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France-Marie Watkins (Traducteur)
ISBN : 2253151394
Éditeur : Le Livre de Poche (08/12/2004)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 1854 notes)
Résumé :
Mieux que le marathon... la Longue Marche. Cent concurrents au départ, un seul à l'arrivée. Pour les autres, une balle dans la tête. Marche ou crève. Telle est la morale de cette compétition... sur laquelle une Amérique obscène et fière de ses combattants mise chaque année deux milliards de dollars.

Sur la route, le pire, ce n'est pas la fatigue, la soif, ou même le bruit des half-tracks et l'aboiement des fusils. Le pire c'est cette créature sans tê... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (231) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  17 novembre 2010
Rarement un titre n'a su resumer aussi bien la trame d'un bouquin.
Deux choix , pas un de plus...Vaincre la peur , le froid , la faim , ces echos de balle decimant un a un les participants afin de toucher le saint Graal ou le sol , un trou rouge dans la tete..
La ou un ecrivain moyen aurait pondu peniblement une cinquantaine de pages insipides et repetitives , King (Bachman) invite magistralement le lecteur a une course hors du commun...L'auteur enquille les pages avec une facilité deconcertante sans jamais tomber dans la facilité ni susciter le moindre ennui..
Un grand moment de lecture.
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scarlett12
  13 avril 2018

Un des livres les plus durs, les plus cruels qu'il m'ait été donné de lire, le tout servi par l'écriture magique du King (Bachman pour ce livre paru en 1979).
Chaque année, le 1er mai a lieu "une longue marche" qui rassemble 100 jeunes de moins de dix-huit ans qui vont devoir marcher jusqu'à ce que mort s'ensuive. le dernier en vie se verra offrir la réalisation de tous ses désirs jusqu'à sa mort.
Ce "concours" est organisé par un ancien commandant de la guerre 40-45.
Les règles sont les suivantes : les marcheurs ne doivent jamais descendre sous la cadence de 6,5 km/h, ils ne doivent pas dévier du trajet prévu ni s'aider les uns les autres sous peine de recevoir un avertissement. Un half-track composé de trois soldats les suit. Au bout de trois avertissements, le marcheur "fautif" est abattu d'une balle en pleine tête. Il est toutefois possible de "racheter" ses avertissements à raison d'une marche d'une heure sans en recevoir = un avertissement décompté, deux heures = un deuxième avertissement décompté. Les marcheurs n'ont droit à aucune pause ni jour ni nuit, ni pour manger, boire, ni pour soulager leurs besoins naturels, bref cette règle ne souffre aucune exception que ce soit la maladie, la chute, une bousculade ... peu importe ... dura lex sed lex !
Ce roman m'a fait souffrir avec ces jeunes marcheurs, tous des ados, c'est le règlement ! Car pour souffrir, ils vont souffrir, de fatigue, de douleurs, de chaud, de froid, de faim (ils ont droit à un rationnement de produits condensés, comme pour les cosmonautes, toutes les 24 h. Ils peuvent par contre demander à boire (de l'eau) autant qu'ils le veulent tant que ce soit chaque marcheur qui en fasse la demande pour lui personnellement. Mais le pire en fin de compte, c'est la torture morale que vont endurer tous ces jeunes dont la plupart se demandent même pourquoi ils se sont inscrits. La foule qui les regarde passer les encourage et décourage tout à la fois car ce sont vraiment des spectateurs de mort qui attendent de frissonner devant la peine et surtout la mort de ces enfants. Que réclame le peuple ? Panem et circences ... cela m'a vraiment fait penser à ces jeux du cirque romain ou à une de ces stupides émissions de télé-réalité qui hantent les écrans à l'heure actuelle ... en pire dans ce livre évidemment car JUSQU'A MAINTENANT, on n'a encore jamais vu des candidats se faire abattre à la télé (du moins pour ce que j'en sais).
Des amitiés et inimitiés vont se nouer de ci, delà. Hormis quelques irréductibles solitaires (rares), la plupart forment des groupes de cinq à sept personnes qui se racontent leur vie, épient les autres, prédisent qui sera le prochain à être abattu, tout ça sous les "hourras" de la foule plus le "jeu" progresse. Certains s'entraident quitte à recevoir un avertissement car pour quelques uns naît une franche camaraderie qui les aide à supporter l'épouvante d'enjamber des cadavres exécutés par les soldats.
Il y a également une dimension philosophique dans ce roman où beaucoup s'interrogent sur le sens de la vie, de la mort, sur l'au-delà.
Certains (presque tous les derniers à marcher encore) deviennent fous ou sont sujets à des hallucinations. Ils traversent état après état (U.S) sans dormir, quelques-uns arrivent à s'assoupir un peu en marchant contre vents et marées.
Ce livre est une véritable épouvante et il faut tout le talent du King pour lui donner une magie dans l'horreur.
J'ai lu une dizaine (à peu près) de livres de Stephen King et il ne m'a jamais déçue.
Chapeau bas Monsieur Bachman !
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Aline1102
  17 février 2013
Comme chaque année, le 1er mai, débute la Longue Marche. Cent adolescents de moins de 18 ans vont devoir marcher jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un, les 99 autres étant abattus d'une balle dans la tête.
Parmi les Marcheurs se trouve Ray Garraty, le « Champion du Maine ». Ray ne sait pas vraiment pourquoi il s'est engagé dans cette aventure. Sans doute pour passer un bon moment avec d'autres jeunes de son âge. Et puis, peut-être aussi pour le prix réservé au gagnant : la réalisation de tous ses désirs jusqu'à sa mort.
Très vite, la Marche devient sérieuse. Les participants sont suivis par un half-track équipé de matériel performant permettant d'espionner les cent Marcheurs. Quiconque descend sous les 6,5 km à l'heure ou montre un comportement suspect reçoit un avertissement. Au bout de trois avertissements, les soldats du half-track descendent le Marcheur.

