> Adèle Carasso (Traducteur)

ISBN : 2879297478
Éditeur : Editions de l'Olivier (2011)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres

A Los Angeles, trois générations d'immigrés mexicains s'entremêlent. Dans ce roman construit à la manière des films d'Alejandro González Inárritu (Babel, 21 grammes), Brando Skyhorse s'intéresse aux invisibles. Fem... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par Nome, le 07 octobre 2011

    Nome
    L'histoire se passe à Los Angeles, dans la communauté immigrée mexicaine.
    Sur trois générations, le lecteur découvre les parcours d'une famille éparpillée. Parents et enfants peinent à tisser des liens avec leur proches, ils se croisent sans se connaitre dans ce pays qui les renie et les refoule.
    Il y a le travailleur clandestin qui risque chaque jour de trouver un mauvais boulot ; le chauffeur de bus qui traverse chaque quartier de la ville et les ethnies qui les peuplent ; la femme de ménage qui nettoie les saletés de la vie morne des riches blancs des beaux quartiers sécurisés ; le caïd qui revient en ville après plusieurs années en prison.
    Et il y a aussi la jeunesse, surtout, particulièrement féminine, qui nous semble avancer plus vaillamment, et qui est peut-être plus chanceuse ? Une jeunesse qui tente à son tour de vivre librement, en quête d'une identité personnelle et non communautaire, tout en restant malgré tout irrémédiablement attachée à son quartier, Echo Park, où tous se côtoient quotidiennement, sans vouloir y faire attention…
    J'ai vraiment été happée par ces personnages énergiques, attachants ou détestables, et leurs destinées bien souvent tragiques mais empruntes d'une espérance confiante et salutaire.
    L'écriture de Brando Skyhorse donne véritablement à voir la réalité de l'âme de chacun, ses défauts et ses doutes, ses souhaits et ses plaisirs. La lecture est vraiment captivante, en raison de la richesse à la fois stylistique et thématique dont le roman regorge, mais aussi pour l'intérêt qu'il y a à découvrir la peinture d'une ville et de ses habitants qui se trouve si loin, mais si proche entre nos mains…

    Lien : http://federicoconejo.wordpress.com/2011/09/30/les-madones-decho-park/
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    • Livres 4.00/5
    Par val-m-les-livres, le 01 avril 2011

    val-m-les-livres
    Voici le roman d'un auteur très prometteur. Brando est américain d'origine mexicaine, comme son nom ne l'indique pas. Il dresse le portrait de la communauté mexicaine d'Echo Park, quartier de Los Angeles à travers les voix de neuf narrateurs et retrace l'histoire de ce quartier qui fut tour à tour territoire mexicain, colonisé par les "blancs" (j'ai du mal avec cette classification américaine qui n'inclut pas les hispaniques dans les blancs), réinvesti par les immigrés mexicains et peu à peu racheté par les bobos. Les histoires sont parfois loufoques mais surtout tragiques.On a parfois un peu de mal à se rappeler où on a déjà croisé la route de ce personnage qui devient notre nouveau narrateur mais c'est très bien construit et instructif, effrayant aussi. Les tensions ethniques sont extrêmement bien rendues: la haine du noir, la peur de l'asiatique qui grapille peu à peu du territoire. Pourtant, on sourit souvent. Et Brando Skyhorse joue avec les conventions, en nous fabriquant de toutes pièces une note de l'auteur à la fin du livre, qui n'a en fait rien de vrai. L'auteur joue aussi avec les doubles emplois: le Seigneur est aussi un homme dans ce roman, quant aux madones, elles sont à la fois la vierge Marie, toutes les mexicaines d'Echo Park et Madonna.

    Lien : http://vallit.canalblog.com/archives/2011/04/01/20654677.html#comments
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Citations et extraits

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  • Par val-m-les-livres, le 01 avril 2011

    En définitive, le secteur nous appartenait pas du tout. Des panneaux "A vendre" ont fleuri sur les pelouses des maisons de ma rue, dans Loveta Terrace, comme des pierres tombales, emportant l'un après l'autre ami ou ennemi, voisins en tout cas qui vendaient les biens appartenant à leurs familles depuis des dizaines d'années pour des centaines de millions de dollars.
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  • Par sentinelle, le 27 août 2011

    Nous sommes entrés dans ce pays comme des voleurs, sur cette terre qui fut nôtre. Ceux qui n'y étaient jamais venus ont enfin découvert la Terre promise dans la pénombre ; ceux qui en avaient été expulsés et y revenaient n'ont vu que l'ombre de cette promesse.
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  • Par sentinelle, le 27 août 2011

    Je mens moins ces temps-ci, dit Diego, mais je voudrais pas que ça devienne une habitude. Quand c'est, la dernière fois que t'as obtenu quoi que ce soit en disant la vérité ?
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  • Par sentinelle, le 27 août 2011

    Je ne mesure pas la valeur de cette terre à ce que je possède mais à ce que j'ai perdu, parce que, plus on perd, plus on devient américain.
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  • Par sentinelle, le 27 août 2011

    Ce que je ne pensais pas pouvoir perdre était ma place dans ce pays. Comment perdre ce qui ne nous a jamais appartenu ?
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