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Note moyenne 3.64 /5 (sur 5912 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Rouen , le 06/06/1606
Mort(e) à : Paris , le 01/10/1684
Biographie :

Pierre Corneille est un dramaturge et poète français.

Il est l'aîné de deux garçons et issu de la moyenne bourgeoisie. Son père est avocat au Parlement de Rouen. Son petit frère, Thomas Corneille est juriste et également auteur dramatique. Pierre Corneille effectue sa scolarité (jusqu'en 1622) chez les jésuites où il excelle en lettres classiques. En 1624, il devient lui aussi avocat au Parlement de Rouen. Quatre ans après, il devient avocat du Roi au siège des Eaux et forêt.

En 1630, sa première pièce "Mélite" est jouée. Ses premiers poèmes seront publiés en 1632. En 1635, il entre sous le mécénat de Richelieu et touchera une pension jusqu'à sa mort. A 31 ans, il reçoit le titre d'écuyer et fait ainsi entrer sa famille dans la noblesse. La même année, "Le Cid", connaît un triomphe, auprès du public, malgré les critiques de ses rivaux et des théoriciens. En 1641, il épouse Marie Lampérière fille d'un lieutenant général avec qui il aura six enfants. L'une de ses filles est la trisaïeule de Charlotte Corday.

De 1640 à 1650, il multiplie les grandes pièces "Horace", "Cinna", "Polyeucte", "Le Menteur", "Rodogune" et "Nicomède". En 1647, il entre à l'Académie Française, puis devient procureur syndic des états de Normandie et revend ses charges d'avocat en 1650.

Déçu par l'accueil rencontré par "Pertharite" (1652, pendant les troubles de la Fronde), au moment où le début de sa traduction de "L'Imitation de Jésus-Christ" connaissait un extraordinaire succès de librairie, il décide de renoncer à l'écriture théâtrale.

Tenté dès 1656 de revenir au théâtre, occupé les années suivantes à corriger tout son théâtre pour en publier une nouvelle édition accompagnée de discours critiques et théoriques, il cède à l'invitation du surintendant Nicolas Fouquet et revient au théâtre, au début de 1659, en proposant une réécriture de la tragédie "Œdipe". Cette pièce est très bien accueillie et Corneille enchaîne ensuite quelques succès (dont "La Toison d'or", 1660), mais la faveur grandissante des tragédies de Racine relègue ses créations au second plan. Il cesse d'écrire après "Suréna" en 1674.

Après sa mort, son frère Thomas est élu à son fauteuil à l'Académie française. Et c'est Racine qui prononce le discours de réception, essentiellement consacré à un vibrant éloge de Pierre Corneille.

Surnommé « le Grand Corneille » ou « Corneille l'aîné », son œuvre prolifique a donné naissance à l’adjectif "cornélien".
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Source : Editions Classique Larousse ; Wikipedia
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Vidéo de

Pierre CORNEILLE – Fragments sur POLYEUCTE par Michel Bouquet (CNSAD, 1986) Une compilation de propos donnés en 1986 et1987 par Michel Bouquet lors de ses cours au Conservatoire national supérieur d'art dramatique.

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Citations et extraits (850) Voir plus Ajouter une citation
x-Kah-mi   22 décembre 2010
Le Cid de Pierre Corneille
Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !

N' ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers

Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?

Mon bras qu'avec respect tout l'Espagne admire,

Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,

Tant de fois affermi le trône de son roi, Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?

Ô cruel souvenir de ma gloire [... ]
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Nastasia-B   17 juillet 2015
Le Cid de Pierre Corneille
L'INFANTE : Ah ! qu'avec peu d'effet on entend la raison,

Quand le cœur est atteint d'un si charmant poison !

Et lorsque le malade aime sa maladie,

Qu'il a peine à souffrir que l'on y remédie !



Acte II, Scène 5 : (v. 523-526).
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Pierre Corneille
Piatka   30 juillet 2013
Pierre Corneille
L'absence ne fait mal que de ceux que l'on aime.
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Nastasia-B   11 janvier 2017
Polyeucte de Pierre Corneille
NÉARQUE : Après certains moments que perdent nos longueurs,

Elle quitte ces traits qui pénètrent les cœurs ;

Le nôtre s’endurcit, la repousse, l’égare :

Le bras qui la versait en devient plus avare,

Et cette sainte ardeur qui doit porter au bien

Tombe plus rarement, ou n’opère plus rien.

Celle qui vous pressait de courir au baptême,

Languissante déjà, cesse d’être la même,

Et, pour quelques soupirs qu’on vous a fait ouïr,

Sa flamme se dissipe, et va s’évanouir.

POLYEUCTE : Vous me connaissez mal : la même ardeur me brûle,

Et le désir s’accroît quand l’effet se recule.

[…]

NÉARQUE : Jaloux des bons desseins qu’il tâche d’ébranler,

Quand il ne les peut rompre, il pousse à reculer.



Acte I, Scène 1.
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Nastasia-B   31 août 2015
Le Cid de Pierre Corneille
L'INFANTE : Ma plus douce espérance est de perdre l'espoir.



Acte I, Scène 3 : (v. 135).
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dede   12 novembre 2008
Le Cid de Pierre Corneille
A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.
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Nastasia-B   04 janvier 2016
Pulchérie - Comédie héroïque de Pierre Corneille
ASPAR : Le besoin de l'État est souvent un mystère

Dont la moitié se dit, et l'autre est bonne à taire.

PULCHÉRIE : Il n'est souvent aussi qu'un pur fantôme en l'air

Que de secrets ressorts font agir et parler,

Et s'arrête où le fixe une âme prévenue,

Qui pour ses intérêts le forme et le remue.



Acte IV, Scène 3.
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Nastasia-B   05 mars 2021
Psyché de Pierre Corneille
PSYCHÉ : […] je sens couler dans mes veines glacées

Un je ne sais quel feu que je ne connais pas.

J'ai senti de l'estime et de la complaisance,

De l'amitié, de la reconnaissance ;

De la compassion les chagrins innocents

M'en ont fait sentir la puissance ;

Mais je n'ai point encor senti ce que je sens.

Je ne sais ce que c'est, mais je sais qu'il me charme,

Que je n'en conçois point d'alarme :

Plus j'ai les yeux sur vous, plus je m'en sens charmer :

Tout ce que j'ai senti n'agissait point de même,

Et je dirais que je vous aime,

Seigneur, si je savais ce que c'est que d'aimer.



Acte III, Scène 3.
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Nastasia-B   24 septembre 2015
Tite et Bérénice de Pierre Corneille
ALBIN : C'est un grand ressort qu'un peu d'amour jaloux.



Acte IV, Scène 4.
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Nastasia-B   12 septembre 2015
Le Cid de Pierre Corneille
DON RODRIGUE : Que de maux et de pleurs nous coûteront nos pères !

CHIMÈNE : Rodrigue, qui l'eût cru ?

DON RODRIGUE : Chimène, qui l'eût dit ?

CHIMÈNE : Que notre heur fut si proche et sitôt se perdît ?



Acte III, Scène 4 : (v. 986-988).
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