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Note moyenne 4.35 /5 (sur 9 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saint-Étienne , le 07/10/1946
Biographie :

Bernard Lavilliers (de son vrai nom Bernard Oulion) est un chanteur français, né le 7 octobre 1946 dans la Loire, dans l'agglomération stéphanoise.

En 1979, Lavilliers s'installe à Saint-Malo, achète un bateau et part pour la Jamaïque, puis New York et le Brésil. Il revient alors en France avec l'album O Gringo qui reste aujourd'hui un de ses plus célèbres disques.

Les années 1980 son des années de gloire. En 1981 sort l'album Nuit d'Amour qui raconte notamment sa rencontre avec Lisa Lyon qui deviendra sa femme et sa nouvelle vie à Los Angeles.

Tout au long de sa carrière, Bernard Lavilliers a mis en musique des poètes : Guillaume Apollinaire, Louis Aragon, Charles Baudelaire, Blaise Cendrars, Arthur Rimbaud... et a repris plusieurs chansons de Léo Ferré et de Boris Vian.

Bernars Lavilliers a joué deux fois dans un film : d'abord dans Neige de Juliet Bertelo et Jean-Henri Roger pour lequel il compose la bande-originale dont la célèbre chanson Pigalle La Blanche ; puis dans Fumeurs de charme de Frédéric Sojcher dans lequel il joue son propre rôle.
Pour le cinéma il signe également la BO du film Rue Barbare de Gilles Béhat.

En 2013, il sort son 21ème album studio : Baron Samedi.
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Source : wikipédia
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Vidéo de

Bernard Lavilliers et Jeanne Cherhal L'espoir - Extrait de l'album "5 minutes au paradis" (2017) Vevo


Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Bernard Lavilliers
Ziliz   30 janvier 2019
Bernard Lavilliers
Tu n'as pas sommeil,

Tu fumes et tu veilles

T'es toute écorchée

T'es comme un chat triste

Perdu sur la liste

Des objets trouvés

La nuit carcérale, tombant sur les dalles

Et ce lit glacé

Aller et venir, soleil et sourire

Sont de l'autre côté



Ces murs, ces grillages,

Ces portes et ces cages

Ces couloirs, ces clés

Cette solitude,

Si dure et si rude

Qu'on peut la toucher

Ce rayon de lune, sur le sol allume

Visage oublié

De celui que t'aimes, qui tire sur sa chaîne

Comme un loup blessé



Betty, faut pas craquer

Betty, faut pas plonger

Je sais, ils t'ont couchée là

Et puis, ils ont fermé leurs barreaux d'acier

Betty, faut pas pleurer

Betty, faut pas trembler

Je sais, tu vas rester là

T'aimerais plus t'réveiller, plus jamais rêver



Je te dis 'Je t'aime', dans ce court poème

Dans ce long baiser

Tu es ma frangine, juste une féminine

Que j'avais rimée

Je te donne ma force, mes mots et mes notes

Pour te réchauffer

Je hais la morale, les prisons centrales

Les maisons d'arrêt



Je n'ai pas sommeil,

Je fume et je veille

Et j'ai composé

Une chanson d'amour,

Une chanson-secours

Pour l'autre côté

Pour ceux que l'on jette,

Dans les oubliettes

Dans l'obscurité

Pendant que les gens dorment,

Au fond du conforme

Sans se réveiller...



(...)



