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Note moyenne 3.48 /5 (sur 45 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 27/09/1921
Mort(e) le : 7/06/2018
Biographie :

Philippe de Baleine est un journaliste et écrivain français. Il a notamment été rédacteur en chef de Paris Match et de Science et Vie. Il a aussi écrit pour divers journaux français, dont Le Nouveau Candide, Le Journal du dimanche ou Marie Claire.
Ses romans sont inspirés principalement de ses nombreux voyages et de sa passion pour l'Afrique centrale, l'Amazonie et l'Asie du Sud.
Il écrit sous divers pseudo d'écrivain comme Margaret Ring ou John Whale.
Il a écrit plus d’une cinquantaine de romans au cours de sa vie. La plupart s’inspirent de ses séjours en Afrique, en Amazonie et en Asie comme Le petit train de la brousse (Plon, 1982), un de ses livres les plus connus. Parmi ses ouvrages, Hôtel des Piranhas (Plon, 1983) et Voyage espiègle et romanesque sur le petit train du Congo (Filipacchi, 1991) ont été primés par l’Académie française. Son dernier roman Petites chansons d’un vieux merle moqueur, encore disponible, était paru en 2011 aux éditions de Fallois.
Il était par ailleurs l’auteur d’une vingtaine de romans policiers publiés sous le pseudonyme de Margaret Ring aux éditions du Rocher, Gérard de Villiers et Vauvenargues dans les années 1990. L’inspecteur Buckingham en est le héros. Il est chargé de la protection de la Reine dans un univers de la famille royale britannique. Faussement traduits de l’anglais, ces romans affichent en quatrième de couverture une pseudo-biographie de Margaret Ring: "veuve d'un attaché militaire de la Maison de la Reine. Elle vit retirée dans une ferme du Sussex".
Philippe de Baleine avait également inspiré à Hergé le personnage de Jean-Loup de la Batellerie, journaliste à Paris-Flash, apparu pour la première fois dans Les bijoux de la Castafiore prépublié dans Le Journal de Tintin en 1961 et 1962. Accompagnés du photographe Walter Rizotto (en réalité Willy Rizzo), les deux journalistes annoncent à tort le mariage de la Castafiore avec le capitaine Haddock. On les retrouve également dans la version de 1965 de L’île noire puis dans Tintin et les Picaros en 1976 chez Casterman.
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Source : Livres hebdo
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Mimimelie   28 mai 2013
Le petit train de la brousse de Philippe de Baleine
On ne peut sauter au-dessus de ses testicules (proverbe baoulé)
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cathcor   25 juillet 2012
Le petit train de la brousse de Philippe de Baleine
Les enfants sont la Sécu des vieux en Afrique.
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paulallan380   12 août 2018
Nouveau voyage sur le petit train de la brousse de Philippe de Baleine
-- Les forêts détruites, c'est l'assèchement du climat poursuit mon interlocuteur. L'assèchement du climat c'est la mort des plantations de cacao qui ne prospèrent que sous des pluies abondantes...

-- Peut-être, suggéré-je, les paysans pourraient-ils être convaincus d'arrêter les défrichements et de se limiter à leurs champs, tels qu'ils sont aujourd'hui ?

-- Impossible pour deux raisons : la sécheresse va réduire leur récolte, et le prix que leur donne le gouvernement pour leur cacao ne pourra être maintenu. Pour maintenir leur niveau de vie, ils n'auront qu'une solution : étendre leur plantations.

-- Ne pourraient-ils, au lieu d'étendre leurs champs, en améliorer le rendement ?

Mon agronome secoue la tête d'un air accablé.

-- Tout le problème est là. La façon qu'ont les paysans ivoiriens de cultiver leur cacao s'apparente plus à l'économie de cueillette qu'aux méthodes de l'agriculture moderne. Pourquoi voulez-vous qu'ils aillent s'embarrasser de productivité, de traitements phyto-sanitaires, d'élimination des mauvaises herbes, de rajeunissement des plants, alors qu'il leur suffit, lorsque le prix ou le rendement baissent, d'étendre leurs plantations pour maintenir leur revenu.

-- Et pourtant, le remède serait de réduire les surfaces en augmentant la productivité.

-- C'est exactement le contraire qui se produit. Les rendements des plantations de cacao de la Côte d'Ivoire sont en baisse et se tiennent entre trois cent et cinq cent kilos à l'hectare. Pendant le même temps, les planteurs malais obtiennent une tonne et plus à l'hectare.

Ces chiffres me font frémir. Comment la Côte d'Ivoire peut-elle rester compétitive ?

