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Citations sur Le gang des rêves (175)

Roggy
Roggy   08 août 2018
Tu sais ce que c’est l’amour ? fit-elle. C’est réussir à voir ce que personne d’autre ne peut voir. Et laisser voir ce que tu ne voudrais faire voir à personne d’autre.
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Ziliz
Ziliz   17 octobre 2017
[ USA, 1922 ]
- Bordel de merde ! On se croirait à un enterrement, alors que ce devrait être une fête ! gronda le vieux.
- Tu peux servir, Nate, interrompit Sarah Isaacson en s'adressant au serviteur.
- Je croyais que les riches ne disaient pas de gros mots, observa Christmas.
- Les riches font ce qu'ils veulent, mon garçon ! s'écria Saul Isaacson en riant d'un air satisfait.
- Certains riches, intervint le père de Ruth pour répondre à Christmas. D'autres, comme tu l'as remarqué avec justesse, évitent ce genre de langage.
- A savoir ceux qui se sont retrouvés riches sans aucun mérite ! commenta le patriarche.
(p. 199)
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Ziliz
Ziliz   19 octobre 2017
Et c'est avec cette fureur qu'il regardait les hommes et les femmes de son quartier : il les voyait plus petits que d'ordinaire et plus poilus, avec des sourcils tellement fournis qu'ils ne dessinaient qu'une grosse ligne noire au-dessus des yeux. Et tous ces regards de vaincus, ces dos courbés par la misère et la résignation, et ces poches toujours vides qui criaient la faim, grandes ouvertes comme les bouches hurlantes de leurs enfants mal nourris. Et pendant qu'il s'éloignait, c'était comme si les éternels discours de tous ces gens, des malheureux comme lui, résonnaient dans ses oreilles. Il les entendait parler du ciel et du soleil de leur pays natal [l'Italie], qu'ils avaient fui sans pouvoir s'en débarrasser et gardaient accroché à leurs épaules comme un parasite ou une malédiction ; il les entendait parler de mules, moutons et poulets, et puis de la terre, cette terre qu'il fallait labourer à la sueur de son front et nourrir avec le sang de ses mains et qui était, à les entendre, la seule chose qui vaille quoi que ce soit dans ce monde. Et il entendait aussi toutes leurs rengaines sur l'Amérique, l'extraordinaire nation qui promettait tout mais qui, à eux, ne donnait rien. Et tandis qu'il les poussait, se frayant un passage parmi les marchands ambulants de lacets et bretelles, et parmi les femmes occupées à envelopper dans du papier une saucisse qui devrait suffire à quatre bouches, il retrouvait la sensation de malaise et d'exaspération qu'il avait toujours ressentie, parce que ces gens parlaient de l'Amérique comme d'un mirage, comme de quelque chose qui n'existait que dans les histoires, alors qu'elle était pourtant là, devant leurs immeubles : comme s'ils ne savaient pas la voir, la saisir ! Comme s'ils étaient partis mais jamais arrivés !
Tête baissée, il traversa ce que tout le monde appelait le Bloody Angle, à Chinatown, entre Doyer, Mott et Pell Street. La couleur de la peau changeait, les maillots de corps tachés de sauce tomate laissaient place aux tuniques sans col, la forme des yeux était différente ainsi que les odeurs flottant dans les rues - ici, c'était un mélange d'oignon, opium, huile de friture et amidon des teintureries - mais les regards étaient les mêmes. Il s'agissait simplement d'un autre ghetto. Une autre prison.
(p. 273-274)
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Rebka
Rebka   13 juin 2017
Le hasard, c'est un coup de pied dans le cul que la vie te donne pour te faire avancer.
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ninamarijo
ninamarijo   27 mai 2017
La première chose que j'ai vu en arrivant en bateau de Hambourg, c'est la statue de la liberté, racontait toujours son père dans ses élucubrations d'ivrogne. C'était le soir et on ne voyait rien de la ville. Mais la silhouette de cette statue, cette escroquerie, se détachait sur le ciel. C'est la première chose que j'ai vue, et j'ai pas compris que c'était une foutue torche qu'elle tenait à la main : j'ai cru qu'elle montrait une liasse de billets ! J'ai cru que c'était mon fric, le fric que je voulais gagner dans le Nouveau Monde, l'unique raison pour laquelle j'avais quitter ma mère et mon père.... et non seulement j'ai trouvé ni fric ni liberté dans cette ville merdique... et chaque fois que je lève les yeux, au marché, je vois cette connasse de statue qui est là-bas et se fout de ma gueule. Avec sa torche, elle a brûlé tous mes rêves.
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Ziliz
Ziliz   16 octobre 2017
« Si jamais les Diamond Dogs ont besoin de sous-traiter quelques petits boulots à des gars de confiance, je penserai à vous. »
Le visage du jeune s'éclaira :
« Quand tu veux ! Nous, on est prêts ! » et il ouvrit son couteau à cran d'arrêt avec un claquement sec. Derrière lui, tous les autres en firent autant.
Santo sentit ses jambes se dérober sous lui.
« Rangez-les ! lança Christmas. Les Diamond Dogs travaillent avec ça (et il frappa sa tempe d'un doigt) : la tête ! »
Les jeunes remirent les crans d'arrêt dans leur poche.
(p. 156-157)
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Crossroads
Crossroads   20 avril 2018
"Je me rappelle encore mémé Tonia, lorsqu'elle passait le doigt sur la photo de son garçon mort, avait ajouté Cetta. Elle avait effacé son costume, à force de le caresser..."
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Ziliz
Ziliz   18 octobre 2017
[Elle] sourit en rougissant. Parce que, cette nuit-là, elle n'était pas une prostituée, mais une jeune femme normale qui avait rencontré un homme comme il faut. Un homme auquel elle plaisait et qui ne profiterait pas d'elle. Parce que, cette nuit-là, elle ne coûtait pas cinq dollars la demi-heure.
(p. 244)
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celdadou
celdadou   03 janvier 2018
ET Cetta sentit la langue de Val, qui ,lentement se glissait en elle, comme pour chercher ce miel qu'elle découvrait émerveillée, dans son propre ventre ,en train de couler à la recherche d'une sortie.
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berni_29
berni_29   11 novembre 2018
Tout à coup, il était devenu un homme. Les choses ne se passaient pas comme il l'avait imaginé. Ce qui l'avait fait grandir si rapidement, ce qui l'avait arraché à l'adolescence, c'était l'amour. Or, l'amour, ça enflammait, ça consumait, ça faisait devenir beau mais laid aussi. L'amour changeait les gens, ce n'était pas une fable. La vie n'était pas une fable.
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