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Critiques sur Carnets d'enquête d'un beau gosse nécromant (12)
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JIEMDE
  25 septembre 2020
Quatre livres déjà pour les jeunes éditions Matin Calme et autant d'univers éditoriaux différents explorés, révélant ainsi la richesse de la littérature coréenne peu parvenue chez nous jusque-là. En tout cas chez moi. Avec Carnets d'enquête d'un beau gosse nécromant de Jung Jaehan – traduit par Han Yumi et Hervé Péjaudier -, bienvenue dans une farce polardo-chamanesque drôle et rythmée.

Han-Jun est un escroc. Beau, gentil, charmeur, bourré d'humour, mais un escroc quand même. Son duo avec sa soeur Hye-Jun - geekette capable de pénétrer n'importe quel système informatique et de dénicher ainsi les secrets les plus intimes - fonctionne à merveille : sous couvert de chamanisme et de pseudos-contacts avec l'au-delà, ses riches clients sont prêts à lâcher des millions de won pour un conseil, un sort ou un talisman protecteur.

C'est un si bon business en Corée que d'autres l'ont entrepris bien avant lui, et notamment l'énigmatique Tante Im qui semble l'exercer pour le compte d'un mystérieux consortium impliqué dans des magouilles impliquant le monde du jeu, de la construction et celui de la politique. Han-Jun et sa bande vont devoir s'y frotter, mais quand les cadavres de jeunes filles abusées vont commencer à apparaître, c'est dans la cour des grands méchants qu'il va falloir commencer à jouer.

Dans un style direct où l'auteure n'hésite pas à s'adresser directement au lecteur et à ne lui laisser aucun temps mort grâce à un rythme d'enfer, Carnets d'enquête d'un beau gosse nécromant vaut surtout pour le travail de ses personnages, tous plus barrés les uns que les autres, de la bande à Han-Jun en passant par le duo d'inspecteurs médusés, sans oublier les bons gros méchants caricaturaux à plaisir. Et si l'intrigue est parfois étrange, on l'oublie vite en se laissant agréablement porter par la loufoquerie d'un genre qui, décidément, vaut la découverte !
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Killing79
  16 octobre 2020
Matin Calme, la maison d'édition spécialisée dans les polars coréens, nous revient avec un nouveau roman atypique. Comme à chaque roman, le style est différent, je ne savais donc pas à quoi m'attendre.

Cette fois-ci, le roman tend vers le comique. Les crimes sont graves mais la manière de les traiter ne l'est pas. Les protagonistes sont des individus hauts en couleur. Entre l'arrogant et bouffon chamane, sa soeur geek et négligée, l'inspectrice rigoureuse et spécialiste de kungfu et le méchant moche et impassible, tout ce petit monde fait des étincelles. Les scènes d'action et les dialogues épicés se succèdent à l'envi. L'ambiance de ce polar est drôle et déjantée. On ne s'ennuie jamais et en plus on s'amuse.

Je trouve que cette aventure est tellement déjantée qu'elle se prêterait bien à une adaptation cinématographique, ou plus précisément à un film d'animation japonais. Les personnages caricaturaux, les scènes loufoques, le petit côté pervers me rappellent les dessins animés qui ont bercé mon enfance. C'est décalé, loufoque et en même temps attachant. J'imagine volontiers une suite aux péripéties de cette bande de bras cassés.

La plume de Jung Jaehan est au diapason de son livre. Avec un style assez simple et visuel, elle va droit au but et n'hésite pas à faire des digressions pour s'adresser directement au lecteur. Elle utilise l'humour et l'absurde pour traiter de thèmes assez rudes et violents et ainsi mettre en exergue les dérives de la société coréenne. Vous aurez donc compris que « Carnets d'enquête d'un beau gosse nécromant » n'est un roman sérieux. Il faut plutôt l'aborder comme un divertissement, presque adolescent, qui souhaite simplement détendre le lecteur.

Chaque livre de cette maison d'édition est une expérience différente. Encore une fois, conquis par cette lecture, je continuerai mon exploration de ces pépites venues d'extrême Orient.
Lien : http://leslivresdek79.com/20..
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Pois0n
  22 octobre 2020
Avant d'entamer cette critique, je tiens à remercier l'opération Masse Critique ainsi que les éditions Matin Calme pour cette (chouette !) découverte ♥

Vu le résumé, il était impossible de ne pas craquer pour le polar atypique qu'est « Carnets d'enquête d'un beau-gosse nécromant ». Pourquoi atypique ? Premièrement, parce qu'en sus des investigations « classiques » menées par une policière elle-même loin d'être banale, les enquêteurs principaux sont, comme le titre l'indique, d'un tout autre calibre.