-- Elle ne l'est plus s'exclame mon agronome. La preuve : les planteurs malais s'estiment satisfaits du prix actuel de 10 F le kilo.
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Philippe de Baleine
paulallan380   14 août 2018
Philippe de Baleine
Hélas, le climatiseur était en panne. Il ne se trouvait plus à Conakry d'artisan qui sut le réparer. La boutique de l'unique électricien spécialisé avait été nationalisée à la terrible époque de la dictature, et le directeur qui avait été désigné pour la gérer n'entendait rien à l'électricité. On n'enseignait pas ses mystères à la faculté des lettres dont il était un brillant lauréat, expert en linguistique. En revanche, il était du clan du dictateur, ce qui avait été décisif. Il laissa la boutique à des apprentis qui la pillèrent, l'anéantirent et, riches de son matériel, s'installèrent à leur compte.

-- Mais aucun d'eux ne saurait pénétrer les secrets de mon vieux climatiseur, soupira le directeur du chemin de fer, et les pièces détachées leur manqueraient de toute façon. (p. 95)
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Philippe de Baleine
paulallan380   14 août 2018
Philippe de Baleine
Heuliez soupira. Quelles combinaisons ne fallait-il pas échaffauder pour obtenir la chose la plus naturelle du monde sous d'autres cieux : que les gens fassent leur travail !

(p. 163)
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paulallan380   14 août 2018
La saison des fièvres de Philippe de Baleine
Hélas, le climatiseur était en panne. Il ne se trouvait plus à Conakry d’artisan qui sût le réparer. La boutique de l’unique électricien spécialisé avait été nationalisée à la terrible époque de la dictature, et le directeur qui avait été désigné pour la gérer n’entendait rien à l’électricité. On n’enseignait pas ses mystères à la faculté des lettres dont il était un brillant lauréat, expert en linguistique. En revanche, il était du clan du dictateur, ce qui avait été décisif. Il laissa la boutique à des apprentis qui la pillèrent, l’anéantirent et, riches de son matériel s’installèrent à leur compte.

-- Mais aucun d’eux ne saurait pénétrer les secrets de mon vieux climatiseur, soupira le directeur du chemin de fer, et les pièces détachées leur manqueraient de toute façon. (p. 95)
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paulallan380   15 août 2018
La saison des fièvres de Philippe de Baleine
Le président agita une main exténuée.

-- Inutile ! Maître, inutile ! Je vous crois sur parole. En somme les doubles des accusés se sont, peut-être à leur insu, déguisés en hommes-crocodiles et ont assassiné ces malheureux policiers. Heureusement, votre excellent sorcier réussissait à récupérer l’âme, ou le double si vous voulez, des victimes et leur a rendu leur apparence humaine, ce qui est un jeu d’enfant pour un bon praticien. Ai-je bien résumé l’affaire, maître ?

-- A merveille, monsieur le président, je vous remercie de votre compréhension.

Le président frappa avec violence sur son bureau.

-- Taisez-vous maître, taisez-vous ou je vous transforme en girafe. J’en ai soupé de cette comédie. Pas de victimes, pas de crimes, je n’en sors pas.

(p. 266)
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Philippe de Baleine
paulallan380   14 août 2018
Philippe de Baleine
-- Il me semble en effet que cette politique était admirable, fit Heuliez, persifleur.

-- Ne vous moquez pas. Cette politique l'était par ses résultats. Sékou Touré n'en a pas compris les leçons. En adoptant le socialisme il a oublié de lui adjoindre la terreur.

-- Il a exterminé pas mal de gens, me semble-t-il.

-- Uniquement des opposants et des rivaux. Il laissait les paresseux paresser et les fonctionnaires toucher des pourboires. Le pays n'a pas tardé à devenir un foutoir ou plus personne ne se souciait des intérêts généraux. Au moins, sous Staline, la corruption était-elle exceptionnelle, et le dévouement au bien public, la règle. L'existence des camps de travail y encourageait les patriotes. (p. 170)
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paulallan380   14 août 2018
La saison des fièvres de Philippe de Baleine
-- Vous étiez des opposants politiques ?

-- Bien plus grave. Nous possédions une importante maison de commerce. Des partisans du dictateur voulaient mettre la main dessus. Ils l'ont nationalisée et se sont bombardés directeurs. Ils ont rapidement bouffé tout l'actif. Bien entendu, nous, les anciens propriétaires étions de trop. En plus nous étions soussous.

-- Soussous ?

-- C'est l'ethnie rivale des Malinkés. Sekou Touré était malinké.
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paulallan380   14 août 2018
La saison des fièvres de Philippe de Baleine
-- Vous blaguez. On manque cruellement de professeurs ! Ils ne veulent pas de moi parce que je suis compétent. Trop compétent. Pendant la dictature, le niveau général du corps enseignant est tombé très bas. En grande partie parce que Sékou Touré avait interdit d'enseigner en français. Alors on enseignait en Soussou, en guerzé, en malinké, toutes langues incapables de restituer le monde de la technique et même d'exprimer des idées abstraites.
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