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Note moyenne 3.38 /5 (sur 17 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 18/04/1973
Biographie :

Libération (appelé aussi de manière familière Libé) est un journal quotidien généraliste national français de presse écrite.

Fondé sous l'égide de Jean-Paul Sartre, le journal paraît pour la première fois le 18 avril 1973. Positionné à l'extrême gauche à ses débuts, Libération évolue vers la gauche sociale-démocrate au début des années 1980, suite au départ de Jean-Paul Sartre.

En proie à de graves difficultés financières et à une baisse de sa diffusion depuis le début du XXIe siècle, Libération a aujourd'hui pour actionnaire de référence Édouard de Rothschild (38,87 %), ancien membre de la commission exécutive du CNPF et grande fortune française.

Son siège social se situe au 11 rue Béranger, dans le 3e arrondissement de Paris.

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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
 Libération
Ziliz   21 septembre 2019
Libération
■ La police de Nantes a-t-elle arrêté trois militants qui transportaient un homard géant en papier mâché ?

« Samedi [14/09/19] à Nantes, trois personnes auraient été placées en garde à vue pour avoir transporté un homard en papier mâché pour la manifestation et leur garde à vue aurait été prolongée pour 'association de malfaiteurs'. L’information est-elle véridique ? Que leur est-il reproché ? »

Vous êtes nombreux à nous demander des précisions au sujet de l’arrestation de militants avant une manifestation, samedi à Nantes, au motif supposé qu’ils transportaient un homard en papier mâché.

L’information a été partagée par la page 'Nantes révoltée', qui évoque un 'guet-apens' au cours duquel « pas moins de quinze agents de la BAC, cagoulés et très énervés ont encerclé » un camion qui transportait trois militants et un homard en papier mâché. L’ « œuvre », hommage à François de Rugy, devait apparaître lors de la manifestation prévue pour 14 heures, place Mellinet. Trois personnes ont été arrêtées et placées en garde à vue.

La confiscation du homard en papier a aussi été mentionnée rapidement sur Twitter par des journalistes sur place comme Gaspard Glanz de Taranis News, ou Stéphanie Lambert de Ouest-France. Dans son résumé de la journée, Ouest-France rapportait également que « le homard géant fabriqué par des militants à la Maison du peuple n’a pas pu être acheminé à la manifestation. Dans la matinée, la police est intervenue à Doulon pour saisir la bête en papier mâché. Et interpeller trois personnes ».

Dimanche, CheckNews a contacté la Maison du peuple de Nantes, un squat occupé depuis le mois de juillet et situé dans la rue Jules-Ferry. L’arrestation des trois personnes « à la sortie de la Maison du peuple de Nantes avec un homard en polystyrène et en papier mâché et des ballons en forme de homard » nous a été confirmée par un de ses membres, qui indique qu’elle a eu lieu vers 13 heures, samedi. Dans une vidéo postée sur Facebook, on peut observer qu’un important dispositif policier, composé d’une dizaine de policiers cagoulés, a été dédié à cette opération. Au début de la vidéo, une femme crie : « Ils m’ont dit qu’ils me plaçaient en garde à vue. C’est juste la fabrication d’un homard en papier mâché ! »

Contacté par CheckNews, le Service d’Information et de Communication de la Police nationale (SICoP) indique que les trois personnes interpellées sont une femme de 28 ans, une autre femme de 22 ans et un homme de 29 ans.

Cette opération a eu lieu « dans le cadre d’une enquête ouverte le 26 août 2019 des chefs d’association de malfaiteurs en vue de commettre des dégradations en réunion sur des bâtiments publics et participation à un groupement en vue de la préparation de violences volontaires contre les personnes ou de dégradations de biens », précise le procureur Pierre Sennès. En plus des trois personnes interpellées avec le homard, le parquet de Nantes indique que deux autres personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette investigation.

Dimanche, le directeur départemental de sécurité publique de Loire-Atlantique, Benoît Desferet, a assuré au journal Presse-Océan que « le homard n’est évidemment pas le problème. Ce n’est pas pour cette raison que des interpellations ont été menées. […] Une procédure de fond, dans le cadre d’une enquête menée par la Sûreté départementale pour 'association de malfaiteurs' est en cours ».

