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Par Junie, le 13/05/2012
La Trilogie de la guerre suivi de Prométhée enchaîné de
Eschyle
Mon malheur est trop grand, je ne peux pas le taire.
Impossible silence, impossible parole,
C'est ce que j'ai donné de ma main aux mortels
Qui me vaut d'être là accablé de malheur.
Le feu que je portais au creux de ma férule
Est la source des arts et de la connaissance.
Voilà quelle est ma faute, voilà mon châtiment!
Me voilà attaché à la face du ciel.
Moi, l'ennemi de Zeus et de ses courtisans,
Enchainé pour avoir trop aimé les humains.
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Par Orphea, le 02/02/2012
Tragédies de
Eschyle
(AGAMEMNON)
Le Veilleur. -- J'implore des dieux la fin de mes peines, depuis de si longues années qu'à veiller sur ce lit, au palais des Atrides, sans répit, comme un chien, j'ai appris à connaître l'assemblée des étoiles nocturnes, et ces astres surtout qui apportent aux hommes et l'hiver et l'été, princes lumineux des feux de l’Éther, dont je sais et les levers et les déclins. Et me voici encore épiant le signal du flambeau, la lueur enflammée qui, de Troie, nous portera la nouvelle, le mot victorieux : ainsi commande un cœur impatient de femme aux mâles desseins. Mais, lorsque je suis là, sur cette couche pénétrée de rosée, qui me retient la nuit loin de chez moi, qui ne connaît point, elle, la visite des songes, -- car, au lieu du sommeil, c'est la peur qui seule s'en approche et me défend de joindre mes paupières pour un sommeil paisible -- quand je veux donc chanter ou fredonner, me faire avec des refrains un remède contre la torpeur, alors j'éclate en sanglots, déplorant le sort de cette maison, où ne règne plus le bel ordre d'antan. Ah ! puisse donc luire aujourd'hui l'heureuse fin de mes peines et le feu messager de joie illuminer les ténèbres !
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Théâtre complet de
Eschyle
Les suppliantes .
Le chœur :
-voici le moment pour vous ,dieux issus de Zeus,d'éxaucer les vœux que nous voulons répendre sur ce peuple .Que jamais la terre des Pélasges ne soit livrée à l'incendie par la fureur d'Arès,dont le cri arrête les danses et qui moissonne les mortels dans les champs faits pour d'autres moissons !
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Par Orphea, le 08/02/2012
Tragédies de
Eschyle
(LES SEPT CONTRE THÈBES)
Étéocle. -- Peuple de Cadmos, il doit dire ce que l'heure exige, le chef qui, tout à sa besogne, au gouvernail de la cité, tient la barre en main, sans laisser dormir ses paupières. Car, en cas de succès, aux dieux tout le mérite ! Si au contraire -- ce qu'au Ciel ne plaise ! -- un malheur arrive, "Étéocle" -- un seul nom dans des milliers de bouches -- sera célébré par des hymnes grondants et des lamentations, dont Zeus préservateur, pour mériter son nom, puisse-t-il préserver la cité cadméenne ! Et vous aussi, vous devez tous à cette heure, ceux qui attendent encore la pleine force de la jeunesse comme ceux quelle a fuit avec l'âge, gonflant du moins vos muscles pour en doubler la vigueur, chacun enfin se donnant au rôle qui convient à ses forces, porter secours à la cité, aux autels des dieux du pays -- afin que leur culte ne soit pas à jamais effacé -- à vos fils, et à la Terre maternelle, le plus tendre des nourrices, qui, à l'heure où, enfants, vous vous traîniez sur son sol bienveillant, a pris toute la charge de votre nourriture et fait de vous les loyaux citoyens armés du bouclier qu'elle attend en ce besoin.
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Par Orphea, le 02/02/2012
Tragédies de
Eschyle
(LES PERSES)
Même au milieu des maux, accordez à vos âmes la joie que chaque jour vous offre : chez les morts, la richesse ne sert plus de rien.
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Théâtre complet de
Eschyle
L'Agamemnon :
Mais la justice brille dans les maisons enfumées et honore la vie pure;elle détourne les yeux des palais constellés d'or où commandent les mains sales ,et les reporte sur l'innocence ,sans égards pour la puissance de mauvais aloi que l'on vante dans la richesse,et c'est elle qui mène tout à son terme .
( Agamemnon paraît sur un char .. )
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Théâtre complet de
Eschyle
Les perses :
La langue non plus ne sera plus emprisonnée; car le peuple est délié et parle librement ,dès que le joug de la force est détaché .Une terre ensanglantée, l’île d'Ajax battue des flots, a enseveli la puissance des Perses.
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Par brigetoun, le 12/04/2010
Les Perses de
Eschyle
Cette terre gémit sur la jeunesse sortie d'elle, massacrée par Xerxès, le pourvoyeur d'Hadès, qu'il va gavant de Perses. Descendus chez Hadès, des hommes par milliers, fleur de ce pays, archers triomphants, foule innombrable et compacte, ont à jamais péri - pleurez, pleurez sur nos vaillants soutiens ! - et l'Asie, roi de cette terre, pitoyablement, pitoyablement, a fléchi le genou.
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Par brigetoun, le 12/04/2010
Les Perses de
Eschyle
C'est bien pourquoi j'ai quitté le palais tendu d'or et la chambre où longtemps j'ai dormi avec Darios ; moi aussi, je sens le souci déchirer mon coeur, et c'est à vous que je veux tout dire, amis, à cette heure où je ne suis plus sans crainte pour moi-même. J'ai peur que, devenue trop grande, notre richesse ne renverse du pied et ne transforme en poudre sur le sol l'édifice du bonheur qu'un dieu sans doute aida Darios à élever.
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L'Orestie (traduit par Ariane Mnouchkine). Agamemnon de
Eschyle
Le Choeur à Clytemnestre :
"Tes pensées sont orgueilleuses et tes cris pleins d'excès,
Tout comme ton esprit qui délire
Et veut encore du meurtre.
Ca se voit, cela éclate dans tes yeux pleins de ton sang caillé.
Déshonorée, sans amis,
Tu paieras coup pour coup."