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zabeth55
  16 mai 2017
Deux personnages principaux dans ce court roman.
Leïla, issue d'une famille de réfugiés afghans
Dan, son amour absent, parti dans un pays lointain torride d'où il lui écrit des lettres.
Elle coud ces lettres, soir après soir, pour faire sa robe de mariée.
Beaucoup de tact et de douceur pour écrire cette histoire.
On apprend tout par bribes, par réminiscences.
On suit la passion qui les unit
On découvre le milieu des réfugiés afghans.
Elle est douce et brisée Leïla.
Pourquoi est-elle brisée ?
J'ai beaucoup aimé me plonger dans cet univers étrange et solitaire tout en subtilité.
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motspourmots
  11 mai 2017
Il y a des livres que l'on voudrait aimer.
Parce que le sujet.
Parce que l'objet.
Cette couverture délicate, très douce.
Cette idée de départ si belle. Une jeune femme, Leïla confectionne sa robe de mariée à partir des lettres envoyées par son fiancé alors loin d'elle.
Chacune des lettres, avant d'être assemblée aux autres, dans une sorte d'ordre chronologique et selon un plan pré-établi ravive des souvenirs, des moments passés à deux. Plus que des lettres, ce sont des morceaux de vie qui vont constituer le vêtement final. Au fil du montage, on en apprend un peu plus sur Leïla et Dan ainsi que sur la raison qui a poussé la jeune femme à procéder ainsi.
Alors ? Qu'est ce qui ne m'a pas plu ?
Disons que je n'ai pas été convaincue. Il y a quelque chose qui ne marche pas. Un décalage entre une écriture trop précieuse, un style parfois ampoulé et un contenu très terre à terre. L'idée qui aurait nécessité de la simplicité dans l'exécution, une certaine épure est finalement gâchée par trop de lourdeur. J'ai regretté aussi une absence de psychologie fouillée des personnages ; ils ne sont qu'effleurés, du coup on ne vibre pas.
Dommage, c'était pourtant prometteur.
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hcdahlem
  22 juin 2017
Court roman? Longue nouvelle? Après tout qu'importe, puisque seul compte le plaisir que l'on prend à découvrir cette histoire aussi originale que prenante.
Tout commence par une séance photo dans un bel endroit à la campagne. Si le photographe est satisfait de ses prises de vue, son modèle, une jeune femme en robe de mariée, a le regard un peu perdu.
Mais on n'en saura pas davantage pour le moment, car Claire Gondor revient en arrière et nous entraîne alors dans le quotidien de Leïla. Au fil des pages, on comprend que cette jeune femme vit séparée de son homme. Dan est parti dans un pays chaud, laissant Leïla à une solitude bien difficile à combler. Toutefois, un peu comme au temps des croisades où les épouses comblaient l'attente du retour de leurs preux chevalier en effectuant des travaux d'aiguille, Leïla crée une robe avec son bien le plus précieux: les lettres qu'elles reçoit régulièrement de Dan et qui l'émeuvent tant. Elle ne sait trop comment est né cette idée, mais elle y voit un moyen de conjurer son sort funeste « La vie n'attendait pas que Leïla se relève. Il fallait construire à présent, et rassembler les morceaux de son existence en miettes. Les reprendre à l'aiguille, les ramasser au fil, en suivant les courbes d'un patron de robe. Suturer la douleur pour la faire taire enfin. »
Si on ne saura jamais vraiment quelle mission a été confiée à Dan, on va en apprendre un peu plus sur leur relation, leur rencontre, leur amour naissant et leur projet de mariage. On va aussi aussi découvrir que Leïla vient d'Afghanistan. Un pays qu'elle a fui avec sa famille et dont elle conserve la nostalgie. Des souvenirs entretenus par sa tante Fawzia, détentrice des belles histoires, des légendes et des recueils de poésie qui vont nourrir l'imaginaire de sa nièce autant que sa mélancolie.
L'auteur brode son récit jusqu'à la 54e et dernière lettre, posant en quelque sorte la dernière pièce d'un puzzle qui révèle alors l'oeuvre dans sa totalité. C'est finement joué, tellement même que l'on aurait aimé suivre cette belle langue encore un peu plus. Après avoir publié des recueils de nouvelles et des poèmes, c'est un peu comme si Claire Gondor n'avait pas osé franchir totalement le pas vers le «vrai» roman. Quoiqu'il en soit, on se réjouit de cette découverte et on attend le prochain roman, plus étoffé, avec impatience !
Lien : https://collectiondelivres.w..
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Tlivrestarts
  10 août 2017
Coup de coeur pour ce sublime roman, je vous explique :

Les premières pages s'ouvrent avec une prise de vue sur une femme, une mariée. le photographe cherche l'angle parfait, la qualité de la lumière et l'harmonie des couleurs dans un décor choisi avec goût pour donner au cliché la dimension de l'exceptionnel. Et puis, subitement, ses yeux, rivés sur lui dans l'attente de son assentiment, donnent à son regard une puissance incommensurable, une scène d'une profonde intensité, d'une très grande sensualité. "La photo serait belle, assurément." Qu'en est-il du fiancé ? Invisible à cet instant, et plus encore... Leïla, c'est le prénom de la femme photographiée, elle va se lancer dans la réalisation d'une création, elle cout, non pas du tissu, mais une cinquantaine de morceux de papier sur lesquels sont écrits des mots, signés de lui, comme autant de preuves de l'amour qu'il lui voue. Ce chantier, c'est un peu comme une thérapie pour panser ses plaies.

