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Note moyenne 4 /5 (sur 42 notes)

Nationalité : Paraguay
Né(e) à : Asuncion , le 13/06/1917
Mort(e) à : Asuncion , le 26/04/2005
Biographie :

Augusto Roa Bastos est un romancier, nouvelliste, poète, essayiste, scénariste et dramaturge paraguayen.

Il passe une partie de son enfance dans le monde rural indien d'Iturbe qui servira plus tard de cadre à la plupart de ses romans sous le nom d'Itapé. Il s'enrôle à l'âge de 15 ans dans l'armée à titre d'assistant infirmier et participe à la guerre pour les terres du Chaco qui oppose le Paraguay et la Bolivie de 1932 à 1935.

Il est ensuite journaliste au quotidien El Païs et commence à publier quelques contes et poèmes. Il découvre les écrivains français (Valéry, Cocteau, Eluard, Breton, Aragon,...) et lit passionnément Faulkner. Sa première nouvelle, Fulgencio Miranda, sort en 1941. Pendant la seconde guerre mondiale, il devient correspondant de guerre à Londres, où il donne aussi des cours de littérature, puis séjourne quelques mois en France avant de revenir diriger la rédaction d'El Païs.

Il est contraint de s'exiler au début de la guerre civile de 1947 qui aboutit à la dictature du général Alfredo Stroessner et s'installe à Buenos Aires (Argentine), où il vivra une trentaine d'année. Il y écrit la majeure partie de son oeuvre littéraire. En 1974, il publie Moi, le suprême, un roman considéré comme son chef-d'œuvre et un sommet de la littérature espagnole.

En 1976, à la suite du putsch militaire, Augusto Roa Bastos doit quitter Buenos Aires. Il s'installe en France, à Toulouse, où il enseigne la littérature hispano-américaine à l'université. Il continue à publier. Il ne retourne au Paraguay qu'en 1989, après quarante-deux années d'exil et la chute du dictateur Alfredo Stroessner, retrouvant sa citoyenneté d'origine dont le despote l'avait destitué en raison de son opposition au régime.

En 1996, il s'installe définitivement dans son pays avec l'idée de guider et d'aider les jeunes. De son retour et jusqu'à ses derniers jours, il écrit une chronique dans le journal Noticias de Asunción.

En 1999, sa poésie complète est publiée à Buenos Aires. En 2003, il est invité par Fidel Castro. Pendant son séjour à Cuba, il reçoit la médaille José Martí du gouvernement cubain, en reconnaissance de son soutien à la révolution cubaine.

A sa mort le président paraguayen Nicanor Duarte a décrété trois jours de deuil national.
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Source : www.republique-des-lettres.fr
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
andman   07 octobre 2014
Fils d'homme de Augusto Roa Bastos
L’homme a deux naissances. L’une quand il vient au monde, l’autre quand il meurt... Il meurt mais il reste vivant dans les autres, s’il a été loyal envers son prochain. Et, si au cours de sa vie, il sait s’oublier lui-même, la terre mange son corps mais pas son souvenir...

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andman   10 octobre 2014
Fils d'homme de Augusto Roa Bastos
L’eau palpite dans le bas ventre de la colline, dans la fourche des deux chemins qui conduisent au champ de bataille. Dans la pénombre de l’aube, elle ressemble à une vulve d’une infinie douceur, qu’ourle le duvet de végétation aquatique en fermentation sous les larges taches de moisissures, d’une odeur que l’on dirait sexuelle.
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bagus35   05 janvier 2020
A contrevie de Augusto Roa Bastos
Le hasard est mon allié ,mon complice.

Je sais aussi qu'il est mon ennemi mortel.Il joue avec moi en employant les moyens les plus rusés et les plus étranges.Je vis sous son signe et c'est surement sous son signe que je rendrai mon dernier soupir
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dandoune   21 octobre 2011
Moi, le suprême de Augusto Roa Bastos
Dire ou écrire quelque chose n’a pas le moindre sens. Agir, oui, a un sens. Le plus trivial claquement des lèvres du dernier des mûlatres qui travaillent dans les chantiers navals, dans les carrières de granit, dans les mines de chaux, dans les fabriques de poudre a plus de sens que le langage scriptural et littéraire. [...] Un geste, le mouvement d’un œil, un crachat dans la main avant d’empoigner à nouveau l’herminette, voilà qui signifie quelque chose de très concret, de très réel! Quelle signification peut en revanche avoir l’écriture quand par définition elle ne possède pas le même sens que le parler quotidiens des gens ordinaires.
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oliviersavignat   20 juillet 2020
Le Procureur de Augusto Roa Bastos
[Paris] :

Aujourd'hui les immigrés du monde entier y pullulent. Une véritable infection. On y trouve des arnaqueurs de haute et basse volée, des braqueurs de banque, des ravisseurs frénétiques et féroces de femmes et d'enfants. On y trouve des hommes politiques suffisamment nuls pour pouvoir aspirer aux plus hautes fonctions. Et qui y parviennent presque tous sans grand effort. On y trouve enfin... Mais tout n'a-t-il pas déjà été dit par Balzac voici plus d'un siècle ?
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SZRAMOWO   22 juillet 2020
Moi, le suprême de Augusto Roa Bastos
Origine de l’écriture : le Point. Unité infime. De même que les unités de langue écrite ou parlée sont à leur tour de petites langues. […] Le Pouvoir Absolu est pareillement fait de petits pouvoirs. Je puis faire par les autres ce qu’ils ne peuvent faire par eux-mêmes. Je puis dire aux autres ce que je ne puis me dire à moi. Les autres sont des lunettes grâce auxquelles nous lisons dans nos propres esprits.
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art-bsurde   01 avril 2015
A contrevie de Augusto Roa Bastos
Les malheurs d'autrui, je les ressentais comme miens lorsque je les écrivais.Il n'en existait pas d'autres.

Je trouvais magnifique et terrible de faire entrer les souffrances des autres dans les paroles que je traçais jusqu'à ce qu'elles deviennent les maux dont on souffre soi-même. Exprimer le malheur au moment même où il se produit.

L'odeur douloureuse de la mémoire.
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Fuyating   19 février 2019
Fils d'homme de Augusto Roa Bastos
J'étais tout petit alors. Mon témoignage n'est qu'à moitié fiable. Et aujourd'hui, en rédigeant ces souvenirs, je sens bien qu'à l'innocence et aux étonnements de mon enfance viennent se mêler mes trahisons et mes manquements d'homme , les morts répétées de ma vie. Je fais peut-être davantage que revivre ces souvenirs : je les expie.
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eirene62   21 avril 2020
Moi, le suprême de Augusto Roa Bastos
Il ne faut pas tolérer la colère, pour justifiée qu'elle paraisse. Cultiver de l'animosité contre quelqu'un, c'est au fond autoriser que ce quelqu'un domine nos pensées et nos sentiments. A chaque instant. C'est un manque de souveraineté. Une sacrée idiotie.
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art-bsurde   13 mai 2015
A contrevie de Augusto Roa Bastos
La vie est faites de dettes impayées. De promesses jamais réalisées.
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