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Par barjabulette le 08/02/2012
Faut reconnaitre ce qui est, un bouquin comme celui ci, on n'en rencontre pas tous les jours.
Il a une espèce de petit parfum de Carlos Ruis Zafon.
Il ne ressemble à aucun autre ! il est tout à fait particulier.
Le style n'est, en soi, pas particulier. Mais le narrateur est hors du commun.
Il y a un contexte particulier; une histoire à nulle autre pareille.
On passe par toutes sortes d'émotions en découvrant ce livre. Il interpelle, il dérange parfois, mais pas au point d'en décrocher, au contraire il est assez magnétique.
C'est le premier livre de ce style que je lis et je m'aperçois qu'il est malaisé de le critiquer.
Il m'a beaucoup plu, il m'a donné des frissons. Il ne faut pas s'attendre à un roman morbide, ou un de plus sur la 2ème Guerre mondiale, non non il ne ressemble à aucun autre roman !
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Par nanougo44 le 18/02/2012
Je vais sûrement me faire des ennemis, mais je suis un peu déçue (un peu seulement....). Non pas par l'histoire qui, franchement, est remplie de fortes émotions et partie d'une idée de départ excellente:
La Mort, en personne, raconte l'histoire d'une petite fille, Lisel Meminger, dans une Allemagne nazie, qui a réussit à lui échappé trois fois de suite et qui, abandonnée par sa mère communiste vouée à un destin tragique, est recueillit par un couple d'Allemands, extrêmement opposés quant à leur façon de l'élever.
Hans, un accordéoniste au grand cœur, ancien peintre en batiment et prit d'une grande affection pour cette gamine que la vie n'a pas épargné. Il va lui accorder les trois quart de son temps pour lui apprendre à lire et lui voué un amour paternel très fort.
Et Rosa, une femme au vocabulaire tout droit sorti de la bouche du capitaine Haddock et adepte des caresses à la cuillère en bois en guise de signe d'affection.
Lisel a volé son premier livre le jour du décès de son petit frère et où sa mère l'a abandonnée. Depuis elle ne rêve que d'une seule chose: apprendre à lire.
Une nouvelle vie commence donc pour elle au 33 de la rue Himmel, rythmée entre l'école, les jeunesses hitlériennes, les parties de foot dans la rue avec les gamins du quartier et son amitié avec Rudy Steiner, un garçon amoureux d'elle depuis leur première rencontre qui deviendra son complice pour de nombreux méfaits, dont le vol de certains de ses livres. Malgré la guerre, les restrictions et l'antisémitisme très présent autour d'elle, Lisel semble avoir trouvé une sorte d 'équilibre au sein de ce foyer.
C'est alors qu'apparait Max Vanderburg, un juif, fils d'un ami de longue date de Hans et pour qui il a une dette de cœur, de vie même, à payer, que la famille va cacher dans le sous-sol de la maison. Pour Lisel, il deviendra celui qui partagera, avec elle, le goût pour les mots.
Lisel est une enfant endurcie par toutes les blessures que la vie lui a infligé et qui fait preuve d'une grande force et d'une grande sagesse pour son âge. Les livres deviendront vite une sorte d'exutoire et le vol de ceux-ci une véritable nécessité, comme pour se prouver à elle même qu'elle existe et est maître du choix de ses mots dans cette vie ou un homme, le Führer, a efficacement et horriblement comprit le poids des mots.
Franchement, l'histoire est très bonne mais là où le bât blesse c'est l'écriture à la manière d'un enfant qui a rédigé un exposé. Comme si l'auteur nous avait livré son manuscrit, un peu dans le désordre et c'est souvent perturbant et même agaçant. Il y a pourtant beaucoup d'émotions, mais je trouve que la forme du récit empêche le lecteur de les ressentir pleinement. Comme si vous étiez en train de rêver et tout à coup quelqu'un vous réveille en sursaut en vous disant: « Maintenant tu vas te rendormir et ton rêve va se passer comme ça et comme ça... ! » . Ou comme dans un film au moment d'une scène forte la musique s'arrête (un disque qui saute !) et l'émotion retombe d'un coup ou alors c'est la pub ! Et moi ce que j'aime dans un livre c'est qu'il m'emporte sans arrêt (sans pub) du début à la fin et, du coup, ça m'a un peu frustrée. Je ne dis pas que j'aurais fait mieux mais, en même temps, je ne prétend pas être écrivain.
Je suis désolée pour les lecteurs qui ont adorés, mais moi ça m'a dérangé et n'a pas eut l'effet tant attendu...enfin pas comme je l'imaginais en ouvrant le livre.
L'originalité du récit réside, quand même, dans le choix du (de la ) narrateur(trice): la Mort, qui est dépeinte avec beaucoup d'humour, quelques remords et une certaine lassitude sur son incessante et, parfois, injuste activité, qui la font très attachante (on aurait presque envie de la connaître...même si c'est très risqué !)
