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EAN : 9782266272452
960 pages
Pocket (09/05/2019)
4.29/5   643 notes
Résumé :
Le jeune prince Marcus est encore un enfant lorsqu'il assiste impuissant au massacre de toute sa famille.

Marcus ne doit son salut qu'à la jeune Eloisa, fille d'Agnete, la lavandière du village qui l'accueillera sous son toit pour l'élever comme s'il était son fils.

Luca di Fulvio retrace l'ascension paradoxale d'un petit prince qui va devoir apprendre dans la douleur comment devenir un homme.
Critiques, Analyses et Avis (141) Voir plus Ajouter une critique
4,29

sur 643 notes

Mais comment faites-vous Monsieur di Fulvio pour créer des personnages aussi attachants ?

Oui, j'ai aimé Christmas dans le gang des rêves, puis c'est Mercurio dans les enfants de Venise que j'ai eu du mal à quitter et aujourd'hui c'est Mikael que je regrette de laisser partir . Mais ces trois personnages ne sont malgré tout pas loin, ils m'accompagnent et vont m'accompagner encore longtemps !

Avec le soleil des rebelles, nous sommes transportés au XVème siècle et nous allons vivre pendant plus de 600 pages un roman d'aventures captivant. Tout comme Eloisa, nous adoptons tout de suite Marcus/Mikael et nous serons à ses côtés jusqu'à la dernière page. Ce petit prince en quête de justice et de liberté va apprendre à devenir un homme dans la douleur et la souffrance et va rejoindre ces hommes, ceux qui voient le soleil dans la nuit.

Si les héros créés par Luca de Fulvio sont dans ses trois romans cités, des hommes, les femmes ne sont pas pour autant délaissées. Les trois personnages féminins qui entourent Mikael : Agnete, Eloisa, et Emöke ont des personnalités très marquées. Elles vont l'accompagner et contribuer, chacune à leur manière , à le faire grandir et devenir homme.

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CON-TENT ! CONTENT ! CONTENT !

C'est que je retrouve mon Di Fulvio des débuts, d'où cette joie pudiquement déclamée, tout en retenue.

Si le pitch n'a rien de révolutionnaire, son traitement se boit comme du p'tit lait.

Et vu mon intolérance au lactose, c'est dire la perf' stylistique de Monsieur Di.

Un gamin de sang bleu qui se retrouve du jour au lendemain orphelin et roturier, on a déjà vu plus envieux comme karma. Comme scénario original itou.

Oui mais voilà, ce qui aurait pu passer pour une énième bouse sommairement lue en diagonale biseautée frôle ici l'incontournable tant son valeureux auteur possède ce don rare et ineffable de conteur.

Récit initiatique, mâtiné d'une fort jolie histoire d 'amour, et transcendé par un besoin de vengeance quasi mystique, ce soleil des rebelles fait la part belle aux émotions pures et aux sentiments profonds.

Les bons sont vraiment bons... et cons, occasionnellement, on va pas se mentir.

Le regard aussi éveillé, parfois, que celui d'une vache regardant inlassablement passer les trains.

Le méchant possède tous les atouts de la tête à claques de compet'. Le type que l'on se plait à haïr et dont on attend qu'une seule et unique chose, qu'il claque dans les plus atroces souffrances.

Puis qu'enfin nos deux tourtereaux se retrouvent pour vivre, dans une aura rose fuchsia sur un air boisé de Richard Clayderman, leur compliquée mais néanmoins prometteuse histoire d'amour après moult péripéties endurées aux frontières de la mort qu'est jamais bien loin pour vous faire une vacherie qui ne fait, généralement, glousser qu'elle.

Autre formidable point d'accroche, les seconds rôles sublimement développés. Je n'oublie pas les troisième, quatrième - non, pas les cinquième qui furent finalement assez discrets - sans qui rien de tout cela n'aurait pu arriver. Note à moi-même, penser urgemment à une cure de détox anti César, Victoires de la musique et autre manifestation à l'entre-soi soporifique et honteusement flatteur...

