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4.04/5 (sur 63 notes)

Nationalité : Corée du Sud
Né(e) à : Séoul , le 29/03/1989
Biographie :

Michelle Chongmi Zauner est une chanteuse, musicienne, réalisatrice et auteure américano-coréenne.
Elle est surtout connue en tant que chanteuse et compositrice principale du groupe pop alternatif Japanese Breakfast.

Source : Wikipedia
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Découvrez les coulisses de la création de la magnifique couverture du livre « Pleurer au supermarché » de Michelle Zauner, réalisée par notre graphiste Juliette Morineau -- le Houssine. En librairie le 2 mai Suivez toute l'actualité de Christian Bourgois éditeur sur les réseaux sociaux https://www.facebook.com/EditionsChristianBourgois/ https://www.instagram.com/editions_bourgois/ https://twitter.com/BourgoisEditeur et sur notre site internet : https://bourgoisediteur.fr/


Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
Je croyais jusqu’alors que la fermentation était la mort sous contrôle. Si on la laisse seule dans son coin, une tête de chou moisit et se décompose. Elle pourrit, devient immangeable. Mais conservée dans la saumure, le cours de sa putréfaction est altéré (…). Le chou vieillit. Sa couleur et sa texture changent. Sa saveur devient plus aigre, plus âpre. Il existe dans le temps et se transforme. Alors ce n’est pas vraiment le contrôle de la mort, mais l’expérience d’une autre vie.

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Mon deuil est une pièce sans porte dans laquelle je suis enfermée, seule. A chaque fois que je me souviens que ma mère est morte, j'entre en collision avec un mur qut refuse de céder. Il n'y a pas d'échappatoire, rien qu une surface compacte que je ne cesse de percuter, encore et encore, un rappel d'une vérité immuable : je ne reverrai jamais ma mère.
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Sur le bureau d'angle bleu de mon enfance, où j'avais fait tous mes devoirs de lycée, où deux semaines plus tôt j'avais rédigé mes vœux de mariage, j'avais du mal à préparer son eulogie, à trouver les mots pour saisir tout ce qu'elle était en une page.
Je me heurtais à la difficulté d'écrire sur quelqu'un que je pensais si bien connaître. Mes phrases étaient encom-brées, engorgées de prétention. Mon ambition était de révéler quelque chose de spécial à son sujet, que j'étais la seule à savoir sur elle. Qu'elle était tellement plus qu'une femme au foyer, qu'une mère. Qu'elle avait sa propre personnalité spectaculaire. Peut-être que je dévalorisais de mon regard moralisateur les deux rôles dont elle était inalement la plus fière, incapable d'accepter que le même degré d'épanouissement puisse couronner celles qui se consacrent à l'éducation et à l'amour plutôt que celles qui cherchent à gagner de l'argent et à créer. Son art est l'amour qui lui survit chez ceux qu'elle aimait, une contribution au monde tout aussi monumentale qu'une chanson ou un livre. L'un n'existe pas sans l'autre.
Peut-être étais-je simplement terrifiée à l'idée d'incarner ce qui se rapprochait le plus d'une œuvre laissée sur Terre derrière elle. 
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Je me souviens très nettement de toutes ces choses, car c'est ainsi que ma mère témoignait de son amour. Pas avec de pieux mensonges ni mots d'encouragements et d'affection. Mais par une observation fine de ce qui apportait de la joie aux autres. Elle conservait cette information soigneusement pour les mettre à l'aise et les choyer sans même qu'ils ne s'en rendent compte.

Page 23.
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Elle n'avait qu'une seule règle : il fallait tout goûter une fois.

Page 34.
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Mon anniversaire tombait le quatrième jour de notre voyage. Pour l'occasion, Nami a préparé du miyeokguk, une soupe copieuse à base d'algues, pleine de nutriments, que l'on encourage les jeunes mères à manger après l'accouchement. Traditionnellement, on vous la cuisine à chaque anniversaire en hommage à votre mère.

Page 260.
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Umma ! Umma !
Ce même mot que ma mère répétait à la mort de la sienne. Un sanglot coréen, guttural, profond, et primaire. Ce même son que j'avais entendu dans les films coréens et les K-dramas, le son que faisait ma mère lorsqu'elle pleurait sa mère et sa sœur. Un vibrato douloureux qui se fracassait en un staccato de noires, descendant dans les graves comme on dégringole dans une volée de petites marches.

Page 200.
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Toutes les spécialités que je cuisinais éveillaient un souvenir. La moindre odeur et le moindre goût me ramenaient pour un temps dans un lieu avant la dévastation.

Page 276.
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On peut également me voir sangloter dans le coin épicerie, torturée par cette question : suis-je encore Coréenne si je n'ai plus personne à qui demander la référence des algues déshydratées de mon enfance ?

Page 10.
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J'avais de toute façon la certitude profondément ancrée que ma mère aurait un avis assez tranché sur le sujet pour ne pas avoir à m'en occuper. D'ailleurs, la seule chose que j'avais toujours sue, c'était que si je me mariais un jour, ma mère s'assurerait que ce jour serait parfait.

Page 169.
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