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Note moyenne 4.22 /5 (sur 93 notes)

Nationalité : Danemark
Né(e) à : Thisted , le 07/04/1847
Mort(e) à : Thisted , le 30/04/1885
Biographie :

Jens Peter Jacobsen ou J. P. Jacobsen était un écrivain, poète et scientifique (botaniste).

Il est un élève brillant, ce qui lui permet de fréquenter l'université de Copenhague, où il obtient un diplôme en biologie. Il traduit les œuvres de Charles Darwin en danois, dont L'Origine des espèces, aidant ainsi à populariser la théorie de l'évolution en Scandinavie. Il participe également à des expéditions scientifiques de collecte de spécimens botaniques dans les îles d'Anholt et de Leæsø, financées par le gouvernement danois. Cependant, c'est la littérature qui est sa véritable passion.

Sa première œuvre publiée est la nouvelle Mogens, en 1872. Elle sera suivie en 1876 d'un roman historique, Madame Marie Grubbe, situé au XVIIe siècle. Ce premier roman est suivi en 1880 de Niels Lyhne, roman sur le développement d'un personnage qui finit par embrasser l'athéisme et sur les tribulations qu'il subit dans la société contemporaine.

En 1873 il entreprend un long voyage en Allemagne et en Italie. C'est au milieu des merveilles de Florence qu'il est terrassé par l'hémoptysie qui va l'emporter. Il regagne en toute hâte le Danemark, s'installe à Thisted chez ses parents.

En 1882, Jacobsen rassemble les différentes nouvelles qu'il a publiées dans un seul recueil, regroupant, outre Mogens, sa première œuvre, les nouvelles de La Peste à Bergame et Madame Fons, elles aussi restées célèbres.
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Bibliographie de Jens Peter Jacobsen   (4)Voir plus

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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
mesrives   16 juin 2016
Niels Lyhne de Jens Peter Jacobsen
Ils n'étaient pas amoureux l'un de l'autre, ou, dans tous les cas, ils l'étaient fort peu. C'était une de ces vagues et agréables liaisons qui souvent s'établissent entre un homme et une femme ayant dépassé la première jeunesse: une sorte d'été vite envolé où l'on se promène côte à côte en prenant des airs de galanterie discrète, où l'on s'admire soi-même avec les yeux d'un autre et où l'on se fait de douces caresses avec la main d'un autre.
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mesrives   10 juin 2016
Niels Lyhne de Jens Peter Jacobsen
Les années avaient passé ... L'univers n'était plus ce monde de merveilles qu'il était naguère. Les terreurs suscitées par les contes n'habitaient plus les coins ombreux derrière les vieux sureaux, ni les chambres mystérieuses sous les combles. Et la colline qui, aux premières trilles de l'alouette, se couvrait de pâquerettes, le ruisseau qui recélait tant de plantes et de bestioles, les pentes sauvages du ravin, tout cela se réduisait à être des pauvres fleurs, de petites bêtes et des cailloux très ordinaires. La baguette de la fée ne voltigeait plus par là.
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mesrives   13 juin 2016
Niels Lyhne de Jens Peter Jacobsen
Malheureusement, il n'y avait pas dans son entourage une seule individualité supérieure qui pût lui donner la mesure de sa valeur et de son intelligence, à elle ; pas un caractère se rapprochant du sien. De sorte qu'elle s'habitua à se considérer comme un être à part, unique, une espèce de plante des tropiques née sous un ciel inclément et qui ne pouvait s'épanouir en liberté ; dans un climat plus doux et sous un soleil plus chaud, elle aurait poussé des tiges élancées avec d'éclatantes fleurs merveilleusement belles. Elle croyait être cette plante à laquelle manquaient ses vraies conditions d'existence, et elle se consumait dans les rêves et les désirs.
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mesrives   05 juin 2016
Niels Lyhne de Jens Peter Jacobsen
Elle adorait les vers. Elle vivait en eux, rêvaient par eux et croyait à ce qu'ils disent.
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Piatka   02 mai 2013
Niels Lyhne de Jens Peter Jacobsen
Ce n'était pas un amour réfléchi, qui veut, et qui exige, connaître son sort, un amour avide de posséder, d'étreindre et de s'abreuver de cette certitude.



C'était seulement l'aube première de l'amour qui flotte dans l'air comme un printemps étrange et qui se gonfle, dans un doux battement du cœur, de désirs mélancoliques de bienheureuse inquiétude. L'âme est si tendre, si facilement émue et si prête, toute, à se donner.