Joints par CheckNews, les avocats Me Vallée et Me Huriet, qui défendent certaines des personnes interpellées, confirment que cinq personnes ont été placées en garde à vue en deux temps. Une première voiture a été arrêtée par des policiers aux alentours de 9 heures du matin, sur l’itinéraire de la manifestation, avec à son bord, selon Me Huriet, du matériel de peinture et des pétards. Le journal Ouest France évoque pour sa part 'un grand flou' qui « entoure l’inventaire du matériel saisi ». Ni le parquet, ni la police n'ont donné de détails sur le matériel saisi.

Puis la fourgonnette transportant le homard en papier a été stoppée vers 13 heures par la police devant la 'Maison du peuple' de Nantes. Ces personnes ont passé quarante-huit heures en garde à vue avant d’être déférées devant le juge d’instruction, lundi.

Ce dernier a décidé de placer les trois personnes transportant le homard sous le statut de témoin assisté pour « association de malfaiteurs en vue de commettre des dégradations en réunion sur des bâtiments publics ». Les deux autres personnes (qui avaient garé la voiture dans la matinée aux abords de la manifestation) ont aussi été placées sous le statut de témoin assisté pour ce même motif, mais également mises en examen pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences volontaires contre les personnes ou de dégradations de biens ». Me Huriet souligne que le juge d’instruction n’a pas suivi les recommandations du procureur qui souhaitait que les cinq personnes soient mises en examen pour les deux motifs. Comme le note le site du service public, « un placement sous le statut de témoin assisté est ordonné lorsqu’il y a des charges moins lourdes que celles qui entraînent une mise en examen. »

Me Huriet dénonce une 'dérive déraisonnable' de la part du parquet nantais et une 'instrumentalisation des infractions d’association de malfaiteurs et du groupement en vue de commettre des dégradations et des violences'.



Mardi matin, la page Facebook 'Nantes révoltée', a publié le témoignage des personnes arrêtées samedi. L’une d’entre elle indique n’avoir « pas compris quand ils nous ont parlé d’une association de malfaiteurs. Pendant les auditions, ils nous ont montré des photos de plusieurs personnes, prises dans la rue. Ils nous ont demandés si on les reconnaissait. Il y avait notamment des photos prises devant la Maison du peuple. » Ce qui semble indiquer que le groupe était sous surveillance depuis l'ouverture de l'enquête le 26 août.

'Nantes révoltée' estime ainsi que c’est la preuve que « des agents secrets enquêtaient depuis des semaines pour arrêter les fabricants de homard en papier… » Le collectif note que « le homard géant en papier, abîmé lors de l’embuscade, a été placé sous scellés 'pour les besoins de l’enquête'. »



- article de Jacques Pezet, Libération, 17 septembre 2019

>> https://www.liberation.fr/amphtml/checknews/2019/09/17/la-police-de-nantes-a-t-elle-arrete-trois-militants-qui-transportaient-un-homard-geant-en-papier-mac_1751649?__twitter_impression=true&fbclid=IwAR0rAxACE-Ad6oq3jQnFtBk-lP85pElNYFsgxW5oUfZO-3cez8oLwGh-E-M
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 Libération
Ziliz   06 juillet 2020
Libération
■ Roselyne Bachelot : 100% reconvertie.

• article de Laure Equy, 7 septembre 2016

(...)

Ses parents, mère bretonne et père du Morvan, « d’origine modeste et produits de la méritocratie républicaine », un couple de chirurgiens-dentistes établis à Angers, l’ont dotée d’une culture musicale classique, piano, chant, solfège. « Je jouais 'J’ai du bon tabac' à 3 ans et demi. Avouez que pour une future ministre de la Santé… »

Chez les religieuses du pensionnat du Sacré-Cœur, elle fait ses gammes à haute dose. Et, à la trentaine, en voyage à Vérone, tombe amoureuse de l’opéra. Jamais avare de contre-programmation, elle mixe dans sa playlist, Platée de Rameau, Alcina de Haendel et Maître Gims, Black M, Youssoupha. De quoi décoiffer les puristes, elle adore ça. « En France, on veut mettre chacun dans une case. J’ai un parcours étrange, j’ai fait de l’humanitaire en Afrique, et je connais le monde du travail », raconte l’ex-pharmacienne.

(...)

