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Citations sur Les Monologues du vagin (55)

Radicale
Radicale   27 avril 2013
[Le clitoris] est le seul organe du corps humain fait purement pour le plaisir. Le clitoris n’est qu’une simple boule de nerfs. Huit mille terminaisons nerveuses, pour être tout à fait précis. C’est la plus forte concentration de terminaisons nerveuses qu’on puisse trouver dans tout l’organisme. Plus que le bout des doigts, plus que les lèvres, plus que la langue et deux fois plus, je dis bien DEUX FOIS PLUS que le pénis. Alors, je vous le demande : qui voudrait d’un fusil à un coup quand on a en sa possession une mitraillette ?
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Lagagne
Lagagne   27 octobre 2010
Je dis "vagin" parce que j'ai lu les statistiques. Partout les vagins subissent de mauvais traitements. Des centaines de milliers de femmes sont violées chaque année dans le monde. Cent millions de femmes ont subi des mutilations génitales. La liste est longue. Je dis "vagin" parce que je veux que cessent ces horreurs. Et je sais qu'elles ne cesseront pas tant que nous n'admettrions pas qu'elles existent. Et le seul moyen de le savoir, c'est de permettre aux femmes de parler sans peur d'être punies ou sanctionnées.
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deass
deass   21 décembre 2010
"Le clitoris n'est qu'une simple boule de nerfs ; huit mille terminaisons nerveuses pour être tout a fait précis .C'est la plus forte concentration qu'on puisse trouver dans tout l'organisme .
Plus que le bout des doigts , plus que les lèvres , plus que la langue et deux fois plus - je dis bien DEUX FOIS PLUS - que le pénis . Alors je vous le demande :
qui voudrait d'un fusil à un coup quand on a en sa possession une mitraillette ?"
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Jessoya
Jessoya   24 juin 2010
Au cours d’un procès en sorcellerie en 1593, le magistrat instructeur — un homme marié – découvrit pour la première fois l’existence du clitoris. Il l’identifia comme étant un mamelon du diable, preuve irréfutable de la culpabilité de la sorcière. C’était une « petite excroissance de chair, pointant à la manière d’un mamelon, et longue d’un demi-pouce ». Et ledit magistrat « l’ayant aperçue au premier coup d’œil, quoique sans regarder de trop près cependant, car jouxtant endroit si ténébreux que point n’est décent d’y porter le regard. Mais ne voulant pas, finalement, garder par-devers soi découverte si étrange », la montra à divers assistants. « Lesquels assistants déclarèrent n’avoir jamais vu chose semblable. » Et la femme fut condamnée comme sorcière.
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Luniver
Luniver   19 avril 2012
Et puis est arrivé le moment que j'attendais et redoutais à la fois. La femme qui animait l'atelier nous a demandé de ressortir nos miroirs de poche et de voir si nous pouvions repérer notre clitoris. On était toutes là, sur le dos, sur nos tapis bleus, à essayer de trouver nos marques, nos repères, notre logique, et je ne sais pas pourquoi, je me suis mise à pleurer. Peut-être était-ce simplement la gêne. Peut-être était-ce à l'idée que j'allais devoir renoncer à cette chimère, folle et dévorante, que quelqu'un ou quelque chose guidait ma vie, décidait de ses orientations et me donnait des orgasmes. Je vivais dans un monde à part, plein de magie et de superstition. Cette recherche du clitoris, dans cet atelier insensé, sur ces matelas bleus, rendait tout ça réel, beaucoup trop réel. Je sentais venir la panique. Et simultanément, l'angoisse et la prise de conscience que, si je m'étais empêchée de trouver mon clitoris, c'est parce que, en fait, j'avais toujours été terrifiée à l'idée que je n'en avais pas, terrifiée à l'idée d'être une de ces bonnes femmes viscéralement impuissantes, une de ces femmes frigides, mortes, closes, sèches, avec un goût de vieil abricot - oh mon dieu ! j'étais là, allongée, le miroir à la main, à la recherche de ce point névralgique, tâtonnant avec mes doigts, mais je ne pensais qu'à une chose. À dix ans, j'avais perdu une bague en or avec des petites émeraudes en me baignant dans un lac. J'avais plongé et replongé, passant mes mains au fond sur des pierres, des poissons, des vieilles capsules, sur des trucs visqueux, mais jamais sur ma bague. J'avais ressenti une de ces paniques. Je savais que j'allais être punie.

La femme qui dirigeait l'atelier s'est aperçue de mon agitation désespérée, je suais, haletante. Elle s'est approchée de moi. Je lui ai dit : «J'ai perdu mon clitoris. Il a glissé. J'aurais pas dû nager avec.»
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ordinary_reader
ordinary_reader   09 janvier 2018
Aux États -Unis, la dernière clitoridectomie connue destinée à guérir la masturbation a été pratiquée en 1948 - sur une petite fille de cinq ans.

(Vagin : les faits)
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ordinary_reader
ordinary_reader   09 janvier 2018
Ces trois dernières décennies de féminisme ont été également marquées par une profonde colère devant la révélation des violences exercées contre le corps des femmes, que ce soit par le viol, les abus sexuels durant l'enfance, la violence anti-lesbiennes, la maltraitance physique, le harcèlement sexuel, le terrorisme contre la liberté de reproduction, ou le crime international que constitue la mutilation génitale des femmes.

(Avant-propos, Gloria Steinem)
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Dixie39
Dixie39   18 février 2015
Mon vagin, village vivant, doux et chaud.
Ils t’ont envahi. Massacré.
Incendié.
Je ne peux plus te toucher.
Je ne peux plus venir te voir.
J’habite ailleurs à présent.
Ailleurs. Mais je ne sais pas où c’est.
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stefferon
stefferon   04 juin 2012
Je lui ai dit : "j'ai perdu mon clitoris. Il a glissé. J'aurais pas dû nager avec." Elle a éclaté de rire. Doucement, elle m'a caressé le front. Elle m'a dit qu'un clitoris, ça ne se perdait pas comme ça. Qu'il était moi, qu'il était mon essence même. Qu'il était tout à la fois la sonnette de ma maison et ma maison elle-même.
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nataska
nataska   06 juillet 2008
J'ai parlé à des femmes vieilles, jeunes, mariées, célibataires, lesbiennes, à des professeurs, des actrices, des femmes d'affaires, des prostituées, des noires, hispaniques, asiatiques, indiennes, blanches, juives.
Au début, les femmes hésitaient à parler. Mais une fois qu'elles étaient parties, on ne pouvait plus les arrêter...
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