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3.6/5 (sur 268 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Pasadena , 1959
Biographie :

Docteur de l'Université de Washington. Elle a vécu deux ans en Italie (Bergame). Elle vit à Seattle.

Elle s'est intéressée à la littérature féminine : "500 Great Books by Women: A Reader's Guide" et "Let's Hear It For the Girls "

Elle a abordé la fiction après de longues années d'une vie de famille très prenante, tout en reconnaissant l'apport de cette vie à son inspiration littéraire. "L'école des saveurs" est un roman, qui évoque l'aspect sensuel de la cuisine.

Source : http://www.goodreads.com et http://www.ericabauermeister.com
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Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
Certaines odeurs étaient pointues comme un claquement de talons hauts sur un parquet de bois dur. D’autres évoquaient la chaleur qui flotte dans l’air à la fin de l’été. Lilian observait la façon dont une odeur de fromage en train de fondre attirait les enfants hors de leurs chambres, tout alanguis, dont l’ail leur déliait la langue et leur faisait raconter leur journée à partir d’une simple plaisanterie.
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Quand on y pense, chaque fois qu'on prépare quelque chose à manger, on interrompt un cycle vital. On arrache une carotte, on tue un crabe, ou tout simplement on arrête le développement d'une moisissure sur un morceau de fromage. On mitonne des repas avec ces ingrédients et, ce faisant, on donne vie à autre chose.
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Dans le grand faitout bleu, l'eau bouillait doucement et les pommes de terre remuaient avec une résignation tranquille, comme les passagers d'un autobus bondé.
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Lillian ne tarda pas à comprendre que les couvertures pouvaient annoncer une humeur au même titre que les expressions du visage : sa mère s'enfonçait à tel point dans les profondeurs de ses lectures que la personnalité du personnage principal la nimbait comme un parfum appliqué sans discernement.
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Ian passa le doigt au bord du tiramisu et le porta à sa bouche. La texture était tiède, crémeuse et douce, comme des lèvres s'ouvrant sous les siennes, le goût d'une parfaite imprécision, somptueux et pressant, mystérieux et rassurant. Debout dans la cuisine, Ian attendit Antonia, tous les sens en éveil, vivants, et il pensa que si les étoiles se mettaient soudain à pleuvoir dans sa cuisine en une grande, une somptueuse explosion, il n'en serait pas plus surpris que ça.
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La polenta était un chaudron de soleil, de l'or vif contre le noir de la marmite. Carl la remuait avec une grande cuillère en bois percée d'un trou, tandis que Tom y égrenait des petits morceaux de fromage qui traçaient des queues de comètes blanches en fondant dans la masse jaune en mouvement.
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Elle prit un morceau de melon entre ses doigts, le roula dans une tranche de viande rose translucide et fit signe à Tom d'ouvrir la bouche. La viande était un murmure de sel contre le fruit dense et sucré. Elle avait le goût d'un été dans un pays chaud, de la peau de Charlie, dans l'arrondi tendre qui reliait son index et son pouce vigoureux. Le vin, par dessus, était vif, comme lorsqu'on remonte prendre de l'air à la surface. Ils mangèrent lentement, de plus en plus lentement, jusqu'à ce que le saladier soit vide.
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— Ian ? Qu’est-ce qui se passe ?
— Elle a dit oui pour le dîner. Je fais quoi, maintenant ?
— Vous cuisinez, Ian.
— Je sais, mais quoi ?
— Eh bien … qu’est ce que vous éprouvez pour elle ?
— Elle est belle, intelligente et …
— Je veux dire, reprit Lillian, d’un ton patient, qu’est ce que vous voulez ?
— Je veux …
Ian se tut, puis sa voix s’éclaircit :
— Je la voudrais pour tout le reste de ma vie.
— Alors cuisinez comme ça.
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Pour la mère de Lillian, chaque élément du livre était magique, mais ce qui la ravissait le plus, c'étaient les mots eux-mêmes. Elle recherchait les phrases exquises et les rythmes compliqués, les descriptions qui coulaient en ondulant sur la page comme de la pâte à gâteau dans le moule ; elle lisait à voix haute pour poser les mots dans l'air, où elle pouvait les entendre mais aussi les voir.
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A la dernière minute, la mère de Margaret éloignait de la casserole la tasse de lait et Lilian regardait la sauce pareille à un champ de neige vierge, dégageant une odeur qui ressemblait à la sensation paisible de fin de maladie, quand le monde redevient doux et accueillant.
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