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Critiques sur La Voleuse de livres (76)


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  • Par sylvie le 12/06/2008


    Cette lecture, partagée avec tant d'autres, ne m'a pas laissée indifférente.
    Si je n'ai pas vraiment accroché au souffle froid de la narratrice qui veut incarner la mort et qui n'arrive qu'à ressembler à un masque grossier derrière lequel elle se cache, je me suis quand même laissée prendre au piège de ce récit bien ficelé, où on nous annonce à l'avance les dénouements comme pour mieux nous y préparer, par attention, précaution,sans doute, pour nos âmes sensibles qui vont voir le voile se lever souvent sur l'horreur de la condition humaine,et l'absurdité de la vie.
    La toile de fonds de ce roman est la page la plus noire de notre histoire, et nous y plongeons en suivant une petite fille prise dans la tourmente de l'histoire, au cœur de l'Allemagne nazie , entre 1939 et 1945.
    Elle même victime du nazisme, ses parents ayant été détruits pour cause de communisme, notre petite héroïne n'aura de cesse d'essayer de survivre malgré ses multiples rencontres avec la mort, qui l'aura effleurée mainte fois, sans jamais réussir à l'emporter.
    Elle sera recueillie par un couple pauvre vivant dans la banlieue de Munich et essayant de survivre eux aussi et de s'adapter tant bien que mal aux nouvelles normes sociales érigées par Hitler.
    Elle découvrira la lecture et l'écriture, et cultivera une passion ambivalente pour les mots. C'est ce qui la sauvera.
    Elle sait qu'ils sont capables du meilleur et du pire, mais jamais elle ne renoncera à apprendre, à lire, à dire, puis à écrire.
    Ceux qui la mettent sur la voix sont les livres qu'elle rencontre sur son chemin et qu'elle ne peut s'empêcher de voler, son père adoptif, qui aura le courage de lui apprendre à lire la nuit, lorsque ses cauchemars l'empêchent de retrouver le sommeil, et l'adolescent juif caché dans le sous-sol qui lui écrira des histoires illustrées poétiques et allégoriques donnant un sens à l'absurdité de la vie qu'ils mènent.
    Dans ce magma de terreur, de guerre, de bombes et de décombres, nous aurons l'occasion de voir éclore des moments de bonheur fugaces et simples qui suffisent à illuminer la vie d'une enfant. Je pense aux livres que l'homme aux cheveux de plumes écrit et illustre sur un volume de "Mein Kampf", que les parents de Liesel ont aidé à repeindre pages par pages pour qu'il puisse y arriver; Je pense aussi au seau de neige emporté par la petite fille dans le sous sol et à toute la famille qui s'unit pour confectionner un bonhomme...
    Ce livre peut surprendre et irriter un peu par le ton de cette drôle de narratrice fictive, mais si on la laisse grimacer dans son coin en se concentrant sur l'histoire qu'elle nous raconte, alors nous avons la chance de découvrir un très beau récit d'amour et d'amitié, de courage et d'audace, malgré la rage, la peur, l'humiliation, la faim, le froid, et le désespoir, qui érodent les personnages les uns après les autres.
    http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/06/la-voleuse-de-livres-markus-zusak.html

    critique de qualité ? (17 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Trolly44 le 18/12/2011


    1939 en Allemagne nazie. Liesel Meminger, une petite fille de sept ans malmenée par les tourments de la guerre, tente de grandir et de survivre avec la complicité de son père adoptif. Ensemble, ils apprennent à lire. Avec le temps, Liesel voit à travers les livres son unique salut pour sortir du cauchemar... Elle n'a plus qu'une idée en tête, celle de voler et de partager les livres. Son histoire, c'est la Mort qui nous la raconte.

    L'auteur soulève une réflexion sur la liberté d'expression et place l'objet-livre comme un outil libérateur et de résistance.
    Liesel vit dans une société apocalyptique et totalitaire. Autour d'elle, c'est la peur qui domine. Les interdictions sont de plus en plus nombreuses. Pourtant, elle brave à sa manière les interdits en se procurant des livres, des objets considérés comme dangereux.
    Markus Zusak signe un beau roman aux multiples rebondissements qui nous tient en haleine jusqu'au bout.

    critique de qualité ? (13 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par horline le 01/10/2011


    Lorsque la Mort raconte le parcours d'une jeune orpheline plongée au cœur de l'Allemagne nazie, elle met un point d'honneur à préciser qu'elle "n'a pas de faux, ni de faucille, [qu'elle] ne porte une robe noire à capuche que lorsqu'il fait froid et [quelle n'a] pas cette tête de squelette que vous semblez prendre plaisir à [lui] attribuer".

