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Citations de Alan Paton (37)


« Pleure, ô pays bien-aimé, sur l’enfant qui n’est pas encore né et qui héritera de notre peur. Puisse-t-il ne pas aimer trop profondément cette terre. Puisse-t-il ne pas rire avec trop de joie lorsque l’eau coulera entre ses doigts, ne pas se taire trop gravement lorsque le couchant fera flamboyer le veld. Puisse-t-il ne pas être trop ému lorsque les oiseaux de son pays chanteront, ne pas donner trop de son cœur à une montagne, à une vallée. Car s’il donne trop, la peur lui prendra tout. »
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je ne crains qu'une chose en mon coeur, c'est qu'un jour, quand ils se mettront à aimer, ils s'aperçoivent que nous nous sommes mis à haïr.
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Votre inquiétude s’est changée en peur et votre peur en chagrin. Mais le chagrin vaut mieux que la peur. Car la peur toujours appauvrit tandis que le chagrin peut enrichir.
Le chagrin vaut mieux que la peur. La peur est un voyage, un terrible voyage, mais le chagrin, au moins, est une arrivée. Quand l’orage menace, l’homme craint pour sa maison ; mais quand la maison est détruite, il y a quelque chose à faire. Contre l’orage, il ne peut rien, mais il peut rebâtir une maison.
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N'en doutez pas, c'est de la peur qui règne dans ce pays, car que peuvent faire les hommes lorsque de telles multitudes se détournent des lois ? Comment goûter le beau paysage et le soleil qui brille sur la terre, lorsqu'on a l'effroi dans le cœur ? Comment marcher tranquillement à l'ombre des jacaranda quand leur beauté est devenue une menace ? Comment reposer en paix dans son lit, quand l'ombre recèle tant de secrets ? Quels amants s'abandonneront au délice d'être étendus sous les étoiles, lorsque le danger croît en raison même de leur isolement ?
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Pleure sur la tribu éclatée, sur la loi et les coutumes disparues. Oui et pleure tout haut sur l'homme qui est mort, sur la femme et les enfants endeuillés. Pleure, pays bien-aimé, tout ceci n'est pas encore fini. Le soleil inonde la terre, ce beau pays dont l'homme ne peut profiter. Il ne connaît que la peur dans son coeur.
Cry for the broken tribe, for the law and the custom that is gone. Aye, and cry aloud for the man who is dead, for the woman and chidren bereaved. Cry, the beloved country, these things are not yet at an end. The sun pours down on the earth, on the lovely land that man cannot enjoy. He knows only the fear of his heart.


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N’en doutez pas, c’est la peur qui règne dans ce pays, car que peuvent les hommes lorsque de telles multitudes se détournent des lois ? Comment goûter le beau paysage, comment goûter ses 70 ans de vie, et le soleil qui brille sur la terre, lorsqu’on a l’effroi dans son coeur ? Comment marcher tranquillement à l’ombre des jacarandas quand leur beauté est devenue une menace ? Comment reposer en paix dans son lit, quand l’ombre recèle tant de secrets? Quels amants s’abandonneront au délice d’être étendus sous les étoiles, lorsque le danger croît en raison même de leur isolement ?
Il y a des voix qui disent ce qu’il faut faire, une centaine, un millier de voix qui crient. Mais de quelle utilité sont-elles à qui cherche conseil, car l’une crie ceci, et l’autre crie cela, et une troisième autre chose encore qui n’est ni ceci ni cela ?
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Pleure sur la tribu éclatée , sur la loi et les coutumes disparues .
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Pleure ,ô pays bien-aimé ,sur l 'enfant qui n 'est pas encore né et qui héritera de notre peur .
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Je ne vois qu’un espoir pour notre pays et il sera réalisé quand les hommes blancs et les hommes noirs, n’aspirant ni au pouvoir ni à l’argent, désirant seulement le bien de leur pays, s’uniront pour y travailler.
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Nos indigènes aujourd'hui engendrent criminels, prostituées et ivrognes, non parce qu'il est dans leur nature de le faire, mais parce que leur simple système d'ordre, de traditions et de conventions a été détruit. Il a été détruit par l'impact de notre propre civilisation.
Our natives today produce criminals and prostitutes and drunkards, not because their simple system of order and tradition and convention has been destroyed. It was destroyed by the impact of our own civilisation.
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Oui l'aurore est venue. Le titihoya s'éveille, et entreprend de réciter son cri mélancolique. Le soleil recouvre de lumière les sommets des montagnes d'Angeli et d'East Griqualand. La grande vallée de l'Umzimkulu est encore dans l'obscurité, mais la lumière viendra là-bas. Ndotsheni est encore dans l'obscurité, mais la lumière viendra là aussi. Car c'est l'aurore qui s'est levée, comme elle se lève depuis un millier de siècles, sans jamais faillir.
Yes it is the dawn that has come. The titihoya wakes from sleep, and goes about its work of forlorn crying. The sun tips with light the mountains of Angeli and East Griqualand. The great valley of the Umzimkulu is still in darkness, but the light will come there. Ndotsheni is still in darkness, but the light will come there also. For it is the dawn that has come, as it has come for a thousand centuries, never failing.
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je ne crains qu'une chose en mon coeur, c'est qu'un jour, quand ils se mettront à aimer, ils s'aperçoivent que nous nous sommes mis à haïr.
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Ils se taisaient à présent. Le silence est tombé sur eux. Ce n’est pas le moment de parler des haies et des champs, et de la beauté des paysages, où qu’ils soient. Tristesse, peur,haine,comme elles montent au coeur et à l ‘esprit chaque fois qu’on ouvre les pages de ces courriers du destin. Pleurez sur la tribu dispersée, sur la loi et la coutume oubliées. Ah ! Pleurez sur l’homme qui est mort, ô pays bien-aimé, ces choses ne sont pas près de finir. Le soleil se répand sur la terre, sur le beau pays dont l’homme ne sait pas jouir. L’homme ne connaît que l’effroi de son coeur
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- Ici, à Johannesbourg, dit-il, ce sont les mines, tout vient des mines. Ces grands bâtiments, ce merveilleux hôtel de ville, ce beau quartier de Parktown avec ses belles maisons, tout cela a été bâti avec l'or des mines. Ce magnifique hôpital pour les Européens, le plus grand hôpital au sud de l'équateur, il a été bâti avec l'or des mines.
Sa voix changeait, devenait sonore comme celle d'un taureau ou d'un lion.
- Mais allez voir notre hôpital, dit-il, allez voir nos malades couchés par terre. Ils sont si serrés qu'on ne peut pas les enjamber. Et ce sont eux qui déterrent l'or. Pour trois shillings par jour. Nous venons du Transkei et du Basoutoland et du Bechuanaland et du Swaziland et du pays des Zoulous. Et même de Ndotshéni. Nous vivons dans des camps, nous devons abandonner nos femmes et nos enfants. Et si l'on trouve de l'or, ce n'est pas nous qui serons payés davantage pour notre peine. Ce sont les actions des blancs qui monteront et vous pourrez le lire dans les journaux. Ils deviennent fous quand on découvre de l'or nouveau. Ils nous amènent en plus grand nombre vivre dans des camps pour creuser le sol à trois shillings par jour. Ils ne se disent pas : Voici la possibilité de payer mieux nos travailleurs. Ils se disent simplement : Voici la possibilité de construire une plus grande maison et d'acheter une plus grosse voiture. Il est important de trouver de l'or, disent-ils, car toute l'Afrique du Sud est bâtie sur les mines.
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Nous n’avons plus besoin de docteur. Ni docteur blanc, ni docteur noir ne peut plus rien pour elle. Oh ! enfant de mon ventre et fruit de mon désir, c’était plaisir de tenir tes petites joues dans mes mains, c’était plaisir de sentir la petite bouche tirer sur mon sein. C’est la nature des femmes. C’est le lot des femmes, de porter, de supporter, de garder et de perdre.