Accro au shopping et doté d'un égo surdimensionné, Nam Han-jun et sa bande (comprenez sa soeur dans le rôle du geek de service, et son meilleur ami dans celui des muscles) n'est en effet pas vraiment l'escroc annoncé dans le résumé. Certes, il n'a pas le moindre don chamanique ; ceci dit, il n'arnaque pas non plus tout à fait ses clients, puisqu'il résout tout de même leurs problèmes. Seulement, ce n'est pas grâce à un coup de pouce des esprits, mais plutôt des recherches menées au préalable. 100% illégal, mais le résultat ne fait aucune différence et au bout du compte, tout le monde est content. Autant dire que sa petite entreprise ne connaît pas la crise. Sauf qu'à force de viser toujours plus haut, Han-jun pourrait bien se retrouver face à plus fort que lui...

Autant le dire tout de suite, « Carnets d'enquête d'un beau gosse nécromant » est un polar sans surprise. Particulièrement dans l'enquête principale, tout avance sur des rails, les personnages impliqués et principaux suspects sont connus dès le départ, et on se doute d'emblée qu'il s'agit d'une histoire de gros sous. Les deux mini-enquêtes annexes sont, elles, un poil moins prévisibles, et le raisonnement tarabiscoté qui mène à leur fin mot a ainsi beaucoup plus d'impact. Ce qui ne veut pas dire que le reste du temps, les tribulations de nos étranges enquêteurs (à défaut d'enquêteurs de l'étrange) ne sont pas intéressantes à suivre. D'une part, parce qu'il est impossible de s'ennuyer aux côtés de l'inénarrable Han-jun. D'autre part, parce que l'on suit en parallèle le cheminement de Ye-eun, qui enquête certes sur les mêmes faits, mais via une approche différente. La narration est donc sans temps mort, et voir les personnages se croiser à l'occasion est un régal. Et puis, il y a le dynamisme même du récit, avec les tergiversations des protagonistes, très vivants, et les nombreuses onomatopées éparpillées dans le texte.

Éventuellement, on pourra déplorer le côté très « lisse » de tout ça. Des faits particulièrement durs sont évoqués, mais avec une telle distance que, finalement, leur violence et leur horreur ne sont pas spécialement palpables. de même qu'il est régulièrement rappelé que l'arme trimballée par le gros dur du groupe est *factice, ne soyez pas choqués*. Un côté très politiquement correct difficilement compatible avec le profil même de personnages frôlant allègrement les frontières de la légalité, lancés à la poursuite des pires crapules.
Un défaut heureusement en partie compensé par le rythme de la narration donc, mais aussi par la fantaisie sans bornes d'Han-jun.

C'est un fait, si la plume de Jung Jae-han n'est pas encore totalement maîtrisée, l'autrice possède déjà un style bien à elle qui rend son histoire particulièrement accrocheuse. Alors, quelle importance si, dans le fond, on sait d'emblée où l'on va ? le plus important, c'est de suivre le trio du Sanctuaire et Ye-eun, et de voir comment *eux* vont parvenir à éclaircir toute l'affaire.

Dans la postface, l'autrice avoue avoir eu pour objectif de faire passer un bon moment et de laisser un souvenir joyeux. « Joyeux » n'est certes clairement pas le mot que j'emploierais, et si le récit est finalement très loin de la comédie policière annoncée (il n'y a même rien de drôle ni d'humoristique là-dedans), il est indéniablement décalé, déjanté, et, oui, fait passer un très bon moment !