Elle n’est plus encartée depuis que l’UMP a muté pour se renommer « Les Républicains ». Cette vieille amie de François Fillon, « à titre strictement personnel », ira voter à la primaire mais garde son choix pour elle. Dans son cercle, il y en a toujours deux, trois qui n’en démordent pas. La radio, la télé ? C’est bien gentil, mais c’est pour patienter.

Si son camp gagne en 2017, est-elle sûre de ne pas reprendre du service ? « Certains de mes amis croient que je n’ai pas terminé ma phase de décontamination. »

Mais si, elle se jure guérie de toute tentation de revenez-y [en politique].
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 Libération
Ziliz   23 juillet 2020
Libération
■ Gérald Darmanin doit quitter le ministère de l'Intérieur.

Tribune d'un collectif d'élues et responsables politiques (23 juillet 2020).

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Des élues de gauche (Clémentine Autain, Manon Aubry, Elsa Faucillon...) dénoncent un « mépris vis-à-vis de toutes les femmes » et la « double violence » que constitue pour elles cette nomination.

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Tribune.



Nous, femmes, responsables politiques françaises, prenons la parole pour dénoncer la nomination de Gérald Darmanin à la tête d’un des plus importants ministères pour lutter contre les violences faites aux femmes. Cette parole que nous, femmes, avons eu tant de mal à libérer au travers du mouvement #MeToo, notamment, doit être entendue et respectée. Cette nomination intervient après les dernières élections municipales qui, malgré une abstention qui doit toutes et tous nous interroger, ont permis que la moitié des plus grandes villes de France soient désormais administrées par des femmes ayant conduit des listes de renouvellement citoyen.



Comment, alors, tolérer cet entre-soi « d’homme à homme » dans le choix stratégique du ministre de l’Intérieur ? Gérald Darmanin est présumé innocent. Mais comment justifier la promotion à l’Intérieur d’un ministre mis en cause dans une enquête préliminaire pour viol, harcèlement et abus de faiblesse et dont les avocats ne contestent pas les faits mais leur qualification pénale ? D’un ministère qui doit être celui de la protection des citoyennes face aux violences sexistes et sexuelles toujours aussi nombreuses ? Comment assurer l’équité des parties dans ces conditions ?



Cette indignation transcende les clivages politiques républicains. Nous, femmes en politique, pouvons témoigner de la double violence que les femmes doivent affronter. La violence politique, bien souvent décuplée à leur encontre, et les violences ordinaires que subissent toutes les femmes (compétences sans cesse remises en cause, difficultés à concilier vie familiale qui repose encore trop souvent sur les femmes et vie professionnelle ou militante, etc.).



Depuis le début de la Ve République, seules deux femmes ont accédé au second tour de l’élection présidentielle, et personne ne peut oublier le torrent d’injures sexistes qui a accompagné la nomination de la seule femme Première ministre sous François Mitterrand il y a bientôt trente ans.



Au-delà des convictions politiques, nous, femmes responsables politiques, qui nous nous inscrivons dans la tradition républicaine et démocratique, dénonçons cette injure de trop, faite tout à la fois à l’exemplarité politique et, plus grave encore, à toutes ces femmes qui ont tant de mal à être entendues par les institutions policières et judiciaires de notre pays.



La police républicaine mérite mieux que cette nomination et les femmes en politique comme ailleurs ne se tairont plus ! Gérald Darmanin ne peut rester ministre de l’Intérieur. Son maintien signifierait un égal mépris de la part du président de la République vis-à-vis de toutes les femmes et de leur combat pour le respect et l’égalité.

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• Auteures de la tribune : Claire Monod, coordinatrice nationale Génération·s, conseillère régionale Ile-de-France; Sophie Taillé-Polian, coordinatrice nationale Génération·s, sénatrice du Val-de-Marne
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 Libération
Ziliz   03 mars 2019
Libération
■ La chasse fait-elle plus de morts que le terrorisme, mais moins que les violences conjugales ?

(précision dans l'article : Cette infographie, non sourcée et anonyme, avance des chiffres souvent inexacts mais donne des ordres de grandeurs cohérents avec les statistiques officielles.)

