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Note moyenne 4.01 /5 (sur 167 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Rome , le 28/06/1985
Biographie :

Valentina D'Urbano est une auteure et une illustratrice.

Elle est diplômée à Istituto Europeo di Design (IED).

"Le bruit de tes pas" (l rumore dei tuoi passi, 2012), son premier roman, est devenu un best-seller et a été traduit en français et allemand et obtenu de nombreux prix.

"Acquanera" (2013), Premio Stresa 2014, est son deuxième roman.

En parallèle, elle collabore comme illustratrice jeunesse avec des maisons d'édition italiennes et étrangères.



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Videos et interviews (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Lily Guillard, éditrice chez Philippe Rey nous présente le second roman de Valentin d'Urbano "Acquanera"
Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
marina53   02 juillet 2015
Le bruit de tes pas de Valentina d'Urbano
Parfois, on oublie les choses qu’on a vécues. On les laisse de côté parce qu’elles semblent infantiles, absurdes, et on les abandonne, on les refoule. Puis un événement vient les ramener à votre mémoire. Et la vision de la réalité se modifie.

C’est une sorte d’étang. Son eau est claire, inerte. Mais si l’on jette un caillou dedans, elle s’agite, se remplit de terre, se trouble.

Cette terre qui salit l’eau était là, immobile, avant qu’une main décide de la faire remonter à la surface. Mais ça ne durera pas, bientôt tout rentrera dans l’ordre.

C’est un cycle.
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marina53   02 juillet 2015
Le bruit de tes pas de Valentina d'Urbano
Quand meurt celui qu'on aime, quelque chose vous saisit au ventre et vous retient. Pas le cœur, non, les battements cardiaques ne changent pas, le sang circule, la poitrine est indolore, le pincement au cœur n'est qu'une invention de ceux qui écrivent des romans-feuilletons dans l'hebdomadaire du jeudi.

Le douleur qui vous plie en deux concerne l'estomac.

Elle ne fait pas mal comme un coup de poing, c'est pire. Elle part de l'intérieur, vous égratigne la gorge, vous noie les entrailles et referme tout.
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marina53   09 juillet 2015
Le bruit de tes pas de Valentina d'Urbano
Rien ne vous réchauffe (...) quand vous vous égarez.
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marina53   02 juillet 2015
Le bruit de tes pas de Valentina d'Urbano
C'était peut-être le milieu qui nous avait produits. On avait peut-être ça dans le sang. C'était peut-être les gens qu'on fréquentait, l'ennui, l'absence de buts. Le certitude de ne pas pouvoir évoluer, la prise de conscience de l'inéluctable. Dehors, les années se succédaient, et le monde changeait. Au fond de nous-mêmes, on restait figés.

On n'avait pas de raison de vivre, on n'était pas capables d'en trouver une. On vivait, un point c'est tout.

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michfred   13 janvier 2018
Aquanera de Valentina d'Urbano
Le ciel est bleu et froid partout, pensai-je, dans n'importe quel endroit du monde. Quel que soit le lieu, on porte en soi ce qu'on possède.

On n'a besoin que de son corps, il abrite toutes vos déchirures, toutes vos cicatrices. Les amours qui vous rejettent et celles que vous vous êtes construites pour avancer.

C'est en soi que réside ce qu'on a, pas dans les êtres ni dans les objets qui vous les rappellent.
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Missbouquin   03 octobre 2015
Aquanera de Valentina d'Urbano
C’est la méchanceté des gens qui empoisonne, pas l’eau-de-vie.
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marlene50   04 janvier 2018
Aquanera de Valentina d'Urbano
Ne reste pas là à pleurer sur ma tombe.

Je ne suis pas là, je ne dors pas.

Je suis les mille vents qui soufflent.

Je suis l'étincelle diamant sur la neige.

Je suis la lumière du soleil sur le blé mûr.

Je suis le crachin d'automne.

Quand tu te réveilles dans le matin calme ...

Je suis les étoiles qui brillent la nuit.

Ne reste pas là à pleurer sur ma tombe.

Je ne suis pas là, je ne dors pas.

(Chant navajo)
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Stellar   31 janvier 2016
Aquanera de Valentina d'Urbano
Je suis née dans une famille étrange, une famille de femmes.

Je suis née par la volonté de ma grand-mère Elsa, qui s'opposa de toute ses forces à ma mère. Onda n'avait que dix-huit ans et elle aurait bien aimé se débarrasser de moi.



Je vins au monde par une nuit de mars, après seize heures de travail. Ma grand-mère appela une sage-femme qui travaillait de l'autre côté de la vallée et n'avait rien à voir avec Roccachiara, qui ne connaissait personne au village et n'aurait donc pas répandu d'inutiles bavardages.

[....]

Je reçu le prénom de Fortuna, qui signifie "chance".

Un prénom étrange, fruit de la décision d'Elsa une nouvelle fois. Sans doute lui parut-il approprié, sans doute crut-elle qu'il me porterait bonheur.

Née dans une telle famille, j'avais effectivement un besoin désespéré de chance.
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kathel   07 avril 2015
Aquanera de Valentina d'Urbano
Pendant quelques minutes, Onda contempla, incrédule, la porte close. Elle sentait que des yeux intrigués l’épiaient des fenêtres voisines et elle fut envahie par une rage sourde mêlée de honte. Mais aussi par une sensation plus enracinée et plus secrète, comme un fardeau amer pesant sur sa langue.

Elle aurait voulu insulter la femme qui l’avait traitée comme un chien errant, flanquer un coup de pied à la porte ou briser l’un des pots blancs qui décoraient l’entrée. Mais elle était incapable de faire le moindre mouvement.

Ces désirs lui enflammaient la tête, et son impuissance la blessait. Les gens qui croyaient en ses dons avaient peur d’elle. Ceux qui n’y croyaient pas la chassaient en l’accusant de mentir.

Ballottée de part et d’autre, elle ne savait à qui donner raison.
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michfred   07 février 2016
Le bruit de tes pas de Valentina d'Urbano
Je le regarde prendre des ciseaux dans un tiroir. Je regarde la lame fendre le papier.

Je ferme les paupières. J'entends les ciseaux.

Un bout de la photo atterrit à mes pieds. Sur le sol, je découvre mon visage, mon visage qui ne me regarde pas.

Maintenant il n'y a plus que moi.
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