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Note moyenne 3.91 /5 (sur 260 notes)

Nationalité : Argentine
Né(e) à : Serodino (Santa Fe, Argentine) , le 28/06/1937
Mort(e) à : Paris , le 11/06/2005
Biographie :

Juan José Saer est un écrivain argentin.

Il pratiqua différents genres littéraires mais c'est surtout dans le champ de la narration et du roman qu'il s'est exercé et que son talent a bénéficié d'une large reconnaissance. Il est considéré comme l'un des plus grands écrivains argentins contemporains, l'égal de Jorge Luis Borges ou de Julio Cortàzar.

Il s'installe à Paris en 1968 et enseigne notamment à l'université de Rennes. Il obtient le prix Nadal en 1987 pour son roman "L'Occasion".
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2004 Prix Union Latine de Littératures Romanes
2003 Prix France Culture Etranger

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Bibliographie de Juan José Saer(17)Voir plus

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Video et interviews (3) Voir plusAjouter une vidéo

Juan José Saer : le fleuve sans rives
Olivier BARROT présente le livre de Juan-José SAER, "le fleuve sans rives"(JULLIARD). BT photos de l'Argentine.
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Citations et extraits (111) Voir plus Ajouter une citation
andman   22 avril 2014
L'ancêtre de Juan José Saer
Quand nous oublions, c’est que nous avons moins perdu la mémoire que le désir. Rien ne nous est consubstantiel. Il suffit d’une accumulation de vie, même si elle est grise et neutre, pour que nos espoirs les plus fermes et nos désirs les plus intenses s’éboulent. Nous recevons des masses continues d’expériences comme le cercueil les pelletées de terre définitive dans la fosse humide.
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andman   15 avril 2014
L'ancêtre de Juan José Saer
Les étoiles étaient comme à portée de main et elles étaient grandes, innombrables, sans beaucoup de noir entre elles, presque crépitantes, comme si le ciel eût été la paroi criblée d’un volcan en activité qui eût laissé apercevoir par ses trous l’incandescence interne.
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andman   17 avril 2014
L'ancêtre de Juan José Saer
L’inconnu est abstraction ; le connu, un désert ; mais le connu à demi, l’entr’aperçu, est le lieu parfait où faire onduler désir et hallucination.
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Erik35   28 décembre 2017
L'ancêtre de Juan José Saer
Un jour après les avoir vus pour la première fois, j'étais déjà si bien habitué à eux [les ravisseurs indiens du narrateur] que mes compagnons, le capitaine et les vaisseaux me semblaient être les restes épars d'u rêve dont on se souvient mal, et je crois que ce fut à ce moment-là qu'il me vint pour la première fois à l'esprit - à quinze ans déjà - une idée qui depuis m'est devenue familière : le souvenir d'un fait n'est pas une preuve suffisante de son avènement véritable, pas plus que le souvenir d'un rêve que nous croyons avoir fait dans le passé, plusieurs années avant le moment où nous nous le rappelons, n'est une preuve suffisante ni de ce que le rêve ait eu lieu dans un passé lointain et non la nuit précédent le jour où nous nous le rappelons ni de ce qu'il ait pu survenir juste avant l'instant précis où nous nous le représentons comme déjà passé.
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Erik35   03 janvier 2018
L'ancêtre de Juan José Saer
De même que les indiens de certaines tribus voisines traçaient dans l'air un cercle invisible pour se protéger de l'inconnu, mon corps est comme enveloppé de la peau de ces années qui ne laissent plus rien passer de l'extérieur. Seul ce qui y ressemble est accepté. Le moment présent n'a d'autre fondement que sa parenté avec le passé. Avec moi, mes Indiens ne se sont pas trompés : je n'ai, à part ce scintillement confus, rien à raconter. En plus, comme je leur dois la vie, il est juste que je paie ma dette en revivant, jour après jour, leur vie à eux.
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Erik35   02 janvier 2018
L'ancêtre de Juan José Saer
S'ils agissaient de cette façon, c'est parce qu'ils avaient éprouvé, à quelque moment, avant de se sentir différents du monde, le poids du néant.
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Erik35   27 décembre 2017
L'ancêtre de Juan José Saer
Le vice fondamental des êtres humains est de vouloir, contre vents et marées, rester vivants et en bonne santé et de chercher à tout prix à actualiser les représentations de l'espoir.
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Juan José Saer
Derfuchs   20 novembre 2020
Juan José Saer
Et si, maintenant que je suis un vieil homme, je passe mes jours dans les villes, c’est que la vie y est horizontale, que les villes cachent le ciel.



Juan José Saer
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Erik35   04 janvier 2018
L'ancêtre de Juan José Saer
venant des ports où il y a tant d'hommes qui dépendent du ciel, je savais ce qu'était une éclipse. Mais savoir ne suffit pas. Le seul savoir juste est celui qui reconnaît que nous savons seulement ce qui condescend à se montrer. depuis cette nuit-là, ce sont les villes qui m'abritent. Et non point par peur. Cette nuit-là, quand la noirceur eut atteint son point extrême, la lune, peu à peu, se remit à briller. En silence, comme ils étaient venus, les Indiens se dispersèrent, se perdirent dans les huttes, et, quasiment satisfaits, s'en furent dormir. Je restai seul sur la plage. Ce qui arriva ensuite, je l'appelle année ou ma vie, rumeur des mers, de villes, battements de marées humaines, dont le courant, comme un fleuve archaïque qui roulerait l'attirail du visible, me déposa dans cette pièce blanche, où, à la lueur des bougies déjà presque consumées, je suis en train de balbutier sur une rencontre de hasard antre et avec, assurément, les étoiles.
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Alice_   13 février 2016
L'ancêtre de Juan José Saer
Il y a, me dit-il une fois, peu de temps avant de mourir, deux sortes de souffrance : avec l'une, on sait que l'on souffre et , tandis que l'on souffre, une vie meilleure dont le goût persiste dans la mémoire est escamotée; avec l'autre, on ne le sait pas mais le monde entier, jusque dans la plus modeste de ses présences, apparaît aux yeux de celui qui le traverse comme un lieu désert et calciné. Cette souffrance ignorée, me disait le père sans me regarder, de peur sans doute de la voir apparaître, sans que je m'en rendisse compte moi-même, sur les reliefs de mon visage, les exorcistes peuvent bien, si cela les amuse, la pourchasser à coups de formules en latin, mais il n'existe aucun sonde capable de l'atteindre et, pour l'effacer du monde, il faudrait anéantir le monde avec elle.
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