- Le terrorisme en France depuis 2000 :

1 075 blessés

280 morts

- La chasse en France depuis 2000 :

3 050 blessés

403 morts

- La violence conjugale en France depuis 2000 :

107 500 blessés

1 800 morts

[…]



>> https://www.liberation.fr/checknews/2018/10/23/la-chasse-fait-elle-plus-de-morts-que-le-terrorisme-mais-moins-que-les-violences-conjugales_1686978?fbclid=IwAR1ueeGii7vkXwjVn_J4m62LX4tbms3v8_83Pz6_PHWi0kB_CC77gAqXS78
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 Libération
Ziliz   03 avril 2019
Libération
■ Autisme, quand la secrétaire d'Etat déclare illégale la psychiatrie.



La phrase est passée presque inaperçue. Interrogée par Jean-Jacques Bourdin, sur RMC, lundi [01/04/2019], veille de la « journée mondiale de l’autisme », la secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées, Sophie Cluzel, a eu ces mots qui se voulaient explicatifs sur la stratégie du gouvernement : « Avec notre plan, il s’agit de ne plus placer des enfants autistes devant des psychiatres. » Et encore : « Face à un spectre de l’autisme très large, il faut que l’on arrête de parler de psychiatrie. » Mettre « l’accent sur la détection et la prise en charge précoce des enfants autistes » et en finir avec « des prises en charge inadéquates dans des hôpitaux psychiatriques où ils n’ont rien à faire ».

Oui, vous avez bien lu… Il faut en finir avec la psychiatrie, et son corollaire : plus aucun enfant diagnostiqué autiste ne doit passer devant un psychiatre. Propos ahurissants et inquiétants à plus d’un égard. D’abord à quel titre un responsable politique s’immisce dans le choix d’une stratégie thérapeutique ? Ensuite, pouvoir affirmer cela sans provoquer de tollés montre à quel point dans la guerre qui a lieu depuis dix ans sur l’autisme, la psychiatrie a perdu les batailles. Des défaites successives depuis ce jour de 2005 où la Haute Autorité de santé a publié des recommandations pointant la non-pertinence des approches psychothérapeutiques.

Certes un rééquilibrage était pour le moins nécessaire. Depuis une bonne trentaine d’années, la pédopsychiatrie avait montré des failles évidentes dans la prise en charge de ces enfants et encore plus dans le rapport avec les parents, laissant ces derniers dans une solitude et un désarroi profond. Reste qu’aujourd’hui seules les approches pluridisciplinaires permettent de soulager un peu, enfants comme parents. Sans remettre en cause la nécessité d’une approche plus inclusive de l’enfant dans la société, en particulier à l’école.

Les déclarations laissent sans voix : exclure la psychiatrie de ce champ-là est aussi stupide que d’exclure le langage dans la prise en charge. « La psychiatrie n’est pas seulement la spécialité de la folie », a rappelé non sans bon sens le professeur Bernard Golse, qui dirige le service de pédopsychiatrie de l’hôpital Necker. « C’est aussi le soin du lien et notamment le lien entre le patient et son environnement. » Et mesuré, il ajoute : « Si nous rejoignons la secrétaire d’Etat dans sa volonté de dénoncer les clichés concernant les causes de l’autisme, le modèle le plus plausible quant à l’origine des troubles de l’autisme est un modèle polyfactoriel, incluant des facteurs biologiques, génétiques et environnementaux dans une perspective épigénétique. » De même, le Dr Michel David, psychiatre et vice-président du Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH), a dénoncé « des propos excessifs ».

Comment ne pas croire dès lors que ces propos de la secrétaire d’Etat visent d’abord à cacher les déceptions actuelles qui s’accumulent vis-à-vis des fortes promesses lancées ? Souvenez-vous, Emmanuel Macron avait fait de l’intégration des autistes une priorité de son quinquennat. Deux ans plus tard, cela traîne pour le moins, même si l’objectif était louable. Et comme toujours ce sont les mêmes qui restent à l’abandon, enfants autistes devenus objets récurrents de propos définitifs et lénifiants.



- Eric Favereau, 03/04/2019
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 Libération
Lazlo23   05 juillet 2017
Libération
AVEC LE MACRONISME, LA CULTURE D'ENTREPRISE S'INSTALLE AU POUVOIR POLITIQUE



[...] S’il assure ne pas résumer la vie politique à celle d’une entreprise, Emmanuel Macron en reprend pourtant les codes, affirme Thierry Herrant, spécialiste de la communication d’entreprise, qui avance l’idée d’une «présidence managériale»

[...]

