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Citations sur Mes années grizzly (87)

Préface de William Kittredge citant Doug Peacock:
Nous ne pouvons pas, disait-il, supprimer tout ce qui nous menace, défolier toutes les jungles ou tuer tous les animaux qui pourraient venir hanter nos nuits.
Nous avons commencé par être des animaux et nous ne cesserons jamais de l'être; et lorsque nous détruisons le monde naturel, c'est nous que nous tuons. En tant qu'espèce nous devons apprendre l'humilité et tenir compte de cette part de nous même qui est animale. Notre salut ne viendra pas de la technologie.
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J'étais comme toujours armé jusqu'aux dents; j'avais avec moi un Derringer 22 Magnum que j'avais obtenu illicitement, deux autres revolvers semi-automatiques Ruger: un 44 Magnum et un 357 Magnum, plus un fusil 30.06 à culasse mobile et un fusil de chasse Ithaca Lefever de calibre 12, à deux canons. J'avais également des armes plus rudimentaires à côté de ma trousse médicale dans laquelle j'avais mis du sérum et tout un assortiment de médicaments d'urgence injectables. j'ai décidé d'y aller mollo sur l'alcool et les amphétamines. je ne voulais pas avoir d'ennuis; du moins pour le moment.
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« De mon point de vue, peut-être un peu tordu, sauvegarder les ours était une idée révolutionnaire : une tentative pour empêcher notre monde de devenir complètement dingue. » (p. 124)
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La ville connaissait une expansion croissante, couvrant la vallée et débordant jusqu'au contreforts des montagnes avoisinantes, comme une énorme bouse de vache tombée du ciel; et le désert qui avait été mon chez-moi disparaissait progressivement sous les coups de pelle des bulldozers D-7.
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Quant à l’incident, il s’était produit lorsqu’un couple de Los Angeles était tombé sur un grizzly occupé à manger des baies et avait essayé de le chasser. Jugeant leur attitude agressive, l’ours les avait attaqués. Plus tard, le couple avait chargé un avocat d’engager des poursuites contre le gouvernement et réclamé 2 millions de dollars de dommages et intérêts pour mauvaise gestion, mises en garde insuffisantes et utilisation de poussière d’ange qui aurait rendu le grizzly fou. Bien sûr, tout cela n’était que des conneries : toute personne se promenant en pays grizzly court le risque d’être attaqué par un ours. Ces derniers sont les seuls à ne pas pouvoir intenter de procès alors qu’ils auraient de bonnes raisons de le faire.
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(...) les humains n'apprécient pas du tout que l'on compare leur comportement à celui des animaux. Pourtant l'expérience m'a appris que la métaphore est le moyen d’expression favori de l'imaginaire, la meilleure façon de nous renseigner sur la vie des autres êtres vivants afin de mieux comprendre la nôtre. C'est en découvrant les liens qui nous unissent aux autres espèces et en étudiant ce parallélisme essentiel que nous avons été éclairés sur notre propre fonctionnement mental.
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Un sentiment d’humilité s’empara aussitôt de moi, quelque chose que je ne ressens jamais quand je me promène dans la Sierra Crest ou n’importe où ailleurs dans le Colorado, l’Utah ou l’Arizona. Dans ces régions, lorsque l’on part sur les chemins, le sac au dos, on éprouve une impression de supériorité, alors qu’en pays grizzly on se sent plus humble. Des endroits comme celui-ci se font rares sur le continent nord-américain. Ce sont les derniers écosystèmes où l’homme n’est pas l’élément dominant.
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Le grand ours s’arrêta à 10 m de moi. Je glissai doucement la main dans mon sac à dos et, petit à petit, j’en sorti mon Magnum. Je dirigeai lentement le canon de mon arme vers les yeux rouge sombre de l’énorme grizzly. Il montra les dents en grognant et coucha les oreilles. Les poils de sa bosse entre les épaules étaient hérissés. Nous nous fixâmes l’un l’autre pendant des secondes qui me parurent des heures. Je savais une fois de plus que je n’appuierai pas sur la détente. Le temps des fusillades était terminé pour moi. Je baissai mon arme. Le grizzli redressa les oreilles et regarda sur le côté. Reculant un peu, je tournai la tête vers les arbres. Je sentis quelque chose passer entre nous. L’ours se détourna lentement, avec élégance et dignité, puis, d’un pas cadencé, il s’enfonça dans le bois à l’autre bout de la clairière. J’avais le souffle court et le visage cramoisi. Je sentais que je venais d’être touché par quelque chose de très puissant et de très mystérieux.
J’ignorais que cette rencontre conditionnerait mon existence.
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La nature à l'état sauvage est bien ce qui empêche les services fédéraux chargés de la faune de défendre les grizzlys. Il n'y a rien à gagner dans de telles régions, rien à gérer. Pourtant l'intolérance des hommes en fait de véritables champs de bataille où les grizzlys ne cessent de perdre et de mourir. Ces derniers auraient pu s'adapter à notre présence, mais nous ne leur en avons pas donné la possibilité. Notre culture ne nous permet pas de vivre aux côtés d'une autre espèce intelligente et prédatrice. Les ours ont besoin de la nature sauvage.
Ce serait également une bonne chose pour les humains car, comme le disait Thoreau : "Dans la nature sauvage réside la préservation du monde." Concrètement, cela signifie : défoncer les routes et faire disparaître les parcs de stationnement, détruire les bâtiments et non à tout forme de capitalisme ou de socialisme qu'elle quelle soit. Les grizzlys ont besoin de régions sauvages vastes et libres, sans survols ni aménagements touristiques, sentiers de randonnée, gestion humaine ou "développement" d'aucune sorte. La nature sauvage doit exister pour elle-même, et pour les grizzlys.
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Les grizzlis communiquent au moyen de leur taille, de leurs postures, de leur gueule, de leurs oreilles et de leurs yeux.Lorsqu'ils se dressent sur leurs pattes de derrière en balançant la tête, ils essaient simplement de mieux voir et de mieux sentir. Un grizzli qui souffle des whoosh est inquiet mais ne représente pas une menace pour l'homme. Par contre, s'il lance des woof tout en restant sur place, il peut être dangereux. Quand il ouvre et ferme ses mâchoires tout en bavant, il est temps de prendre la fuite. S'il baisse la tête vers l'une de ses pattes de devant tout en regardant sur le côté, il vous indique qu'il aimerait s'éloigner paisiblement si vous en faites autant. Si sa tête est tournée vers le côté, vous pouvez encore vous en aller. Si elle est basse, mais bien droite, et que ses oreilles sont rabattues vers l'arrière, il est sur le point de charger. Si, au dernier moment, ses yeux deviennent fixes et froids, vous êtes vraisemblablement dans un beau merdier.(...) C'est certainement l'ultime signal que vous recevrez avant de voir une masse de fourrure fondre sur vous.
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