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martinaki93
  18 avril 2021
Meurtre sur Oléron de Dubief Line
Alors tout d'abord, ce sont les couvertures de ces livres qui m'ont attirée et ensuite bien sûr la Charente-Maritime qui me manque...

Nous sommes ici dans des enquêtes policières du style de Simenon.

J'ai passé un très bon moment avec ces deux polars qui sentent l'air marin, l'iode, les embruns maritimes, le Pineau et les spécialités locales. On voyage beaucoup dans l'île d'Oléron et du côté de La Rochelle grâce aux sublimes descriptions de l'auteure qui a l'air de connaître parfaitement les petits coins de la région.

Je me suis baladée le long des marais salants, grimpé en haut du phare de Chassiron et de la Courbe et cela m'a donné des idées de futures balades du côté de Saint-Denis (pas le mien dans le 93 lol, celui du nord de l'île)...

J'ai écouté le bruit du vent dans les dunes et les cris des mouettes...

L'écriture est fluide et belle, parfois poétique, et avec un bonne dose d'humour aussi et ce n'est pas négligeable. J'ai apprécié notamment les pics entre policiers et gendarmes et l'amitié qui se lie entre les deux hommes de loi.

Les personnages principaux, l'Inspecteur Eustache et le gendarme Oscar sont fort plaisants et très bien construits.

Dans chacun des deux livres, l'enquête est prenante et bien maîtrisée.

Bref, un très bon moment de lecture avec ces polars régionaux que je vous conseille vivement.
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miriam
  17 avril 2021
Ramuntcho de Pierre Loti
J'aurais dû lire Ramuntcho avant notre départ pour Cambo-les-Bains ou encore mieux sur place. Pierre Loti nous a souvent servi de guide : à Istanbul, Philae, au Maroc...et plus récemment en Islande. Nous aurions visité le pays Basque avec un autre regard, aurions imaginé Ramuntcho, Gracieuse et ses amis à l'église, sur la place jouant à la pelote. Nous aurions imaginé les contrebandiers traversant en silence de nuit la Bidassoa. Surtout nous aurions  visité son village Etchézar- Sare en réalité et la Rhune qu'il appelle Gizune.



Lire Ramuntcho au retour a été un plaisir de retrouver ce que nous avons découvert. Dans la première partie Loti décrit le pays basque sous un aspect idyllique : belles maisons basques pittoresques, presque trop à mon goût.





Ramuntcho, contrebandier et pelotari, est un tout jeune homme de 16 ans, amoureux et aimé de retour, tout lui sourit.   Je soupçonne  que le décor est trop beau pour être vrai, idéalisé, peut-être factice, tout au moins folklorique avec les poncifs qu'on réserve aux touristes. Une année enchantée passe où les adolescents se découvrent, se rencontrent, se fiancent...Occasion pour l'auteur de décrire les fleurs qui se succèdent, les douces chaleurs du printemps, les pluies nourricières. La vie du village, les fêtes, les tournois de pelote sont autant d'occasions joyeuses. 



Les aventures des contrebandiers dans la nature ou sur la Bidassoa sont haletantes





Ramuntcho part soldat pour trois ans, son retour sera tragique. La nature est toujours aussi belle mais moins riante. Le roman gagne en profondeur.




Lien : https://netsdevoyages.car.blog
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michelangelo
  01 avril 2021
Nêne de Perochon E
Instituteur et écrivain, Ernest Pérochon reçut le prix Goncourt en 1920 pour cette œuvre. Si le caractère un peu désuet de l’écriture frappe de premier abord, il serait désobligeant d’y voir la justification d’un oubli compréhensible, d’autant que cette désuétude n’est qu’apparente.

J’ai découvert Ernest Pérochon grâce au site Babelio qui m’avait donné à lire le magnifique ouvrage de Fabien Bonnet et Alexandre Giraud intitulé Dans la maison d’un Goncourt (éditions La Geste). Héros littéraire du département des Deux-Sèvres, celui-ci avait acheté une magnifique maison de maître dans la belle ville de Niort (Oui Monsieur Houellebecq, Niort peut être belle pour qui sait la lire).

Transformée en musée, elle permet au visiteur de déambuler dans le lieu de vie intact d’un écrivain qui n’a jamais renié ses origines rurales et son goût pour la vie simple de la province. Dire que c’est un écrivain du Terroir serait également aussi déraisonnable qu’excessif. Si la vie à la campagne est bien le lieu de son intrigue dramatique, son roman est avant tout une belle histoire d’amour désespérée d’une femme de maison, Madeleine, au service d’un paysan aisé veuf avec deux jeunes enfants.

Célibataire et affligée de solitude pesante, Madeleine va tisser avec les enfants des liens affectifs qui vont très vite prendre le dessus et causer progressivement sa perte. La puissance des sentiments qui s’agitent dans toutes ces têtes dures au labeur force le respect.

On retrouve dans ce roman ce qui fait la qualité d’un belle œuvre. Des personnages admirables de vérité, des sentiments analysés finement par petites touches successives, un cadre sociologique maîtrisé et un paysage et une époque aussi somptueux que précis, donnant un caractère historique à l’affaire.

Le style de l’auteur est quant à lui très personnel. Les tournures sont parfois étonnantes mais le débit reste fluide et très agréable. Comme une rivière sauvage, il a un aspect cristallin, parfois vif, à d’autres moments tranquille lorsqu’il rencontre un obstacle qu’il faut passer laborieusement ; il devient alors sombre et tourmenté. Le langage est coloré, les images fulgurantes. Car c’est aussi un hymne à la ruralité, à une paysannerie qui bientôt aura cessé d’exister.

La Terre de Zola, grand roman sociologique dédié au monde paysan possède une dimension plus universelle. Sans vouloir rabaisser l’ouvrage de Ernest Pérochon, ni le comparer au grand maître du roman naturaliste, j’y vois principalement la mise en scène d’une détresse humaine et une suite d’évènements qui finira par un désespoir sans issue. Il y a un peu de Flaubert, un zeste de Giono le tout mélangé dans une forte proportion d’humanité.

A découvrir ou redécouvrir sans nul doute. J’ai en mémoire des Goncourt récents qui n’avaient pas la splendeur d’écriture d’Ernest Pérochon. Ce constat permet de relativiser l’idée qu’on peut se faire de la notoriété et des éléments constitutifs d’un chef d’œuvre littéraire ou artistique. Ernest Pérochon est presque oublié alors qu’il a agité le petit monde de la littérature et de l’éducation en son temps…



Michelangelo 31/3/2021


Lien : http://jaimelireetecrire.ove..
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