En revanche, il est à noter la présence d'un certain nombre de coquilles en vadrouille. Certes, j'ai déjà vu bien pire ailleurs, mais il y en a déjà trop...
... ce qui ne m'empêchera pas, à l'occasion, de me laisser tenter par d'autres titres repérés dans le catalogue de l'éditeur.
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collectifpolar
  29 novembre 2020
Les émotions de lecture de Cécile
« Je me dis que ce serait déjà une chance extraordinaire que la lecture de ce livre puisse laisser à quelqu'un, quelque part, un souvenir joyeux. J'espère de tout coeur vous avoir fait passer un bon moment, si fugitive en soit la trace. Telle est ma modeste ambition »
Ce sont les mots de la fin (oui, spoiler alert ;D) de l'autrice Jung Jaehan pour Carnets d'enquête d'un beau gosse nécromant aux éditions Matin Calme.
Je dirai que son ambition est largement dépassée par ce très bon divertissement. Un Beau Gosse chamane à la tête d'une équipe de choc, une hackeuse et un spécialiste de la filature et de la protection pour arnaquer, que dis-je prédire, leur avenir à leurs clients. Mais finalement, il y a un peu de Robin des bois chez eux même s'ils sont loin de redistribuer leurs gains. Ils aident vraiment leurs clients à retrouver le chemin du bon sens à coups de grelots, de talisman, et de rituels chamaniques. Ils devront cependant apprendre à travailler avec la police et une inspectrice fan d'arts martiaux après la découverte d'un corps.
C'est frais, piquant, et gouailleur ! Et finalement un sujet, le chamanisme qui outre truste souvent la fiction coréenne n'est pas si anodin que ça. L'ancienne présidente de Corée du Sud, Park Geun-hye, a été destituée suite à un scandale de trafic d'influence avec une femme d'affaires et fille de chamane, Choi Soon-sil ! Et les rituels, Kosa, toujours d'actualité pour les inaugurations et les constructions d'immeuble…
Une très bonne lecture avec un BG
Lien : https://collectifpolar.com/2..
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Fanfan-Do
  05 novembre 2020
Tout d'abord, merci beaucoup à Babelio_ et son opération Masse Critique - Mauvais Genre ainsi qu'aux éditions Matin calme grâce à qui j'ai reçu ce livre qui me tentait énormément !

Alors, à chaque fois que je commence la lecture d'un roman asiatique, j'ai toujours le même choc... le choc des cultures. J'adore, parce que j'ai l'impression de pénétrer dans un autre monde.

Au départ j'ai trouvé tout très particulier. Que ce soit la narration comme les personnages mais aussi les événements relatés.
Han-jun, l'homme aux grelots, est détective, soi-disant nécromant, escroc, drôle et très superficiel, un genre de fashion victime version grand luxe.
Il semble planer au dessus des réalités, heureusement qu'il est bien entouré, notamment de Hye-jun, sa soeur la super geeks et de Su-cheol, son pote tout en muscle ?.
Il ne semble préoccupé que par l'argent que lui rapportent ses enquêtes grand-guignolesques sans avoir l'air de réaliser la gravité de certains cas (comme par exemple cet enfant harcelé jusqu'au désespoir).
En fait, les personnages comme le roman sont farfelus, c'est complètement atypique et c'est ça qui en fait le sel.

Tous les personnages sont azimutés, y compris, et sans doute même surtout les riches clients, complètement gogo, prêts à tout gober. Plus c'est gros, plus ça passe.
En fait, il semble que les Coréens soient superstitieux et très portés sur le chamanisme, ce qui évidemment nous dépasse, nous occidentaux.

En parallèle, on suit l'enquête plus terre à terre de Ye-eun et Du-jin, duo de la police criminelle de Séoul qui mène des investigations sur le meurtre d'une adolescente.

J'ai adoré la façon dont l'autrice interpelle le lecteur - presque en voix off - pour mettre le doigt sur ce qui est en train d'arriver. Ça m'a fait penser à certains documentaires animaliers, très pédagogiques et ça amène une touche de burlesque. C'est très visuel et je me suis surprise à être hyper concentrée sur ses "paroles" que j'entendais presque. Tout comme les bruitages auxquels on a droit régulièrement. de fait, j'ai trouvé ça très efficace.
De plus tout est extrêmement visuel et percutant.

Ce roman est jubilatoire, de A à Z. Passée la première surprise face à un ovni pareil, j'ai vraiment beaucoup aimé et je me suis beaucoup amusée !
Pourtant sous ses airs de grosse farce, ce roman est plus profond qu'il n'y paraît. À travers cette comédie policière, on apprend beaucoup sur la société coréenne.
Reste plus qu'à espérer qu'il y aura des suites avec ce beau gosse !


Lien : http://mechantdobby.over-blo..
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Fuyating
  11 septembre 2020
Cette lecture truculente vous emmènera en Corée dans une enquête liée au monde sulfureux (et sombre) du showbiz et de la haute société, à lire en buvant du soju (ou du café moulu).