Si je ne pouvais utiliser qu'un mot pour parler de Marche ou crève, ce serait celui-ci : addibctif. Dès le début de la Longue Marche, la plume de Stephen King nous oblige à marcher avec ses héros. Jusqu'au bout. Sans prendre de repos (ou presque).
Il faut dire qu'on se retrouve tout de suite plongé dans l'horreur d'un régime dictatorial : celui du Commandant, qui a élevé la Longue Marche au rang de religion. Cette épreuve attire des jeunes gens qui ont soif de reconnaissance et de célébrité et qui convoitent le Prix : la fortune et la réalisation de tous leurs souhaits jusqu'à la mort. Quant aux citoyens qui ne participent pas à cette Marche, femmes, enfants, vieillards, leur enthousiasme proche du fanatisme pour ce que l'on peut qualifier de carnage public ne fait qu'encourager la répétition annuelle de tout cela. Tout le monde participe à la Longue Marche, que ce soit physiquement, comme les Marcheurs, ou en se joignant à la liesse populaire que cet événement soulève.
Les Etats-Unis évoqués dans Marche ou crève sont une nation purement hypothétique. Et heureusement ! Car le massacre est bien réel et les jeunes gens sains du départ se transforment très vite en zombies recrus de fatigue (la Marche ne s'arrête jamais, pas même la nuit) avant d'être abattus comme des chiens. Certains deviennent fous, d'autres tentent des actes de bravoure insensés, d'autres encore décident tout simplement de s'asseoir et d'accueillir la mort et le soldat qui l'inflige comme une délivrance ou avec une indifférence totale.
Grâce à un sujet très noir, c'est dans une véritable réflexion sur la vie et la mort que se lance Stephen King, qui écrit ici sous son pseudonyme de Richars Bachman. Qu'est-ce que la mort ? Qu'y a-t-il après la vie ? de quoi se souvient-on juste avant de mourir, quels souvenirs remontent le puits de la mémoire pour rider la surface de la conscience ? Les kilomètres défilent et chaque concurrent se plonge sporadiquement dans des pensées sombres qui permettent à King d'écrire un récit des plus intenses. le résultat est évident, on ne voit pas passer les 346 pages qui, de plus en plus désespérées, fascinent et horrifient à la fois.
Les jeunes héros de King finissent par former des groupes que l'on peut qualifier d'amis. Ces jeunes gens s'entraident, parfois, lorsque l'un des membres du groupe est en difficulté. Alors, quand l'un d'eux « reçoit son ticket » (= se fait abattre) ; ce sont surtout les survivants qui souffrent. le questionnement sur la vie et la mort s'intensifie, la terreur aussi ; les survivants craignent les crampes, remettent leurs capacités physiques en question.
L'introspection est presque au premier plan dans ce roman de King et il en découle un récit d'une grande force, qui pose les bonnes questions. A chacun d'y répondre de façon adéquate pour que jamais nous ne vivions dans une société qui envoie ses ados à la mort afin de divertir la population.
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bilodoh
  18 août 2014
En anglais « The long Walk », où de jeunes hommes doivent marcher en maintenant une certaine vitesse, sinon ils sont brutalement exécutés. C'est donc une marche contre la mort qui n'aura qu'un seul gagnant, le seul survivant. Pas de surnaturel ici, juste une dystopie dans le paysage américain.

