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Par Elianor, le 24/05/2013
Bérénice de
Jean Racine
TITUS
Hélas ! vous pouvez tout, Madame : demeurez,
Je n'y résiste point. mais je sens ma faiblesse :
Il faudra vous combattre et vous craindre sans cesse,
Et sans cesse veiller à retenir mes pas,
Que vers vous à toute heure entraînent vos appas.
Que dis-je ? En ce moment mon coeur, hors de lui-même,
S'oublie, et se souvient seulement qu'il vous aime.
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Par Ellalu, le 21/05/2013
Phèdre de
Jean Racine
Ariane ma soeur, de quel amour blessée
Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée !
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Phèdre de
Jean Racine
J'ai voulu te paraître odieuse, inhumaine.
Pour mieux te résister, j'ai recherché ta haine.
De quoi m'ont profité mes inutiles soins?
Tu me haïssais plus, je ne t'en aimais pas moins.
Tes malheurs te prêtaient encor de nouveaux charmes.
J'ai langui, j'ai séché, dans les feux, dans les larmes.
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Par Ellalu, le 21/05/2013
Andromaque de
Jean Racine
Je t'aimais inconstant, qu'aurais-je fait fidèle ?
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Par Silena, le 21/05/2013
Britannicus de
Jean Racine
"Souffrez que, de vos coeurs rapprochant les liens,
Je me cache à vos yeux, et me dérobe aux siens" (Vers 1073-1074)
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Andromaque de
Jean Racine
Laisse le crime en paix, et poursuit l’innocence.
De quelque part sur moi que je tourne les yeux,
Je ne vois que malheurs qui condamnent les dieux.
Méritons leur courroux, justifions leur haine,
Et que le fruit du crime en précède la peine.
Acte III, Scène première (v.774-778).
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Andromaque de
Jean Racine
Quand de vieux fidèles ne trouvent plus d'écoute, de nouveaux amis savent parfois persuader.
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Par Ellalu, le 21/05/2013
Britannicus de
Jean Racine
Belle, sans ornement, dans le simple appareil
D'une beauté qu'on vient d'arracher au sommeil.
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Andromaque de
Jean Racine
Il faut se croire aimé pour se croire infidèle.
Acte IV, Scène 5 (v. 1350).
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Par Kahlan03, le 12/05/2013
Andromaque de
Jean Racine
Je ne t'ai point aimé, cruel? Qu'ai-je donc fait?
J'ai dédaigné pour toi les voeux de tous nos princes ;
Je t'ai cherché moi-même au fond de tes provinces ;
J'y suis encor, malgré tes infidélités,
Et malgré tous mes Grecs honteux de mes bontés.
Je leur ai commandé de cacher mon injure ;
J'attendais en secret le retour d'un parjure ;
J'ai cru que tôt ou tard, à ton dévoir rendu,
Tu me rapporterais un coeur qui m'étais dû.
Je t'aimais inconstant, qu'aurais-je fait fidèle?
Et même en ce moment où ta bouche cruelle
Vient si tranquillement m'annoncer le trépas,
Ingrat, je doute encor si je ne t'aime pas.
Mais, Seigneur, s'il le faut, si le ciel en colère,
Réserve à d'autres yeux la gloire de vous plaire,
Achevez votre hymen, j'y consens. Mais du moins
Ne forcez pas mes yeux d'en être les témoins.
Pour la dernière fois je vous parle peut-être :
Différez-le d'un jour ; demain vous serez maître.
Vous ne répondez point? Perfide, je le voi,
Tu comptes les moments que tu perds avec moi!
Ton coeur, impatient de revoir ta Troyenne,
Ne souffre qu'à regret qu'un autre t'entretienne.
Tu lui parles du coeur, tu la cherches des yeux.
Je ne te retiens plus, sauve-toi de ces lieux :
Va lui jurer la foi que tu m'avais jurée,
Va profaner des Dieux la majesté sacrée.
Ces Dieux, ces justes Dieux n'auront pas oublié
Que les mêmes serments avec moi t'ont lié.
Porte au pied des autels ce coeur qui m'abandonne ;
Va, cours. Mais crains encor d'y trouver Hermione.
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