    Elle emprunte une voix étonnamment légère et décalée pour entraîner le lecteur dans un récit à la trame bousculée où se succèdent les évènements sombres jalonnant la vie de Liesel. Cette petite fille de neuf ans perd successivement son frère, sa mère avant d'être recueillie dans un foyer en apparence rude et besogneux du côté de Molching, non loin de Dachau.

    Mais la Mort emprunte également une voix plus profonde lorsqu'elle fait résonner pêle-mêle le désarroi, la colère, la témérité, l'empathie et la solidarité au fur et à mesure que cette petite fille pleine de compassion, saisie par le besoin de comprendre le monde qui l'entoure, se nourrit de livres et de mots peints sur les murs du sous-sol pour survivre dans le chaos. On se laisse alors séduire par une voix pleine tendresse et de candeur qui ravive la plus élémentaire des humanités chez quelques uns et rappelle la stupidité des évidences dans les faits les plus cruels. Elle confère à la Mort une sensibilité humaine ; elle qui s'attache à recueillir paisiblement au creux de ses bras les nombreuses âmes perdues alors que celle de Liesel lui échappe. Certes, cette histoire atypique racontée par la Mort recèle une étonnante force émotionnelle. Mais avec la volonté forcenée de louer l'universalité de l'amour, l'écriture scellée au vibrato des sentiments apparaît parfois maladroite.

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par sylvaine le 02/11/2011


    Après tant d'autres lecteurs aux avis dans l'ensemble louangeux , mon appréciation sur cette lecture est très mitigée.Je m'explique .
    Le fait que ce soit la mort qui raconte l'histoire de Liesel Meminger m'a par moment agacée, j'aurais préfere que ce soit Liesel qui parle ,je pense que le texte aurait gagné en clarté sans les indications de ce qui va arriver à tel ou tel plusieurs chapitres à l'avance parfois même au début du livre!!
    Par contre je suis tombée sous le charme de Liesel ,de Rudy et des parents adoptifs de Liesel .Comment une petite fille de 10 ans se retrouve placée dans une famille d'acceuil.En 1939 en Allemagne il ne fallait pas ne pas être d'accord avec les propos de Hitler et surtout n'être ni juif ni communiste!!
    Markus Zusak nous peint la vie difficile des allemands pendant cette période surtout ceux de la classe moyenne et ouvrière ,par touches successives il nous dresse le tableau d'une Allemagne asphyxiée , appauvrie , affamée .C'est un sujet qui n'était guère traité dans mon livre d'histoire!!
    Pour finir , je suis tombée sous le charme de Max , de ses dessins et de son éternel espoir en la vie et l'amour .
    Au final ,un livre qui m' a touchée , émue malgré certaines longueurs.

    critique de qualité ? (9 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Laetirature le 09/05/2011


    Un auteur trentenaire : Marcus Zusak
    Un roman magistral : "La Voleuse de livres"
    Une narratrice aussi déroutante qu'originale et stupéfiante : la Mort
    Comment évoquer l'Allemagne nazie, ses larmes, ses drames, son bruit et sa fureur à travers le regard aigu, fantastique, virtuose d'une petite fille dont la voix ne cessera plus de nous hanter.
    Plus de 500 pages d'amour, de destruction, de vie, de pertes.
    Un roman d'apprentissage, initiatique, entre chaos et poésie, où l'ordinaire côtoie l'extraordinaire, où le noir peut être généreux, attachant, salutaire.
    Un hymne à la vie.
    L'histoire d'une passion indestructible : celle d'un enfant avec les livres et les mots.

    Quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l'écouter...

    critique de qualité ? (9 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par meyeleb le 26/09/2011


    Les souffrances de la guerre vues du côté allemand. Un point de vue qui nous permet (nous lecteurs français) de relativiser sur cette vision manichéenne encore très répandue de l'oppresseur et de l'oppressé. le récit, original par son narrateur (la Mort), nous fait passer par toutes sortes d'émotions, ne nous épargne pas face aux scènes les plus sordides qu'une guerre puisse engendrer. Et puis le Livre, allégorie démultipliée dans le récit, traverse le destin de la petite Liesel comme un symbole d'humanité, une issue de survie à laquelle on veut bien croire malgré la noirceur du roman. Effroyablement bien écrit!