Nous suivons un trio ABSOLUMENT déjanté et très attachant, haut en couleurs et drôle à souhait. A la tête de cette équipe de choc, vous trouverez Han-jun le « Beau gosse », notre fameux nécromant qui n'en a finalement que le nom, adepte des costards luxueux italiens et très doué pour jouer la comédie ! Il ne peut se passer de sa soeur Hye-jun, petit génie de l'informatique pouvant tenir tête au FBI. le dernier acolyte de la bande est le mystérieux Su-cheol, accro à ses faux pistolets et aux films américains dont il aime citer des répliques. Leur collaboration est tellement drôle ! Leurs dialogues et leurs actions prêtent à sourire, notamment lorsque Han-jun se lance dans des divinations et des rites chamaniques, grigris à l'appui et chansons à la mode baragouinées dans sa barbe.

Nous ne pouvons parler de ce roman sans en aborder la langue qui est très originale et marquante. le style est on ne peut plus vivant, la langue utilisée est orale et parfois argotique, ponctuée par ci par là d'onomatopées coréennes.

L'auteure (et les traducteurs) nous offre(nt) donc ici une plongée dans la société et la langue coréennes. L'auteure tourne un peu en dérision les croyances et le chamanisme encore très présents actuellement. Grâce à l'enquête policière et sous le vernis de l'humour, Jung Jaehan nous fait découvrir des réalités très dures et les sombres coulisses du monde du showbiz et des rêves brisées de jeunes filles.

Cette lecture est donc un coup de coeur rafraîchissant (malgré le thème), original de par son style et sa langue, et nous propose des personnages très attachants ! J'aimerais beaucoup d'ailleurs avoir une suite ou un prequel !
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SChaptal
  08 janvier 2021
Ne vous fiez pas au titre ni à la couverture sombre, ce livre ne contient aucun élément fantastique. Carnets d'enquêtes d'un beau gosse nécromant est un polar déjanté, premier roman de Jung Jaehan. Celui-ci nous entraîne à Séoul, capitale de la Corée du Sud, à la suite d'une série de personnages hauts en couleur les uns et les autres.
À commencer par le beau gosse nécromant du titre. Dans une Corée du Sud ultramoderne et à la pointe de la technologie, chamanes et autres devins ont toujours pignon sur rue et sont consultés avant toute décision importante. Nam Han-Jun, autoproclamé Beau gosse, est un dandy escroc qui fait croire à de prétendus dons surnaturels pour séparer ses clients de grosses liasses de billets. En fait de dons, il s'appuie sur sa soeur hackeuse caractérielle et sur l'agence de détective privé de son meilleur ami pour récolter les renseignements nécessaires à ses prédictions.
Sa clientèle va l'amener à se pencher sur les affaires de Joy Entertainment, une fabrique à girls band et à idols. Il y croise la route de Han Ye-eun dite Han Fantômette, inspectrice enquêtant sur la disparition d'une lycéenne.
Même si les thèmes abordés sont graves (prostitution infantile, corruption, harcèlement, suicide and co), le ton est léger et le rire ou le sourire toujours présents.
Après un début assez décousu, qui plonge le lecteur dans l'ambiance, Carnets d'enquête d'un beau gosse nécromant trouve vite son rythme de croisière et se dévorent rapidement. La fin se révèle assez surprenante et ne donne qu'une envie : continuer à suivre les enquêtes de Nan Han-Jun et de sa bande.
Lien : https://www.outrelivres.fr/c..
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Roadreader
  20 décembre 2020
On se souvient toujours de ses premières fois. Encore plus lorsqu'il s'agit d'une double première fois. Première escapade dans le polar sud-coréen et première lecture de la toute jeune maison d'éditions matin calme, qui a l'air de se spécialiser dans ce sous-genre. Mais tout le monde sait qu'une première fois peut se transformer en très mauvaise expérience. Alors qu'en est-il de cette lecture ?

Décalé pourrait être le mot qui la définirait le mieux, au premier abord. Décalé par son humour et ses personnages aux caractères exacerbés qui font inévitablement penser à des caricatures de manga. Pourtant l'intrigue en elle-même suit des sentiers balisés assez classiques rendu effrénée par son rythme qui donne l'impression qu'elle ne s'arrête jamais. Un rythme que l'on peut vraiment ressentir à la lecture par le biais de ces onomatopées retranscrite tel quel et qui me font faire le parallèle vers la musique pop, et la K-pop en particulier, à laquelle il fait de nombreux clins d'oeil.

