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Note moyenne 3 /5 (sur 16 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Angers (Maine-et-Loire) , le 17/01/1955
Biographie :

Christian Bouchet est journaliste, auteur, traducteur et éditeur, spécialiste des marges politiques et religieuses.

Diplômé en droit, en sciences économiques, en histoire et docteur en ethnologie de l'Université Paris-VII, avec une thèse sur la vie et l'œuvre d'Aleister Crowley, il mène depuis de nombreuses années des recherches – concrétisées par la publication d’une quinzaine d’ouvrages (parus d'abord aux Éditions Pardès puis aux Éditions Camion Noir, ainsi qu'aux Éditions Dualpha/Déterna) et par de multiples articles – sur les « spiritualités de marge » (proche des préoccupations du Centre pour l'étude des nouvelles religions) et sur la conjonction entre croyance religieuse et engagement politique.

Membre du Cercle Ernest-Renan de 1997 à 2008, il est conseiller à la rédaction de la revue de celui-ci de juin 2005 à septembre 2008.

Il fut le correspondant en France du quotidien italien Rinascita jusqu'en 2011 et le rédacteur en chef adjoint, chargé des pages internationales, du bimensuel Flash (2008-2011).

Il est l'animateur des éditions Ars magna et fut un temps éditeur associé aux éditions Avatar, deux maisons spécialisées dans les textes politiques dans une orientation eurasiste et nationaliste-révolutionnaire.
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Christian Bouchet à la conférence "Contre le monde postmoderne" en 2011


Citations et extraits (3) Ajouter une citation
enkidu_   28 novembre 2016
Aleister Crowley de Christian Bouchet
Personnage hors du commun, marginal dans un milieu marginal, Crowley ne mérite toutefois pas l’opprobre dont la commune renommée le couvre. Il faut avoir conscience que, s’il est actuellement discrédité dans les pays francophones, cela est plutôt dû à l’effet de biographes peu scrupuleux de la vérité et plus avides d’écrire des ouvrages à scandales susceptibles de leur rapporter des droits d’auteur, que des biographies travaillées et mesurées. S’il fut un gnostique et un occultiste, Crowley ne fut jamais un sataniste ; s’il fut un don Juan bisexuel, il ne fut pas le débauché que l’on décrit avec complaisance ; si ses sympathies politiques allèrent vers une forme réactionnaire de la monarchie, il ne fut jamais le partisan du nazisme que certains écrivaillons dénoncent ; etc. En fait, pour la plupart de ses contemporains, Crowley était un anglais un peu original mais que l’on pouvait fréquenter, et l’on peut sans mal le comparer, dans une certaine mesure, à Gurdjieff. Ainsi ne craignirent point de s’afficher avec Crowley des artistes comme Auguste Rodin, des écrivains comme Marcel Schwob, Fernando Pessoa, Somerset Maugham, Henri Miller, Pierre Benoit ou André Farrère, des hommes politiques comme l’allemand Thaelmann ou l’anglais Driberg, etc.



Même s’il attira autour de lui comme disciples des individus lui ressemblant d’une manière plus ou moins prononcée : intellectuels brillants mais coupés des réalités, mystiques mais érotomanes, ascètes mais amateurs de paradis artificiels, sa pensée est profonde et tranche avec la médiocrité de la plupart des « maîtres de sagesse » ou des occultistes de l’époque. Si on la compare à celle de Krishnamurti ou de Blavatski, il va sans dire que leurs thèses font pâle figure à côté de la pensée crowleyenne. (pp. 77-78)
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enkidu_   28 novembre 2016
Aleister Crowley de Christian Bouchet
La magie de Crowley pourrait aussi être définie comme une gnose, une forme de mysticisme, d’illuminisme ou comme une technique de réalisation spirituelle. Elle se caractérise en effet par un but ultime qui est l’atteinte d’un état où l’homme et Dieu ne sont plus qu’un.



