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Quand Bouzard s'attaque à un mythe, ça fait mal. Ici, il surfe sur le thème du Super Héros. Bouzard se met lui-même en scène, un jour, il se découvre un super-pouvoir : quand il se met en colère, il ne devient pas tout à fait énorme et tout vert, mais seulement son bras. le voilà promu au rang de super-héros, mais il y a des effets secondaires un peu gênants, ils concernent principalement la libido… Pour apprendre à gérer son potentiel, il est recruté par une académie de Super-Héros… en Charente… On va y rencontrer d'autres Super-Héros comme lui, et ils vont vite se rendre compte que ce n'est qu'un fumiste… Tout du long dans l'iconoclasme et l'irrespect, avec des moments parfois très grivois, dans l'esprit de Fluide Glacial (dans le haut-de-gamme de son catalogue), c'est à se tordre de rire.

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Ce n'est pas nouveau, Guillaume Bouzard aime se mettre en scène dans des autofictions improbable. Dans « Mégabras », il s'invente un pouvoir qui, comme son nom l'indique, lui fait décupler la taille d'un de ses bras lorsqu'il est en colère. Mais alors comment maîtriser cette violence ? le tout est paru en prépublication dans Fluide Glacial avant de paraître en album pour 60 pages d'action et d'humour.

Qui dit prépublication chez Fluide, dit chapitres de quelques pages. Ainsi, les petites histoires construisent la grande, le fil rouge étant de construire une sorte d'univers de super héros provinciaux sans envergure. On est dans la parodie complète ! Cependant, on se demande assez vite pourquoi Bouzard se donne les traits du personnage. Dans les faits, ça n'apporte rien.

Comme toujours, l'humour de Bouzard fonctionne par intermittence chez moi. Si certains gags fonctionnent bien (le running gag sur les culottes est plutôt réussi), d'autres laissent dubitatif. Ainsi, cette fin qui se clôt en sodomie frénétique me laisse dubitatif. À trop vouloir être potache, Bouzard se perd un peu. Car on sent qu'il y avait mieux à faire avec cette histoire de super héros incompétents et ridicules. Au final, quelques sourires, mais rien de plus.

Le même constat s'applique au dessin. J'aime le trait de Bouzard, mais il adopte un gaufrier très statique et ses mises en scène sont très simples. En terme de BD, c'est un peu limité. Tant qu'à parler de super héros, il aurait pu aussi singer certains cadrages, certaines perspectives pour renforcer son propos.

« Mégabras » ne laisse pas un souvenir impérissable. Quelques sourires, quelques longueurs et l'impression d'improvisation, mais pas dans le bon sens du terme. À réserver aux fans de l'auteur, les autres peuvent passer leur chemin.

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Guillaume Bouzard s'est réveillé un matin avec un super pouvoir. C'est en s'énervant sur un agriculteur peu aimable qu'il a découvert que son bras pouvait muter en un mégabras herculéen, sous la force de la colère. Un super pouvoir, c'est chouette. A l'image de Superman ou de Batman, Guillaume décide donc de devenir un super héros. Sauf que c'est plus facile à dire qu'à faire. Surtout quand on ne contrôle pas son super-pouvoir.

Comme dans ses autobiography précédentes, Bouzard reprend son propre personnage de gars un peu médiocre, empêtré dans son quotidien.

Ici, plein de bonne volonté, il décide de défendre les citoyens contre les gros (petits ?) méchants, comme ce pauvre jeune qui demande quelques euros sous un prétexte de prendre un train, pris pour un amateur de tournantes. La bonne volonté, ça ne suffit pas. Et ça peut se retourner contre vous. ça peut vous mettre en colère et tout peut partir en cacahuètes. Parce que le problème de Guillaume, c'est que son pouvoir ne marche que sous le coup de sa colère qu'il ne contrôle pas. Guillaume décide alors de se trouver un fidèle acolyte, son ami David, chargé de le rendre énervé au bon moment, comme en laissant tomber une tartine de confiture sur ses disques préférés. Mais bientôt, Mégabras va découvrir que son pouvoir a une contrepartie. Qui exacerbe ses désirs sexuels. Et que tout de même un super-héros qui fantasme sur les sous-vêtements de la mère de son meilleur pote, ça ne le fait pas du tout. Et puis les choses vont se compliquer encore plus quand le célèbre super-héros "aspic du marais poitevin" vient l'inviter à séjourner dans une école de super-héros. Il ignore encore que tout cela va le mener dans un vrai nid de guêpes...

Mégabras est l'aventure totalement barrée de ce super-héros improbable qu'est Guillaume Bouzard, affublé de ce bras super-puissant qu'il peinera à maîtriser. Bouzard, l'auteur, s'est beaucoup amusé dans cette histoire (et le lecteur aussi !) dans laquelle il reprend les codes des super-héros : découverte du pouvoir, appropriation de ce dernier, défense de la veuve et de l'orphelin. Sauf que l'auteur fait côtoyer le tout avec le quotidien basique de notre anti-héros et nous offre une succession de gags et de chutes comiques du meilleur effet. On pourra y découvrir des personnages de super-héros tous plus ridicules les uns que les autres : le frelon asiatique dont tout le monde écorche le nom (frolon), Super ginglin qui se transforme en nain sodomite, le caméléon qui se fond dans le décor aussi bien que vous et moi, etc...

Vous l'aurez compris, on ne se prend pas au sérieux ici. Pour autant, le dessin n'est pas à mettre de côté et l'auteur signe d'un trait efficace et soigné une narration dynamique et ponctué de multiples rebondissements.

Bref, on se marre à la lecture de cet album jouissif et on ne peut qu'en redemander ! Amateurs d'humour, jetez-vous dessus !


Lien : http://legrenierdechoco.over..
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