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Théâtre complet, tome 2 : Les Oiseaux - Lysistra - Les Thesmophories - Les Grenouilles - L'Assemblée des femmes - Plutus de
Aristophane
L'assemblée des femmes :
Praxagara : Voyons donc, toi, attache ta barbe, et, tout de suite, deviens homme. Moi, je vais mettre des couronnes et m'attacher une barbe comme vous, pour le cas où je voudrais parler.
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Par Couperine, le 18/06/2010
Théâtre complet, tome 2 : Les Oiseaux - Lysistra - Les Thesmophories - Les Grenouilles - L'Assemblée des femmes - Plutus de
Aristophane
Les oiseaux
EVELPIDÈS, au geai.
Est-ce tout droit que tu me dis d’aller, du côté où l’on voit cet arbre ?
PISTHÉTÆROS, tenant une corneille.
La peste te crève ! La voilà qui me croasse de revenir en arrière !
EVELPIDÈS.
Pourquoi, malheureux, sautillons-nous de haut en bas ? Nous nous tuons à chercher ainsi notre route de côté et d’autre.
PISTHÉTÆROS.
Je me suis fié, pour mon malheur, à cette corneille, qui m’a fait parcourir deux mille stades de chemin.
EVELPIDÈS.
Et moi je me suis fié, pour mon infortune, à ce geai, qui m’a rongé les ongles des doigts.
PISTHÉTÆROS.
En quel endroit de la terre sommes-nous ? je n’en sais rien.
EVELPIDÈS.
D’ici, retrouverais-tu ta patrie, toi ?
PISTHÉTÆROS.
Non, de par Zeus ! pas plus qu’Exèkestidès.
EVELPIDÈS.
Malheur !
PISTHÉTÆROS.
Allons, mon ami, suis cette route.
EVELPIDÈS.
Certes, il nous a joué un vilain tour, cet oiseleur du marché à la volaille, ce fou de Philokratès, en me disant que ces deux guides seuls, parmi les oiseaux, nous diraient où est Tèreus, la huppe, changé en oiseau. Il nous a vendu une obole ce geai, fils de Tharrélidès, et trois oboles cette corneille qui, l’un et l’autre, ne savent rien que mordre. Eh bien ! qu’as-tu, maintenant, à ouvrir le bec ? Est-ce que tu vas encore nous mener de façon à tomber des rochers ? Ici il n’y a pas de route.
PISTHÉTÆROS.
Et ici, de par Zeus ! pas le moindre sentier.
EVELPIDÈS.
La corneille ne dit donc rien au sujet de la route ? Pas de croassements ?
PISTHÉTÆROS.
Pas plus maintenant que tout à l’heure.
EVELPIDÈS.
Enfin, que dit-elle de la route ?
PISTHÉTÆROS.
Que veux-tu qu’elle dise, sinon qu’en les rongeant, elle me mangera les doigts ?
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Par Couperine, le 29/11/2010
Théâtre complet, tome 2 : Les Oiseaux - Lysistra - Les Thesmophories - Les Grenouilles - L'Assemblée des femmes - Plutus de
Aristophane
Euripide
« Silence, Mélissonomes, on va ouvrir le temple d'Artémis ; hé ! ne cours-tu pas soulager les travaux ? Je puis rappeler l'heureux et favorable départ de nos guerriers; hé ! ne cours-tu pas soulager les travaux ? »
Dionysos
Zeus Souverain, quelle infinité de travaux ! Je veux aller aux bains : ces travaux m'ont donné des douleurs néphrétiques.
Euripide
Attends ; écoute auparavant cet autre chant fixe, arrangé sur des airs de cithare.
Dionysos
Allons, fais vite ; mais n'ajoute pas de travaux.
Euripide
Comment ce couple de rois Achéens, qui règne sur la jeunesse hellénique... Tophlattothratto phlattothrat, envoie la Sphinx redoutable, la Chienne puissante, Phlattothratto phlattothrat, armé de la lance et d'un bras vigoureux. L'oiseau guerrier, Phlattothratto phlattothrat, livre aux chiens audacieux, qui traversent les airs, Phlattothratto phlattothrat, le parti qui incline vers Aîas, Phlattothratto phlattothrat.
Dionysos
Qu'est-ce que ce phlattothrat ? Vient-il de Marathon, ou bien as-tu recueilli les chansons d'un tireur d'eau ?
Eschyle
Moi, j'ai ajouté de la beauté à ce qui était beau, pour ne point paraître faucher dans la prairie sacrée des Muses le même gazon que Phrynichos. Lui, il emprunte au langage des courtisanes, aux scolies de Mélétos, aux airs de flûte cariens, aux thrènes, aux airs de danse. Cela sera bientôt mis en évidence. Qu'on m'apporte une lyre ! Mais à quoi bon une lyre pour lui ? Où est la joueuse de coquilles ? Viens ici, Muse d'Euripide ; à toi revient la tâche de moduler ces vers.
Dionysos
Jamais cette Muse n'a imité les Lesbiennes, jamais.
