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Note moyenne 4.03 /5 (sur 799 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Natchez, Mississippi , le 04/09/1908
Mort(e) à : Paris , le 28/11/1960
Biographie :

Richard Nathaniel Wright est un écrivain et journaliste afro-américain.

Petit-fils d'esclave, il passe une enfance difficile à Jackson, Mississippi, abandonné par un père alcoolique et élevé par une mère puritaine dans un très fort climat de ségrégation raciale. À quatorze ans, il écrit une nouvelle, publiée par un journal local où il traite de l'injustice de l'inégalité de traitement des noirs américains dans la société.
Lassé de faire face à l'incompréhension des siens devant sa manifestation de "la révolte des noirs", il décide de partir vers le nord.
En 1925, il déménage à Memphis et c'est à cette époque qu'il découvre l'œuvre de H. L. Mencken. Après avoir exercé de multiples petits métiers, il part en 1927 pour Chicago où, en 1935, il commence à collaborer au "Federal Writers' Project". En 1938, il publie le recueil de nouvelles "Uncle Tom's children" (Les enfants de l'oncle Tom) qui fut récompensé par le Guggenheim Fellowship l'année suivante.

Membre du Parti communiste des États-Unis dont il se distancie au début des années 1940, son œuvre est marquée par la condition des Noirs ainsi que par les dangers du fondamentalisme religieux.

Son roman "Un enfant du pays" (Native Son), publié en 1940, rencontre un succès fulgurant. Il devient le premier roman écrit par un Afro-Américain à intégrer la sélection du Book of the Month Club, ce qui accroît encore sa diffusion. Il a été portée à l'écran deux fois, en 1951 et 1986 par Pierre Chenal.
En 1945 il écrit "Black Boy", qui raconte son enfance.

Pour échapper aux poursuites du gouvernement fédéral américain contre les communistes au moment du maccarthysme, Richard Wright part se réfugier en France en 1946 avec sa femme et sa fille. En 1947, il prend la nationalité française.
Il passera les dernières années de sa vie entre Paris, le moulin d'Andé et sa maison en Normandie où il rédige de nombreux ouvrages engagés tels que "Écoute, homme blanc !" (1957) ou "Une faim d'égalité" (posthume 1977). Il meurt d'une crise cardiaque à Paris à 52 ans.

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L?adoption en 1944 du GI Bill par le gouvernement américain permet aux soldats démobilisés de la Seconde Guerre mondiale de financer leurs études universitaires ou artistiques. Elisa Capdevila nous entraîne dans le sillage de ces artistes qui, à l?instar du héros de la comédie musicale oscarisée de Vincente Minnelli Un Américain à Paris, ont choisi la capitale française pour se rêver les nouveaux Hemingway ou Picasso. Nous suivons le parcours de Richard Wright, Chester Himes, Mary McCarthy, William Burroughs, Sidney Bechet, Miles Davis, William Klein, Jules Dassin, John Berry et de tant d?autres : écrivains, auteurs de polars, jazzmen, peintres expressionnistes abstraits, poètes beatniks ou réalisateurs, ils empruntent à leur tour l?itinéraire de leurs aînés de la Génération perdue, celle des Miller et Hemingway pour qui « Paris est une fête ». Pour certains d?entre eux, artistes noirs américains, avant-gardistes mal perçus dans leur pays ou victimes du maccarthysme, Paris est aussi vu comme une terre d?asile et de liberté. Leur passage dans la ville sera pour certains déterminant, premiers pas vers une reconnaissance internationale, parenthèse fertile permettant de réorienter une carrière, source nouvelle d?inspiration liée à des rencontres et à des visites multiples. L?auteure nous fait découvrir ce pan de notre histoire que nous avions un peu oubliée et qui s?était achevée sous les pavés de mai 68. Elisa Capdevila enseigne l?histoire en lycée et à Sciences Po Paris. Elle est spécialiste d?histoire culturelle. http://www.armand-colin.com/des-americains-paris-artistes-et-bohemes-dans-la-france-de-lapres-guerre-9782200614904
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Citations et extraits (160) Voir plus Ajouter une citation
PiertyM   11 novembre 2014
Black Boy de Richard Wright
Alors comment pouvait-on vivre dans un monde dans lequel l'intelligence et la perception des faits ne voulaient rien dire, et où l'autorité et la tradition étaient tout?