«Helpers», «benchmarking», «feedbacks», «process»... souvent moqué depuis le lancement d’En marche!, le jargon du mouvement a fait son entrée au Palais Bourbon avec l’arrivée de la majorité présidentielle.

«Disruptons les pratiques : on brainstorme ce matin en mode atelier», tweetait dimanche le nouveau député Eric Bothorel, qualifiant aussi l’Assemblée de «plus grand espace de coworking» de France.

«On a des deadlines, des policies, des lignes directives», énumère-t-il, parlant de «back-office» du parti pour être efficace. «Ce n’est pas un gros mot», dit-il insistant sur la liberté de parole conservée. Pas un gros mot non plus, l'«ice-breaking» pour que les nouveaux députés REM apprennent à se connaître, même si, dit-il, «on n’a pas joué avec des balles en prononçant le nom de chacun».

Bruno Bonnell, un chef d’entreprise qui s’avoue «un peu perturbé» en devenant député, veut, en conservant sa «profonde intégrité», «accompagner dans une transformation subtile» l’Assemblée, particulièrement en termes de numérique. «On vote avec des enveloppes et des urnes, parfois sur des bulletins manuscrits», note par exemple celui qui veut «digitaliser (sa) circo» et mettre en place un logiciel de traitement des courriers des administrés, «une habitude d’entreprise pour suivre les clients».

Autre ressemblance avec l’entreprise: le verrouillage de la communication du «macronisme», sa défiance envers les médias et la préférence pour les journalistes spécialisés, analyse Thierry Herrant. On préfère «des ministres experts qui parlent à des experts sur des sujets techniques», explique-t-il. «Moins il y a d’infos, moins il y a de risques."



LIBÉRATION EN LIGNE, 30 JUIN 2017
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 Libération
Yaena   20 décembre 2017
Libération
Extrait de l'article "Le ju jitsu est utile contre la police, contre les maris, les pères, les patrons" écrit par Cécile DAUMAS et Simon BAILLY qui ont interviewés Elsa DORLIN au sujet de son livre "Se défendre". Un livre sur le féminisme mais pas que...



On retient trop souvent du féminisme les demandes de loi et l'exigence de criminalisation comme si toute revendication passait par la figure de "victime". Cette demande est un tout petit pan du féminisme. Il y a toujours au un large courant qui a critiqué ce processus de vulnérabilisation des femmes qui, au nom de la protection de la veuve et de l'orphelin, leur a dénié les droits et les ressources leur permettant de se défendre elles-mêmes [...].

Il est impensable qu'un femme se défende par elle même...

Être interpellé comme un corps violentable fait partie de la définition sociale de la féminité, et cette définition doit être maintenue coûte que coûte. Si les femmes sont violentables, alors elles ne doivent pas pouvoir se défendre et doivent être éduquées dans l'ignorance de leur capacité propre à se défendre. Il faut donc les protéger, protéger leur virginité, leur honneur, les défendre des hommes stigmatisés comme "dangereux"; c'est un paternalisme au sens propre du terme. Il faut aussi faire peser sur le recours à la violence un interdit, un tabou, et ostraciser les femmes qui le transgresse comme des hystériques, des folles, des exceptions monstrueuses. [...] Dans l'autodéfense féministe, on part de la condition matérielle d'un corps de femme. La boxe est liée à une socialisation masculine du corps. Mouvements amples, virilité par les poings hauts et mythologie de la rixe. Dans l'autodéfense féministe, on part de la réalité de la socialisation de corps éduqués à ne pas prendre beaucoup d'espace, à demeurer dans l'ignorance de leur puissance et ayant peu de temps libre pour incorporer un savoir martial qui doit pourtant être le plus efficace possible. Il s'agit donc d'acquérir des ressources qui relèvent du "combat réel" : apprendre à casser les représentations faussées de l'insécurité (le parking sombre et non la chambre à coucher, le lieu de travail, la famille...) Il faut apprendre à faire confiance à ses ressentis, utiliser sa rage pour réanimer ses muscles, expérimenter une autre représentation de soi.
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 Libération
Ziliz   05 février 2019
Libération
• A l’occasion de la 23e Journée nationale pour la prévention du suicide, de nouvelles données sont publiées par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), ce mardi [5 février 2019].