• Betty, in 'Nuit d'amour' (1981)

parolier : Larry Raspberry

♪♫ https://www.youtube.com/watch?v=vS2HBDWcu5w
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Bernard Lavilliers
MissSherlock   27 mars 2014
Bernard Lavilliers


J'me tuais à produire

Pour gagner des clous

C'est moi qui délire

Ou qui devient fou

J'peux plus exister là

J'peux plus habiter là

Je sers plus à rien - moi

Y a plus rien à faire



(Les Mains d'Or)
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Bernard Lavilliers
moravia   23 février 2021
Bernard Lavilliers
Au petit jour on quittait l'Irlande

Et, derrière nous, s'éclairait la lande

Il fallait bien, un jour, qu'on nous pende

On the road again, again

On the road again, again
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blandine5674   29 octobre 2020
Je n'ai pas une minute à perdre, je vis de Bernard Lavilliers
Je vois des guerres tribales comme des cancers

Qui rongent des pays déchirés

La propagande aveugle, totalitaire

Et l'addition qu'on va payer

Je vois des océans couleur d'encre

Je vois des poissons irradiés

Je vois des canicules hallucinantes

Toutes ces villes inondées



Que la nature assure,

les animaux s'en sortent

Que le point de rupture ne soit pas lettre morte

Après nous le déluge,

bombardé de neutrons

L'univers qui nous juge nous donne le frisson.
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Amakir   02 août 2019
La malédiction du voyageur de Bernard Lavilliers
Je sens le désespoir

Je suis entré dans son champ magnétique

J'entends ses ailes noires

Une fois encore sur ma musique

J'ai cherché une autre vision du réel

Pour soigner cette blessure mortelle

J'ai crié très fort pour qu'on entende

Tous les mots qu'on a pas su comprendre

Tous les mots d'amour que j'écrivais

Un jour



Encore une fois je pars

Poussé par les alizés synthétiques

Encore une fois je pars

En solitaire sur l'Atlantique

Ce piano qui sait raffiner ma douleur

Ce piano qui sait lorsque c'est l'heure



Qui disait que quand on aime

Il faut partir

Ne pas s'installer

Ne pas dormir

Dévorer l'espace

Ne pas laisser de traces



Je ne veux pas mourir

Je ne veux voir que le couchant du Pacifique

Je ne veux pas vieillir

Avec cette précision mathématique

Oublier la notion du bien et du mal

Je suis libre comme un animal

J'ai souvent changé ma peau pour du métal

C'que tu penses de moi, m'est bien égal

Si je chante c'est pour ne pas mourir



Un jour...
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Bernard Lavilliers
isachon42   31 mars 2019
Bernard Lavilliers
Préface (Bernard Lavilliers)

La poésie contemporaine ne chante plus... elle rampe. Elle a cependant le

privilège de la distinction... Elle ne fréquente pas les mots mal famés...

Elle les ignore. On ne prend les mots qu'avec des gants: à "menstruel" on

préfère "périodique", et l'on va répétant qu'il est des termes médicaux qu'il

ne faut pas sortir des laboratoires et du codex.

Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n'employer que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, me fait penser au prestige du rince-doigts et du baisemain. Ce n'est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baisemain qui fait la tendresse. Ce n'est pas le mot qui fait la poésie mais la poésie qui illustre le mot.

Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s'ils ont leur compte

de pieds, ne sont pas des poètes, ce sont des dactylographes. Le poète

d'aujourd'hui doit appartenir à une caste à un parti ou au "Tout Paris". Le

poète qui ne se soumet pas est un homme mutilé.

La poésie est une clameur. Elle doit être entendue comme la musique. Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie. Elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche. L'embrigadement est un signe des temps. De notre temps. Les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes. Les sociétés littéraires c'est encore la Société. La pensée mise en commun est une pensée commune.

Mozart est mort seul, accompagné à la fosse commune par un chien et des

fantômes. Renoir avait les doigts crochus de rhumatismes. Ravel avait une

tumeur qui lui suça d'un coup toute sa musique. Beethoven était sourd. Il

fallut quêter pour enterrer Bela Bartok. Rutebeuf avait faim. Villon volait

Pour manger. Tout le monde s'en fout. L'Art n'est pas un bureau

d'anthropométrie. La lumière ne se fait que sur les tombes. Nous vivons une époque épique et nous n'avons plus rien d'épique. La musique se vend comme du savon à barbe. Pour que le désespoir même se vende il ne reste qu'à en trouver la formule. Tout est prêt: les capitaux - la publicité - la clientèle.