Sans expliquer ou développer cette idée, Aleister Crowley affirme que l’homme est un Dieu qui s’ignore, et que seul le travail magique peut lui permettre de découvrir cet état. Ainsi, dans son autobiographie, définissant l’œuvre que lui ont confiée les « supérieurs inconnus », il écrit :



« Je devais rédiger un traité de méthodes par lesquelles l’homme peut atteindre la divinité »,



idée qu’il confirme dans La Magie en théorie et en pratique :



« Par Dieu, j’entendis ici l’identité idéale au plus profond d’un homme. […] Il n’y a qu’une seule définition principale de l’objet de tout rituel magique, c’est l’union du microcosme avec le macrocosme. Le rituel suprême et complet est par conséquent l’invocation du Saint Ange Gardien, ou en langage mystique l’union avec Dieu. »



On ne peut s’empêcher de remarquer que l’homme qualifié par certains de pervers, démoniaque ou sataniste, rejoint ici les grands mystiques et que le sens de ses paroles n’est pas différent des écrits d’hommes aussi dissemblables qu’Angelus Silesius (« Homme, ne reste donc pas homme. Il faut monter le plus haut qu’on le peut. Chez Dieu, il n’y aura que les Dieux de reçus »), Novalis (« Enfants de Dieu, germes divins nous sommes. Un jour nous serons ce que notre père est »), Louis Cattiaux (« Tous les mystères se réduisent à une terrifiante et admirable réalité : Dieu en nous, nous en Dieu »), Julius Evola (« L’homme est un Dieu qui ne sait pas qu’il est tel, et c’est uniquement ce non savoir qui fait l’homme ») ou Nicolas Berdiaev (« Dieu prend naissance dans l’homme et l’homme prend naissance en Dieu. Découvrir jusqu’au bout l’homme signifie découvrir Dieu »). (p. 32)
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enkidu_   27 novembre 2016
Aleister Crowley de Christian Bouchet
De retour à Paris pour l’hiver 1902, il est introduit dans les milieux artistiques et il devient l’ami de Marcel Schwob, de Somerset Maugham et d’Auguste Rodin, dont les statues lui inspirent le recueil Rodin in Rime. Crowley revoit Mathers, le Grand Maître de la G.D., mais les deux hommes ne s’entendent plus guère et Crowley va se désintéresser de la magie durant deux années.



Il faut dire qu’il est amoureux et qu’il va épouser le 12 août 1903, Rose Kelly. Commence alors un voyage de noces qui va durer sept mois et mener le couple à Paris, Naples, Ceylan et Le Caire.



Au Caire, Rose présente soudain des signes de médiumnité et de clairvoyance, et invite son mari à invoquer un dieu qu’elle reconnaît sur une stèle au Boulak Museum comme Horus, sous la forme de Ra-Hoor-Khuit. Or, sur le catalogue du musée, la stèle porte le numéro 666, celui de la Bête de l’Apocalypse de Saint Jean !... Surpris et incrédule, le Laird of Boleskine s’exécute et les 8, 9 et 10 avril une entité du nom d’Aiwass lui dicte un livre, le Liber Legis qui annonce l’avènement d’un nouvel éon. Aleister Crowley n’est pas séduit par cette révélation et écrit dans ses Confessions : « Je protestais contre ce livre avec toute mon âme. Il choquait complètement mon bouddhisme. J’étais âprement opposé aux principes du livre sur presque tous les points de moralité. Le troisième chapitre me semblait gratuitement atroce. Mon âme était attristée par la peine universelle et voulait sauver l’humanité, et la formule magique dénonçait la pitié comme condamnable, proclamait la guerre admirable, et dans presque toutes ses autres propositions provoquait chez moi une totale répulsion ». Malgré cela, il diffuse une circulaire annonçant la naissance du nouvel éon, écrit à Mathers une lettre pour l’informer qu’il a été choisi par les chefs secrets pour le remplacer, effectue quelques rituels magiques avec son épouse, et finalement cesse toute pratique. (pp. 19-20)
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