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ISBN : 2842655435
Éditeur : La Decouvrance (02/07/2007)

Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Le passage du Nord-Ouest, couloir mythique censé relier l'Atlantique au Pacifique à travers l'archipel arctique cana­dien, a fait rêver bien des navigateurs et provoqué bien des drames. La disparition de l'expédition de sir John Franklin est resté l'un des plus fameux. A partir de 1848, l'amirauté britannique lance plusieurs expéditions à la recherche des deux navires disparus. Sans succès. En 1851, Lady Franklin envoie la goélette Prince-Albert explorer le canal du... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
tomgus
  11 mars 2016
Né le 18 mars 1826, Bellot vécut sa jeunesse à Rochefort dans une famille d'artisan (son père était maréchal-ferrant vétérinaire). Une demi-bourse de la ville lui permit de fréquenter le collège. A 15 ans et demi il fut reçu 20ème à l'école navale de Brest et en sortit 5ème deux ans plus tard. Pendant cette période la ville de Rochefort avait prolongé son aide.
Pendant quelques mois il servit comme aspirant sur des navires en rade de Brest puis, le 23 juin 1844, embarqua sur la corvette le Berceau pour l'Ile Bourbon. Il y fut apprécié de notables locaux et de ses chefs également pour son allant et son courage. Il fut d'ailleurs blessé d'une balle dans la cuisse lors d'une expédition contre Tamatave à Madagascar.
Le 1er novembre 1845 il fut promu élève de 1ère classe et décoré chevalier de la légion d'honneur. Affecté sur La Belle Poule, la frégate du commandant, il était chargé du service des signaux. de retour en métropole, il réussit son examen et fut promu enseigne de vaisseau. Il avait alors vingt ans et demi. le 23 juillet 1848 Bellot embarqua pour deux ans sur la corvette La Triomphante à destination de la Plata et de l'Océanie.
De retour à Rochefort et réduit à rester à terre du fait de la surabondance des effectifs de la marine en attente d'embarquement, il s'intéressa aux recherches qui étaient lancées dans le grand nord canadien pour retrouver les membres de l'expédition John Franklin. On était sans nouvelles depuis le 26 juillet 1845 de l'Erebus et du Terror et des 134 hommes d'équipage partis reconnaitre une voie maritime permettant de rejoindre le Pacifique. Avec l'autorisation du ministre de la marine, Bellot rejoignit comme second la goélette le Prince Albert qui avait été équipée par Lady Franklin pour tenter de retrouver son mari. Partis de Stromness à l'extrême nord de l'Ecosse le 3 juin 1851, Bellot et ses compagnons visitèrent l'île de Somerset où ils hivernèrent et revinrent en Ecosse le 7 octobre 1852. « Journal de voyage aux mer polaires « est le compte rendu de cette équipée de 16 mois effectuée dans des conditions très dures, et qui ne permit pas de retrouver Franklin.
C'est au cours d'une seconde expédition que Bellot trouva la mort. Il était parti sur le Phoenix, armé par lady Franklin. Chargé de remettre à un autre navire les instructions de l'Amirauté il prit la tête d'un petit groupe de 5 matelots qui remontèrent, en marchant sur la glace, le long de la cote ouest du canal de Wellington (au nord de l'ile de Somerset). Bellot et 2 matelots se trouvèrent séparés de la cote sur une glace qui dérivait. Parti reconnaître seul la glace dans un vent violent, Bellot disparu dans une crevasse (18 Aout 1853). Il avait 27 ans

Le « Journal de voyage » relate les pérégrinations de l'expédition dont la majeure partie consista en trajets, et reconnaissances sur l'ile Somerset, pendant l'hiver, à des températures qui descendaient à 40 ° sous zéro.
Il fournit de nombreuses informations sur l'équipement des hommes lors de ces marches sur terre ( les snow-shoes fabriqués à bord, les robes de buffle dont ils se couvrent, les traineaux aux pattes recourbées) , sur leur nourriture( les rations de pemmican et corrélativement le développement du scorbut). C'est une lutte impitoyable qu'il décrit : il fallait des heures pour se tailler un abri de neige pour dormir ou s'abriter de la tempête, les hommes sont désorientés par des hallucinations sur la glace ou se perdent dans le brouillard, et sont piqués d'engelures .
Le journal montre aussi les conditions de l'hivernage de la goélette le Prince Albert ,prise dans la glace du 10 septembre 1851 au 6 Aout de l'année suivante , entourée de neige, recouverte de laine et réaménagée à l'intérieur pour limiter l'humidité.
Les animaux occupent une place importante dans le journal. On les chassait pour les manger, même l'ours et le renard.
Le journal nous fait vivre aussi les relations qu'avaient les membres de l'expédition (en tout moins de vingt personnes) :la consultation de tous avant les décisions importantes, la prière dite par le capitaine, le respect du repos dominical, l'entraide et la prudence des chefs qui limitaient leurs exigences.
Bellot déclare au début de son journal qu'il est athée mais au fil des épreuves rencontrées et des périls évités il confie vers la fin du voyage: « J'écoute cette voix intime qui me dit que nous ne sommes point jetés sur la terre au hasard, sans boussole de conduite, sans tuteur qui nous protège ».
L'expédition était financée par Lady Franklin, Elle était originaire de Tasmanie dont son époux avait été gouverneur.

L'expédition suivit le trajet suivant : Sur la cote ouest du Groenland : Baie de Disco, Uppernavik, Pouce du diable ;
Baie de Pond sur l'ile de Baffin et sur l'ile Somerset :
Port Léopold, port Batty (hivernage), Fury Beach, Cap Garry Cap Walker et cap Bellot
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