(p.97)
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Maintenant qu'il avait vu Johannesbourg, il rentrerait à Ndotshéni avec une compréhension plus profonde. Oui, et avec une humilité plus grande, car sa propre soeur n'avait-elle pas été une prostituée? Et son fils un voleur? Et lui même, n'était il pas possible qu'il devînt le grand-père d'un enfant qui n'aura pas de nom ? Il pensa cela sans amertume sinon sans souffrance. On pouvait rentrer en connaissant mieux les choses que l'on combattait, en connaissant mieux les choses qu'on devait construire. (Page 119)
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Nous ne savons pas, nous ne savons pas. Nous continuerons à vivre au jour le jour et ferons ajouter des verrous à nos portes et nous achèterons un beau chien féroce quand la belle chienne féroce du voisin aura des petits, et nous serrerons plus fort contre nous notre sac à main. Et la beauté des arbres dans la nuit et les délices des amants sous les étoiles, ne seront plus pour nous. Nous éviterons de rentrer par les rues nocturnes, nous renoncerons aux promenades du soir dans le Veld à la lumière des étoiles. Nous serons prudents et raierons ces choses de notre existence, nous nous environnerons d’assurances et de précautions. Et nos vies en seront diminuées mais ce seront des vies de personnages supérieurs ; et nous vivrons dans la crainte, mais du moins ne sera-ce pas la crainte de l’inconnu . Et la conscience sera mise en veilleuse ; la lumière de la vie ne sera pas éteinte mais, pour un temps, sous le boisseau afin d’être préservée pour une génération qui s’en éclairera de nouveau, un jour à venir ; mais comment ce jour viendra, et quand il viendra, mieux vaut n’y point penser
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Pleure, ô pays bien aimé, sur l'enfant qui n'est pas encore né et qui héritera de notre peur. Puisse-t-il na pas aimer trop profondément cette terre. Puisse-t-il ne pas rire avec trop de joie lorsque l'eau coulera entre ses doigts, ne pas se taire trop gravement lorsque le couchant fera flamboyer le veld. Puisse-t-il ne pas être trop ému lorsque les oiseaux de son pays chanteront, ne pas donner trop de son cœur à une montagne, à une vallée.
Car s'il donne trop, la peur lui prendra tout.
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Pleure, ô pays bien-aimé, sur l’enfant qui n’est pas encore né et qui héritera de notre peur. Puisse-t-il ne pas aimer trop profondément cette terre. Puisse-t-il ne pas rire avec trop de joie lorsque l’eau coulera entre ses doigts, ne pas se taire trop gravement lorsque le couchant fera flamboyer le veld. Puisse-t-il ne pas être trop ému lorsque les oiseaux de son pays chanteront, ne pas donner trop de son cœur à une montagne, à une vallée. Car s’il donne trop, la peur lui prendra tout.
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Ah ! pleurez sur l’homme qui est mort, sur la femme et les enfants en deuil. Pleure, ô pays bien-aimé, ces choses ne sont pas près de finir. Le soleil se répand sur la terre, sur le beau pays dont l’homme ne sait pas jouir. L’homme ne connaît que l’effroi de son cœur.
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