Durant une grande partie de l'ouvrage c'est la caractérisation des personnages qui m'a fait peur. En effet avec leurs postures de personnages très sûr d'eux, leurs langages familiers et leur arrogance manifeste j'avais l'impression de me retrouver devant une affiche d'un concert de K-pop, c'est beau, c'est flashy mais lorsque vous retournez l'affiche il n'y a que du blanc. J'attendais que l'auteure consolide son trio de personnages principaux. Elle n'y est parvenu qu'à moitié. En effet le beau gosse nécromant dont il est question dans le titre, et qui se nomme Nam Han-jun, dissimule, derrière son caractère outrancier, une grande empathie et s'il n'hésite pas à soulager ses concitoyens de leurs billets il ne supporte pas l'injustice. Ses airs arrogants et ses capacités de déductions le placent dans la lignée des héritiers de Sherlock Holmes. Au final il se révèle comme le personnage le plus abouti et heureusement me direz-vous c'est quand même lui qui tient le haut de l'affiche.

On ne peut malheureusement pas en dire autant de ses deux compagnons d'enquêtes. Si Su-cheol n'est pas développé au-delà de son rôle de gros bras chargé de les sortir de pires situations ses interventions restent quand même plus digestes que ceux de la soeur du héros, Hye-jun, dont chaque apparition me faisait penser à ce cliché de personnage féminin hystérique dont raffolent les mangakas. Mais si vous savez ces personnages qui passent leur temps à hurler sur les autres personnages souvent de sexe masculin, la bouche déformée par la colère et bien souvent armé d'une masse deux fois plus grosse qu'elle. Proprement insupportable.

L'intrigue a le mérite de dévoiler deux aspects bien distincts de la culture coréenne. La culture des teen idols d'une part, pour le côté cupide et sordide, et l'ancrage traditionalistes et superstitieux de l'autre. Une dichotomie qui se rejoint sur un point en particulier; là où se niche les peurs et les désirs des gens il y a toujours de l'argent à se faire.

Et c'est sur cette abrupte conclusion que s'achève cette première lecture Sud-coréenne. Une découverte agréable, souvent drôle, mais qui va devoir faire ses preuves en approfondissant ses personnages et en évitant de tomber dans la formule un peu facile de la comédie policière.
Lien : https://culturevsnews.com/
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ramettes
  03 novembre 2020
... Avec la photo sur la couverture sur fond noir, photo de trois personnages principaux même si pour moi ils sont quatre (et je ne les imagine pas du tout comme ça !), le titre en lettre rouge sang, on est déjà un peu parti dans ce polar.
Attardons nous sur le titre la dénomination « beau gosse » accolé à nécromant cela crée une étrange combinaison dans mon imaginaire personnel. du coup on sait qu'il va être le personnage mis en lumière. Et quel personnage ! je vous en reparle plus tard…
Je n'ai pas souvenir d'avoir lu de roman coréen (je suis plutôt littérature japonaise) alors il m'a fallu que je m'habitue aux noms (comme pour tout roman étranger), les traducteurs apporte dans ses notes en bas de page des informations pertinentes.
Lorsque j'ai commencé ma lecture j'ai trouvé l'écriture punchy. Je ne sais pas si cela vient de choix des traducteurs ou du fait que ce soit un roman qui a été conçu pour le web. J'imagine que le public « cible » était plutôt jeune et il faut donner une façon de « parler » vive et très rythmée. Les dialogues sont aussi très percutant, surtout lorsque le fameux beaux gosse participe.
Ce qui m'a plu et amusé c'est que le texte est truffé d'onomatopées comme dans les mangas asiatiques. Au début cela surprend et puis on les attend presque ces mots qui expriment des réflexes ou des sensations.
Nous avons un narrateur (ou narratrice) qui va nous relater les événements, tantôt on suivra le fameux beaux gosse tantôt d'autres personnages. On sent comme une caméra qui se déplace avec des mises en lumière. C'est étrange j'ai plus vu l'ambiance « réalité virtuelle » que cinématographique.