Malgré ma petite déception, il y a de belles leçons de vie à tirer de cette histoire et pour des adolescents, ça peut être une bonne façon de découvrir que la guerre entraine plus ou moins les mêmes résultats de chaque côté, le sort des juifs, de ceux qui les protégeaient et les tensions ambiantes à cette période de l'histoire. J'ai, malgré tout, passé un bon moment de lecture...
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Par sylvie le 12/06/2008
Cette lecture, partagée avec tant d'autres, ne m'a pas laissée indifférente.
Si je n'ai pas vraiment accroché au souffle froid de la narratrice qui veut incarner la mort et qui n'arrive qu'à ressembler à un masque grossier derrière lequel elle se cache, je me suis quand même laissée prendre au piège de ce récit bien ficelé, où on nous annonce à l'avance les dénouements comme pour mieux nous y préparer, par attention, précaution,sans doute, pour nos âmes sensibles qui vont voir le voile se lever souvent sur l'horreur de la condition humaine,et l'absurdité de la vie.
La toile de fonds de ce roman est la page la plus noire de notre histoire, et nous y plongeons en suivant une petite fille prise dans la tourmente de l'histoire, au cœur de l'Allemagne nazie , entre 1939 et 1945.
Elle même victime du nazisme, ses parents ayant été détruits pour cause de communisme, notre petite héroïne n'aura de cesse d'essayer de survivre malgré ses multiples rencontres avec la mort, qui l'aura effleurée mainte fois, sans jamais réussir à l'emporter.
Elle sera recueillie par un couple pauvre vivant dans la banlieue de Munich et essayant de survivre eux aussi et de s'adapter tant bien que mal aux nouvelles normes sociales érigées par Hitler.
Elle découvrira la lecture et l'écriture, et cultivera une passion ambivalente pour les mots. C'est ce qui la sauvera.
Elle sait qu'ils sont capables du meilleur et du pire, mais jamais elle ne renoncera à apprendre, à lire, à dire, puis à écrire.
Ceux qui la mettent sur la voix sont les livres qu'elle rencontre sur son chemin et qu'elle ne peut s'empêcher de voler, son père adoptif, qui aura le courage de lui apprendre à lire la nuit, lorsque ses cauchemars l'empêchent de retrouver le sommeil, et l'adolescent juif caché dans le sous-sol qui lui écrira des histoires illustrées poétiques et allégoriques donnant un sens à l'absurdité de la vie qu'ils mènent.
Dans ce magma de terreur, de guerre, de bombes et de décombres, nous aurons l'occasion de voir éclore des moments de bonheur fugaces et simples qui suffisent à illuminer la vie d'une enfant. Je pense aux livres que l'homme aux cheveux de plumes écrit et illustre sur un volume de "Mein Kampf", que les parents de Liesel ont aidé à repeindre pages par pages pour qu'il puisse y arriver; Je pense aussi au seau de neige emporté par la petite fille dans le sous sol et à toute la famille qui s'unit pour confectionner un bonhomme...
Ce livre peut surprendre et irriter un peu par le ton de cette drôle de narratrice fictive, mais si on la laisse grimacer dans son coin en se concentrant sur l'histoire qu'elle nous raconte, alors nous avons la chance de découvrir un très beau récit d'amour et d'amitié, de courage et d'audace, malgré la rage, la peur, l'humiliation, la faim, le froid, et le désespoir, qui érodent les personnages les uns après les autres.
http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/06/la-voleuse-de-livres-markus-zusak.html
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Par Trolly44 le 18/12/2011
1939 en Allemagne nazie. Liesel Meminger, une petite fille de sept ans malmenée par les tourments de la guerre, tente de grandir et de survivre avec la complicité de son père adoptif. Ensemble, ils apprennent à lire. Avec le temps, Liesel voit à travers les livres son unique salut pour sortir du cauchemar... Elle n'a plus qu'une idée en tête, celle de voler et de partager les livres. Son histoire, c'est la Mort qui nous la raconte.
L'auteur soulève une réflexion sur la liberté d'expression et place l'objet-livre comme un outil libérateur et de résistance.
Liesel vit dans une société apocalyptique et totalitaire. Autour d'elle, c'est la peur qui domine. Les interdictions sont de plus en plus nombreuses. Pourtant, elle brave à sa manière les interdits en se procurant des livres, des objets considérés comme dangereux.
Markus Zusak signe un beau roman aux multiples rebondissements qui nous tient en haleine jusqu'au bout.
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Par horline le 01/10/2011
Lorsque la Mort raconte le parcours d'une jeune orpheline plongée au cœur de l'Allemagne nazie, elle met un point d'honneur à préciser qu'elle "n'a pas de faux, ni de faucille, [qu'elle] ne porte une robe noire à capuche que lorsqu'il fait froid et [quelle n'a] pas cette tête de squelette que vous semblez prendre plaisir à [lui] attribuer".
Elle emprunte une voix étonnamment légère et décalée pour entraîner le lecteur dans un récit à la trame bousculée où se succèdent les évènements sombres jalonnant la vie de Liesel. Cette petite fille de neuf ans perd successivement son frère, sa mère avant d'être recueillie dans un foyer en apparence rude et besogneux du côté de Molching, non loin de Dachau.