Mon seul et unique regret, un récit que j'aurasi souhaité bien plus ramassé, histoire de toucher au sublime, plutôt que d'avoir parfois le sentiment d'un soufflé qui retombe, écrasé par une foultitude de détails et d'anecdotes dont je me serais fort bien passé.

Le Soleil des Rebelles, Yell !!!

Et c'est Billy qui l'dit...

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L'auteur du Gang des rêves nous entraine cette fois au coeur d'une fresque historique et romanesque, doublée d'un roman d'apprentissage.

Au moyen-âge, aux confins de l'Italie, le jeune Marcus, prince héritier, voit toute sa famille massacrée par Ojsternik, un seigneur cruel qui veut s'approprier le territoire. Sauvé in extremis par la fille d'Agnete la sage-femme, il grandit dans cette ambiance de violence, et d'injustice, comme un serf, au sort à peine plus enviable que les esclaves.

Même si on se doute dès le départ de l'issue de cette épopée, même si les méchants sont très méchants et les gentils très gentils, la magie opère grâce au talent de conteur de Luca di Fulvio. Les mécanismes sont les mêmes que dans le Gang des rêves, résilience, volonté, personnalité hors norme qui couve sous les cendres en attendant le moment opportun pour se révéler.

Et le récit se dévore sans répit, sans ressentir le moindre ennui, et les 600 et quelques pages, qui ont sans doute nécessité des mois et des mois pour les rédiger, sont avalées en quelques heures.

C'est aussi intéressant sur le plan historique, puisque l'histoire se déroule au moment du concile de Constance, alors que l'église se déchire en querelles de légitimité. On apprend , après avoir pensé à une coquille, qu'un pape (ou plus exactement un antipape avait pris le nom de Jean XXIII,, mais n'a pas été reconnu par l'église catholique romaine.

Un bon roman, palpitant, addictif.

Merci à Babélio et aux éditions Slatkine et Cie pour cet agréable partenariat


Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Troisième roman d'aventures, troisième réussite ! Luca di Fulvio sait y faire, et continue de charmer , en se renouvelant.

Quinzième siècle sur fond de montagnes plus germaniques qu'italiennes.

Époque rude, climat âpre.

Servage, féodalité, intolérance, violences, misère, hérésie, guerres, pillages, viols, famines...Bref c'est l'oeuvre au noir, plus que le flamboiement d'une Venise renaissance ou le brasillement d'un New York en plein essor.

Les personnages, toujours bien campés, sont plus archétypiques, mal dégrossis, encore dans les limbes de leur propre individualité.

Le personnage principal, Marcus alias Mikaël, est un ( faux ) paysan, traumatisé et recroquevillé en lui-même. le récit, comme les contes de notre enfance, se présente comme une succession d'épreuves terribles, humiliantes, qui sont autant d'étapes dans sa formation.

Pour "grandir" et franchir les caps qui le séparent de son moi à venir, Mikaël a besoin de maîtres.

Un conte, oui, un conte souvent brutal et violent mais surtout un conte initiatique: apprendre à poser son corps, ses gestes dans l'espace, avec Raphaël, le vendeur d'enfants, apprendre l'art du combat avec Coloc, le chef des rebelles, apprendre à rire avec Berni, le bouffon. Un joli programme, qui demande trois maîtres.

Mais pour devenir un homme, il faut aussi à Mikaël trois maîtresses: Agnete, la mère courage qui lui apprend à endurer, Eloisa, sa fille, qui lui apprend à aimer, et l'étonnant personnage d'Emöke qui le fait pénétrer dans les zones de turbulence du rêve, de l'irrationnel - que d'aucuns nomment la " folie"...

Moins de péripéties et de retournements spectaculaires que dans les deux précédents romans, et c'est très bien: nombreux sont les leit-motiv qui ponctuent, comme des refrains, les lais de cette chanson de gestes-au pluriel, cette foi, car la "geste " ne sera accomplie que si les gestes sont appris et maîtrisés.

Cette lenteur, cette rudesse, cette naïveté conviennent merveilleusement à ce récit, presque mythique, d'une lente maturation, du benêt au héros - on pense à Perceval...

