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Note moyenne 4.1 /5 (sur 168 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Rome , le vers 98 av. J.
Mort(e) le : vers55 av. J.-
Biographie :

Lucrèce (en latin Titus Lucretius Carus) est un philosophe poète latin. il serait né vers 98 avant J.C. Il mourut vers 55.

On sait très peu de choses sur sa vie. Il est l'auteur du "De rerum natura", un long poème passionné qui décrit le monde selon les principes d'Épicure. C’est surtout grâce à lui que nous connaissons l'une des plus importantes écoles philosophiques de l'Antiquité, l'épicurisme.

Lucrèce a été très jeune témoin de luttes politiques atroces causant de véritables massacres (massacres de Marius, proscriptions de Sylla, révolte de Spartacus, conjuration de Catilina). De ces expériences, le philosophe a tiré une grande méfiance envers le pouvoir, la cupidité et autres passions. Parfois considéré comme le précurseur du matérialisme, il a lutté contre les superstitions et l'emprise des divinités sur la vie de ses contemporains.
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Source : les Belles Lettres
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Vidéo de
LUCRÈCE – De Rerum Natura : le Poème philosophique (France Culture, 2003) Émission de radio "Commentaire", par Raphaël Enthoven, diffusée le 26 septembre 2003 sur France Culture. Invités : Jean Salem et Jean Pautrat
Citations et extraits (92) Voir plus Ajouter une citation
 Lucrèce
Nastasia-B   21 avril 2016
Lucrèce
C'est trop souvent la religion elle-même qui enfanta des actes criminels et impies.



DE LA NATURE DES CHOSES, Chant I. (Cité par Montaigne dans le second livre des Essais, Chapitre XII.)
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 Lucrèce
experyoshi   08 juin 2014
Lucrèce
citation sur le sport :

Les hommes se transmettent la vie comme les coureurs se passent le flambeau.
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 Lucrèce
petch   03 juin 2014
Lucrèce
Rien n'est plus doux que d'habiter les hauts lieux

fortifiés solidement par le savoir des sages,

temples de sérénité d'où l'on peut voir les autres

errer sans trêve en bas, cherchant le chemin de la vie,

rivalisant de talent, de gloire nobiliaire,

s'efforçant nuit et jour par un labeur intense

d'atteindre à l'opulence, au faîte du pouvoir.

Pitoyables esprits, cœurs aveugles des hommes !

(De la Nature, livre II)
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akhesa   27 juin 2013
De la nature - de rerum natura de Lucrèce
Il peut bien se faire qu'aucune d'elles(les religions) ne soit vraie,mais il est impossible en tout cas que plus d'une le soit
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Pingouin   01 juillet 2012
De la nature - de rerum natura de Lucrèce
Éloge d'Épicure



La vie humaine, spectacle répugnant, gisait

sur la terre écrasée sous le poids de la religion,

dont la tête surgie des régions célestes

menaçait les mortels de son regard hideux,

quand pour la première fois un homme, un Grec

osa la regarder en face, l'affronter enfin.

Le prestige des dieux ni la foudre ne l'arrêtèrent,

non plus que le ciel de son grondement menaçant,

mais son ardeur fut stimulée au point qu'il désira

forcer le premier les verrous de la nature.

Donc, la vigueur de son esprit triompha, et dehors

s'élança, bien loin des remparts enflammés du monde.

Il parcourut par la pensée l'univers infini.

Vainqueur, il revient nous dire ce qui peut naître

ou non, pourquoi enfin est assigné à chaque chose

un pouvoir limité, une borne immuable.

Ainsi, la religion est soumise à son tour,

piétinée, victoire qui nous élève au ciel.
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candlemas   16 février 2018
De la nature - de rerum natura de Lucrèce
Mère des Romains, charme des dieux et des hommes, bienfaisante Vénus, c'est toi qui, fécondant ce monde placé sous les astres errants du ciel, peuples la mer chargée de navires, et la terre revêtue de moissons; c'est par toi que tous les êtres sont conçus, et ouvrent leurs yeux naissants à la lumière. Quand tu parais, ô déesse, le vent tombe, les nuages se dissipent; la terre déploie sous tes pas ses riches tapis de fleurs; la surface des ondes te sourit, et les cieux apaisés versent un torrent de lumière resplendissante.