[...] l’Hexagone présente toujours un des taux les plus élevés d’Europe, avec près de 9 000 suicides par an. Et ce chiffre ne s’améliore pas vraiment.



« Chaque suicide est une catastrophe, à l’origine de beaucoup de douleur et de traumatismes chez les proches, et il peut être l’un des événements les plus pénibles auxquels sont confrontés les professionnels de santé », écrit Pierre Thomas, professeur de psychiatrie à Lille, dans un éditorial du BEH qui paraît ce mardi matin, à l’occasion de la 23e journée nationale pour la prévention du suicide.

Et de détailler : « On considère qu’un suicide endeuille en moyenne sept proches et impacte plus de vingt personnes. Il est démontré que le risque de suicide augmente significativement dans l’entourage d’une personne suicidée. Et cette observation a conduit à développer l’idée de la contagion suicidaire et à tenter de mettre en œuvre des moyens pour lutter contre cette contagion. »

[...]

On retrouve des facteurs de risque bien connus : le fait d’être une femme, de vivre une situation financière délicate, mais aussi le fait d’être célibataire, divorcé ou veuf. L’inactivité professionnelle joue également ainsi que des événements traumatisants. Reste que « le facteur le plus associé aux pensées suicidaires reste d’avoir vécu un épisode dépressif caractérisé au cours de l’année ».

[...]

Plus généralement, d’autres facteurs – en particulier les événements de vie douloureux pendant l’enfance ou l’adolescence – tels que le décès ou la maladie d’un proche, un climat de violence familiale et surtout le fait d’avoir subi des violences sexuelles, semblent être des déterminants majeurs de passages à l’acte.

[...]



>> tout l'article : https://www.liberation.fr/france/2019/02/05/en-france-le-suicide-se-porte-tristement-bien_1707335
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 Libération
Ziliz   26 juin 2020
Libération
■ Quand Philippe de Villiers voulait déboulonner des statues.

- par Sylvain Chazot, 26 juin 2020 -



-- En 1989, Villiers militait pour le déboulonnage de statues révolutionnaires comme celles de Robespierre ou Marat, rien de moins que des « criminels contre l’humanité ». --



Depuis la mort de George Floyd aux Etats-Unis et le regain d’énergie du mouvement Black lives matter, la question de l’héritage culturel se pose en France et notamment au sujet de la place donnée dans l’espace public aux représentations de figures historiques controversées. La statue de Colbert, devant l’Assemblée, est ainsi visée – voire vandalisée –, certains n’admettant pas que le Premier ministre de Louis XIV, initiateur du fameux Code noir fixant un cadre légal à l’esclavage, trône ainsi devant le palais de la représentation nationale.

Faut-il déboulonner Colbert ?

Et plus largement, faut-il déboulonner les statues des personnages contestés ?

Emmanuel Macron a vite répondu à cette question. « La République n’effacera aucun nom ou aucune trace de son histoire », a-t-il déclaré le 14 juin. Voilà qui plaira à Philippe de Villiers version 2020. Moins à Philippe de Villiers version 1989.

Comme l’ont repéré des internautes, l’ancien secrétaire d’Etat du gouvernement Chirac participait, en 1989, à l’émission Apostrophes consacrée à la Révolution française. Le Vendéen s’y montrait très vindicatif envers les figures de la Révolution, souhaitant même que leurs statues soient… on vous le donne en mille… déboulonnées. Se faisant le porte-étendard des contre-révolutionnaires vendéens massacrés entre 1793 et 1796, Villiers lance : « Que l’occasion qui est belle soit saisie par le président de la République pour décrocher et déboulonner les statues de tous les criminels contre l’humanité, dont les crimes sont imprescriptibles : Robespierre, Marat, Saint-Just, Turreau, Carrier… […] Le général Turreau, l’homme des colonnes infernales, est sur l’Arc de Triomphe. » Et Villiers d’ajouter avoir écrit à ce sujet au président Mitterrand.



• « Mémoricide »

Cela valait en 1989. Mais pas en 2020. Car dans 'Le Point', mardi 23/06, Villiers s’insurge contre ceux qui veulent déboulonner des statues.