Eschyle
« Alcyons, qui gazouillez sur les flots intarissables de la mer, le corps parfumé de gouttes de rosée ; et vous, araignées, qui, dans les coins, ti-ti-ti-ti-tissez avec vos doigts la trame d'une toile déliée, chef-d'œuvre de la navette harmonieuse, où le dauphin se plaît à bondir, au son de la flûte, autour des proues azurées. Oracles, stades, pampre, délice de la vigne; enlacements qui soutiennent le raisin. Entoure-moi de tes bras, ô mon enfant ! » Vois-tu quel rythme ?
Dionysos
Je le vois.
Eschyle
Quoi, vraiment ! Tu le vois ?
Dionysos
Je le vois.
Eschyle
Et, après cela, tu oses critiquer mes chants, toi qui, pour les tiens, prends modèle sur les douze postures de Cyrène. Voilà tes vers lyriques ; mais je veux encore examiner le procédé de tes monodies. « Ô noire obscurité de la Nuit, quel songe funeste m'envoies-tu du fond des ténèbres, ministre de Hadés, doué d'une âme inanimée, fils de la sombre Nuit, dont le terrible aspect fait frissonner, enveloppé d'un noir linceul, aux regards farouches, farouches, muni d'ongles allongés ?
« Femmes, allumez-moi la lampe ; de vos urnes puisez la rosée des fleuves; chauffez l'eau, pour que je me purifie de ce songe divin. Ô Dieu des mers, c'est cela même. Ô mes compagnes, contemplez ces prodiges. Glyca m'a enlevé mon coq et a disparu. Nymphes des montagnes, ô Alania, arrêtez-la. Et moi, infortunée, j'étais alors tout entière à mon œuvre, ti-ti-ti-tissant de mes mains le lin qui garnissait mon fuseau, faisant un peloton, pour le porter de grand matin à l'Agora et pour le vendre. Pour lui, il s'envolait, il s'envolait dans l'air, sur les pointes rapides de ses ailes. Et à moi il ne m'a laissé que les douleurs, les douleurs, et les larmes, les larmes coulant, coulant de mes yeux. Infortunée ! Allons, Crètois, fils de l'Ida, prenez vos flèches, venez à mon aide, donnez l'essor à vos pieds, investissez la maison. Toi, Dictynna, déesse virginale, belle Artémis, parcours, avec tes chiens, la demeure entière. Et toi, fille de Zeus, Hécate, prends deux torches dans tes mains agiles, et éclaire-moi jusque chez Glyca, afin que j'y découvre son larcin. »
Dionysos
Laissez là les chants.
Eschyle
J'en ai moi-même assez. Je veux maintenant le mettre en face de la balance, qui, seule, fera connaître la valeur de notre poésie et déterminera le poids de nos expressions.
Dionysos
Approchez donc, puisque je dois apprécier le génie des deux poètes en marchand de fromage.
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Les acharniens, les cavaliers, les nués, les guêpes, la paix, les oiseaux, lysistrata, les thesmophories, les grenouilles, l'assemblée des femmes, ... oeuvres de l'antiquité classique traduction de
Aristophane
La paix :
TRYGÉE. Non, mon cher, il fondra sur elle et en pompera le suc. Allons, toi, dépose tout cet attirail par terre. Conseil, Prytanes, vous voyez Théoria. Considérez quels biens je vous apporte et je vous livre. Vous pouvez tout de suite lui lever les deux jambes en l'air et consommer le sacrifice. Voyez comme cette cuisine est belle, et c'est pour cela qu'elle est toute noircie : avant la guerre, le Conseil avait là ses casseroles. En la possédant, nous pourrons, dès demain, entrer brillamment en lice, lutter par terre, marcher à quatre pattes, la jeter sur le coté, nous tenir à genoux, tête baissée, puis, frottés d'huile, comme au pancration, frapper en jeune homme, fouiller et agir tout ensemble du poing et du pénis. Le troisième jour, après cela, vous ferez l'hippodromie, cavalier serrant de près un cavalier, attelages renversés les uns sur les autres, essoufflés, haletants, se donnant de mutuelles secousses ; d'autres, épuisés par les courbes, tombant de leurs chars. Mais, ô Prytanes, recevez Théoria. Tu vois avec quel empressement ce Prytane l'a reçue. Tu ne ferais pas ainsi s'il s'agissait d'une introduction gratuite; mais je te verrais alléguer une transaction rétribuée.
LE CHOEUR. Certes, on est un homme utile
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Par Couperine, le 17/05/2010
Théâtre complet, tome 2 : Les Oiseaux - Lysistra - Les Thesmophories - Les Grenouilles - L'Assemblée des femmes - Plutus de
Aristophane
LES GRENOUILLES
Le lieu de la scène est d'abord sur le chemin des Enfers, et ensuite dans les Enfers mêmes.
Dionysos est vêtu d'une peau de lion, armé d'une massue comme Héraclès, et chaussé de cothurnes. Xanthias, monté sur un âne, porte sur son dos le bagage de son maître.
Xanthias
Dirai-je, mon maître, quelqu'un de ces bons mots qui ont le privilège de faire toujours rire les spectateurs ?