[ ] Dès que les jours nous offrent le doux aspect du printemps, dès que le zéphyr captif recouvre son haleine féconde, le chant des oiseaux que tes feux agitent annonce d'abord ta présence, puis, les troupeaux enflammés bondissent dans les gras pâturages et traversent les fleuves rapides tant les êtres vivants, épris de tes charmes et saisis de ton attrait, aiment à te suivre partout où tu les entraînes! Enfin, dans les mers, sur les montagnes, au fond des torrents, et dans les demeures touffues des oiseaux, et dans les vertes campagnes, [1,20] ta douce flamme pénètre tous les cœurs, et fait que toutes les races brûlent de se perpétuer. Ainsi donc, puisque toi seule gouvernes la nature, puisque, sans toi rien ne jaillit au séjour de la lumière, rien n'est beau ni aimable, sois la compagne de mes veilles, et dicte-moi ce poème que je tente sur la Nature [ ]

Fais cependant que les fureurs de la guerre s'assoupissent, et laissent en repos la terre et l'onde. Toi seule peux rendre les mortels aux doux loisirs de la paix, puisque Mars gouverne les batailles, et que souvent, las de son farouche ministère, il se rejette dans tes bras, et là, vaincu par la blessure d'un éternel amour, il te contemple, la tête renversée sur ton sein; son regard, attaché sur ton visage, se repaît avidement de tes charmes; et son âme demeure suspendue à tes lèvres. Alors, ô déesse, quand il repose sur tes membres sacrés, [ ] et que, penchée sur lui, tu l'enveloppes de tes caresses, laisse tomber à son oreille quelques douces paroles, et demande-lui pour les Romains une paix tranquille.
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 Lucrèce
gouelan   06 janvier 2015
Lucrèce
Chacun cherche à se fuir, personne n'y parvient. On reste prisonnier du moi que l'on déteste.
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finitysend   20 septembre 2012
Lucrece, de la nature livre I de Lucrèce
Lucrèce , de la nature , VI ,



Pourquoi le tonnerre ébranle-t-il l'azur du ciel ? C'est que dans leur vol élevé les nuages aériens subissent la poussée de vents contraires et s'entrechoquent. Car le bruit ne provient pas de la région sereine du ciel ; c'est là où les nuages marchent en troupe plus dense que se produisent frémissements et grondements les plus forts.

En outre, la densité des nuages ne peut égaler celle des pierres, du bois, ni leur subtilité celle des brouillards et des fumées aériennes. Dans le premier cas, entraînés par leur poids, ils tomberaient comme les pierres ; dans le second, ils n'auraient pas plus de consistance que la fumée et ne sauraient retenir les neiges glacées ni les averses de grêle.

Les nuages quelquefois font éclater dans les plaines de l'air un bruit semblable au claquement de ces vastes toiles qui flottent dans nos grands théâtres entre les mâts et les poutres. D'autres fois le nuage déchiqueté par la violence des vents veut imiter dans sa fureur le bruit du papier qu'on déchire. Car c'est là un des bruits qui se peuvent reconnaître dans le tonnerre ; il y a encore celui des étoffes flottantes, des feuilles de papier fouettées par le vent, qu'il roule et froisse dans les airs.

Il se trouve en effet parfois que les nuages ne s'affrontent point, mais se prennent de flanc et dans leur marche contraire s'effleurent l'un l'autre : d'où le bruit sec qui blesse les oreilles et se répercute jusqu'à leur sortie de cette sorte de défilé.

Il arrive aussi que le tonnerre ébranle rudement la nature et la fait trembler de toutes parts : on croirait que les puissants remparts du vaste monde, brusquement arrachés, volent en éclats. En ce cas, un ouragan terrible soudainement formé s'est engouffré dans un nuage, puis une fois dans ses flancs, tournant sur lui-même en tourbillon, a forcé le nuage à se creuser en son centre tout en se condensant à la périphérie ; enfin, dès que l'ouragan peut briser cette paroi sous sa violence impétueuse, il s'échappe avec un épouvantable fracas. Faut-il s'en étonner ? Une simple vessie pleine d'air fait, elle aussi, beaucoup de bruit dans sa brusque explosion.

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Bruno_Cm   16 mai 2020
De la nature - de rerum natura de Lucrèce
... Les parties génitales.

Irritées, elles s'enflent de semence et l'on veut

la lancer vers l'objet auquel tend la passion funeste :

l'esprit vise le corps qui le blessa d'amour.

Car nous tombons toujours du côté de la plaie

et le sang gicle vers celui qui nous porta le coup,

couvrant, s'il est proche, l'ennemi de rouge liqueur.

Ainsi de l'homme atteint par les traits de Vénus

que lui lance le garçon aux membres féminins

ou la femme dont tout le corps darde l'amour :

il tend vers qui le frappe et brûle de l'atteindre,

de jeter la liqueur de son corps dans le sien,

car son désir muet lui prédit le plaisir.
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Bruno_Cm   15 mai 2020
De la nature - de rerum natura de Lucrèce
Et puis, quand nous frappons une pierre du doigt,

nous touchons sa couleur superficielle, extérieure ;

or ce n'est pas elle que nous sentons par le toucher,

mais bien la dureté tout au fond de la pierre.
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