Le roman date de 1979 et contrairement aux « jeux » plus récents comme dans « Battle Royale » ou « Hunger Games », les participants ne se battent pas entre eux, seulement contre la route, la douleur et l'épuisement. Et le talent de conteur de King permet de ressentir cette épreuve physique qui devient de plus en plus mentale et permet de soulever des questions intéressantes.

Pourquoi se porter volontaire pour « La longue marche » ? S'agit-il de suicides déguisés ? Pourquoi les hommes inventent-ils des sports « extrêmes » où le jeu consiste à risquer sa vie ? Pas seulement pour l'argent ou pour l'honneur pourtant. Dans les marathons et ultra-marathons les coureurs continuent malgré la douleur ou les risques de séquelles permanentes, sans que personne ne les oblige et sans même qu'une récompense ne les attende.

Préfigurant les téléréalités récentes, la compétition est suivie par la population qui parie sur ses héros et va même jusqu'à applaudir lorsqu'un participant s'écroule et est exécuté. King nous le rappelle, la mort exerce une étrange fascination à travers l'histoire : la guillotine ou le bûcher étaient des attractions populaires, de même que les Jeux du cirque romains qui étaient en fait des jeux de la mort. N'est-ce pas le frisson de la mort qui attire encore les spectateurs lorsque le trapéziste ou le funambule exécute son numéro ?

Une lecture à découvrir, sur une épreuve d'endurance où, contrairement au film (et au livre), « On achève bien les chevaux… »
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garrytopper9
  06 juillet 2014
Chaque année a lieu la Longue marche, un grand marathon mortel, puisque seul le vainqueur s'en sort vivant. Pour les autres, après trois avertissements, c'est une balle dans la tête. Avancer ou mourir. Marcher ou crever. Un titre très bien trouver.
Marche ou crève est un vieux livre de Stephen King, puisqu'il date de 1979 mais il se laisse agréablement lire même en 2014. Je ne me suis pas ennuyé pendant cette lecture, on suit avec un réel intérêt un groupe de marcheurs qui se lient d'amitiés malgré eux.
C'est assez monotone comme lecture parce que, ça tourne toujours un peu en rond, les concurrents se posent des questions existentielles, se souviennent de leur leur enfance et quelques morts s'accumulent. Tous les chapitres sont composé de la même manière. Alors, c'est sympa, ça se laisse lire, mais on tourne un peu en vase clos, et on apprend quasiment rien sur le monde qui les entoure.
Pour avoir des infos, il faut attendre le dernier tiers du livre, ou là, on nous explique enfin comment ils sont sélectionnés, comment malgré le choix ou non de participer, on se rend compte que l'on se trouve dans une société totalitaire, qui ne laisse en réalité aucun choix.
Si j'ai bien compris les quelques informations glanés ici et là dans le livre, on comprends que la Longue marche a été établie après la seconde guerre mondiale, mais qui dans ce monde-ci, ne se serait pas terminé en 1945 puisque à un moment bien précis il est dit qu'une base allemande a été attaqué en 1953. On peut donc supposer que les choses ont tournés différemment et que la société a évolué vers une Amérique totalitaire.
Nous n'avons pas plus de détails, c'est une habitude quand on lit des livres de King mais avec son pseudonyme de Richard Bachman. Un peu comme dans Running man, on nous plonge dans un monde légèrement différent, mais il ne faut pas s'attendre a de réelles explications.
La fin du livre, par contre, j'ai eu un peu de mal a la comprendre, et j'ai toujours deux théories sur ce qu'il se passe vraiment. A mon avis, chacun interprète la fin comme il le souhaite. Un petit bémol pour moi de ce coté là, j'aime bien que les choses soient claires, même si, ici, une fin facile aurait sans doute gâché le livre.
Un point négatif par contre, qui concerne l'auteur. Trop de sexe gratuit et facile qui n'apporte rien au récit, si ce n'est pour placé quelques femmes en petites tenues. La dessus, Mr King aurait pu faire l'impasse.
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Citations et extraits (129) Voir plus Ajouter une citation
scarlett12scarlett12   13 avril 2018
Les conversations cessaient avec le jour. Le silence devint oppressant. La nuit proche, la brume de terre amassée en courtes nappes ... tout paraissait parfaitement réel et à la fois absolument irréel. Il avait besoin de Jan ou de sa mère, d'une femme, et se demandait ce que diable il faisait là et comment il avait pu s'y engager. Il ne pouvait même pas se trouver des excuses en prétextant que tout ,n'avait pas été clair, parce que cela l'avait été. Et il n'était pas le seul non plus. Il y avait actuellement quatre-vingt quinze autres imbéciles dans ce défilé.
Il se sentait de nouveau une boule dans la gorge, qui l'empêchait de bien avaler. Il s'aperçut qu'un garçon, devant lui, sanglotait doucement. Il ne l'avait pas entendu commencer et personne ne le lui avait fait remarquer ; c'était comme si ce bruit avait toujours existé.
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WiitooWiitoo   08 mai 2013
Garraty songea à son premier choc quand Curley s'était abattu dans un jaillissement de sang et de matière cérébrale, son cerveau étalé comme de la bouillie d'avoine sur la chaussée.