De vagues et inexprimables espérances percent soudain, répandant ici-bas sur toutes choses la splendeur du soleil.
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mesrives   14 juin 2016
Niels Lyhne de Jens Peter Jacobsen
Ce n'était pas l'odeur d'un bouquet, ni celle d'une fleur réelle, c'était l'atmosphère mystérieuse, évocatrice de souvenirs, que renferme toute demeure familiale et dont il est impossible d'indiquer l'origine . Chaque maison a la sienne et elle fait songer à mille choses diverses : tantôt à de vieux gants, tantôt à des cartes à jouer neuves, tantôt à un piano ouvert. Nulle part elle n'est la même. On peut l'étouffer sous la fumée des cigares et sous des parfums, mais non la supprimer : elle revient toujours pareille.
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mesrives   17 juin 2016
Niels Lyhne de Jens Peter Jacobsen
De tous côtés on apercevait des baies aux tons chauds, des noisettes, des glands brillants, et les fruits écarlates de l'églantier. A côté des hêtres dépouillés de leur verdure, les cormiers ployaient sous le poids des grappes rouges, d'une senteur aigre comme celle du cidre. Des mûres tardives gisaient, noires ou brunes, sur les tas de feuilles humides, au bord des sentiers ; on trouvait au milieu des bruyères des cerisiers odorants, les framboisiers sauvages montraient leurs fruits d'un rouge éteint. Les fougères prenaient en se fanant mille nuances diverses ; et quant à la mousse, elle fournissait ample matière à étude, car il n'y avait pas seulement la mousse vigoureuse et drue des terres et des bas-fonds, qui ressemblait à des sapins, à des palmes, à des plumes d'autruche, il y avait encore la mousse légère qui revêtait les troncs d'arbre et faisait songer aux champs de blé des elfes : elle s 'élançait en tiges menues terminées par des minuscules boutons pareils à des épis.
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Seiren   23 mars 2012
Niels Lyhne de Jens Peter Jacobsen
Et d'ailleurs, à quoi lui servaient ces énormes connaissances? serait-ce en sondant les profondeurs de l'infini qu'il parviendrait à la conquérir? Non. Tout ce qu'il possédait était sans valeur. Et que lui servirait que son âme brillât d'un éclat cent fois plus beau que celui du soleil si elle se dissimulait sous l'étoffe minable d'un manteau de Diogène?
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oiseaulire   19 mars 2020
Niels Lyhne de Jens Peter Jacobsen
La passion est une flamme vive qui se consume dans sa propre fumée ; il aimait mieux brûler à petits feux.
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oiseaulire   06 avril 2020
Mogens de Jens Peter Jacobsen
Ils sont là (...) et ont continué de s'entretenir de ce vague amour d'adolescents qui jamais ne trouve de cesse, mais sans repos erre à travers toutes les terres du pressentiment et tous les ciels de l'espérance, malade du désir d'être apaisé dans le puissant embrasement intérieur d'une grande passion concentrée ; c'est ce dont ils ont parlé ; le plus jeune se plaignant amèrement, le plus âgé le faisant avec plus de tristesse, et maintenant le plus âgé, le jaune, dit au bleu qu'il ne doit pas marquer tant d'impatience dans l'attente de l'amour partagé d'une femme qui lui vienne un jour et le retienne.

"Non, crois-moi, lui dit-il, l'amour que tu trouves, enfermé entre deux bras blancs, avec deux yeux pour limite du ciel et la félicité assurée de deux lèvres, il est trop proche de la terre et de l'humus ; il a troqué l'éternelle liberté des rêves contre un bonheur qui se mesure et vieillit au fil des heures ; car quand bien même se renouvellerait-il constamment, il perd chaque fois un des rayons de sa couronne de gloire immarcessible qui irradie l'éternelle jeunesse des rêves. Non, tu es le plus heureux !"

"Non c'est toi le plus heureux, je donnerais un monde pour être comme toi."

Et le bleu se lève et commence à descendre la route vers la Campagne, et le jaune le suit des yeux avec un sourire triste et murmure : "Non, lui est heureux !"

Mais loin sur la route le bleu se retourne une fois encore vers le balcon et crie en agitant sa barrette :

"Non, toi tu es heureux !"

Là eussent dû être les roses.
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