AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
Critiques de Juliette Gréco (9)
Classer par:   Titre   Date   Les plus appréciées
Jujube

"On n'oublie rien de rien

On n'oublie rien du tout

On n'oublie rien de rien

On s'habitue, c'est tout."





Juliette utilise le "Je" ou le "Elle" et parle de son enfance, de sa vie et de ses voyages...

"Elle", c'est Jujube!





"La petite fille sort de sa solitude bien chaude... Elle va chercher Oursine, son ours. Il est doux, souple." Jujube a peur...





"Tu es une enfant trouvée, disait la maman à Jujube. Tu es le fruit d'un viol... le viol, se demandait la petite fille, qu'est ce c'est cet arbre?"

Saloperie de mémoire, pense encore Jujube.

"Bulles nauséabondes. Non!"





Un homme blème (un policier français) a arrêté Jujube sa mère et sa soeur, "une formidable paire de claques"... Jujube répond par des gifles, à son tour.





Sa professeure Hélène Duc recueille Jujube, à la sortie de la prison de Fresnes. Jujube va rencontrer Gérard Philippe, "un ange bondissant et rieur", Alice Sapritch "qui lui offre une paire de chaussures à semelle de crêpes. A l'epoque, cela représente une forte somme d'argent"...

Jujube était chaussée de raphia mort, et laissait des traces, comme un chien qui revient de la chasse.





"T'es toute nue,

sous ton pull

Y a la rue qu'est maboul

Jolie môme."

Jujube va découvrir Saint Germain des Prés, la Légende est en marche...





"Il n'y a plus d'après, à Saint Germain des Prés

Plus d'après demain, plus d'après midi

Il n'y a plus qu'aujourd'hui

Il n'y a plus d'après"...

Juliette Gréco, chanson de Guy Béart.
Commenter  J’apprécie          9711
Jujube

Juliette Gréco se dévoile :

Elle - Jujube, enfant curieuse, espiègle, secrète, rétive comme un "chat noir"

(enfance misérable côté coeur - dorée côté confort).

Elle toujours, qui deviendra Gréco, femme publique, crainte parfois, décriée

également, adulée par certains mais aimée malgré tout.



"La fleur vénéneuse de Saint-Germain-des-Prés" telle qu'on la surnommait

nous dit

Saint-Germain-des-Prés quartier paisible de Paris où se retrouvaient des "conquistadors" tels : Sartre, Queneau, Prévert, Simone de Beauvoir, Vian et tant d'autres.



Jujube deviendra Gréco et fera des tournées à travers le monde, elle y fera

des rencontres innombrables et inoubliables.

Elle parle avec ferveur de son métier du théâtre, du cinéma, de la chanson ;

mais aussi de ses révoltes, ses amours, ses folies et ses amis (ies).



Beau voyage nostalgique à travers une époque révolue, dans le milieu insolite et artistique parisien ; vie bohême faite d'insolence et de liberté.



Une voix, une présence, un talent inoubliable pour tous ceux qui comme moi ont aimé.





Commenter  J’apprécie          310
Je suis faite comme ça

* Déshabilllez- moi .... oui .... mais pas tout de suite ...



* T'es toute nue sous ton pull, y a la rue qu'est maboul, Jolie môme ...



* Nous nous aimions, le temps d'une chanson ...



Madame Juliette Gréco née en 1927 à Montpellier n'est plus là pour nous ensorceler avec sa voix si particulière et ses gestes qui accompagnaient ses magnifiques chansons.



La dame brune aux yeux soulignés de noir s'en est allée dans "les ténèbres de la mort" rejoindre tant d'autres merveilleux artistes.



Interprète de Raymond Queneau, Jacques Prévert, Léo Ferré, Boris Vian, Serge Gainsbourg, Jacques Brel, Guy Béart...



Elle fut la muse de Saint-Germain des prés en son temps.



Amoureuse du musicien Miles Davis, elle dut le quitter ; à cette époque le mariage blanc et noir choquait et était souvent impensable.



Elle se maria avec Michel Piccoli en 1966.



Elle s'est produite sur scène jusqu'à ses 85 ans.



Elle hantera peut-être le musée du Louvres où elle y a joué le célèbre "Belphégor".



Nous n'oublierons pas ses chansons telles :

- Je hais les dimanches,

- Si tu t'imagines

- Les feuilles mortes,

- Il n'y a plus d'après,

et tant d'autres encore.





Commenter  J’apprécie          269
Je suis faite comme ça





uliette Greco, voilà un nom qui draine en chacun de nous son lot d'imageries et de clichés plus ou moins vrais : l'image de muse de Saint Germain des Près d'après Guerre qu'elle traine derrière moi, sa chanson "Déshabillez moi" qui a fait le tour du monde ( et le tour des télé crochets des dernières années) , sa petite robe noire qu'elle a semble t il toujours porté, ses rencontres avec les plus grands artistes qui ont fait les grandes heures du Paris des années 50- 60 .



