double sens des mots crée des clés d'écriture extraordinairement poétiques comme on en rencontre de nombreux exemples dans la littérature française. Par exemple, le vent devient le sanglot long d'un violon pour Paul Verlaine ou encore le cancer du poumon un nénuphar chez Boris Vian. Ici aussi, pour bien comprendre le message, il faut faire sauter le code.
    Remplacez " mouton " par " amitié ", " serpent " par " mort ", " fleur " par " Amour " ou " femme " selon les cas, " baobab " par " conflit ", " renard " par " Sagesse ", etc. et vous obtiendrez une lecture tout à fait différente, assurément moins poétique mais beaucoup plus porteuse d'un message philosophique à l'adresse des adultes.
    Alors, Le petit prince, qu'est-ce que c'est ? (Car jamais je ne lâche une question quand j'en tiens une !...)
    Ne serait-ce une manière de miscellanées (analectes) comme Les entretiens de Confucius où chaque sous-partie délivrerait un message particulier ? Pourquoi pas ? Mais auquel cas, quels seraient ces messages renfermés dans chaque chapitre ?
    Voici une interprétation que je vous propose pour les 27 chapitres, à vous d'en disposer comme bon vous semblera :
    I. Quel sens donner à ce que l'on voit ? Peut-être sommes-nous trop cartésiens et pas assez poètes ni artistes ?
    II. Nous sommes seuls dans l'existence. le plus important c'est de trouver l'amitié qui rompt la solitude. Dans nos cursus, nous étudions tout, nous nous formons à tout, sauf à l'art d'être ami. On n'a pas besoin d'une amitié chétive, craintive ou intéressée mais, de toute façon, l'amitié sera ce qu'on mettra dedans.
    III. L'amitié est un bien précieux mais qu'il ne faut pas chercher à garder pour soi seul, sans quoi, on la perd. Il faut la laisser évoluer librement, sans contrainte.
    IV. Trop de gens vivent dans le paraître et non dans l'être. C'est vrai aussi en amitié.
    V. Il faut veiller à ne pas laisser grossir les conflits qui peuvent détruire nos vies, nos amitiés, nos Amours, car les conflits sont comme des bombes à retardement.
    VI. Il faut savoir jouir tout de suite des petits Bonheurs simples et accessibles, sans attendre LE grand Bonheur qui, LUI, n'arrivera jamais comme il faut, ni quand il faut, si tant est qu'IL existe. Ces petits Bonheurs peuvent égayer nos vies grises et tristes en leur donnant quelques couleurs.
    VII. L'Amour et l'amitié peuvent parfois se nuire l'un à l'autre et il nous faut les protéger tous deux. de façon générale, nous ne protégeons jamais assez ceux que nous aimons et ce qui est important pour nous.
    VIII. Les hommes ne savent pas comprendre leur femme. D'ailleurs, il n'y a rien à comprendre, il n'y a qu'à les admirer et les aimer.
    IX. Parfois, malgré l'Amour, les couples d'Amoureux se séparent et s'en retournent errer dans leur solitude s'ils n'ont pas d'ami.
    X. Certaines personnes ont soif de pouvoir, alors qu'il ne faudrait se soucier que d'être juste, envers soi-même et envers les autres, n'exiger d'eux que ce qu'ils peuvent donner.
    XI. Certaines personnes ont soif de reconnaissance et se laissent aller à la vanité alors que, de toute façon, ça ne rime à rien.
    XII. Certaines personnes ont soif de plaisirs mais il faut veiller à ne pas sombrer dans l'addiction qui, elle, conduit à la mélancolie.
    XIII. Certaines personnes ont la soif de l'or et des possessions matérielles, mais l'argent ne sert à rien, si l'on n'en fait rien. C'est un moyen et non un but.
    XIV. Certaines personnes ont soif de repos, ce sont les travailleurs, les ouvriers. Ils ne sont que des exécutants. Leur tâche est parfois stupide et la cadence infernale qu'on leur impose est souvent absurde. Mais ils doivent exécuter, leur vie en dépend et celle des autres aussi.
    XV. Certaines personnes ont soif de connaissances, mais les connaissances théoriques déconnectées de la réalité de la vie des gens ne servent à rien.
    XVI. La Terre est composée partout des mêmes proportions de gens assoiffés de pouvoir, de savoir, d'argent, de drogues, d'orgueil et d'une grosse majorité de pauvres bougres condamnés à travailler pour faire fonctionner la machine.
    XVII. La mort est la solution ultime à tous les problèmes. C'est la fin du voyage.
    XVIII. La traversée du désert peut être longue à la perte d'un ami pour en rencontrer un nouveau.
    XIX. Quand on prend de la hauteur, on s'aperçoit que l'humanité ne vole pas très haut, qu'elle manque d'imagination, d'audace et qu'elle suit passivement ce qui se fait, par grégarisme.
    XX. Chacun s'imagine extraordinaire et n'est pourtant rien que de très ordinaire.
    XXI. La vie n'a de sens, de beauté, d'intérêt que par le lien privilégié que l'on tisse avec un nombre limité d'autres. Hors de ce lien, tout se ressemble. Mais ce lien nécessite une attention de chaque instant pour ne pas qu'il se brise ou qu'il se dénoue.
    XXII. Nous courons tout le temps. Nous allons trop vite, nous ne savons pas regarder. du coup, nous ne savons pas tisser des liens.
    XXIII. La mécanisation, les plats préparés, les transports efficaces ne nous font rien gagner car le temps économisé n'est pas réinvesti dans un surcroît de vie avec du lien ou de l'émerveillement.
    XXIV. Quand tout va mal, quand tout est au plus bas, il faut savoir apprécier la richesse qu'est l'attachement que l'on a pour nos proches.
    XXV. Quand on a trop de tout, on ne sait plus apprécier. Il n'est pas utile d'avoir tout, tout de suite. Il faut prendre le temps d'aimer et de mériter, les gens comme les choses.
    XXVI. La mort des personnes qui nous sont chères n'est que la fin de leur enveloppe corporelle. Elles continuent à vivre en ceux qui les ont aimées, en toutes ces occasions qui nous font encore penser à elles, bien après leur mort.
    XXVII. L'amitié est-elle plus forte que l'Amour ? L'amitié peut-elle tuer l'Amour ? Ou est-ce l'Amour le plus fort ? Est-ce lui qui peut tuer l'amitié ? Ou bien est-ce que l'Amour et l'amitié peuvent cohabiter en bonne intelligence pour l'éternité ? Dans l'au-delà ?
    Le petit prince, qu'est-ce que c'est ? Et si c'était une philosophie de vie à l'usage des adultes maquillée en conte pour enfant ? Car tout de même, ce n'est pas que miscellanées, il y a un fil, une histoire. Et quelle serait la philosophie de vie générale de tout cela ? Pourquoi Antoine de Saint-Exupéry fait-il mourir son petit prince ? Et si c'était pour nous questionner ?
    Et si Le petit prince n'était qu'une question ? Et si Le petit prince c'était " Quel est le sens de la vie ? Quel est le sens que vous voulez donner à votre vie ? "
    C'est la fin du chemin, je m'arrête ici. Mais je n'oublie pas ce que Le petit prince m'a appris : on ne dit jamais assez qu'on les aime aux personnes et aux choses qu'on aime. Alors, encore une fois, pour ne jamais l'oublier, je te le dis, je t'aime Petit Prince...
    Et de tout ça, quel est le sens de l'avis ? Il ne signifie sans doute pas grand-chose.
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    • Livres 5.00/5
    Par Piatka, le 09 juin 2013