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Allantvers   29 novembre 2016
Black Boy de Richard Wright
Chaque fois que je pensais à l'esprit essentiellement morne de la vie noire en Amérique, je me rendais compte qu'il n'avait jamais été donné aux Nègres de vivre pleinement l'esprit de la civilisation occidentale; ils y vivaient tant bien que mal, mais n'y vivaient pas. Et quand je songeais à la stérilité culturelle de la vie noire, je me demandais si la tendresse pure, réelle, si l'amour, l'honneur, la loyauté et l'aptitude à se souvenir étaient innés chez l'homme. Je me demandais s'il ne fallait pas nourrir ces qualités humaines, les gagner, lutter et souffrir pour elles, les conserver grâce à un rituel qui se transmettait de génération en génération.
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Under_the_Moon   30 mars 2014
Black Boy de Richard Wright
(le narrateur raconte sa 1ère expérience de la lecture)



L'histoire fit vivre et vibrer le monde qui m'entourait, le rendit tangible à mes yeux. Tandis qu'elle parlait, la réalité devenait différente, l'aspect des choses changeait et le monde se peuplait de présences magiques. Mes facultés de perception s'aiguisaient, embrassaient un univers plus vaste, et je commençais à sentir et à considérer les choses d'une manière quelque peu différente. Enchanté et captivé, je l'arrêtais constamment pour lui demander des détails. Mon imagination s'enflammait. Les sensations que l'histoire avait suscitées en moi ne devaient jamais me quitter.
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JeanPierreV   04 mai 2016
Black Boy de Richard Wright
C'est grâce à ces romans, à ces nouvelles et à ces articles, grâce au choc émotionnel des constructions imaginatives de faits héroïques ou tragiques que j'avais senti sur mon visage la douce chaleur d'un rayon de lumière inconnue ; et en partant, je me dirigeais instinctivement vers cette lumière invisible, en tâchant toujours de tourner et d'orienter mon visage de façon à ne pas perdre l'espoir qu'avait fait naître sa faible promesse, et en m'en servant comme d'une justification de mes actes.
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sabine59   10 juin 2018
Haïku : Cet autre monde, édition bilingue français-anglais de Richard Wright


L'escargot qui dort

Sait-il que cette feuille verte

Obéit au vent?
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Under_the_Moon   13 mai 2013
L'homme qui vivait sous terre de Richard Wright
Il alla vers un kiosque dont le marchand était parti et regarda une pile de journaux. Il vit un gros titre :

CHASSE AU NEGRE ASSASSIN

C'était comme si quelqu'un s'était glissé derrière lui, et était en train de le déshabiller ; (...). Ils savent que je n'ai rien fait, chuchota-t-il. Mais comment le prouver ? Il avait signé une confession. Quoique innocent, il se sentait coupable, condamné.
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sabine59   20 octobre 2017
Haïku : Cet autre monde, édition bilingue français-anglais de Richard Wright
Maison à l'abandon,

La cour pleine de feuilles mortes,

Au soleil couchant.
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sabine59   25 mars 2018
Haïku : Cet autre monde, édition bilingue français-anglais de Richard Wright
Dans le port, à l'aube,

Une légère odeur d'oranges

Bourrasques de mars.
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sabine59   05 janvier 2018
Haïku : Cet autre monde, édition bilingue français-anglais de Richard Wright
Imprégnant tout

Flottant ni vue ni connue

Pluie d'hiver brumeux
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Under_the_Moon   23 mars 2014
Black Boy de Richard Wright
My mother fell ill and the problem of food became an acute, daily agony. Hunger was with us always.
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