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Scott Kolins (Illustrateur)
ISBN : 1563899507
Éditeur : DC Comics (01/02/2003)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
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Presence
  19 novembre 2016
Ce tome fait suite à Blood will run (épisodes 170 à 176). Il contient les épisodes 177 à 182, initialement parus en 2001/2002, écrits par Geoff Johns, dessinés par Scott Kolins, encrés par Doug Hazlewood (épisodes 177 à 11) et Dan Panosian (épisode 182). Ils mettent en scène Wally West, le porteur du costume de Flash suite au décès de Barry Allen dans Crisis on infinite earths en 1985/1986. Ces épisodes ont été réédités dans The Flash by Geoff Johns Book 2 (épisodes 177 à 188, The Flash: Our worlds at war, Flash secret files and origins 3, Flash / Superman).
Épisode 177 - À Central City, un tireur d'élite loge une balle un peu spéciale en pleine poitrine de Chester P. Runk (Chunk), ce qui a pour effet de lui faire perdre le contrôle du trou noir qui habite son corps. Flash va devoir courir assez vite pour échapper à l'attraction de ce phénomène. Épisode 178 - Quelqu'un sabote le fourgon pénitentiaire transportant Gorilla Grodd vers la prison Iron Heights (située à proximité de Keystone City) dirigée par Gregory Wolfe. Grodd s'échappe en plein coeur de Keystone. Épisode 179 - Pied Pier (Hartley Rathaway) est emprisonné pour meurtre, à Iron Heights. Alors que Flash lui rend visite, plusieurs supercriminels sont transformés en Joker, à l'occasion de l'événement Joker's last laugh.
Épisode 180 - Flash bénéficie de l'aide de Cyborg (Vic Stone qui compte s'installer à Central City) pour arrêter Peek-a-Boo (Lashawn Baez), voleuse d'organe dans les hôpitaux. Épisode 181 - Flash doit arrêter la progression de Fallout, un supercriminel radioactif, précédemment détenu et maltraité à Iron Heights. Épisode 182 - Il s'agit de l'histoire personnelle de Leonard Snart, c'est-à-dire Captain Cold, l'un des Lascars (Rogues en VO). En parallèle, Hunter Zolomon (profiler) est arrivé à Keystone City, où il a fait connaissance de l'officier Fred Chyre et de l'inspecteur Jared Morillo. Mirror Master (Evan McCullough) continue de recruter pour les Lascars. Linda Jasmine Park a renoncé à sa carrière de journaliste pour reprendre ses études de médecine. Josh Jackam a trouvé une famille d'adoption.
Ces épisodes correspondent à la première moitié de la deuxième année de Geoff Johns en tant que scénariste de la série. Comme tous ses prédécesseurs, il doit faire preuve d'imagination pour trouver des dangers à la hauteur d'un superhéros qui peut devancer tous ses ennemis. Il commence par ramener un étrange personnage, apparu pour la première au début de la présente série dans l'épisode 9 paru en 1989, réalisé par Mike Baron (scénariste) et Jackson Guice (dessinateur). Johns commence par montrer Chester Runk dans un moment personnel (avec son amie Connie Noleski), puis il montre comment il utilise ses pouvoirs, et enfin, il le montre abattu par une balle. C'est une méthode narrative particulièrement efficace puisque le lecteur (re)prend contact avec le personnage sur un plan émotionnel, puis voit ses pouvoirs, et enfin découvre le danger auquel va être confronté Flash, à savoir la force d'attraction d'un trou noir. Ce dernier point donne lieu à une couverture des plus savoureuses annonçant que Flash doit distancer un trou noir, une accroche digne des comics des années 1950.
L'épisode suivant est construit de la même manière avec le retour d'un ennemi emblématique de Flash, à savoir Gorilla Grodd, mais sa personnalité est moins mise en avant. le suivant profite d'une série d'ennemis passant par-là sous l'influence du Joker. Celui d'après donne plus de temps d'exposition à Fallout qui était déjà apparu à Iron Heights, écrit par Johns. L'épisode suivant voir l'introduction d'une nouvelle ennemie, avec une motivation très personnelle. Ensuite, Fallout a droit à plus d'exposition sur ses motivations personnelles et sa situation. le dernier est consacré à l'un des Lascars, complètement dédié à lui rendre sa crédibilité et sa dangerosité.
En 6 épisodes, Geoff Johns a raconté autant d'histoires auto-contenues. Il a fait preuve d'une certaine inventivité pour concevoir des menaces nécessitant des efforts de la part de Flash, même si le combat contre Grodd est bien rapide, et celui contre Merlyn (version Joker) un peu générique. de ce point de vue, le lecteur reçoit son content de divertissement de type superhéroïque. Il prend plaisir à ces histoires rapides, enlevées, enracinées dans la mythologie du personnage, avec la limite inhérente au format qui s'appuie sur le supercriminel du mois. L'histoire s'avère plus riche quand le point de vue du supercriminel est développé et qu'il bénéficie d'une motivation spécifique, comme c'est en particulier le cas pour Fallout et Peek-a-Boo.