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par MALIKA le 17/07/2010


    WOUAOUHHH !!!!...Je viens de refermer La Voleuse de livres et j'en suis encore toute retournée !!!
    Quel livre !! ...Un roman qui ne ressemble à aucun autre, d'une poésie et d'une telle tendresse que l'émotion est palpable tout le long des 600 pages. Une narratrice sous les traits de la mort qui en devient même attachante et sympathique !!!!
    Ca se dévore et c'est parfaitement maitrisé malgré la complexité du récit ...
    A lire et à offrir ...
    http://www.3bouquins.over-blog.com

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par meldc le 21/11/2011


    La Mort, donc, croise à plusieurs reprises le chemin de vie de Liesel, une jeune Allemande qui tente de survivre comme elle peut pendant la Seconde Guerre mondiale. Et la Mort a du vocabulaire, et du style aussi, voire de l'humour. Certes, il est parfois noir, mais avec un métier pareil, il est difficile de garder l'esprit léger. En émaillant son récit d'anecdotes personnelles, elle parvient à nous offrir un détachement bienvenu quand la vie des personnages devient trop cruelle. Car il ne faut pas oublier qu'il s'agit de la guerre, et que les événements relatés ne sont pas forcément des plus drôles. Ainsi, durant la lecture, on rit, on s'émeut, on s'attache surtout à cette petite fille et à ses proches.


    Lien : http://made-in-mel.blogspot.com/2011/11/qui-vole-vole-vole.html

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par amanda le 26/12/2007


    Liesel a neuf ans quand sa mère communiste la confie à Hans et Rosa Huberman, en 1939. Son frère est mort pendant le voyage.
    Hans et Rosa Huberman vont élever Liesel comme leur propre fille.
    Pendant la guerre, ce couple d'allemands pauvres vont cacher Max. Hans Huberman a connu son père pendant la première guerre mondiale et lui a promis de l'aider en cas de besoin.
    De son coté, Liesel est attirée par les livres. Elle les vole, les dévore, les lit et les relit, assistée dans ses larcins par son ami Rudy.
    Le tout sous le regard bienveillant de la Mort qui recueille les âmes et nous raconte cette histoire.
    Un roman assez surprenant, tout compte fait.
    L'histoire est assez jolie, souvent émouvante, parfois amusante. La guerre y est décrite « coté allemand » : le village de Molching, prés de Munich, héberge des familles pauvres, qui subissent plus qu'ils n'encouragent le Fürher et sa folie dévastatrice. Des allemands qui endurent les bombardements, pleurent leurs enfants partis au front, souffrent du rationnement et effectuent le Heil Hitler parce c'est obligatoire et qu'ils doivent se soumettre.
    L'amitié qui lie rapidement Liesel et Max est attendrissante. Elle le sauve par ses mots, ses histoires, il la remerciera avec un livre, écrit juste pour elle.
    Une histoire assez touchante, des personnages attachants sont les points forts du roman.
    En revanche, le style plaira davantage aux amateurs d'histoires émouvantes plutôt qu'à ceux qui s'attachent davantage à la beauté des phrases et la magie des mots. Il est simpliste voire élémentaire, tenant plus du roman jeunesse que d'une littérature adulte, alors que le titre et les éléments du roman (la « Secoueuse de Mots ») acclament la beauté des mots et leurs pouvoirs magiques.
    Quant à la quatrième de couverture, qui annonce que « La Voleuse de livres a sa place aux cotés au Journal d'Anne Franck et de La nuit d'Elie Wiesel », je l'ai trouvé ici pompeuse et très injustifiée. N'exagérons pas. C'est une petite histoire attendrissante qui a agréablement meublé un voyage de 700 km en voiture, que je ne regrette absolument pas d'avoir lue et que je recommanderai aux adolescents, parce qu'elle délivre un message de tolérance et de bienveillance.

    http://amandameyre.hautetfort.com/archive/2007/12/26/la-voleuse-de-livres-–-markus-zusak.html

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par zabeth55 le 05/02/2012


    La mort s'adresse au lecteur. Elle lui raconte l'histoire de Liesel, petite fille d'une extrême sensibilité au destin dramatique dans les années du nazisme, sa connivence avec son père d'adoption, d'une humanité et d'une intelligence de coeur exceptionnelles. Il lui apprend à lire. La lecture la sauvera.
    Les fréquentes interventions de la mort dans le récit, perturbantes au départ car elles empêchent d'entrer dans le roman, se révèlent ensuite d'une grande originalité littéraire.
    Dur et émouvant dans la cruauté des faits, plein d'amour et d'humanité dans les actes, ce livre est un éloge de la lecture et de l'amour du livre et des mots.

    critique de qualité ? (6 votes positifs)






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