- Il m'a fallu du temps pour comprendre, mais c'est allé plus vite une fois que j'ai eu surmonté ce blocage mental. Marche ou crève, c'est la morale de cette histoire. Pas plus compliqué. Ce n'est pas une question de force physique, et c'est là que je me suis trompé en m'engageant.
Si c'était ça, nous aurions tous une bonne chance. Mais il y a des hommes faibles capables de soulever des voitures si leur femme est clouée dessous.
+ Lire la suite
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Jenta3Jenta3   28 septembre 2012
- Il m'a fallu du temps pour comprendre, mais c'est allé plus vite une fois que j'ai eu surmonté ce blocage mental. Marche ou crève, c'est la morale de cette histoire. Pas plus compliqué. Ce n'est pas une question de force physiqe, et c'est là que je me suis trompé en m'engageant. Si c'était ça, nous aurions tous une bonne chance. Mais il y a des hommes faibles capables de soulever des voitures si leur femme est clouée dessous. La tête, Garraty, le cerveau... Ce n'est pas l'homme ou Dieu, c'est quelque chose... dans le cerveau.
+ Lire la suite
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claire04130claire04130   27 avril 2012
-J'ai encore envie de vivre, dit brutalement Parker. Toi aussi, me raconte pas d'histoires, Garraty. Ce mec, McVries, et toi, vous marchez ensemble et vous déconnez entre vous à propos de l'univers ou je ne sais quoi, c'est rien que des conneries mais ça passe le temps. Mais ne me raconte pas d'histoires. Le résumé, c'est que t'as envie de vivre. Comme la plulpart des autres. Ils vont mourir lentement. Ils vont mourir morceau par morceau. J'y passerai peut-être mais, en ce moment, je me sens d'attaque pour marcher jusqu'à La Nouvelle-Orléans avant de tomber à genoux devant ces pétards mouillés dans leur tacot.
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clarinetteclarinette   15 janvier 2009
" Une vieille Ford bleue se présenta ce matin-là au guichet du parking, l'air d'un petit chien fatigué après un longue course. Un des gardiens, un jeune homme sans expression portant uniforme kaki et ceinturon, demanda à voir la carte d'identité en plastique bleu. Le garçon assis à l'arrière la donna à sa mère, qui la remit au gardien. Celui-ci l'emporta vers un terminal d'ordinateur qui avait l'air bizarre et déplacé dans ce cadre rural. Le terminal avala la carte et écrivit sur son écran :


GARRATY RAYMOND DAVIS
RTE 1 POWNAL MAINE
CANTON D'ANDROSGOGGIN
N°immat.49-801-89
O.K. - O.K. - O.K.


Le gardien appuya sur un bouton et tout disparut, laissant l'écran lisse, vert et vide. Il leur fit signe d'avancer."
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Pour ou contre #3 : Les adaptations de Stephen King à la télévision .Pour ou contre #3 : Les adaptations de Stephen King à la télévision Avec nos critiques Sébastien Mauge et Pierre Langlais Réalisation : Pierrick Allain
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