Mais la Mort emprunte également une voix plus profonde lorsqu'elle fait résonner pêle-mêle le désarroi, la colère, la témérité, l'empathie et la solidarité au fur et à mesure que cette petite fille pleine de compassion, saisie par le besoin de comprendre le monde qui l'entoure, se nourrit de livres et de mots peints sur les murs du sous-sol pour survivre dans le chaos. On se laisse alors séduire par une voix pleine tendresse et de candeur qui ravive la plus élémentaire des humanités chez quelques uns et rappelle la stupidité des évidences dans les faits les plus cruels. Elle confère à la Mort une sensibilité humaine ; elle qui s'attache à recueillir paisiblement au creux de ses bras les nombreuses âmes perdues alors que celle de Liesel lui échappe. Certes, cette histoire atypique racontée par la Mort recèle une étonnante force émotionnelle. Mais avec la volonté forcenée de louer l'universalité de l'amour, l'écriture scellée au vibrato des sentiments apparaît parfois maladroite.
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Par ATOS le 15/05/2012
Il est des livres qui ne vous quittent pas. Des livres qui vous suivent, vous saisissent et qui vous remplissent.
"Je suis hantée par les humains" , voilà donc la mort qui nous parle.
Il est question des hommes, de leurs passions, de leur folie, de leur faiblesse, de leur animalité, de leur beauté.
La mort nous confie qu'elle voit d'abord les couleurs ensuite les humains. Tout n'est donc que couleurs.... Quelle sera la vôtre ?
Astrid SHRIQUI GARAIN
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Par sylvaine le 02/11/2011
Après tant d'autres lecteurs aux avis dans l'ensemble louangeux , mon appréciation sur cette lecture est très mitigée.Je m'explique .
Le fait que ce soit la mort qui raconte l'histoire de Liesel Meminger m'a par moment agacée, j'aurais préfere que ce soit Liesel qui parle ,je pense que le texte aurait gagné en clarté sans les indications de ce qui va arriver à tel ou tel plusieurs chapitres à l'avance parfois même au début du livre!!
Par contre je suis tombée sous le charme de Liesel ,de Rudy et des parents adoptifs de Liesel .Comment une petite fille de 10 ans se retrouve placée dans une famille d'acceuil.En 1939 en Allemagne il ne fallait pas ne pas être d'accord avec les propos de Hitler et surtout n'être ni juif ni communiste!!
Markus Zusak nous peint la vie difficile des allemands pendant cette période surtout ceux de la classe moyenne et ouvrière ,par touches successives il nous dresse le tableau d'une Allemagne asphyxiée , appauvrie , affamée .C'est un sujet qui n'était guère traité dans mon livre d'histoire!!
Pour finir , je suis tombée sous le charme de Max , de ses dessins et de son éternel espoir en la vie et l'amour .
Au final ,un livre qui m' a touchée , émue malgré certaines longueurs.
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Par Laetirature le 09/05/2011
Un auteur trentenaire : Marcus
Zusak
Un roman magistral : "
La Voleuse de livres"
Une narratrice aussi déroutante qu'originale et stupéfiante : la Mort
Comment évoquer l'Allemagne nazie, ses larmes, ses drames, son bruit et sa fureur à travers le regard aigu, fantastique, virtuose d'une petite fille dont la voix ne cessera plus de nous hanter.
Plus de 500 pages d'amour, de destruction, de vie, de pertes.
Un roman d'apprentissage, initiatique, entre chaos et poésie, où l'ordinaire côtoie l'extraordinaire, où le noir peut être généreux, attachant, salutaire.
Un hymne à la vie.
L'histoire d'une passion indestructible : celle d'un enfant avec les livres et les mots.
Quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l'écouter...
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Par meyeleb le 26/09/2011
Les souffrances de la guerre vues du côté allemand. Un point de vue qui nous permet (nous lecteurs français) de relativiser sur cette vision manichéenne encore très répandue de l'oppresseur et de l'oppressé. le récit, original par son narrateur (la Mort), nous fait passer par toutes sortes d'émotions, ne nous épargne pas face aux scènes les plus sordides qu'une guerre puisse engendrer. Et puis le Livre, allégorie démultipliée dans le récit, traverse le destin de la petite Liesel comme un symbole d'humanité, une issue de survie à laquelle on veut bien croire malgré la noirceur du roman. Effroyablement bien écrit!
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Par MALIKA le 17/07/2010
WOUAOUHHH !!!!...Je viens de refermer
La Voleuse de livres et j'en suis encore toute retournée !!!
Quel livre !! ...Un roman qui ne ressemble à aucun autre, d'une poésie et d'une telle tendresse que l'émotion est palpable tout le long des 600 pages. Une narratrice sous les traits de la mort qui en devient même attachante et sympathique !!!!
Ca se dévore et c'est parfaitement maitrisé malgré la complexité du récit ...
A lire et à offrir ...
http://www.3bouquins.over-blog.com