« La prétention au déboulonnage des statues répond à une surenchère dangereuse qui commence par le caprice individuel, parfois fondé sur une intuition compréhensible, mais qui finit le plus souvent par la réécriture de l’Histoire », estime-t-il, accusant les 'déboulonneurs' de « chercher à briser notre imaginaire collectif pour exciter les uns et les autres ».

Il ajoute : « Il s’agit ni plus ni moins que de perpétrer un 'mémoricide' et d’engager un processus de soumission pénitentielle. » Et le même de citer '1984', d’Orwell, qui a « eu la prescience de ce que nous subissons ».

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, direz-vous. Alors de ce point de vue, le patron du Puy du Fou n’est pas un imbécile.

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- Extrait de 'Chez Pol', newsletter politique quotidienne réservée aux abonnés de Libé.
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 Libération
JOE5   01 janvier 2017
Libération
Un article concernant ASLI ERDOGAN, auteure - Le bâtiment de pierre...



LIBÉRATION

http://www.liberation.fr/debats/2017/01/01/erdogan-versus-erdogan_1538480

Tribune

Erdogan «versus» Erdogan

Par Atila Özer, Ecrivain, philosophe — 1 janvier 2017 à 17:26 (mis à jour à 17:50)



Tayyip contre Asli, deux faces d’un même pays : une société en pleine modernisation contre la dérive totalitaire d’un président.



L’histoire, parfois, se condense avec ironie. Entrée après le putsch raté du 15 juillet dans l’hiver du totalitarisme, la Turquie, ces jours-ci, est le théâtre d’un procès on ne peut plus symbolique, dont les deux protagonistes, qui portent le même patronyme, résument à eux seuls leur pays, l’un son côté obscur, l’autre sa face lumineuse.



Au ban des prévenus (aux côtés d’une linguiste et de deux journalistes), Asli Erdogan, romancière internationalement renommée. Placée en détention préventive le 17 août pour «appartenance à une organisation terroriste» (entre autres chefs d’accusation), elle encourt la réclusion à perpétuité. Comme des dizaines de milliers de femmes et d’hommes - policiers, militaires, juges, intellectuels, enseignants… - elle a été raflée sans véritable raison. Sacrifiée sur l’autel de la sécurité de l’Etat.



Au départ, celui-ci prétendait lutter contre les «gülénistes», faction du régime tombée en disgrâce, que l’on a désignée comme responsable du putsch. Mais rapidement est venu le tour de ceux qui avaient osé prendre la parole pour défendre les droits de la minorité kurde ou la reprise du dialogue politique rompu un an plus tôt par le gouvernement. Les élections venaient de faire perdre à l’AKP - le parti au pouvoir - sa majorité. Il s’agissait alors de reconquérir l’électorat. Et l’on sonna le tocsin contre le «terrorisme» et le «séparatisme». C’est de cette seconde vague de la purge que la romancière a été victime. A présent, ce qui s’avère n’être rien d’autre qu’une gigantesque chasse aux sorcières entraîne peu à peu dans la tourmente tous ceux qui résistent à l’anéantissement de la liberté d’expression et à la mise en place de l’ordre totalitaire.



Physiquement absent du procès, le président Recep Tayyip Erdogan en est - si l’on peut dire - l’âme. Depuis la révolte de Gezi en 2013, à laquelle son règne a bien failli ne pas survivre, c’est lui, et personne d’autre, qui bannit de l’administration toute personne rétive à sa vision du monde. C’est lui, et personne d’autre, qui met au pas télévisions, journaux, maisons d’édition. C’est lui, et personne d’autre, qui fait embastiller tout esprit libre. Car la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice n’ont plus cours en Turquie.



Recep Tayyip Erdogan, le nom du négatif de l’ethos politique turc : le nom de la violence d’Etat, le nom du mépris du droit, le nom de l’atteinte aux libertés, le nom de l’oppression des Kurdes. Un condensé des vieilles conceptions et des vieilles méthodes, celles du putsch de 1980, et avant cela de la dictature kémaliste, et avant cela encore du despotisme ottoman. Celles dont la jeunesse insurgée de Gezi ne voulait plus. Mais le gouvernement l’a fait taire.