Pour moi, Greco, c'était la vraie muse de Saint-Germain-des-Prés qui incarnait depuis toujours l'esprit de la capitale, ses combats, ses insolences, ses espoirs.



Bref, j'avais des idées un peu vague sur cette artiste qui n'est certes pas de ma génération, mais qui a toujours réussi à rester moderne et à rester incontournable, même pour les artistes d'aujourd'hui ( D'Abd Al Malik à Benjamin Biolay en passant par Miossec qui ont tous , ces dernières années, collaboré avec elle).



Heureusement, je me suis plongé dans les mémoires de cette grande dame de la chanson française, des mémoires publiées l'an passé, mais qui viennent d'être rééditées en ce début d'année en poche chez Points, et qui s'intitulent " je suis faite comme ça".



Si le début du livre commence un peu chronologiquement avec son enfance particulièrement délicate , le reste va suivre une voie plus originale, totalement libre, à l'image de son auteur qui a toujours revendiqué une vraie indépendance d'esprit et d'idées. Une seule constance dans la vie de Juliette Gréco, une constance qu'elle gardera au fil de ses rencontres amoureuses et amicales: son amour des mots, leur poésie et leur puissance.



Au fil de ces pages, j'ai appris que Juliette Gréco connut d'abord la bourgeoisie provinciale des années 1930, le Front populaire, la Résistance, l’humiliation. Et la Libération, l’insouciance puis l’abomination en découvrant les rescapés des camps de la mort. Parmi eux, sa mère et sa sœur Charlotte, qu’elle accueille en mai 1945, ici même, au Lutetia, « dans le grand hall juste à côté ». Enfin les engagements, la défense des libertés. Le livre revient encore sur ses grandes heures, Saint-Germain, Hollywood et Belphégor « tourné dans des conditions dissipées et drôles ». Il raconte encore ses amitiés, « amours debout » – avec Anne-Marie Cazalis, Boris Vian ou Françoise Sagan –, ses liaisons – avec Darryl Zanuck –, ses mariages, sa fille. Il exprime surtout l’absence de goût pour le passé qu’on ressasse.



Mais ce qui m'a le plus touché dans ce livre, c'est la jolie succession d'anecdotes sur son parcours artistique et sa vie personnelle. Proche des grands intellectuels et chanteurs du XXe siècle, elle sait aussi s'effacer pour esquisser très habilement leur portrait ( Gainsbourg, dont la rencontre avait déjà été restranscrite dans le film de Sfarr consacré à Gainsbarre, mais aussi Ferré, Brel, Brassens)…



Au fil des pages, Juliette Gréco réaffirme parallèlement son inaliénable indépendance d'esprit et son solide tempérament. Un caractère qu'elle s'est forgé durant son enfance passée loin de ses parents. De nombreux passages sont émouvants, comme lorsque l'artiste évoque la mort de son grand-père. «C'était la fin de mon innocence, le début d'une grande solitude et d'un vide que rien n'a jamais su combler.»



Cette force de la nature ne cache aucune fêlure. À propos de sa mère, elle écrit: «Toute mon enfance, j'ai cherché son attention; elle ne m'a jamais vue. C'était un amour à sens unique.» Pendant la guerre, la jeune adolescente fait preuve d'un courage extraordinaire, n'hésitant pas par exemple à bondir sur un membre de la Gestapo qui venait de la frapper pendant un interrogatoire.



Contrairement à son morceau le plus connu Deshabillez moi, Gréco ne fait jamais preuve d'impudeur, de mise à nu totale dans ce livre et garde en elle une bonne partie de son mystère. Mais aussi amusantes qu' émouvantes, les mémoires de Juliette Gréco prouvent que l'artiste, en plus d'être une chanteuse gracieuse et élégante, une conteuse hors pair.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
Commenter  J’apprécie          92
Saint Germain des Prés

Juliette Gréco à 88 ans et elle chante encore. Son expérience unique de germanopratine elle nous la fait partager dans ce très beau livre « Saint-Germain-des-Prés » qu'elle a publié en 2006 en collaboration avec Michel Delmar et Sophie Agacinski qui sont également auteurs et réalisateurs d'un documentaire pour la télévision « Elle. Belle. Rebelle. » (très beau titre !).



Juliette Gréco nous guide dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, dans le Paris des années 1939 à 1960, grâce aux très belles photographies de Willy Ronis notamment.

Elle témoigne des années de guerre, de la libération et de la dynamique culturelle des club de jazz où ont brillé le Duke et Boris Vian entre autres.

C'est également l'occasion de mieux la connaitre car c'est son vécu qui permet de commenter les belles images en noir et blanc.

Malgré son grand format et le fait qu'il soit assez lourd, c'est un très beau cadeau pour le noël des adeptes de la germanopratie.