Mon seul bémol est venu de la fin, trop facilement prévisible. Luca di Fulvio avait si bien réussi à se renouveler et à me surprendre, que celle-ci m'a un peu déçue.

Un petit morceau d'étoile en moins. Qui n'empêche pas les autres de scintiller pleinement !

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Trouver le soleil la nuit. C'est le défi que doit relever le jeune Marcus, huit ans. Lui qui a tout perdu. Entouré d'une famille aimante, le voilà seul après le massacre de cette dernière dès les premières pages. Prince héritier d'une seigneurie des confins alpins du royaume de Saxe, le voilà serf immergé dans la cruauté du système féodal local.

Trouver le soleil la nuit, ce sera grandir pour devenir un homme accompli sans se laisser dévorer par la haine tout en trouvant sa liberté, sa voie, sa vérité. Cette épopée médiévale est en fait une quête initiatique au cours de laquelle chaque aventure, chaque personnage rencontré sont autant de leçons de vie.

Si les personnages qui peuplent ce roman sont tous assez stéréotypés, Luca di Fulvio sait parfaitement les accorder et les mettre en scène. Tous les gentils sont formidables, Raphaël le vieux sage ( quasi maître Yoda ), Agnete la mère de substitution, Volod le chef rebelle. Et les méchants sont formidablement méchants et on aime les détester. Au-delà de ces conventions, un personnage sort du lot, celui d'Emoke, véritable Pythie qui apporte un souffle irrationnel dès qu'elle commence à prendre une dimension incroyable, j'ai adoré !

Quand au récit, il est mené tambour battant, certes avec un goût de déjà vu ( dans la lignée des Piliers de la Terre de Ken Follett ) , mais quand c'est autant maitrisé, moi je marche ! Juste la fin, très très convenue, qu'on voit venir à des kilomètres et qui aurait mérité un peu plus de surprise pour un surcroit d'intensité.

Bref, un roman très plaisant qui me donne envie de me plonger dans les deux opus précédents de l'auteur ( oui je sais, c'est fou, mais je n'ai pas encore lu ni le Gang des Rêves ni Les Enfants de Venise, je bats ma coulpe !!! )

Livre remporté lors d'un concours sur Lecteurs.com

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critiques presse (1)
Bibliobs
04 juillet 2018
Après "le Gang des rêves", le romancier italien Luca Di Fulvio raconte, dans la Bohême du Moyen Age, le destin mouvementé d'un prince de Saxe.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation

Il connaissait la montagne comme sa poche maintenant. Du temps où ce royaume lui appartenait, il ne savait même pas à quoi il ressemblait ni jusqu'où il s'étendait. Il ignorait tout de la façon d'y survivre, d'y poser le pied pour ne pas tomber. La montagne ne lui appartenait plus par droit féodal, elle était devenue sienne parce qu'il l'avait conquise, se dit-il en souriant. Personne ne le lui enlèverait jamais.

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Impossible de dire si ces hommes, mes hommes, ont trouvé la liberté Mais regarde leurs yeux, ils ont trouvé une raison de vivre. Peut-être qu'au fond, c'est ça la liberté. Avoir une raison de vivre.

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Les gens, surtout les riches, c'est des habits qu'ils invitent à diner, rappelle-toi ça.

- Qu'est-ce que ça veut dire ?

- ça veut dire que l'apparence compte plus que l'intérieur.

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"Une derniere chose, gamin, fit Raphaël de sa voix profonde. A partir de maintenant, tu as deux routes devant toi. Tu peux maudire la mauvais sort qui t'a enlevé tes parents, ton royaume, ta richesse, tout ce que tu avais...ou tu peux remercier la chance d'être vivant." Il le regarda intensément. "Selon le point de vue que tu adopteras, tu deviendras un homme ou un autre, deux hommes complètement différents, avec deux vies différentes."

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- Je voulais... être propre, répéta Eloisa d'une voix toujours plus faible.

- Mais tu es propre ! s'exclama Agnete. C'est dedans que les personnes sont sales ou propres. L'enveloppe, c'est pas le fruit.

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