On est dans le polar les ambiances nuits ou/et intérieures sont très importantes, même s'il y a des scènes d'action extérieures assez « visuelles », courses poursuite à pied ou en voiture… L'alcool, bars et musique, les décors urbains et atmosphères glauques, violence et sexe font partie de ce genre littéraire. On y retrouve tous les attributs du genre. Mais à la sauce coréenne. On y côtoie des contrastes détonants entre par exemple la nourriture traditionnelle et par exemple les codes vestimentaires plutôt occidentaux (marques de luxe européennes). On a aussi des références politiques notamment sur les changements économiques du pays. de plus ce roman s'inspire d'événements qui ont eu lieu.
Les sujets abordés ne sont pas très drôles (esclavage sexuel, violence, magouilles en tout genre et autres abus). Par contre l'autrice utilise le sarcasme, le cynisme et le grotesque pour donner une autre dimension à ce qu'elle nous décrit. J'ai adoré cet aspect là. Sans parler comme elle malmène ses personnages et le beau gosse en particulier. Elle va jouer avec les superstitions et les croyances qui rendent les gens manipulables et certains ne vont pas se gêner pour en profiter.
Au début on voit deux « groupes » mener des enquêtes, en suivant plus ou moins des voies légales, et on va les voir se croiser, se frôler, on attend la collision. Et on attend le moment où le beau gosse va se faire pincer par la jolie inspectrice. Parce qu'elle est perspicace et maligne la demoiselle et très agile.
J'ai trouvé très intéressante la variété de personnages « hors norme », parfois la laideur intérieure rejoint la laideur extérieure et d'autres fois la beauté peut cacher beaucoup de noirceur.
Les références culturelles touchent aussi à la culture traditionnelle qu'au cinéma et à la musique. Certaines scènes par exemple du « parrain » de « fast and furious » avec la reprise de répliques célèbres donnent des scènes hilarantes.
Jung Jaehan a créé des personnages et un décor qui laisse présager d'autres enquêtes. J'attends avec impatience ce moment ! Elle a su mettre en place une dynamique de groupe qui fonctionne bien. J'ai aimé comment ils se "taclent" entre eux.
Je vous laisse découvrir les enquêtes qui vont être menées dans ce roman.
Je remercie les éditions Matin Calme et Babelio pour ce bon ment lecture.
Lien : http://ramettes.canalblog.co..
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gromit33
  03 novembre 2020
Un roman policier qui nous entraîne dans les rues de Séoul : un chamane, dandy, qui adore commander ses costumes sur mesures en Italie, qui escroque un peu ses clients, avec la complicité de sa soeur, ancienne du FBI mais qui a quitté cette agence car elle préfère jouer sur internet, hackeuse et gamer invétérée et un associé, spécialisé dans la surveillance, les filature et qui aime jouer avec des pistolets avec des balles de couleurs et se balade avec un colt en plastique. Petits escrocs qui grugent leurs clients naïfs en faisant des divinations, des prières, vendent des talismans protecteurs. Ils font des paris pour choisir leur menus du soir, aiment fréquenter de façon élégante des restaurants gastronomiques. Mais lors d'un rendez vous chez une cliente, pour chasser un éventuel fantôme, il trouve un vrai cadavre dans les égouts. le corps d'une jeune fille est retrouvée et une enquête, celle ci très sérieuse va alors se dérouler. Ils vont alors s'associer avec une inspectrice, particulière (of course) as du Kung fu et qui veut découvrir comment est morte cette jeune fille qui rêvait de devenir chanteuse de groupe de K pop. Ce livre est une comédie policière car on sourit et rit à certains passages. On peut être perdu un peu avec les noms des personnages.L'auteure nous décrit très bien le monde des affaires, la corruption, le monde des jeux clandestins, de la prostitution, tout cela dans un monde ultra connecté, nos apprentis détectives utilisent les nouvelles technologies : GPS, lunettes connectées, piratage des données personnelles... Une lecture plaisante avec beaucoup de références littéraires (à des classiques du noir américain (Hammett), vous prendriez bien le cocktail préféré de Philip Marlowe (Chandler)), cinématographiques (quelques citations de James Bond, du "Parrain", de Fast furious et musicales avec des morceaux de fameux groupe de K pop. Une lecture que je vous conseille et l'auteure m'a incité à (re)lire des classiques du noir nord américain et viens de lire "l'introuvable" de d'Hammet (chronique à suivre. Et pourquoi pas une suite de ses aventures de cette drôle d'agence. Un livre que j'ai découvert grâce à la lecture commune avec Hanabook club et Picabo river pour la lecture des classiques du noir (!!!)
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