Claire GONDOR dresse un très beau portrait d'une femme éprise d'abnégation et de fantaisie alors même qu'elle sombre dans une profonde douleur. Quel courage, je suis ébahie. La jeune femme, couturière, prend appui sur la technique qu'elle maîtrise depuis sa tendre enfance pour sortir la tête de l'eau et bénéficier d'une respiration. Elle se lance dans une formidable aventure, tout en beauté, un chantier qu'elle a mûri, pensé avant de le réaliser, impossible pour elle de se mettre en échec. La création, véritable instinct de survie !

Alors qu'elle s'attache à localiser avec soin chaque petit morceau de papier qui la lie encore à son amoureux, Leïla se souvient de tous ces moments de passion partagés avec Dan. Tous les sens sont convoqués, le regard, le toucher, l'odorat aussi avec une intensité décuplée la faisant tressaillir jusque dans son intimité la plus profonde.

J'ai été très sensible à la qualité des silences et leur pouvoir fusionnel entre les êtres.

Mais plus encore, ce qui m'a beaucoup émue, c'est l'expression de l'exil et de tout ce qu'il peut recouvrir comme douleur liée au déracinement.

Ce 1er roman de Claire GONDOR est une pure merveille, je vous en dis plus sur le blog !
Lien : http://tlivrestarts.over-blo..
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mireille.lefustec
  04 juin 2017
Le coeur à l'aiguille de Claire Gondor

Je commence par ma conclusion : ce tout petit livre est un bijou.
Tout à fait ce que j'aime : une écriture parfaite, une ambiance feutrée, toute de douceur et d'amour.
Ce sont d'abord les lettres de son aimé, brèves missives de quelques mots que Leïla coud , soir après soirs, sur des carrés de tissu blancs pour s'en faire une robe. de mariée ou de deuil. « Comment cette idée de se fabriquer une robe de mots était née, Leïla ne saurait le dire. Dès le lendemain, (…) elle avait su. Su que c'était là la seule manière de panser la béance. »
On ressent la tristesse profonde de la jeune femme qui devait arrêter son travail de couture « pour aller se coucher et mettre en sommeil la fabrique à idées noires qui ferraillait dans sa tête. »

Ensuite, ce sera le souvenir des moments heureux avec Dan, le souvenir des soirées passées avec sa famille afghane exilée à Paris.
Le ton en est différent, c'est celui du récit, de la vie.

Une fois le livre terminé, j'ai relu le chapitre d'ouverture qui prend tout son sens.
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zazy
  01 septembre 2017
Le livre de Claire Gondor fait écho à celui de Pierre Cendors « Minuit en mon silence » et la longue lettre du lieutenant allemand ferait un beau voile à la robe que coud Leïla.
Leïla, jeune afghane et Stan, jeune homme au regard vert ont eu le coup de foudre l'un pour l'autre. L'une enthousiaste et l'autre taiseux se complètent et s'aiment. Je comprends que Stan est militaire, parti pour une guerre dont il ne reviendra pas. Leïla, sa jeune fiancée a décidé de coudre, sur sa robe de mariée, ils devaient s'unir pendant une permission, les courtes missives qui lui envoyaient son amoureux.
« Cinquante-six bouts de papier ; cinquante-six fragments blancs, sept mois de vie à distance, de serments de miel échangés, entre Khartoum et Paris. »
Pour ce faire, il faut qu'elle soit seule. Personne ne doit voir, personne ne doit savoir, personne n'a le pouvoir de l'aider
« Quels mots pour parler de l'absence, de cet espace inhabité où elle se tenait à présent ? Et ce projet fou, sa tentative à elle pour combler le vide, pouvait-il être compris ? C'était rigoureusement impossible. Leïla tissait son cocon à l'abri des regards. Toute intrusion menaçait son équilibre »

Leila coud
« fil noir au chat de l'aiguille dans la main tatouée de Leïla… Les mêmes gestes tous les soirs, les mêmes mains et leurs aiguilles, et cette robe qui s'évase sur le mannequin du salon, et cette boîte qui se vide, soir après soir, dans le silence.
A l'inverse de Pénélope, elle sait que son amour ne reviendra jamais de là-bas, de la guerre.
C'est sa façon de s'unir à Stan, sa façon d'accepter l'inéluctable, sa période de deuil à elle, toute seule dans son appartement, sa façon de faire face
« La vie n'attendait pas que Leïla se relève. Il fallait construire à présent, et rassembler les morceaux de son existence en miettes. Les reprendre à l'aiguille, les ramasser au fil, en suivant les courbes d'un patron de robe. Suturer la douleur pour la faire taire enfin. »

Claire Gondor a bâti, avec ses mots, une robe d'amour, un livre sur le deuil très beau, bouleversant, fragile comme les lettres cousues par les mains de Leïla.
Je termine ma première saison 68 premières fois sur un superbe livre.