Qui donc inventera le désespoir?

Avec nos avions qui dament le pion au soleil. Avec nos magnétophones qui se souviennent de ces "voix qui se sont tues".

Nous sommes au bord du vide, ficelés dans nos paquets de viande à

Regarder passer les révolutions. N'oubliez jamais que ce qu'il y a d'encombrant dans la Morale, c'est que c'est toujours la Morale des autres.

Les plus beaux chants sont les chants de revendication. Le vers doit faire

L'amour dans la tête des populations. A l'école de la poésie et de la musique,

On n'apprend pas -

On se bat.

Paroliers : Bernard Lavilliers / Leo Ferre
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Bernard Lavilliers
domisylzen   01 novembre 2015
Bernard Lavilliers
Nous vivons au ras des pavés

N'ayant jamais connu la plage

Et jamais le roi des étés

Ne s'est inscrit au paysage

Nous avons la haine au profond

Une haine fondamentale

De la hiérarchie et des cons

Du quotidien et du fatal

(extrait de "Utopia)
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Bernard Lavilliers
arthur05   21 mai 2019
Bernard Lavilliers
Les Mains d'Or



Un grand soleil noir tourne sur la vallée

Cheminée muettes - portails verrouillés

Wagons immobiles - tours abandonné

Plus de flamme orange dans le ciel mouillé

On dirait - la nuit - de vieux châteaux forts

Bouffés par les ronces - le gel et la mort

Un grand vent glacial fait grincer les dents

Monstre de métal qui va dérivant

J'voudrais travailler encore - travailler encore

Forger l'acier rouge avec mes mains d'or

Travailler encore - travailler encore

Acier rouge et mains d'or

J'ai passé ma vie là - dans ce laminoir

Mes poumons - mon sang et mes colères noires

Horizons barrés là - les soleils très rares

Comme une tranchée rouge saignée rouge saignée sur l'espoir

On dirait - le soir - des navires de guerre

Battus par les vagues - rongés par la mer

Tombés sur le flan - giflés des marées

Vaincus par l'argent - les monstres d'acier

J'voudrais travailler encore - travailler encore

Forger l'acier rouge avec mes mains d'or

Travailler encore - travailler encore

Acier rouge et mains d'or

J'peux plus exister là

J'peux plus habiter là

Je sers plus à rien - moi

Y'a plus rien à faire

Quand je fais plus rien - moi

Je coûte moins cher - moi

Que quand je travaillais - moi

D'après les experts

J'me tuais à produire

Pour gagner des clous

C'est moi qui délire

Ou qui devient fou

J'peux plus exister là

J'peux plus habiter là

Je sers plus à rien - moi

Y'a plus rien à faire

Je voudrais travailler encore - travailler encore

Forger l'acier rouge avec mes mains d'or

Travailler encore - travailler encore

Acier rouge et mains d'or..
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Bazart   19 novembre 2018
Je n'ai pas une minute à perdre, je vis de Bernard Lavilliers
Plus la vie croit en la vie, plus s’efface la douleur

Pour ces semaines aux traits noir, pour ces belles assassinées

Pour retrouver la mémoire, pour ne jamais oublier

Il faut te lever aussi, il faut chasser le malheur

Tu sais que parfois la vie a connu d’autres couleurs



Et si l’espoir revenait

Tu me croiras jamais

Dans le secret, dans l’amour fou

De toutes tes forces va jusqu’au bout

Et si l’espoir revenait

(L'espoir 2017)
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Bazart   19 novembre 2018
Je n'ai pas une minute à perdre, je vis de Bernard Lavilliers
Je fais des mauvais rêves, j'suis sur un mauvais câble

Dans la paranoïa, pas de marchand de sable

J'vois en panoramique urgente et désirable

Une blonde décapitée dans sa décapotable

Cauchemar, highway, bad trip

Fumée noire



(Idées Noires 1983)
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