Dionysos
De par Zeus ! tout ce que tu voudras, sauf le mot: « Je suis éreinté. » Garde-toi de le dire ; il m'échauffe la bile.
Xanthias
Pas non plus quelque autre facétie ?
Dionysos
Si, excepté : « Je suis exténué. »
Xanthias
Pourquoi ? Ne puis-je dire quelque chose de bien risible ?
Dionysos
De par Zeus ! dis-le sans crainte. J'en excepte seulement une chose.
Xanthias
Laquelle ?
Dionysos
De dire, en changeant ton paquet d'épaule, que tu as envie de chier.
Xanthias
Et que, portant moi-même un si lourd fardeau, si personne ne me soulage, je vais péter.
Dionysos
Rien de tout cela, je t'en supplie, sinon quand je devrai vomir.
Xanthias
À quoi bon alors porter tout ce bagage, si je ne fais rien de ce qu'a l'habitude de faire Phrynichos? Lycis également et Amipsias introduisent toujours des porteurs de fardeaux dans leur comédie.
Dionysos
N'en fais rien. Quand je vois au théâtre ces sortes d'inventions, j'en sors plus vieux d'un an.
Xanthias
Ô trois fois malheureuse cette épaule ! Elle est rompue, et ne dit pas un mot pour rire.
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Par Couperine, le 18/06/2010
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Aristophane
Les Nuées
STREPSIADE. : Iou ! Iou ! O souverain Zeus, quelle chose à n'en pas finir que les nuits ! Le jour ne viendra donc pas ? Et il y a déjà longtemps que j'ai entendu le coq ; et mes esclaves dorment encore. Cela ne serait pas arrivé autrefois. Maudite sois-tu, ô guerre, pour toutes sortes de raisons, mais surtout parce qu'il ne m'est pas permis de châtier mes esclaves ! Et ce bon jeune homme, qui ne se réveille pas de la nuit ! Non, il pète, empaqueté dans ses cinq couvertures. Eh bien, si bon nous semble, ronflons dans notre enveloppe. Mais je ne puis dormir, malheureux, rongé par la dépense, l'écurie et les dettes de ce fils qui est là. Ce bien peigné monte à cheval, conduit un char et ne rêve que chevaux. Et moi, je ne vis pas, quand je vois la lune ramener les vingt jours ; car les échéances approchent. Enfant, allume la lampe, et apporte mon registre, pour que, l'ayant en main, je lise à combien de gens je dois, et que je suppute les intérêts. Voyons, que dois-je ? Douze mines à Pasias. Pourquoi douze mines à Pasias ? Pourquoi ai-je fait cet emprunt ? Parce que j'ai acheté Coppatias. Malheureux que je suis, pourquoi n'ai-je pas eu plutôt l'œil fendu par une pierre !
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Théâtre complet, tome 2 : Les Oiseaux - Lysistra - Les Thesmophories - Les Grenouilles - L'Assemblée des femmes - Plutus de
Aristophane
Les oiseaux :
Pisthétère : Celle d'une cité où, en me rencontrant, le père d'un joli garçon me dise d'un ton de reproche, comme offensé par moi : "Vraiment, Stilbonide, en voilà une belle conduite ! Tu rencontres mon fils revenant du bain et du gymnase, et pas un baiser, pas une parole, pas une caresse, pas un attouchement de toi, l'ami du père !"
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Théâtre complet, tome 2 : Les Oiseaux - Lysistra - Les Thesmophories - Les Grenouilles - L'Assemblée des femmes - Plutus de
Aristophane
L'assemblée des femmes :
Quatrième femmes : Moi, d'abord, j'ai rendu mes aisselles plus hérissées qu'un taillis, comme c'était convenu. Quand mon mari me quittait pour aller à l'Agora, je me frottais d'huile tout le corps, en plein air, et je m'exposais debout au soleil
Cinquième femme : Moi, de même : j'ai commencé par jeter le rasoir hors de la maison, afin de devenir toute velue et de ne plus ressembler en rien à une femme.
Praxagara : Avez-vous les barbes que je vous ai recommandé à toutes d'avoir pour notre assemblée ?
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Par Piling, le 26/03/2009
Théâtre complet de
Aristophane
Autrefois les délégués des villes, pour vous duper, commençaient par vous appliquer cette appellation d'Athéniens-couronnés-de-violettes. Sitôt qu'on vous avait ainsi nommés, vous vous redressiez de satisfaction sur le bout des fesses. Il vous suffisait que l'un vous cajole en ajoutant le qualificatif "brillant" à celui de votre ville pour obtenir ce qu'il voulait en vous honorant de cette épithète bonne pour les sardines.
(les Acharniens)
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Aristophane
L'assemblée des femmes :
Première vieille : Je vais te le dire : « Les femmes ont décrété que, si un jeune homme convoite une jeune fille, il ne pourra jouir d'elle avant d'avoir commencé par faire la chose avec une vieille ; et, s'il ne veut pas d'abord prendre ce plaisir, et s'il convoite la jeune fille, les vieilles femmes auront le droit de le prendre et de le traîner par l'endroit sensible. »