AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.89 /5 (sur 2618 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 22/09/1960
Biographie :

Gaëlle Josse est une femme de lettres française.

Après des études de droit, de journalisme, de psychologie et quelques années passées en Nouvelle-Calédonie, elle travaille pour un site Internet à Paris et vit en région parisienne.

Elle organise aussi des ateliers d'écoute musicale et d'écriture, pour adultes et adolescents.

Venue à la littérature par la poésie, son premier roman, "Les heures silencieuses", paru en janvier 2010 aux Éditions Autrement, a obtenu plusieurs prix notamment le Prix Lavinal, Prix Peindre en Provence, Prix du Marais, et a été finaliste du Prix Orange 2011.

Suivront "Nos vies désaccordées" (2012), qui obtient le Prix Alain-Fournier 2013 et le Prix national de l'Audiolecture 2013 et" Noces de neige" en 2013.

En 2015, elle est finaliste du Prix des libraires et lauréate du Prix de littérature de l'Union Européenne, du Prix de l'Académie de Bretagne et de nombreux prix de médiathèques pour son roman "Le dernier gardien d'Ellis Island" (Noir sur Blanc).

En 2016, elle publie "L'ombre de nos nuits" et est marraine du prix littéraire des jeunes Européens. "Une longue impatience" est paru en 2018.

son blog : http://gaellejosse.kazeo.com/
+ Voir plus
Source : gaellejosse.kazeo.com
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Masterclass avec Gaëlle Josse « du matériau iconique au roman » Une femme en contre-jour est le 9ème roman de Gaëlle Josse (Notabilia 2019). L'auteur dans cet ouvrage traque les traces, relie les pointillés, cherche à comprendre Vivian Maier, une nurse d'enfants, qui consacra toute sa vie à la photographie de rue et mourut dans le plus grand anonymat. « le travail de Vivian Maier me renvoie, de façon frontale, impérieuse, à ce que je poursuis en écrivant. Faire passer un peu de lumière dans l'opacité des êtres, dans leur mystère, leur fragilité, dans leurs errances, et dire ce qu'on entrevoit, ce qu'on devine, ce qui se dérobe. » Masterclass organisée par Aleph-Écriture. À lire – Gaëlle Josse, Une femme en contre-jour, coll. « Notabilia », Noir sur blanc, 2019. Le Samedi 14 décembre 2019 - 10H00
+ Lire la suite
Podcasts (3) Voir tous

Citations et extraits (1081) Voir plus Ajouter une citation
Eric76   04 février 2018
L'ombre de nos nuits de Gaëlle Josse
Après mon échec, mon désastre, je suis devenue silencieuse. Parler, pour quoi faire ? Pour quoi dire ? Les faits avaient parlé d'eux-mêmes. Seule la page blanche écoute, caresse, console. Aujourd'hui encore, je cherche les mots comme les coquillages,. Le nombre d'or. L'accord parfait. L'imperceptible et nécessaire dissonance. Page blanche. J'ai cinq ans pour toujours. Tes Docksides bleues, fatiguées, s'immobilisent à quelques centimètres de mes doigts. Tu écrases mon trésor. Ta voix, soudain, avec une impatience, une imperceptible dureté que je ne lui connaissais pas et qui me fait sursauter. " Mais qu'est-ce que tu fabriques ? Il y a vingt minutes que je t'attends ! " Impatience. " Tu sais que tu es bizarre par moments ? " " Désolée, j'arrive. " Je me suis rarement sentie si seule. En une fraction de seconde. J'ai réalisé que tu resterais à l'extérieur de mon monde. Je n'ai pas voulu le savoir.
Commenter  J’apprécie          680
Eric76   29 janvier 2018
L'ombre de nos nuits de Gaëlle Josse
Alléger. S'alléger. Le plein nait du vide. Simplifier. Densifier. Nous n'emporterons rien avec nous dans notre ultime voyage.
Commenter  J’apprécie          663
marina53   28 avril 2018
Une longue impatience de Gaëlle Josse
Je m'invente des ancres pour rester amarrée à la vie, pour ne pas être emportée par le vent mauvais, je m'invente des poids pour tenir au sol et ne pas m'envoler, pour ne pas fondre, me dissoudre, me perdre.
Commenter  J’apprécie          590
Eric76   25 mars 2018
Le dernier gardien d'Ellis Island de Gaëlle Josse
Cette jeune italienne brune et affligée avait atteint en moi des régions inconnues, de ces lieux dont l'existence reste insoupçonnable et dont la brusque découverte nous tend un miroir où se reflète un inconnu.
Commenter  J’apprécie          581
Eric76   21 mars 2018
Le dernier gardien d'Ellis Island de Gaëlle Josse
Pendant quarante-cinq années - j'ai eu le temps de les compter -, j'ai vu passer ces hommes, ces femmes, ces enfants, dignes et égarés dans leurs vêtements les plus convenables, dans leur sueur, leur fatigue, leurs regards perdus, essayant de comprendre une langue dont ils ne savaient pas un mot, avec leurs rêves posés là au milieu de leurs bagages. Des malles, des cantines, des paniers, des valises, des sacs, des tapis, des couvertures, et à l'intérieur tout ce qui reste d'une vie d'avant, celle qu'ils ont quitté, et qu'ils doivent, pour ne pas l'oublier, garder dans un lieu fermé au plus profond de leur cœur afin de ne pas céder au déchirement des séparations, à la douleur de se souvenir des visages qu'ils ne reverront jamais.
Commenter  J’apprécie          560
Eric76   24 janvier 2018
L'ombre de nos nuits de Gaëlle Josse
Tout est prêt. Les grandes lignes, les principaux volumes sont posés. J'en ai la main engourdie et le feu est presque éteint dans l'atelier, seules quelques braises persistent à diffuser leurs lueurs rouges sous la cendre. Combien de temps ai-je passé là ? Je ne sais pas. Ce n'est plus la peine d'ajouter une bûche maintenant, ce serait une dépense inutile. Le soir tombe, il fait trop sombre pour continuer.

