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Dernières critiques
AnneClaire29
  25 septembre 2018
La lectrice, tome 2 : L'oracle de Traci Chee
Ce qui est écrit s'accomplit...

Nous retrouvons Séfia et Archer qui ont réussit à prendre la fuite suite à leur face à face avec Tanin. Ils sont toujours en possession du Livre, mais Archer n'est plus le même depuis. Il a retrouvé ses souvenirs et la parole.

Pour mettre à mal les plans de Serakeen, ils décident de traquer les estampeurs et de délivrer les garçons prisonniers.



Un second tome riche en action, en rebondissement et un Livre qui ne délivre que ce qu'il veut bien de l'histoire. Comme pour le premier tome, nous sommes happé par le récit et entraîner sur les chemins tortueux et semés d’embûches aux côtés des deux héros. La part sombre d'Archer est très présent et va remettre en question bien des choses.

J'espère que nous n'aurons pas a attendre trop longtemps pour pouvoir lire le dernier tome de cette trilogie.
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akahama
  25 septembre 2018
Orphelins 88 de Sarah Cohen-Scali
Orphelins 88 se déroule après la seconde guerre mondiale. Dans un orphelinat de l'UNRRA se côtoient des enfants rescapés des camps, des juifs, des allemands ou des germanisés, parmi lesquels Siegfried/Josh qui a perdu la mémoire. Il ne sait plus qui il est, d'où il vient, si ses parents vivent encore, il a oublié ce par quoi il est passé. Narré à la première personne, Orphelins 88 nous entraine dans une Europe entièrement à reconstruire, où subsistent les stigmates de la guerre. Comme chez Josh, qui doit se reconstruire, Josh qui porte un numéro tatoué au poignet gauche mais tend le bras droit en criant "Heil Hitler". Une Europe sanglante et schizophrène, comme ce gamin. Une Europe toujours vivante aussi, où les noirs "fraternisent" avec les allemandes, où des petites filles en oiseaux colorés, ou les enfants jouent malgré tout. Ce qui fait la richesse de ce livre, ce sont toutes les anecdotes, véridiques pour la plupart, que l'auteure a intégrées et qui donnent vie au récit, ces événements étranges, terrifiants ou cocasses que vivent les rescapés. Les paradoxes aussi, qui rappellent que dans le monde réel, non fantasmé, rien n'est tout blanc ni tout noir. C'est la guerre mais on s'entretue encore. Les soldats noirs américains sont traités en Allemagne mieux qu'ils ne l'étaient dans leur propre pays. La fin de la guerre, ce n'est pas le retour immédiat de la paix, ce n'est même pas la quiétude, c'est parer au plus urgent, sans moyens. Le ton juste est trouvé, Josh est un enfant qui n'a connu que la guerre, la violence et la privation. Les autres enfants aussi. Non qu'ils soient particulièrement violents, ils sont habitués. Comme toujours, ce qui fait à mon sens qu'un roman historique est réussi, c'est le talent de l'auteur à raconter la petite histoire dans la grande et à les faire dialoguer. Josh et l'Europe: deux identités à reconstruire sur les décombres de la guerre. Pari réussi.
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Faura
  25 septembre 2018
Orphelins 88 de Sarah Cohen-Scali
Merci aux Editions Robert Laffont et à Babelio de m’avoir permis de découvrir ce livre dans le cadre de la rencontre proposée avec l’auteure le 24 septembre 2018 dans les locaux de Babelio. Rencontre passionnante avec une auteure habitée par son sujet et désireuse de faire partager ses recherches et ses pistes de réflexion.



Au début de l’histoire, le narrateur raconte comment il a été ramassé par les Américains et nommé Josh par eux, après être parti d’une Napola (école d’élite) allemande pour une autre au moment de la libération. Ayant perdu la mémoire, ce garçon est dans l’ambivalence permanente car, orphelin, il a été élevé dans la droite ligne du Reich, mais il cache sur son bras gauche un tatouage de numéro qui n’a pu être effectué que dans un camp de concentration.



C’est dans le centre d’Indersdof, en Bavière, où il a été recueilli, et qui va bientôt accueillir des centaines d’autres orphelins, que Josh va se rendre compte qu’il ne sait rien de sa vie d’avant la Napola, même pas son nom. Apparemment, il serait peut-être d’origine polonaise, puisqu’il cauchemarde en polonais...

Il a du mal à se lier avec les enfants de son âge « entre 10 et 12 ans » selon les médecins, et préfère les bébés qui ne reçoivent pas assez d’affection.

D’ailleurs, quand il se tourne vers les dortoirs des adolescents, il finit par se faire tabasser par les jeunes juifs car il parle aussi allemand dans son sommeil...



Bref, Josh pourrait bien succomber à une forme de schizophrénie, sans l’aide d’Ida, la directrice du centre, et de Wally, le jeune soldat américain qui l’a pris sous son aile et qui l’emmène se balader en voiture. Wally, c’est en quelque sorte le miroir américain de la ségrégation effectuée sous le régime nazi envers les Juifs et les Noirs : Josh découvre combien ces libérateurs donneurs de leçons sont eux-mêmes racistes envers leurs propres populations. Le témoignage de Wally est très intéressant pour éclairer cette partie méconnue de la Libération.



Lorsque Josh prend conscience de ses probables racines, il décide de partir à la recherche de sa famille dont il a été séparé.



Vie dans un orphelinat avec des enfants affluant de toutes parts, parcours dans l’Europe dévastée de l’après-guerre, rencontres amicales ou détestables, le roman nous fait entrevoir la dure existence de ces jeunes confrontés au racisme des populations toujours assoiffées de sang (pogroms en Pologne) malgré les années de guerre, dont on aurait pu croire qu’elles en sortiraient rassasiées. Mais les Russes sont là aussi...

Et quelques instants de lumière grâce aux livres découverts par Josh, ces livres qui le font voyager au-delà de la faim, de la misère et de la peur : « J’ai faim de mots presque autant que de nourriture. »



Un roman pour jeune adulte... moi qui suis une vieille adulte, j’ai une nouvelle fois pris une claque face aux horreurs perpétrées pendant et autour de la Deuxième Guerre Mondiale. Et je pense qu’il mériterait d’être étudié en classe tant les thèmes développés sont importants : qui suis-je sans racine? Puis-je construire un avenir si je ne connais pas mon passé ? Quand commence le racisme ?



La quête de l’identité est au cœur de ce roman très documenté, fruit des longues recherches menées par Sarah Cohen-Scali, une grande majorité des faits (voire même des personnages) décrits dans le roman étant basés sur la triste réalité de l’après-guerre. C’est un roman historique mais ce n’est pas que de l’Histoire : l’exercice d’équilibriste est maîtrisé, on s’attache vraiment aux personnages grâce à la construction romanesque et à l’écriture. On pourrait le lire comme des aventures qui peuvent arriver à des enfants, comme une course après le temps pour reconquérir leur passé, ... tout en sachant à présent que cela a vraiment existé. Et combien le lecteur a des difficultés à quitter ces personnages une fois le livre refermé...



A ne surtout pas manquer!



lirelanuitoupas.wordpress.com
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