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Note moyenne 4.03 /5 (sur 156 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Minerva, Comté d'Essex , le 07/1808
Mort(e) : 18..
Biographie :

Solomon Northup est un Noir afro-américain né libre.

Le père de Solomon, Mintus Northup, est un esclave afro-américain qui a passé la première partie de sa vie au service de la famille Northup.

Originaire du Rhode Island, il habite par la suite à Hoosick, dans le Comté de Rensselaer, État de New York. La mère de Solomon était elle quarteronne et de condition libre. Au décès de M. Northup, le testament affranchit Mintus Northup, lequel déménage alors pour Minerva, où naît, libre, son fils Solomon. Le jour de Noël 1829, Solomon Northup épouse Anne Hampton. Ils ont trois enfants: Elizabeth, Margaret et Alonzo.

En avril 1841, Solomon est enlevé par des marchands d'esclaves, après avoir été séduit par une offre d'emploi en tant que violoniste. Alors qu'il accompagne ses supposés employeurs à Washington, ils le droguent et le vendent comme esclave. Il est envoyé à la Nouvelle-Orléans où il est vendu à un propriétaire de plantation en Louisiane.

Il est détenu dans la région de la Rivière Rouge par plusieurs propriétaires pendant douze ans, période pendant laquelle ses amis et sa famille n'ont pas de nouvelles de lui. Il fait plusieurs tentatives pour s'échapper et faire passer des messages.

Finalement, il obtient des nouvelles de sa famille, qui a contacté des amis et rallié à sa cause le gouverneur de New York, Washington Hunt. Il retrouve la liberté en janvier 1853 et retourne dans sa famille à New York.

Solomon Northup a relaté son parcours dans "Douze ans d'esclavage" ("Twelve Years as a Slave", 1853) qui deviennent un best-seller.

Devenu militant pour l'abolitionnisme, il donne des dizaines de conférences à travers le nord-est des États-Unis. Il disparaît dans des circonstances inconnues quelques années après avoir retrouvé sa condition d'homme libre. Il n'existe aucune preuve contemporaine de Solomon après 1857.

Le film "Twelve Years a Slave", réalisé par Steve McQueen en 2013, est l'adaptation de sa autobiographie.
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12 Years A Slave - TRAILER (2013)

Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
Kittiwake   28 mars 2014
Douze ans d'esclavage de Solomon Northup
Qu'ils sont dupes ceux qui se flattent de penser que l'esclave ignorant et avili n'a pas conscience de l'ampleur des torts qu'on lui cause. Qu'ils sont dupes ceux qui s'imaginent que quand il se relève après avoir été à genoux, son dos lacéré et en sang, il n'a en lui que des sentiments de soumission et de pardon. Il viendra peut-être, il viendra si ses prières sont entendues, le jour terrible où l'esclave se vengera et où le maître hurlera à son tour en vain qu'on ait pitié de lui
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colimasson   10 juillet 2016
Douze ans d'esclavage de Solomon Northup
Il est de coutume en Louisiane, comme je suppose dans les autres États esclavagistes, d’autoriser les esclaves à conserver tout salaire obtenu pour un travail accompli le dimanche. C’est leur unique moyen de s’offrir des articles de luxe ou de simple nécessité. Lorsqu’un esclave, acheté dans le Sud ou kidnappé dans le Nord, est amené dans une cabane de Bayou Bœuf, on ne lui donne ni couteau, ni fourchette, ni vaisselle, ni bouilloire, ni pots, ni meubles d’aucune sorte. Il reçoit une couverture avant son arrivée et, une fois qu’il s’en est enveloppé, il a le choix entre dormir debout et s’allonger à même le sol ou sur une planche, si toutefois elle n’est d’aucun usage à son maître. Il est entièrement libre de ramasser une coloquinte pour y conserver ses repas, ou de manger son maïs directement sur l’épi, selon son bon plaisir. S’il osait demander à son maître un couteau, une casserole ou un ustensile quelconque, il se ferait frapper ou rire au nez. Les articles indispensables que l’on trouve dans les cabanes des esclaves ont tous été achetés avec de l’argent gagné le dimanche. Même si la morale s’en trouve offensée, c’est une bénédiction pour les esclaves d’avoir le droit de rompre le sabbat. Ils n’auraient sans cela aucun moyen de se procurer des ustensiles, indispensables pour qui doit cuisiner.
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darkmoon   03 février 2014
Douze ans d'esclavage de Solomon Northup
I will not fall into despair till freedom is opportune!
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colimasson   12 juillet 2016
Douze ans d'esclavage de Solomon Northup
Au cours de mes huit années passées comme surveillant, j’ai appris à manier le fouet avec une dextérité et une précision remarquables, devenant capable de le faire claquer à un cheveu du dos, de l’oreille ou du nez d’un esclave, sans jamais les toucher. Si l’on repérait Epps au loin ou si l’on avait des raisons de croire qu’il rôdait dans les parages, je me mettais à fouetter vigoureusement et, comme convenu, les esclaves se tordaient et hurlaient de douleur alors qu’en réalité aucun n’avait la moindre éraflure. Quand Epps arrivait, Patsey en profitait pour se plaindre tout haut des coups de fouet incessants de Platt, tandis que l’Oncle Abram, avec son air honnête, affirmait carrément que je venais de les corriger plus sévèrement encore que le général Jackson n’avait battu l’ennemi à La Nouvelle-Orléans.
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Gekkourose   01 février 2014
Douze ans d'esclavage de Solomon Northup
Je suis né libre. Pendant plus de trente ans, j'ai goûté aux joies de cette liberté dans un Etat libre. J'ai ensuite été enlevé et vendu comme esclave, demeurant dans cette condition d’asservissement jusqu'à ce que l'on vienne me secourir en janvier 1853, après douze ans de captivité. On m'a alors suggéré de faire le récit de ma vie et de ses aléas, qui ne devraient pas laisser le public indifférent.
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colimasson   24 juin 2016
Douze ans d'esclavage de Solomon Northup
Après minuit, je fis une pause. L’imagination elle-même ne saurait peindre une scène aussi désespérée. Le marais résonnait des cris d’innombrables canards. Selon toute probabilité, aucun homme avant moi n’avait foulé les recoins de ce marais depuis la création de la terre. Le silence, oppressant, ne régnait plus comme lorsque le soleil brillait dans les cieux. Mon intrusion nocturne avait réveillé les tribus emplumées qui semblaient peupler les marais par centaines de milliers, et leurs gorges bavardes émettaient tant de cris, ajoutés aux battements d’ailes et aux plongeons dans l’eau de tous côtés autour de moi, que j’étais affolé et terrifié. Toutes les bêtes qui volent et qui rampent semblaient s’être rassemblées dans cet endroit précis afin de le remplir de leur clameur et de leur remue-ménage. Le spectacle et le bruit de la vie ne se rencontrent pas seulement près des habitats humains ou dans les villes très peuplées ; les endroits les plus sauvages de la terre en regorgent. Même au cœur de ce marais sinistre, Dieu avait offert un habitat et un refuge à des millions de créatures vivantes.
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colimasson   21 juin 2016
Douze ans d'esclavage de Solomon Northup
Lorsque je fus vendu à Tibeats, le prix auquel on m’estima dépassant le montant de la dette de Ford, celui-ci prit une hypothèque sur biens de quatre cent dollars. On verra par la suite que je dus la vie à cette hypothèque.
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Under_the_Moon   29 janvier 2015
Douze ans d'esclavage de Solomon Northup
There was not a day throughout the ten years I belonged to Epps that I did not consult with myself upon the prospect of escape. I laid many plans, which at the time I considered excellent ones, but one after the other they were all abandoned. No man who has never been placed in such a situation, can comprehend the thousand obstacles thrown in the way of the flying slave. Every white man's hand is raised against him - the hounds are ready to follow on his track, and the nature of the country is such as renders it impossible to pass through it with any safety.
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ceedella   01 mars 2014
Douze ans d'esclavage de Solomon Northup
Béni soit le sommeil ! Il nous visite tous , descendant telle la rosée du ciel sur l'esclave comme l'homme libre . Il vint vite habiter ma poitrine ,chassant les problèmes qui l'oppressaient et me conduisit dans cette région peuplée d'ombres , dans laquelle je revis le visage de mes enfants et entendis leurs voix , mes enfants qui hélas pour autant que je sache lorsque j'étais éveillé. étaient tombés dans les bras d'un autre sommeil, ce sommeil dont on ne se réveille jamais .
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colimasson   08 juillet 2016
Douze ans d'esclavage de Solomon Northup
Lorsqu’il m’avait vendu, Tibeats l’avait informé que je savais jouer du violon. Lui-même le tenait de Ford. Pressé par sa femme, maître Epps avait fini par m’en acheter un lors d’un séjour à La Nouvelle-Orléans. On m’appelait souvent dans la maison pour jouer devant la famille car maîtresse aimait passionnément la musique.



Quand Epps rentrait à la maison de cette humeur dansante, nous devions nous rassembler dans la pièce principale de la grande maison. Et quel que fût le degré d’épuisement et de fatigue, tout le monde devait danser. Je m’installais et jouais un air.



« Dansez, satanés négros, dansez », criait Epps.



La moindre pause, le moindre retard, les mouvements lents ou languissants étaient dès lors interdits ; il fallait être vif, animé, alerte. « Vers le haut, vers le bas, talon, pointe et on repart ». La silhouette corpulente d’Epps se mêlait à celles de ses esclaves sombres et se déplaçait rapidement dans le dédale des danseurs.



Il gardait généralement son fouet à la main, prêt à l’abattre sur les oreilles du serf présomptueux qui aurait l’audace de se reposer un instant voire de s’arrêter pour reprendre son souffle. Lorsqu’il était épuisé, on faisait une petite pause, très brève. Puis aussitôt, en faisant siffler, claquer et tournoyer son fouet, il criait de nouveau « Dansez, négros, dansez ! » et ils repartaient de plus belle, pêle-mêle, tandis qu’assis dans un coin et pressé de temps à autre par un coup de fouet cinglant, je faisais rendre à mon violon un air merveilleux et rapide.
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