Ce vertige, à chaque fois, devant cette surface vierge. Tout y est possible. Elle attend le geste, la main accordée au souffle, comme une fécondation. Et cette question, la même depuis si longtemps. Saurai-je donner vie aux scènes qui m'apparaissent en songe ?

Je regarde les bâtons de fusain posés à côté de moi, alignés, pour l'esquisse de la scène. A chaque fois, cette hésitation. La trace de la main, le contact avec la toile. Eternelle initiation. Comme on approche un corps qui s'offre pour la première fois. Découvrir comment il va réagir, frissonner, trembler, gémir. Deviner quel est son secret, sa joie, sa blessure. Eprouver cette sensation qui ne peut être qu'une seule fois et disparaît dans le geste qui l'accomplit. Le geste de la connaissance.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          543
NathalC   25 juillet 2018
Une longue impatience de Gaëlle Josse
Car toujours les mères courent, courent et s'inquiètent, de tout, d'un front chaud, d'un toussotement, d'une pâleur, d'une chute, d'un sommeil agité, d'une fatigue, d'un pleur, d'une plainte, d'un chagrin. Elles s'inquiètent dans leur coeur pendant qu'elles accomplissent tout ce que le quotidien réclame, exige, et ne cède jamais. Elles se hâtent et se démultiplient, présentes à tout, à tous, tandis qu'une voix intérieure qu'elles tentent de tenir à distance, de museler, leur souffle que jamais elles ne cesseront de se tourmenter pour l'enfant un jour sorti de leur flanc.
Commenter  J’apprécie          531
Eric76   16 mars 2018
Le dernier gardien d'Ellis Island de Gaëlle Josse
Ici, je suis entouré de gris, d'eau, de ciment et de brique. Je n'ai presque jamais connu d'autre paysage que celui de l'Hudson, avec la ligne des gratte-ciel que j'ai vu s'étendre au cours des ans, s'élever, s'enchevêtrer, s'empiler pour former cette jungle rigide et immuablement dressée que nous connaissons aujourd'hui, avec, à ses pieds, le mouvement des bateaux et des ferries dans la baie, et Notre Dame de la liberté, ou Miss Liberty, comme l'appelaient parfois les immigrants européens en l'apercevant, debout sur son socle de pierre, dans sa robe vert-de-gris, en majesté, visage fermé et bras tendu au dessus des flots.

Quelle que soit la saison, l'eau reste grise, comme si le soleil ne parvenait jamais à l'éclairer en profondeur, comme si un matériau opaque glissé sous la surface l'empêchait d'y plonger et d'en varier les reflets. Il n'y a que le ciel qui change, j'en connais toutes les nuances, du bleu le plus ardent au violet le plus assourdi, et toutes les formes de nuages, effilochés, soufflés ou pommelés, qui donne à chaque jour son caractère.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          520
rabanne   11 avril 2018
Une longue impatience de Gaëlle Josse
J'aimais ses silences et sa façon de regarder l'horizon. Et puis le désir nous avait pris, un soir d'été, sur la lande ; nous nous étions fiancés comme ça, sur un lit de bruyère (...)
Commenter  J’apprécie          500
marina53   21 décembre 2014
Nos vies désaccordées de Gaëlle Josse
Il y a des larmes sans partage possible.
Commenter  J’apprécie          510
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Effeuillons la marguerite

Pour Pierre Desproges, cette Marguerite n'a pas écrit que des conneries. Elle en a aussi filmé.

Marguerite de Navarre
Marguerite Monnot
Victor Margueritte
Marguerite Duras
Marguerite Gauthier
Marguerite de France

12 questions
22 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature française , musique , chanson , écrivain , demi-mondaines , histoireCréer un quiz sur cet auteur
.. ..