Commenter  J’apprécie          40
Je suis faite comme ça

Une autobiographie, j'aime. Les mémoires d'une célébrité qui a bercé mon adolescence et m'a enchantée par la suite, j'aime encore plus. Juliette Gréco est ma chanteuse francophone préférée depuis mes 16 ans et j'entends encore ses chansons avec plaisir. Je connaissais presque tout ce qui est dans ce bouquin, mais j'ai encore découvert quelques anecdotes ignorées ou oubliées. Je recommande cette biographie à ceux qui, plus ou moins, aiment ou ont aimé les chansons de Juliette et sont curieux de mieux la connaître.
Commenter  J’apprécie          30
Je suis faite comme ça

Ca n'est pas de la grande littérature, c'est une gourmandise que ce livre de Greco de 339 pages, écrit gros. On le lit en quelques heures. On l'avale même et ainsi l'on se promène dans tout le XXe. de la guerre de 39 qui emporte sa soeur et sa mère dans les camps et qui fait vivre à Greco un épisode douloureux qui forgea sans doute son caractère (et régit toute sa vie) jusqu'à son dernier album dont les chansons ont été écrites par Nothomb, Sollers, Abd al Malik, entre autres ; en passant par les années Saint-Germain-des-Près, la scène, les rencontres, les amours ; Juliette Greco écrit court, sec, vif, comme elle.

A travers de petits chapitres construits comme des saynètes, on traverse avec elle les décennies. le livre est justement sous-titré Mémoires, parce qu'ici, on n'a pas affaire à une autobiographie : Juliette ne se livre pas, ou si peu. Non, on entre dans le siècle, on sent son odeur, ses révoltes, son atmosphère. Malheureusement, on ne fait que sentir. Greco n'approfondit pas. Elle frôle sa vie. Et nous avec. Ca va vite, trop peut-être. On reste sur sa faim en refermant ce bouquin et on aurait aimé, sans doute, qu'elle aille plus loin dans les anecdotes, qu'elle raconte davantage les gens : Boris Vian, Sartre, Miles Davis, Beauvoir, Sagan. Et Paris aussi. Ce Paris perdu qu'on aurait aussi voulu palper davantage à travers ces pages.



Pourtant, elle dit malgré tout beaucoup, en filigrane. Son histoire d'amitié amoureuse, passionnelle, avec Françoise Sagan et la raison de leur séparation : l'auto-destruction de la romancière qui agaçait l'interprète. Ses aventures africaines, lorsqu'elle tournait sous la direction de Zanuck. Leur amour fou, qui dérangeait. Sa rencontre avec Gainsbourg et les circonstances de rédaction de la Javanaise. Sartre, dont elle dit avec justesse que l'image qu'on lui colle aujourd'hui n'est pas la bonne : « Non, il ne s'est pas trompé sur tout ». Ses musiciens, la scène et sa fameuse robe noire. Elle évoque son cancer, la maladie, rapidement, furtivement. Son amour avec Picolli. Son besoin de fuir l'ennui, tout le temps.







Le livre se clôt par un abécédaire, celui de Greco, qui reflète sa personnalité intacte, belle et forte. Car c'est ce que l'on retient surtout de ces « mémoires » : une personnalité hors du commun, une femme debout, même lorsqu'elle était couchée. La force de Greco, c'est elle qui le dit, c'est qu'elle a toujours choisi. Tout, tout le temps, partout. Ce qui reste à la lecture du dernier mot de la dernière page, c'est un sentiment d'admiration fort, et d'envie aussi, pour cette vie surréaliste, et qui n'est même pas finie !
Commenter  J’apprécie          10
Je suis faite comme ça

J’ai trouvé l’écriture un peu froide. Par contre sa vie pas du tout ! Avec un père absent et une mère très occupée par la résistance, elle a dû très jeune se débrouiller. Elle a connu la guerre, la prison, les pensionnats. Libre, elle se retrouve dans la rue, à St-Germain-des-Près. C’est là qu’elle rencontrera des écrivains, des comédiens, des musiciens. En 1947, avec des amis ils trouvent une cave (le Tabou) et c’est la fête et le jazz. Après comédienne, elle devient chanteuse sur les conseils de Sartre. C’est la vie d’une femme rebelle, libre, féministe « féminine », qui déteste l’injustice. HS
Commenter  J’apprécie          10
ElleSonParis : Elles chantent et enchantent..

Commenter  J’apprécie          00


Acheter les livres de cet auteur sur
Fnac
Amazon
Decitre
Cultura
Rakuten

Auteurs proches de Juliette Gréco
Lecteurs de Juliette Gréco (49)Voir plus

Quiz Voir plus

Si tu t'imagines....

Si tu t'imagines, si tu t'imagines, fillette, fillette Si tu t'imagines qu'ça va, qu'ça va, qu'ça va durer toujours La saison des za, la saison des za, saison des amours Ce que tu te goures, fillette, fillette, ce que tu te goures

Robert Desnos
Jacques Prévert
Raymond Queneau
Boris Vian

10 questions
31 lecteurs ont répondu
Thème : Juliette GrécoCréer un quiz sur cet auteur

{* *}