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Liana Lévi

Cette maison d`édition fondée en 1982 par la journaliste italienne Liliana Lévi édite une trentaine de titres dont une dizaine de poches par an. Elle dispose d`un catalogue de 400 titres, dans les domaines les plus divers : essais, témoignages historiques, romans policiers, beaux livres, et littérature étrangère et française qui se répartissent sur les sept collections de la maison.

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Collections de Liana Lévi



Dernières parutions chez Liana Lévi


Dernières critiques
puchkina
  18 juin 2021
Un voisin trop discret de Iain Levison
Jim, qui est chauffeur Uber à soixante ans, vit modestement dans un appartement de Philadelphie à la décoration minimaliste. Mais il ne semble pas manquer d’argent car quand Corina sa nouvelle voisine, qui a son grand étonnement le trouve sympathique, vient lui emprunter de l’argent, il lui donne généreusement mille dollars. Corina est marié à Grolsch, un tireur d’élite basé en Afghanistan qui commence sérieusement à péter les plombs après la mort de son coéquipier. Quand il rentre au pays, il passe son temps à boire des bières et à se disputer avec Corina, ne s’occupant pas de leur enfant. Kyle Boggs, son nouveau coéquipier, est gay et pour le cacher à ses supérieurs et accéder un jour à un poste de politicien, il demande à Madison une copine de lycée de l’épouser et de venir vivre avec lui sur la base militaire. Quand Boggs comprend que Groslch l’a percé à jour et que Jim estime que les vies de Corina et de son fils sont en danger, les jours du sniper sont comptés…

Un voisin trop discret est un petit bijou d’humour parsemé de scènes violentes éminemment cinématographiques que ce soit dans les montagnes afghanes ou dans la cage d’un escalier, de dialogues savoureux et de relations humaines comme dans la vraie vie. Une réussite !
Lien : https://puchkinalit.tumblr.c..
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visages
  17 juin 2021
Battement d'ailes de Milena Agus
Je continue ma découverte de Milena Agus par ce " Battement d'ailes" qui me confirme la soif de liberté que ses personnages incarnent, mais aussi leur soif d'amour toujours associée à une profonde tristesse exprimée de bien diverses façons. L'entraide,le respect de la différence,le sentiment de marginalité,voire d'exclusion transparaissent toujours également dans ses histoires. Quant au décors,nous sommes sous le soleil,les senteurs et couleurs de la Sardaigne,terre natale de L'auteure. Sa plume est légère comme le regard simple et pur ( et non simpliste!) de ses personnages, poétique et sensuelle et parfois même crue,car le plaisir charnel fait partie de l'amour de 7 à 77 ans,de Cagliari à Paris !

Ici, c'est à partir du regard d'une adolescente de 14ans que nous partons à la rencontre de " Madame", personnage principal du roman. Une belle personne comme Milena Agus sait donner vie. Suffisamment affirmée pour tenir tête aux promoteurs et refuser une richesse financière qui viendrait détruire ses valeurs , mais aussi vulnérable au point d'être l'objet des hommes en qui elle recherche désespérément l'amour.

Elle a ce petit grain de folie,pas toujours facile à assumer mais qui offre de la magie à la vie et qui finit par faire croire aux miracles. Autour d'elle chaque personnage se dévoile avec ses rêves,ses fragilités,ses forces qui transforment progressivement l'image réductrice qu'on pouvait avoir d'eux initialement. Avec singularité et absence totale de niaiserie , c'est une fois encore une magnifique leçon d'humanité dont nous fait cadeau Milena Agus.
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MELANYA
  17 juin 2021
Là où les chiens aboient par la queue de Estelle-Sarah Bulle
Aujourd'hui j'ai choisi de vous parler d'une jeune écrivaine française, d'un père guadeloupéen et d'une mère franco-belge (joli métissage) et qui publie son premier ouvrage : « Là où les chiens aboient par la queue ». le titre à lui seul est assez intrigant, prometteur et qui sait ? On va peut-être y trouver un certain langage et de l'humour ?

Gagné !

Le livre est divisé en plusieurs chapitres racontés par des personnages différents de la famille Ezechiel : Antoine, l'héroïne – Luncinde – Petit-Frère… L'héroïne, Antoine, quitte son pays à l'âge de seize ans, pour rejoindre aller chez sa tante Eleanore (man Nonore), à Pointe-à-Pitre.

Elle s'interroge sur son origine métisse et c'est ainsi qu'elle raconte son enfance, l'histoire de la famille, les traditions, l'esprit de ces Antillais « immigrés de l'intérieur ».



L'histoire, racontée par Antoine, se passe à Morne-Galant et l'auteure écrit en page 10 : « Encore aujourd'hui, les Guadeloupéens disent de Morne-Galant : « Cé la chyen ka japé pa ké. » Je te le traduis puisque ton père ne t'a jamais parlé créole : « C'est là où les chiens aboient par la queue. ».

Comme on le voit, le langage est bien imagé, exotique car de nombreuses expressions sont issues de la langue guadeloupéenne. Mais on y trouve aussi beaucoup de poésie (avec l'évocation de Aimé Césaire et de Léopold Senghor) – de l'humour avec des personnages « hauts en couleur » - de l'amour...

Mais c'est aussi l'histoire d'un désenchantement, celui de l'exil qui n'est pas aussi rose que l'on pouvait espérer : « Nous, les Antillais, nous avons toujours su nous adapter, pas vrai ? de la case d'esclaves aux HLM, nous savons ce que signifie survivre. Mais de communauté soudée, tu n'en trouveras pas. « 



Ce premier roman est très prometteur car il nous fait découvrir Estelle-Sarah Bulle et peu importe si on connaît ou pas la Guadeloupe, elle se charge de nous en faire le portrait et de nous relater des faits anciens méconnus certainement ailleurs dans le monde.

C'est donc un roman à découvrir, bluffant par son originalité.

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