Asli Erdogan, le nom de l’espérance, qui n’est pas morte, bien que la démocratie, elle, le soit tout à fait, puisque les contre-pouvoirs - médias, associations, justice, opposants - ont été neutralisés. Il existe toujours un Parlement et des partis politiques. Une façade - grandement délabrée - qui n’empêche plus de voir le fond de la relation entre gouvernants et gouvernés dans la Turquie d’aujourd’hui : l’entreprise de conformation de la société à la vision islamo-nationaliste du président. La population turque, ou plutôt sa partie moderniste, résiste encore, mais de façon désormais dispersée. En continuant de ne pas penser comme le chef. En protestant contre les violences faites aux femmes, aux dissidents, aux minorités. En s’opposant, dans la mesure du possible, à l’arbitraire étatique. C’est de cela qu’Asli Erdogan est le nom, en lieu et place de tous ceux qui ont été réduits au silence.



Que lui a-t-il été reproché ? Dans un Etat de droit démocratique, rien qui puisse justifier la prison. Asli Erdogan y a été jetée parce qu’elle collaborait au journal pro-kurde Özgür Gündem, fermé la veille de son arrestation. Dans la Turquie d’Erdogan, crime suprême. Car cela équivaut à être membre d’une «organisation terroriste» - en clair, membre du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en conflit avec l’Etat turc depuis 1984. Etrange syllogisme : tout journal prokurde fait partie du PKK ; Asli Erdogan collabore à un journal prokurde ; donc Asli Erdogan fait partie du PKK. Négation du principe de personnalité des peines. Négation de la liberté d’informer. Négation de la liberté d’opinion. Oui, Asli Erdogan est une femme engagée. Oui, depuis vingt ans, elle plaide la cause des victimes du pouvoir et du conformisme social dans son pays. Asli Erdogan a-t-elle pour autant jamais soutenu ou justifié les attentats terroristes du PKK ? Non. Elle n’a fait que son devoir d’esprit libre et juste. En relatant la réalité du calvaire de la minorité kurde. Et en défendant l’idée que le conflit ne pouvait être résolu que par la voie pacifique du dialogue et d’un compromis équitable. «Me voilà aujourd’hui en prison pour avoir cru à des mots tels que vérité et paix, constatait-elle dans sa lettre du 16 octobre.



Le crime d’Asli Erdogan ? Un crime imaginaire. A l’inverse de celui de Tayyip. Où en est la Turquie aujourd’hui, à cause de son président ? Il y a quelques années encore, le pays se modernisait, se démocratisait, se rapprochait de l’Europe et de ses normes. Et puis Tayyip s’est mis en tête de réaliser enfin son projet caché : la réislamisation de la société, la réottomanisation de la politique extérieure. Et quand la jeunesse s’est insurgée contre cette orientation qui revenait à liquider presque un siècle de conquêtes républicaines, quand son gouvernement a commencé à vaciller, Tayyip a mis fin à l’Etat de droit, Tayyip a mis fin à la liberté de la presse, Tayyip a mis fin à la liberté de pensée… Tayyip s’est mis en tête de renverser la République. Rupture du contrat social. Crime contre les droits de l’homme, crime contre la démocratie. Bien réels, ceux-là. Mais dans la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, un président félon ne répond pas de ses crimes.



Jeudi 29 décembre, Asli Erdogan a été remise en liberté sous contrôle judiciaire. Il faut s’en réjouir, bien sûr. Mais aussi continuer à la soutenir, car les charges qui pèsent contre elles sont maintenues, et, dans l’attente de la suite de son procès, il lui est interdit de quitter le territoire national. Comme elle l’a déclaré à sa sortie de prison, «la différence entre les conditions de détention et celles de la vie à l’extérieur se réduit peu à peu en Turquie».



Au-delà d’Asli Erdogan et de ses coprévenus, ce sont tous les prisonniers d’opinion - et ils sont fort nombreux - qui ont besoin de la solidarité internationale. A commencer par celle de l’Union européenne, qui est à la croisée des chemins. Ou bien, par cynisme, elle continue de pactiser avec Recep Tayyip Erdogan, et se rendra ainsi complice de ses crimes ; ou bien, se souvenant de l’espoir qu’elle peut représenter pour ceux qui dans le monde se battent pour la liberté, renouant avec ses principes fondateurs, et s’armant d’un tout petit peu de courage, elle prend le parti d’Asli Erdogan et se dresse enfin contre la dérive totalitaire d’un Etat qui fait partie du Conseil de l’Europe et de l’Union douanière.
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