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Note moyenne 3.5 /5 (sur 19 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1956
Biographie :

Derek Munn est né en Angleterre en 1956. Il a travaillé sans conviction dans des emplois nombreux et variés, gardant toujours un temps pour l’écriture et la lecture.

En 1988 il s’est installé en France et a enseigné l’anglais dans une école de langue à Paris jusqu’en 1994, date à laquelle il a déménagé dans le Sud-Ouest.

Sa première nouvelle en français est parue en 2005.

Depuis il a publié régulièrement en revue.

Son roman "Mon cri de Tarzan" (Léo Scheer/ Laureli) est sorti en 2012.

Son recueil de nouvelles "Un paysage ordinaire" (Christophe Lucquin éditeur, 2014) a remporté le prix Place aux nouvelles Lauzerte 2015.

En 2017, il publie "Vanité aux fruits" (éditions L'Ire des marges - roman).

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Rencontre du 22 juin dernier à la librairie Georges entre Amélie Lucas-Gary pour son dernier roman, Vierge, et Derek Munn pour Vanité aux fruits... Où l'on entend parler d'un certain peintre injustement méconnu, dénommé Aerts...
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
julienraynaud   08 octobre 2015
Un paysage ordinaire de Derek Munn
La lecture était son jardin secret, disait-il, elle répondait que la littérature n'avait rien de secret, c'était juste des livres, il suffisait de les ouvrir.
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julienraynaud   11 septembre 2015
Un paysage ordinaire de Derek Munn
Aujourd'hui, même la solidarité est devenue flexible.
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Charybde2   19 mars 2018
Le Cavalier de Derek Munn
On se moque de lui, de l’air béat qu’on lui trouve pendant les jours, les semaines suivant la naissance, puis, par la suite, toujours, pour son attachement à ce poulain, cette pouliche, cette jument. Elle s’appelle comment ? Je ne sais pas, je ne lui ai pas demandé. Ça fait rire Mathilde, c’est bien.

Cette question du nom revient souvent. Jean répond diversement suivant son humeur ou la personne qui la pose. Elle n’en a pas. Elle n’en a pas besoin. Elle n’a jamais su, ou n’a jamais voulu me le dire. Je ne l’ai jamais compris. Déjà, qu’on l’appelle un cheval ne la concerne pas. M’a-t-elle donné un nom à moi ? Croyez-vous qu’en me voyant chaque jour elle se dit, voilà Jean qui arrive, mon homme ?
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julienraynaud   12 septembre 2015
Un paysage ordinaire de Derek Munn
l'odeur de lait, de fromage, de cuisine refroidie, nous gueule dessus comme l'essence amère de vieux secrets.
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julienraynaud   03 octobre 2015
Un paysage ordinaire de Derek Munn
La maison se tenait coite maintenant. Elle était drôle avec toutes ses portes béantes.
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Charybde2   19 mars 2018
Le Cavalier de Derek Munn
Elle saisit le cuir enfermant le pied droit. Pendant un instant tout s’arrête. A-t-elle reparlé ?

Je recule, j’avance, c’est pareil, je voudrais ressortir sur le perron, respirer l’air tiède de la soirée, ne pas être présent. Attends. Mais quoi ? L’odeur, la tristesse, la noirceur sont étouffantes, mais si je ferme les yeux ou repousse le moment, je ne serai pas moins témoin.

Prêt ? Finalement la botte vient aisément. Élise l’a, vide, dans ses mains, comme un creux dans son corps. La chaussette exposée est crasseuse, trouée, laissant voir largement le pied sale, mais apparemment sain. Elle pose la botte, attrape la deuxième, Jean l’observe, elle a l’impression de voir ses yeux derrière un masque, elle sent qu’il s’absente, elle aimerait l’entendre dire encore une fois d’attendre.

le pied gauche pèse différemment, lui semble plus lourd, le cuir est poisseux. Attends, se dit-elle, Jean ferme les yeux, elle se sent abandonnée, elle tire. Contre une résistance visqueuse d’abord, puis contre rien, ça va trop vite, elle manque tomber, a l’impression de rester longtemps suspendue, le souffle coupé. Le temps de voir, sentir, imaginer ce ue c’est que ce pied en déliquescence. Quelques lambeaux d’une étoffe indéterminable sont enracinés dans la chair noirâtre, bleuâtre, verdâtre, suppurante. Jean a perdu conscience, des traces de larmes brillent sur son visage, Élise laisse tomber la deuxième botte, elle cache son nez dans le pli de son coude. Ensuite elle sortira, elle vomira, elle criera à l’aide.

Dans la cour, la jument patiente, elle est à l’ombre maintenant.
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Charybde2   06 février 2019
L'ellipse du bois : Nouvelle contemporaine de Derek Munn
Une photo pose toujours la question de ce qui n’est pas dans la photo.

Ne pas savoir crée une ouverture.

La fille juste derrière le garçon semble voir la même chose, sa main droite feint un calme, celle de gauche, prise dans une réaction, va saisir ou vient de lâcher un ruban retenant un ballon. C’est comme si elle était cachée derrière un arbre. Mais l’arbre n’y est plus.

Dans les rubans je vois l’ellipse du bois. Brandt aurait retouché ma mémoire comme il retouchait ses tirages.
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Charybde2   19 mars 2018
Le Cavalier de Derek Munn
Une sensation d’abord, l’homme n’y est pas pour l’instant, ou est subsidiaire, c’est sa fatigue qui avance, une sensation de cuir, un cuir souple, épais, résistant, je le sens, je vois son grain. Une paire de bottes. J’ai envie de les toucher, de les mettre, mais il y a déjà des jambes, qui marchent, qui boitent. L’homme est descendu de son cheval, ils marchent ensemble, ils rentrent à la maison.

Un voyage qui persiste dans le temps.

Différents états d’usure des bottes se superposent, du cirage à la boue, jusqu’à la poussière qui couvre tout à la fin, moite, agglutinée en bas de cette de gauche dans les bajoues de cuir tombant autour du talon quand, arrivé, l’homme se laisse glisser de la selle pour la dernière fois, se tassant comme un sac de pommes de terre en prenant appui sur l’immobilité de l’animal qui maintenant détourne la tête.

Je comprends alors qu’une fois ses bottes enlevées cet homme ne marchera plus jamais.
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yv1   07 juin 2014
Un paysage ordinaire de Derek Munn
J'ai bien peur que toutes tes questions te fassent éclater.

Et sans questions, toi tu ne parleras pas. Tu souris, mais tes yeux sont tristes. Préfères-tu que je garde le silence ?

Je ne peux pas contrôler ton silence. Toi non plus peut-être.

On se connaît depuis longtemps.

De quoi as-tu peur ?

Tu n'as pas oublié comment utiliser les mots, j'avais peur de ça. J'aurais dû m'en douter.

Tu as été si silencieuse depuis mon arrivée.

Moi ! C'est toi qui as amené le silence.

Peut-être, mais c'est toi qui en as fait une histoire dans ta tête. (p.176/177)
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yv1   07 juin 2014
Un paysage ordinaire de Derek Munn
C'est marrant, observer les gens. Souvent ils ont l'air de regarder tout et rien. Tu croises le regard de quelqu'un et neuf fois sur dix tu as l'impression qu'il veut juste te dire qu'il est aveugle. C'est peut-être mieux comme ça. On a sûrement besoin d'être un peu aveugle. Imagine l'horreur si on voyait tout, tout le temps. C'est sans doute pour ça que les gens prennent autant de photos. Ils savent au moins ce qu'ils vont regarder chez eux, ils auront fait un tri. (p.152)
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