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ISBN : 2359494848
Éditeur : Don Quichotte éditions (07/04/2016)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 2 notes)
Résumé :
" Je me demande ce qui se cache dans les secrets de l'âme de ces anciens combattants serbes. Ont-ils été témoins des crimes de guerre ? Acteurs du nettoyage ethnique ? Je m'interroge sur cette façon de nier et de travestir le passé. Pourtant, de longues enquêtes approfondies ont révélé des atrocités et des massacres à grande échelle. Après plus de vingt ans, je perçois au mieux le silence, au pire le mensonge. Je m'apprête à partir quand Sr¿dan lâche : "Une nouvelle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
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  26 mars 2018
Dans ce livre, Hervé Ghesquière revient sur les lieux qui ont vu ses débuts de journaliste. C'était en 1991. Il avait couvert en free lance et pour différents médias, dont France-Inter, les guerres de Yougoslavie, consécutives à l'éclatement du Mur de Berlin. le ciment qu'avait coulé Tito au sortir de la Seconde guerre mondiale , pour fédérer tous ces peuples qu'on nomme communément "les Slaves du sud" , s'effritait et des lézardes géantes apparaissaient dans la fondation . C'est en 2015 que Hervé Ghesquières , pour tenir un engagement qu'il s'était fait à lui même , lorsqu'il était prisonnier des talibans en Afghanistan en 2011 , est retourné sur les lieux des combats. Plus particulièrement en Bosnie-Herzegovine dont la capitale , Sarajevo, et l'autre ville martyr Srebenica , sont devenues les symboles des dérives nationalistes serbes. A l'époque, en 1992 , la Bosnie-Herzegovine a la particularité dans l'ex-Yougoslavie, d'être un état patchwork : Serbes, Croates et Musulmans se côtoient et vivent généralement en bon voisinage même si les communautés ne se mélangent guère. La mort de Tito et la chute du communisme , réactivent les ardeurs nationalistes , notamment des Serbes et des Croates. La Bosnie-Herzegovine devient alors le champ clôt d'un conflit multi-ethnique sanglant.
Appuyés par les nationalistes serbes de Belgrade, les Serbes de Bosnie-Herzegovine veulent faire sécession. Là où ils sont majoritaires ils chassent les Croates et les Mulsumans. A Srebenica les milices serbes nationalistes massacrent huit mille personnes. Aujourd'hui encore tous les charniers n'ont pas encore été découverts.
La communauté internationale, a l'époque, laisse faire. Les Casques bleus se font ridiculiser , notamment les néerlandais incapables de protéger les Musulmans à Srebenica. Seul le général français Morillon sauve l'honneur en tapant du point sur la table et en s'engageant a protéger les civils. Malheureusement il est déplacé quelques mois plus tard.
Fin 1995 les accords de Dayton mettent fin au conflit et actent la partition de l'ancienne Bosnie Herzégovine . La fédération Croato-Bosniaque , avec une majorité de Musulmans, et la Republika Srpska, principalement peuplée de Serbes.
C'est dans ce contexte que Hervé Ghesquière revient dans le pays vingt ans après. Il y reste deux mois et le moins que l'on puisse dire est que son constat n'est pas réjouissant. le nationalisme est toujours bien présent. Plus que jamais les trois peuples vivent séparés. A Mostar, par exemple, la ville est coupée en deux. Une partie croate, une partie bosniaque. Et pas de contact entre elles. Ghesquières en bon humaniste éclairé veut quand même nous faire espérer aux lendemains qui chantent.
A Bosanski Petrovac, en Fédération Croato-Bosniaque, un lycée accueille aussi bien les jeunes Croates que les jeunes Serbes et Musulmans. C'est une exception.
Le reproche que je pourrai faire à Hervé Ghesquière est qu'il charge trop les Serbes de toutes les infamies. Certes les nationalistes serbes ont une bonne part de responsabilité dans le déclenchement de la guerre et les massacres qui s'ensuivirent. Mais les Croates, comme les Bosniaques musulmans n'ont pas été tous des enfants de coeur ; loin de là. Comprendre cette guerre nécessite en premier lieu de la replacer dans l'histoire compliquée et tumultueuse de ces pays. On ne peut, par exemple, comprendre le nationalisme serbe sans tenir compte des combats que les Serbes menèrent contre les Turcs. La bataille , perdue, "du champ des merles" au Kosovo, en 1390 est fondatrice du mythe , qui comporte quand même une part de vérité , d'une Serbie "rempart contre l'Islam". Et c'est sans doute une des raisons qui a fait de cette guerre de nationalismes, peut-être, avant tout ,une guerre de religion.


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Vidéo de Hervé Ghesquière
Hervé Ghesquière - 547 Jours .Hervé Ghesquière vous présente son ouvrage "547 Jours" aux éditions Albin Michel.http://www.mollat.com/livres/herve-ghesquiere-547-jours-9782226243829.htmlNotes de Musique : "hydroscope" by Gallery Six (http://soundcloud.com/gallery-six)
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