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Note moyenne 4.84 /5 (sur 32 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Kansas City, Missouri , le 01/09/1949
Mort(e) à : Syracuse, État de New York , le 15/11/2014
Biographie :

Leslie Feinberg est une auteure américaine lesbienne butch transgenre.

Née dans une famille juive, elle grandit en tant que lesbienne butch. Elle commence à travailler à 14 ans pour subvenir à ses besoins, et découvre à cette époque la culture des bars gays de Buffalo, dans l'État de New York.

Elle quittera à l’adolescence sa famille biologique qui était hostile à son orientation sexuelle. Feinberg se dit transgenre car assignée femme à la naissance mais perçue comme un homme en raison de son expression de genre. En 1996, elle affirme avoir eu recours à deux reprises à la chirurgie et aux hormones.

Elle se décrit également comme communiste et antiraciste. Elle a été membre du Parti du monde des travailleurs et écrivait pour son journal officiel, "Workers World".

Elle publie plusieurs essais sur le mouvement transgenre, et deux romans : "Stone Butch Blues" (1993) et "Drag King Dreams" (2006).

"Stone Butch Blues", un roman, partiellement inspiré de sa propre expérience en tant qu'ouvrière et lesbienne butch, a gagné en 1994 le Stonewall Book Award, dans la catégorie littérature.

Elle vit avec l'essayiste et poétesse lesbienne Minnie Bruce Pratt (1946), sa partenaire pendant 22 ans, et épouse à partir de 2011.

Leslie Feinberg décède de complications liées à la maladie de Lyme, dont elle souffrait depuis les années 1970.

site officiel : https://transgenderwarrior.org/
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Bibliographie de Leslie Feinberg   (1)Voir plus

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Citations et extraits (79) Voir plus Ajouter une citation

Je n'ai pas voulu être différente. Je désirais être exactement ce que les grandes personnes voulaient que je sois, pour qu'elles m'aiment. Je suivais toutes leurs règles en faisant de mon mieux pour leur plaire. Mais il y avait quelque chose chez moi qui leur faisait froncer les sourcils et se renfrogner. Personne n'a jamais mis de mots sur ce qui n'allait pas. C'est pour ça que j'ai eu peur que ce soit vraiment grave. J'ai seulement appris à en reconnaître la mélodie à travers cet incessant refrain :

- C'est un garçon ou une fille ?

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- Corbeau, t'es un garçon ou une fille ?

- Croa, croa

J'ai rigolé et je me suis allongée sur le dos. Le ciel était d'un bleu profond. Je m'imaginais que j'étais couchée sur des nuages de coton blanc. La terre était humide dans mon dos. Le soleil était chaud, l'air était doux. Je me sentais heureuse. La nature me serrait contre elle et semblait ne me trouver aucun défaut.

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Je ne dis pas qu'on verra une sorte de paradis de notre vivant. Mais le simple fait de se battre pour le changement, ça nous rend plus fort. Tu te demandes déjà si le monde peut changer. Essaie d'imaginer un monde dans lequel ça vaudrait le coup de vivre et demande-toi ensuite si ça ne vaut pas la peine de se battre pour ça...

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Puis mes lèvres ont effleuré sa poitrine et un bruit s’est échappé de sa gorge. On s’est dévisagées l’une l’autre, ébahies. Elle avait un regard fixe, angoissé, comme un chevreuil dans la lumière d’une lampe torche. C’est là que j’ai compris que le sexe était quelque chose de très puissant.

Angie m’a saisie par les cheveux et a lentement tiré ma tête en arrière. Elle a approché sa bouche de la mienne, jusqu’à ce que je puisse sentir la chaleur de son souffle. Un gémissement s’est échappé de ma gorge. Angie a souri. Elle a ramené ma tête encore plus en arrière et elle a doucement fait glisser ses ongles le long de mon cou. J’ai senti une douleur de la taille jusqu’aux genoux.