    Piatka
    Cher Antoine de Saint-Exupéry,
    Si je devais n'emporter qu'un seul livre, sur une île déserte ou ailleurs, ce serait le votre sans hésitation. Je considère votre histoire comme l'une des plus belles jamais écrites sur l'amitié et l'amour.
    Votre incroyable imagination a nourri la mienne depuis mon plus jeune âge, aussi loin que remontent mes souvenirs, votre naïf et tendre petit prince aux cheveux couleur de blé, vos planètes improbables, vos messieurs sérieux qui gonflent d'orgueil, votre boa affamé, votre éléphant benêt, votre rose capricieuse...et surtout votre attachant renard malicieux, m'accompagnent subtilement.
    Au début bien sûr, j'appréciais particulièrement vos dessins, simples, colorés, qui permettaient à l'enfant que j'étais de pouvoir " lire " l'histoire sans l'aide d'un adulte. J'adorais la succession de rencontres plus loufoques les unes que les autres qui entraînaient Le Petit Prince dans des aventures insolites et drôles, dont je ne saisissais pas toujours alors toute la portée.
    En revanche, je me souviens que je détestais déjà cordialement la rose vaniteuse qui osait faire souffrir Le Petit Prince évidemment. Il est des haines tenaces.
    Puis bien sûr, j'ai pu lire moi-même votre livre et, surtout écouter la voix de Gérard Philippe sur mon lecteur de cassettes. de très beaux souvenirs, des moments d'émotion pure à l'écoute de cet immense acteur et de sa voix si chaude, expressive, caractéristique ! Il incarne définitivement pour moi votre juvénile héros.
    J'ai ensuite initier mes enfants avec délice à votre univers si particulier, qui ne prend pas une ride avec le temps, j'en atteste.
    Bien sûr, je mentirais si je vous disais que je lis votre livre régulièrement. Mais en fait, ce n'est plus nécessaire : avec les années, je connais votre œuvre dans ses moindres détails, et même des passages entiers par cœur, ce qui me permet peut-être de rester d'une certaine façon connectée à l'enfant que j'étais, et pour cela, je vous dis merci du fond du cœur.
    « On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux. »
    « Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. »
    « C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. »
    « Droit devant soi on ne peut pas aller bien loin. »
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    • Livres 5.00/5
    Par respirer, le 15 janvier 2009

