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Marech20
  30 mars 2020
Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire
J'ai profité du confinement pour (re)découvrir, un peu chaque jour, les poèmes de Charles Baudelaire. Et...certes, ils sont beaux, mais je trouve surtout qu'il y a un rythme, une musicalité... que j'avais oublié.

D'ailleurs, je me demande pourquoi on ne lit Baudelaire qu'à l'école...
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glaurent34
  27 mars 2020
Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire
Exceptionnel
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Nowo
  22 mars 2020
Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire


Lecteur de cette critique qui n'en est pas une mais plutôt une confidence contente-toi de jeter ton regard en pointillés pour ne point déranger cette histoire d'amour entre quelqu'un qui n'est plus et quelqu'un qui aurait aimé être. L'heure n'est pas aux effusions, elle est plutôt aux passions sans illusions aux poèmes mélancoliques qui vantent une humanité déchue par faute de n'avoir pas su réaliser avec la nature une saine fusion. Mon vers n'est pas vide si je me plains.



Le ciel m'est témoin que de saines voluptés viennent d'abattre leur poing rageur sur mon esprit désenchanté, lui ôtant la couronne plaintive et le miroir obscurci qui ne l'avaient plus quitté. L'absinthe coule dans ma gorge et je m'absente pour des éternités éphémères où je caresse ces rayons primitifs. le sacre du plaisir est un sein égaré qui se caresse en refrains dans la fugitivité du regard. Divine liqueur des choses muettes, l'ivresse furtive transforme la morne réalité en desseins prodigieux. Les femmes me font très mousser. Tituber sous le roulis. Cette passante féconde ignore la souffrance de mes vastes bras qui ne se referment que sur du vent.



Longtemps ! toujours ! Mes doigts dans tes reins

Sèment des cris d'agonie dont tu fais ton écrin...



Je la contemple d'une soif qui redouble. Elle me plait bel'amant. Son apparence simple et discrète ne cache pas ses veloutés féminins et ses chaleurs m'auréolent d'un désir en instance. Sa moire chevelure me fait chavirer et dériver vers des oasis imaginaires et lointaines où je suis crispé par l'envie. Je perdrais connaissance en la découvrant. Goûter à cette chevelure d'âme me conduirait à d'affreux tourments me transportant vers un pays de délices. Lui tenir les mains, la prendre sans l'apprendre, l'embrasser par tous lieux, d'un ciel pur faire frémir le glaive puis la gloire de l'orgasme. Me frotter à ce corps brûlant, cette toison parfumée, ce libre essor, tandis qu'innocente et paisible la rue autour de moi s'efface mais ne cesse de gémir.



Ô poids du temps qui nous tue de notre vivant,

Chagrin des passions vides des blanches pâleurs,

Laisse venir à toi les illusions des anges adorateurs,

Embrasse les lèvres des amours au feu étincelant !



La platitude de mes ciels livides s'honorent d'un oeil égrillard quand je croise les pas lumineux de cette étoile qui m'extrait de la nuit. Soudain mes essieux s'animent et dans leurs caprices d'enfants germent des ouragans. L'appel est toujours sauvage : l'homme est fait pour vivre et non pour exister. Ô amours qui ne demandent qu'à naître et à renaître ! Il faut être toujours amoureux, tout est là. C'est l'unique raison. Pour ne pas sentir le fardeau de l'ennui qui vous enfonce sous terre, il faut s'élever vers le ciel en aimant sans trêve.



Ces échos enfantent le langage des fleurs,

Ils transforment les statues en rouge-choeurs.



Par tant d'attraits affichés, par tant de senteurs confondues, par tant de profondeurs non dévoilées, par tant d'atmosphères qui nous exaltent, seules les femmes savent nous bouleverser. Ô pauvres corps tordus, maigres, ventrus ou flasques, pour elles nous grimpons des montagnes et nous cheminons dans des forêts. L'art aromatique n'est rien comparé aux charmes des muses qui nous précèdent. Les parfums qui les accompagnent nous dévastent. L'esprit défunt chevauche des courbes et des peaux de bêtes d'une douceur extravagante et ne peut vaillamment se contenter de rêveries solitaires à l'heure où dans cet océan onirique sonne la vague d'assaut !



Entends cette musique qui ne joue que pour toi,

La paix s'arroge de douceurs aux champs brumeux.

Que ne vaut la vie sans l'ivresse d'un coeur joyeux !

Cours vers elle avec courage, abrite-la sous ton toit !



La beauté porte en elle sa mélancolie mais tant que ses fragrances montent à nos yeux ébaudis qu'importe, soyons fou et amoureux ! Jaillissons d'éclats de sève, dévorons ces rangées de perles, pâmons-nous sous la houle qui déferle ! Vivons l'éblouissant songe du sublime et jetons au diable le dieu de l'Utile ! L'amour est le porte-drapeau des vices qui nous éclaboussent et nous isolent du monde. Que de voiles sans rameur quand de l'amour on entend la clameur !



Princes ailés, rois de l'azur, quittez vos gouffres amers

Pour naviguer amoureux et fiers sur d'autres terres !



Sur cette mer d'ivoire on ménage sa peine car des souvenirs on efface la traîne. Loin des récifs aventureux et des pavillons de ténèbres flottent immenses et ronds les frêles esquifs langoureux. Hommes d'équipage abordons ces escales où triomphe le désir d'une femme qui se réveille alanguie dans chacun de nos pores ! Voilà le jardin qui attend les coeurs transis qui osent braver la tempête au lieu de somnoler dans leur verre qui empeste !






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