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3.82/5 (sur 108 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : New-York , le 11/11/1970
Biographie :

Bill Konigsberg est un écrivain américain.

Surtout connu pour ses romans LGBTQ+, il est un auteur de renom récompensé par de nombreux prix littéraires.

"Out of the Pocket" (2008), son premier roman, a remporté le prix Lambda Literary dans la catégorie enfant/jeune adulte LGBT en 2008. Il a reçu des critiques positives dans la presse générale et remporté quelques autres prix.

Il vit avec son mari dans la périphérie de Phoenix, dans l'Arizona.

site officiel : https://billkonigsberg.com/
page Facebook : https://www.facebook.com/billkonigsbergauthor/

Source : wikipedia
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
La chanson est oubliée à l'instant où elle s'achève.
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J’avais bu pas mal de vin, assez pour faire ce que je n’aurais pas osé en temps normal. Je me tournai sur le côté et, faisant face à Ben, plongeai le regard au fond de ses yeux doux et sincères.

— Tu veux essayer ?

Ben prit une profonde inspiration et ferma les yeux.

— Je ne vois pas comment je pourrais être plus proche de toi, pourtant je le sens. Je voudrais l’être encore plus. C’est pas du sexe que je veux, c’est juste que…

Je l’embrassai alors, sur la bouche, en gardant mes lèvres posées sur les siennes jusqu’à ce qu’il me rende mon baiser. Ce qu’il fit. Il m’embrassa à son tour, nos lèvres s’ouvrirent un peu plus, jusqu’à ce que nos bouches forment un O, scellées. Je goûtai à sa langue, tant elle était proche de la mienne. Son souffle entrait dans ma bouche. C’était comme si j’avais été propulsé sur la lune, un tsunami de sensations fortes qui avaient happé mon corps et me faisaient trembler.

Il se recula.

— Ouah, fit-il. C’était, comment dire, différent.

J’avais joui. Mon pantalon était mouillé.

— Ouais, confirmai-je, hors d’haleine.

— Tu as aimé ?

— Et toi ? demandai-je.

— C’était… C’était pas mal. Tes lèvres sont différentes de celles d’une fille. C’était un peu déroutant.

— Carrément.

— Tu as eu, tu sais, une érection ? voulu-t-il savoir.

— Toi oui ?

Il regarda entre nous, alors je fis pareil, et le devant de son jogging était bel et bien gonflé.
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— En vérité, la tolérance et l’acceptation sont deux choses différentes. Tolérer sous-entend qu’il y a quelque chose de négatif à tolérer, voyez-vous ? Mais l’acceptation, qu’est-ce que c’est ?

J’y réfléchis. Cela me rappelait le passage du livre d’Edmund White que M. Scarborough nous avait demandé de lire, Un jeune Américain. White y parlait de l’étrange tolérance dont ses camarades avaient fait preuve à son égard, quand lui-même était à l’internat dans les années cinquante. Je me souvenais avoir souligné le mot « tolérance ». Selon moi, si on accepte quelque chose, on le prend tel qu’il est. La tolérance, c’est différent. C’est moins que ça. L’acceptation est-elle donc le sommet de la pyramide ? Est-ce là ce que tout le monde veut dans le meilleur des mondes : l’acceptation ? Je pris le temps d’analyser cette idée dans tous les sens. Ça ne collait pas vraiment, d’une certaine manière.
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— Parce qu’ils n’en ont pas besoin, rétorqua Mickey. Comment on appelle un hétéro qui sort du placard ?

— Hein ? fit Jeff.

— Une conversation, dit Mickey. Les hétéros ne doivent pas réfléchir à ce qu’ils vont dire chaque fois qu’ils parlent, ni se demander s’ils vont sortir du placard ou pas. Nous, oui. Ça peut s’avérer difficile, mais c’est aussi pour ça que nous devons faire notre coming out. Si nous ne le faisons pas, c’est quasiment impossible d’avoir une conversation sans mentir sur autre chose que la météo. Nous n’avons vraiment pas le choix, pas vrai ?
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Le chagrin est quelque chose de rude. Il y a cependant une chose que je peux vous dire au sujet du temps : il ne guérit pas les blessures, mais vous permet de réassembler votre vie autour d'elles.
page 165.
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— Oups, lance Aaron à la table devant lui en évitant de croiser le regard de ses camarades pour qu'ils ne voient pas qu'il en a presque fini.
Avec la vie. Avec tout. Tout lui parait étriqué. Ils l'ignorent, et ce n'est pas une chose qu'on peux dire aux gens. Qu'ils devraient être gentils avec un micro agresseur parce qu'il a failli sauter du haut d'un pont la veille et qu'il se sent de nouveau d'humer à sauter.
Ce n'est pas une chose qui se dit et, de toute façon, il ne mérite pas de traitement de faveur.
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— La plupart des gens dans le monde prennent les chemins qu’on attend d’eux. Ils vont à l’école, trouvent un emploi, se marient, ont des enfants. Ensuite, il y a le reste d’entre nous. On est sur la voie de la main gauche. C’est celui qu’on n’est pas censé fouler. Le monde aimerait mieux que nous n’empruntions pas ces chemins, parce qu’ils ne savent pas quoi faire des gens qui s’en prennent au système ou qui explorent des choses qui sont nouvelles. 
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— C’est aussi clair que le sourire niais sur ton visage, Rafe.

— Sérieux, arrêtez, là. Vraiment, dis-je en regrettant de ne pas être sorti avec Ben.

— Oh, je suis si contente, tu aimes un garçon ! s’enthousiasma ma mère. Tu es toujours notre Rafe, sous cet hideux déguisement d’hétéro…

— Ce n’est pas un déguisement ! m’emportai-je, à ma propre surprise. Je sais que vous ne comprenez pas, mais ça fait vraiment partie de moi, tout ça, OK ? Je sais, je suis gay. Je suis votre fils gay. Mais vous ne pourriez pas me foutre la paix deux minutes, que j’aie l’occasion d’être un peu moi-même aussi ? Merde.

Je cognai le siège à côté de moi.

Le silence dans la voiture était assourdissant. Mes parents me dévisageaient, la bouche ouverte. Je ne crois pas leur avoir jamais hurlé dessus avant ça. Je me sentis soudain très mal, et je baissai la tête.

— Oh, mon Dieu, je suis désolé, dis-je. Pardon, c’était complètement inadmissible. Je suis désolé. Je vous aime, tous les deux. C’est juste que vous ne comprenez pas. Faites-moi confiance, d’accord ? Je sais ce que je fais.

Ma mère posa une main sur mon bras, et le frotta affectueusement.
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J’avais l’impression que tous les efforts que j’avais fournis, tous les examens que j’avais brillamment réussis, prenaient tout leur sens. Enfin, j’y étais. C’était ma chance de repartir de zéro. Ici, à Natick, je pouvais être Rafe, tout simplement. Pas le fils exubérant de ces timbrés de Gavin et Opal. Pas le mec « différent » de l’équipe de foot. Pas ce gamin ouvertement gay qui avait déjà tout prévu pour l’avenir.
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C’était incroyable à quel point quelque chose d’aussi sombre pouvait me remonter le moral. Toute chose doit mourir. La fin, pour moi, est une belle chose. Il y a un début et une fin. Un jour, nous ferions tous partie de l’histoire et, si je devais appartenir à l’histoire dans le futur, cela signifiait que j’existais à cet instant. 
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