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Hatier

Créée en 1880 par Alexandre Hatier, Hatier est une maison d`édition française spécialisée dans les ouvrages scolaires, En 1900, le premier Bescherelle est édité. Hatier est aujourd`hui le troisième éditeur d`éducation en France.

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Dernières critiques
c_sabrina7
  25 juillet 2021
René (1805) de François-René de Chateaubriand
René, roman écrit en 1802 et qui apparaît dans Génie du christianisme, qui a pour fonction de défendre la religion chrétienne face à la Convention nationale qui mène une politique de déchristianisation.



Nous suivons dans cette œuvre, René, un Européen ayant fui sa terre et résidant auprès des Natchez, un peuple amérindien en Louisiane. Affligé à cause de la réception d’une lettre, il raconte les raisons de son départ : il porte à sa sœur Amélie un amour réciproque, mais celle-ci choisit la religion pour lui échapper …



René m’a rappelé Le Lys dans la Vallée de Balzac qui lui, arrive plutôt vers la fin du romantisme français. Mais, si René est lourd dans son orgueil, Felix de Vandenesse apparaît comme un personnage plus léger et même comique et non pas pathétique. Malgré tous mes efforts, René m’est trop plaintif et ses lamentations bien présentes. Ce personnage est pris d’une manière pas assez légère d’après mon humble avis.



J’apprécie beaucoup le père Souel puisque justement, il critique René et capte bien la vision qu’il possède de lui-même (il m’a bien permis de me détendre) :



« On n’est point, monsieur, un homme supérieur parce qu’on aperçoit le monde sous un jour odieux ».



La description des paysages, miroirs des états d’âme de René, portée d’une écriture expressive et musicale reste le point positif du roman, d’après moi. On peut ainsi se représenter rapidement et ressentir avec plus de précision les riches sensations de René au contact de la nature. Le passage du jeune homme face à la tempête est quasi épique avec une musicalité forte ainsi qu’une nature déchainée et un René se rêvant guerrier. Mais des paysages plus doux sont aussi à relever. Ceux de l’enfance d’Amélie et de son frère dans ce triste château en automne m’ont beaucoup plu.



Bien sûr, le roman est utile si l’on veut trouver une œuvre-type du romantisme. En effet, les thèmes se retrouvent à foison : solitude et mélancolie de René, réflexion sur le temps qui passe, ruines antiques, lyrisme, poursuite d’un idéal, etc.



Une dernière gommette verte pour René, c’est qu’il s’agit d’une lecture courte et donc la peine que j’ai eue est vite passée …
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MrLambda
  25 juillet 2021
Les Rougon-Macquart, tome 7 : L'Assommoir de Émile Zola
Friedrich Nietzsche, dans l'un de ses livres et avec la finesse qu'on lui connait définissait Zola de cette manière « Zola, ou le plaisir de puer ». C'est ce que durent penser les premiers critiques de l'Assommoir, qui firent de ce roman un succès à scandale. La réprobation fut à peu près unanime, à droite, on fustigeait cette «littérature de l'ordure», à gauche, on s'offusquait d'une vision aussi désespérante du monde ouvrier. À ses détracteurs qui se bouchaient le nez, on pourrait répliquer:



"L'Assommoir est une œuvre qui pue trop la vérité pour vos petites morales bourgeoises, le premier roman sur le peuple qui ne ment pas et qui ait l'odeur du peuple. Une œuvre qui nous place devant la laideur du monde tout en arrivant à la sublimer par des mots orduriers, par un langage argotique et grossier. Mais continuaient à détourner les yeux sur cette misère, continuaient à ne sélectionner de la réalité que vos croyances, Zola par contre, passera la postérité car justement, il les a déboulonné avec vigueur et impétuosité"



La recette est pourtant simple: Gervaise, femme travailleuse, brave, généreuse et complaisante, bien trop malheureusement, symbole de la figure d'un bas peuple vertueux. D'un succès bref et orgueilleux dans ce petit monde de commerçant et d'ouvrier, à la longue et lente descente aux enfers dans les rouages dantesque de la pauvreté. Elle fera face à tous les vices avant d'y succomber, l'alcool, l'égoïsme, le gaspillage, l'oisiveté, la fainéantise...



C'est le récit de ces hommes qui n'ont pas compris le monde, le récit de ces hommes qui n'ont pas réussit à s'adapter à un monde cruel, froid, menteur et vicieux. C'est un darwinisme social bien drapé qui nous est donné de voir en action. C'est le roman de la morale même de ce XIXème siècle montré par la déchéance totale d'une famille ouvrière. En plus de l'ivrognerie, de la fainéantise, il y a le relâchement des liens de la famille, les ordures de la promiscuité, l'oubli progressif des sentiments honnêtes, ca empeste et nous tient au tripe cette déchéance.



Mais il y a aussi l'alentour qui empeste, les ravages de cet assommoir de malheur sont au cœur du récit tout comme la diversité du monde ouvrier. Repasseuses, blanchisseuses, cardeuses, chaînistes, boulonniers, zingueurs, serruriers apparaissent, entre autres, dans le quartier de la Goutte-d'Or. Leurs travails présentent diverses facettes, et toutes ne sont pas noires: Gervaise est heureuse dans sa boutique et Goujet manie le marteau avec noblesse et plaisir.



Mais c'est malheureusement cette sordide réalité qui prend le pas sur tout. En quelques pages, Zola décrit avec puissance cette famille Bijard : le père, ivrogne, tue sa femme d'un coup de pied au ventre, Lalie, leur fille aînée, élève son frère et sa soeur, malade, elle meurt des sévices infligés par son père. Et c'est cette partie bien évidemment qui nous marque, cette force d'évocation, cette plume dénonciatrice faite pour choquer... Ordurier peut être mais juste, assurément.
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charlene_bzh
  25 juillet 2021
David Copperfield de Charles Dickens
Un chef d'oeuvre.

Un roman d'apprentissage dans lequel on passe du rire aux larmes. Les pages défilent lentement sous nos yeux humides et émus. J'ai apprécié chaque moment de ma lecture que j'ai fait durer le plus possible. Il est fort, puissant, tellement passionnant et romantique, plein d'humilité et de richesse.

L'histoire est intense et prenante. Il est impossible de laisser David Copperfield et tous les autres personnages de côté. Une fois entrée dans le récit, impossible d'en ressortir. Charles Dickens nous emmène de rebondissements en rebondissements. Chaque scène décrite avec justesse, minutie et finesse nous fait vivre l'action qui s'y passe comme un témoin privilégié.

J'ai aimé cette histoire, j'ai aimé découvrir ce Londres du XIXe. Je me suis promenée dans les différents quartier et dans l'Angleterre de cette époque avec beaucoup de plaisir. J'ai ressenti le vent dans mes cheveux, j'ai vu les vagues défiler devant mes yeux, j'ai perdu mon regard dans l'horizon.

La description des personnages est fantastique. On n'a pas besoin de connaître le nom de chacun, un trait physique, une phrase, un mot prononcé et il est tout de suite démasqué. Ils sont haut en couleur, s'en est presque cariatural.

J'ai été très émue par le personnage de Melle Trotwood, elle m'a touché en plein coeur par sa personnalité, ses secrets et sa vie.

Et puis David Copperfield lui même si innocent, si naïf, tellement bon et généreux.

Un roman inoubliable.
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