Elle m’a embrassée à pleine bouche. J’avais toujours trouvé dégoutante l’idée que les adultes se lèchent la langue. J’en étais venue à penser que ce n’était sans doute pas vraiment ça qui se passait quand deux personnes s’embrassaient. Mais ce que faisait maintenant la langue d’Angie à la mienne a enflammé tout mon corps. J’ai attiré sa langue avec la mienne pour en avoir plus

Ed et moi on s’est retournées et on s’est regardées pendant un quart de seconde. C’était drôle, parce que c’était comme si on avait eu plein de temps pour se consulter. Les vieilles bulls m’avaient dit qu’il y avait des fois où c’était mieux de prendre ta raclée et d’espérer que les flics te laisseraient par terre quand ils en auraient fini avec toi. D’autres fois, ta vie ou ta santé mentale pouvaient être en danger alors il valait mieux essayer de riposter. C’était toujours une décision difficile.

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Je suis allée à la fenêtre et j'ai regardé dehors, par-delà les monceaux de neige, en rêvant de pouvoir vivre toute ma vie une première fois comme entraînement, puis de revenir au début et tout recommencer.

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Je n’y ai jamais réfléchi comme ça. Mais je dois avouer que quand tu m’as dit pour toi et Johnny, la première chose que je me suis demandé, c’était : qui fait la fem au lit ? Frankie s’est penchée en arrière.

– Aucune de nous. Ce que tu voulais dire, c’est qui baise et qui est baisée ? Qui pilote la baise ? Et ça, ça n’a rien à voir avec le fait d’être butch ou fem, Jess.

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La dernière fois que les flics l’avaient tabassée, elle avait failli en mourir. Jan avait entendu dire que Rocco avait pris des hormones et s’était fait opérer de la poitrine. Maintenant, elle travaillait comme un homme dans une équipe de construction. Jan disait que Rocco n’était pas la seule il-elle à avoir fait ça. C’était une histoire fantastique. Je n’y ai cru qu’à moitié mais elle m’a obsédé pendant longtemps. Peu importe à quel point ça pouvait être dur d’être une il-elle, je me suis demandé quel genre de courage il fallait pour quitter ainsi le sexe que tu avais toujours connu, et oser vivre aussi seule.

J’avais envie de connaitre Rocco. J’avais des tonnes de questions à lui poser. J’avais envie de voir le monde à travers ses yeux. Mais par-dessus tout, j’espérais qu’elle était différente de moi. Je craignais de voir mon reflet en elle.

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« Est-ce que c’est de la fiction ? » – on me le demande souvent. Est-ce que c’est vrai ? Est-ce que c’est réel ? Oh, c’est tout ce qu’il y a de plus réel. Tellement réel que ça saigne. Et pourtant c’est un rappel : ne jamais sous-estimer le pouvoir de la fiction pour dire la vérité.

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Ces moments avant que la sirène ne retentisse étaient précieux parce qu’ils étaient à nous. Mais le bruit de la pointeuse nous en volait la fin. On se trainait toutes hors du lit un peu plus tôt le matin, histoire d’être à l’usine un quart d’heure avant de pointer. On buvait du café et on mangeait des petits pains. On parlait et on riait.

On discutait aussi tout au long de la journée. Les patrons nous louaient seulement nos mains, pas notre esprit. Mais à partir du moment où c’était sur leur temps, le simple fait de parler devait être négocié. Si on donnait l’impression d’être distraits, de trop rire et de trop s’amuser, le contremaitre arrivait derrière nous et frappait le solide établi en bois avec un tuyau de plomb en grognant : « au travail ! » 

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– T’es qu’une sale petite salope de Youpine, une putain de gouine.

Tous mes crimes étaient listés. J’étais reconnue coupable.

Est-ce que c’est comme ça que les hommes et les femmes font du sexe ? Je savais que ce n’était pas ça faire l’amour. Ça, c’était plutôt faire la haine. Mais est-ce que c’étaient ces gestes mécaniques là qu’évoquaient toutes les blagues, les magazines pornos, les rumeurs ? C’était ça ?

J’ai ri bêtement, non pas parce que ce qui se passait était amusant, mais parce que toutes les histoires sur la sexualité me semblaient tellement ridicules. Jeffrey a retiré sa bite de moi et m’a giflé au visage. Un aller-retour.

– C’est pas drôle, a-t-il crié. C’est pas drôle, putain de salope cinglée

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