Lien : http://zazymut.over-blog.com..
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gambadou
  08 juin 2017
Leïla est fiancée à Dan. Celui-ci est parti au loin, et dans l'attente de son retour, ils s'envoient des courriers. Lui sur des carrés format post-it, juste quelques phrases d'amour, elle en lui en brodant des motifs sur des carrés de coton.

Chaque lettre relue lui fait penser à une période de leur vie : leur rencontre, le silence de Dan, leur différence physique, leur amour. Rapidement, on comprend que Leïla coud chacune de ses lettres entre elles pour former une robe.

Je n'en dirais pas plus ( et ne lisez pas la quatrième de couverture ni le résumé de Babelio).

C'est un premier roman avec une très belle idée, une écriture fluide et douce et de l'émotion au fil de l'aiguille.
Lien : http://lesfanasdelivres.cana..
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SophieLesBasBleus
  15 juillet 2017
Pénélope, Arachné, les Moires, ces fileuses et tisseuses occupent une place particulière dans notre imaginaire. Erigées en récits, leurs histoires mettent en jeu la symbolique du fil de la vie et des épreuves auxquelles l'âme des mortels est confrontée. C'est ce même motif qui s'entrelace à l'histoire que nous raconte Claire Gondor. L'histoire de Leïla, la jeune et triste fiancée, qui prépare sa robe de mariage avec les fils du deuil.
Une robe traditionnellement blanche sur laquelle elle coud les mots d'amour envoyés par Dan, son fiancé parti au loin. Chaque carré de papier est chargé des moments du passé, que Leïla revit avant de les vouer à son vêtement de mariage. A la déchirure de l'adieu elle oppose l'indestructible lien des souvenirs assemblés en mosaïque de vie et au blanc des noces heureuses s'oppose le noir de l'écriture endeuillée. Geste de résilience. Geste libératoire de qui se revêt d'amour et de chagrin pour mieux choisir la vie dans tout ce qu'elle peut tenir en réserve de joies et de tristesses. La symbolique est lumineuse, précieuse de toutes les interprétations qui peuvent venir encore l'enrichir.
L'histoire est magnifique, vraiment superbe, d'une force, d'une poésie et d'une douceur admirables.
Et j'ai trouvé tellement, mais tellement dommage que l'écriture ne l'accompagne pas plus étroitement ! Pour le coup, elle ne m'a pas semblé parvenir à tisser l'essentiel, à tramer un texte chatoyant, avec des mots qui remuent l'âme et les tripes et qui le subliment pour le rendre inoubliable.
Il me reste l'impression d'un joli premier roman mais qui ne m'a pas tenu toutes ses promesses.
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jg69
  27 juin 2017
Voici un premier roman de la sélection des 68 premières fois.

Leïla assemble un ouvrage avec les 56 lettres format post-it qu'elle a reçues de son fiancé Dan parti à 7000 kms pour une mission qui n'est pas précisée, on peut imaginer qu'il est sur un territoire en guerre.
Elle passe ses nuits à coudre ce qu'on comprend rapidement être une robe. Un travail solitaire pour un projet fou qui lui permet de combler le vide. "Un ruban de mots perpétuel, une bobine de souvenirs qui se déroulerait, éternelle, autour de son corps orphelin."
Dommage que la quatrième de couverture, que je n'avais pas regardé avant ma lecture, en dise, comme trop souvent, beaucoup trop...

Chaque lettre qu'elle sort de sa boite pour les ajuster avec les motifs de tissu qu'elle brode, la ramène à un souvenir, un sentiment du temps de leur vie commune.

Un très joli titre, une belle couverture et une idée on ne peut plus originale mais au final cette lecture a été une déception.
Cette histoire ne m'a pas fait vibrer, peut-être à cause du style trop emphatique par moments. Les personnages m'ont laissée à distance, leur psychologie étant, à mon goût, insuffisamment développée.

Une lecture que je n'ai pas trouvée désagréable mais dont j'attendais plus.




Lien : http://leslivresdejoelle.blo..
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19chantal
  28 mai 2017
Leila coud. Elle coud les lettres de son fiancé pour se faire une robe de mariée. Bizarre. Elle a dessiné un patron et chaque lettre aura une place précise.
Elle les relit ses lettres et se remémore son amour avec Dan, les petits moments de bonheur vécus ensemble.
Ils sont bien différents tous les deux. Leila est passionnément amoureuse. Dan a l'air beaucoup plus réservé. Il est actuellement en Afghanistan, pays d'origine de la famille de Leila. On l'imagine soldat, grand gars costaud à la peau claire. Elle, Leila, a le teint olive. On sent une souffrance chez elle.
L'écriture est poétique, sensuelle, douloureuse aussi.
J'ai beaucoup aimé.
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