    respirer
    Chacun peut avoir sa propre interpretation du Petit Prince, la mienne est tres personnelle. J'y vois l'histoire d'un homme amoureux (sa rose). Elle est un grand mystere pour lui. tout comme ce qui se passe en lui. Alors il part à la rencontre des autres, et à travers différents personnages ce sont des émotions et des sentiments qu'il découvre. il comprend enfin ce que sont l'amitié, l'amour, il comprend surtout ce qu'il ressent pour sa rose... la fin se vit selon son optimisme : une grande tristesse, trop tard, ou pleine d'espoir, il trouve la voie pour la retrouver...
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    • Livres 5.00/5
    Par isajulia, le 19 mars 2013

    isajulia
    Critique du soir,bonsoir!
    Le petit prince c'est un grand rêve de papier qui nous emporte dans son univers en un clin d'oeil. C'est un monde idéal duquel on ne voudrait jamais ressortir,pour moi c'est la foi inébranlable de l'innocence qui prédomine ce roman.Comment résister à tant de pureté,tant de simplicité?
    Ce livre est très addictif,qu'on soit petit ou grand on a tous besoin de s'évader et c'est réconfortant de s'imaginer un monde tout en douceur,tout en couleur pour s'évader du quotidien dans ce tourbillon de fantaisie.
    Un classique qui est une mine d'or pour nourrir son imaginaire.A lire et à relire sans complexes pour le plus grand des bonheurs!
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    • Livres 5.00/5
    Par Philippe67, le 10 mars 2013

    Philippe67
    Un livre incontournable!
    Je l'ai lu et relu et lu à mes enfants lorsqu'ils étaient petits. Il faut lire et méditer chaque petit passage pour comprendre toute la richesse de ce livre "pour enfants".
    Pour moi c'est une oeuvre de philosophie majeure qui nous invite à aller vers les autres pour les comprendre et les aimer et surtout à prendre le temps, à consacrer du temps à soi et aus autres.
    C'est bien loin des visées de notre société de consommation et de rendement et de rentabilité!
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Citations et extraits

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  • Par Shaarilla, le 15 mai 2010


    "Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde"
    ....
    "Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé..."
    ...
    "Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche :
    -Ah ! Dit le renard... je pleurerai.
    -C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
    -Bien sûr, dit le renard.
    -Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.
    -Bien sûr, dit le renard
    -Alors tu n'y gagnes rien !
    -J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé"
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  • Par Shaarilla, le 15 mai 2010