Entremêlées à ces affrontements, se trouvent des scènes consacrées aux personnages secondaires de la série. Dans l'épisode "Flash secret files and origins" 3 (non contenu dans le présent tome), Geoff Johns introduisait Hunter Zolomon qui apparaît à quelques reprises, mais sans être développé. L'intrigue secondaire relative à l'adoption de Josh Jackam (fils de Julie Jackam, récemment assassinée) se poursuit, mais là encore uniquement sur le base de faits privilégiant le spectaculaire, sans développement des conséquences émotionnelles. le scénariste donne l'impression de poser ses jalons pour une intrigue à venir, sans réussir à faire exister les personnages, à commencer par Fred Chyre dont la demande d'adoption n'aboutit pas. de même, il change le statut de Linda Park-West, mais sans impliquer le lecteur émotionnellement dans son choix, sans qu'il puisse en ressentir l'affect associé. La tentative de flirt de Cliff (un autre étudiant en médecine) avec elle est risible dès le départ.
Pourtant le lecteur aimerait bien que les personnages secondaires interagissent plus avec Wally West. Ce dernier ayant révélé son identité secrète, il semble ne plus avoir de vie privée. le face à face avec Gregory Wolfe est très prometteur sur le plan idéologique, mais pas développé. La remise en question suite à la découverte de Peek-a-Boo touche du doigt la fragilité de l'accès aux soins pour les américains défavorisés, mais il n'en reste aucune conséquence dans l'épisode suivant. L'exploitation de Fallout (Neil Borman) dans Iron Heights soulève à nouveau une question éthique complexe, mais elle est oubliée dès l'épisode suivant. Néanmoins ces 2 épisodes constituent une montée en puissance de la qualité de la narration, aboutissant à l'épisode consacré à Captain Cold. Avec ce dernier, Geoff Johns prend le risque de consacrer un numéro à un personnage qui n'est pas celui du titre, pour réhabiliter ce supercriminel d'un autre temps (il ne dispose en tout et pour tout que d'un pistolet abaissant la température pour affronter Flash). le lecteur détecte aussi au travers de ces épisodes la propension de Johns à utiliser des crimes atroces et sadiques pour augmenter l'intensité de son récit.
Comme dans le tome précédent, Scott Kolins met en images ces récits, avec son trait si distinctif. Il emploie les conventions graphiques des comics de superhéros d'une manière décomplexée. L'apparence des pages est assez déconcertante. Pour commencer, James Sinclair utilise des couleurs claires, à l'opposé de la sinistrose allant de pair avec des comics sérieux. Il n'y a que pour l'épisode consacré à Captain Cold qu'il emploie des couleurs moins vives. Ce choix chromatique donne une apparence gaie aux aventures de Flash, évoquant des comics des années 1960. Kolins dessine les costumes chamarrés des superhéros et supercriminels, sans chercher à atténuer les côtés les plus loufoques et enfantins. Wally West dispose d'un costume rouge vif, avec les jolis éclairs jaunes. Gorilla Grodd est un gorille démesuré avec des rictus de rage, et des dents pointues. Les versions Joker des supercriminels ont donc des visages blancs et une pilosité verte. Victor Stone arbore des parties métalliques dorées qui laisse beaucoup de peau à nu (toujours surprenant pour un costume destiné à la bataille). Fallout irradie un halo vert fluo. Captain Cold porte son costume trop chaud avec fourrure blanche autour de la capuche, des gants et des bottes, sa visière ridicule.
L'artiste s'accommode d'une représentation premier degré pour tous ces superpouvoirs baroques. Ainsi Chunk absorbe une voiture par le simple trou créé par la balle qu'il a reçue en pleine poitrine. Gorilla Grodd balance des voitures à travers les immeubles avoisinants. Cyborg bondit comme un kangourou à des hauteurs impressionnantes. Fallout expulse des boules de radiations de son corps, indépendamment de la possibilité scientifique de cet exploit. le rayon du pistolet de Captain Cold enveloppe ce qu'il atteint, d'une couche de glace épaisse, mais ce n'est pas pour autant que l'individu ainsi enveloppé en meurt.
Ces représentations premier degré sont dessinées avec une approche plus grande que nature. Scott Kolins détoure les formes, soit avec un trait épais, rappelant ceux de Jack Kirby, soit au contraire avec un trait très fin, reléguant ainsi au second plan les éléments concernés, comme s'ils avaient moins de substance que les autres. Il n'hésite pas à simplifier le contour des formes, les tirant du registre photographique vers un registre plus enfantin, mais avec un niveau de détails élevés. Cela donne des cases animées, avec une bonne densité d'information visuelle, une apparence simple pouvant convenir à des enfants, une énergie impressionnante, et une densité narrative répondant aux attentes de lecteurs plus âgés.
Ce troisième tome des aventures de Flash par Geoff Johns constitue une bonne histoire de superhéros, inventive et rapide, dont la qualité narrative va en augmentant. Les dessins évoquent la fougue de Jack Kirby, sans en devenir un mauvais décalque. le lecteur reste néanmoins sur sa faim en ce qui concerne les intrigues secondaires qui manquent de consistance, et les thèmes qui semblent oubliés d'un épisode à l'autre.
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