    Le petit prince arracha aussi, avec un peu de mélancolie, les dernières pousses de baobabs. Il croyait ne jamais devoir revenir. Mais tous ces travaux familiers lui parurent, ce matin-là, extrêmement doux. Et, quand il arrosa une dernière fois la fleur, et se prépara à la mettre à l’abri sous son globe, il se découvrit l’envie de pleurer.
    – Adieu, dit-il à la fleur.
    Mais elle ne lui répondit pas.
    – Adieu, répétat-t-il.
    La fleur toussa. Mais ce n’était pas à cause de son rhume.
    – J’ai été sotte, lui dit-elle enfin. Je te demande pardon. Tâche d’être heureux.
    Il fut surpris par l’absence de reproches. Il restait là tout déconcerté, le globe en l’air. Il ne comprenait pas cette douceur calme.
    – Mais oui, je t’aime, lui dit la fleur. Tu n’en as rien su, par ma faute. Cela n’a aucune importance. Mais tu as été aussi sot que moi. Tâche d’être heureux… Laisse ce globe tranquille. Je n’en veux plus.
    – Mais le vent…
    – Je ne suis pas si enrhumée que ça… L’air frais de la nuit me fera du bien. Je suis une fleur.
    – Mais les bêtes…
    – Il faut bien que je supporte deux ou trois chenilles si je veux connaître les papillons. Il paraît que c’est tellement beau. Sinon qui me rendra visite ? Tu seras loin, toi. Quand aux grosses bêtes, je ne crains rien. J’ai mes griffes.
    Et elle montrait naïvement ses quatre épines. Puis elle ajouta :
    – Ne traîne pas comme ça, c’est agaçant. Tu as décidé de partir. Va-t’en.
    Car elle ne voulait pas qu’il la vît pleurer. C’était une fleur tellement orgueilleuse…
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  • Par Co, le 15 janvier 2009

    "Je ne savais pas trop quoi dire. Je me sentais très maladroit. Je ne savais comment l'atteindre, où le rejoindre... C'est tellement mystérieux le pays des larmes !"

    "Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux."

    "On risque de pleurer un peu si l'on s'est laissé apprivoiser..."
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  • Par 11livresalire, le 06 juin 2012

    "S'il vous plaît...Dessine-moi un mouton..."
    ...
    Comme je n'avais jamais dessiné un mouton je refis, pour lui, l'un des deux seuls dessins dont j'étais capable. Celui du boa fermé. Et je fus stupéfait d'entendre le petit bonhomme me répondre :
    "Non! Non! Je ne veux pas d'un éléphant ou d'un boa. Un boa c'est très dangereux, et un éléphant c'est très encombrant. chez moi c'est tout petit. J'ai besoin d'un mouton. dessine moi un mouton."
    Alors j'ai dessiné.
    Il regarda attentivement, puis :
    "Non! Celui-là est déjà très malade. fais en un autre."
    Je dessinai :
    Mon ami sourit gentiment avec indulgence :
    "Tu vois bien...ce n'est pas un mouton, c'est un bélier, il a des cornes..."
    Je refis donc encore mon dessin :
    Mais il fut refusé comme les précédents :
    "Celui-là est trop vieux. Je veux un mouton qui vive longtemps."
    Alors faute de patience, comme j'avais hâte de commencer le démontage de mon moteur, je griffonnai ce dessin-ci :
    Et je lançai :
    "ça c'est la caisse. Le mouton que tu veux est dedans."
    Mais je fus bien surpris de voir s'illuminer le visage de mon jeune juge :
    "C'est tout à fait comme ça que je le voulais!
    Crois-tu qu'il faille beaucoup d'herbe à ce mouton?
    - Pourquoi?
    - Parce que chez moi c'est tout petit...
    - Ça suffira sûrement. Je t'ai donné un tout petit mouton."
    Il pencha la tête vers le dessin :
    "Pas si petit que ça...Tiens! Il s'est endormi..."
    Et c'est ainsi que je fis la connaissance du petit prince.
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  • Par bab, le 15 janvier 2009

    Mais si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde.

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