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Par Cularo, le 23/05/2013
Lucrèce
L'univers et l'espace sont infinis.
La matière est infinie.
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Par Cularo, le 23/05/2013
Lucrèce
L'univers et l'espace sont infinis.
La matière est infinie.
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Par Pingouin, le 01/07/2012
De la nature - de rerum natura de
Lucrèce
Éloge d'Épicure
La vie humaine, spectacle répugnant, gisait
sur la terre écrasée sous le poids de la religion,
dont la tête surgie des régions célestes
menaçait les mortels de son regard hideux,
quand pour la première fois un homme, un Grec
osa la regarder en face, l'affronter enfin.
Le prestige des dieux ni la foudre ne l'arrêtèrent,
non plus que le ciel de son grondement menaçant,
mais son ardeur fut stimulée au point qu'il désira
forcer le premier les verrous de la nature.
Donc, la vigueur de son esprit triompha, et dehors
s'élança, bien loin des remparts enflammés du monde.
Il parcourut par la pensée l'univers infini.
Vainqueur, il revient nous dire ce qui peut naître
ou non, pourquoi enfin est assigné à chaque chose
un pouvoir limité, une borne immuable.
Ainsi, la religion est soumise à son tour,
piétinée, victoire qui nous élève au ciel.
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Lucrece, de la nature livre I (texte en latin et traduction) de
Lucrèce
Lucrèce , de la nature , VI ,
Pourquoi le tonnerre ébranle-t-il l'azur du ciel ? C'est que dans leur vol élevé les nuages aériens subissent la poussée de vents contraires et s'entrechoquent. Car le bruit ne provient pas de la région sereine du ciel ; c'est là où les nuages marchent en troupe plus dense que se produisent frémissements et grondements les plus forts.
En outre, la densité des nuages ne peut égaler celle des pierres, du bois, ni leur subtilité celle des brouillards et des fumées aériennes. Dans le premier cas, entraînés par leur poids, ils tomberaient comme les pierres ; dans le second, ils n'auraient pas plus de consistance que la fumée et ne sauraient retenir les neiges glacées ni les averses de grêle.
Les nuages quelquefois font éclater dans les plaines de l'air un bruit semblable au claquement de ces vastes toiles qui flottent dans nos grands théâtres entre les mâts et les poutres. D'autres fois le nuage déchiqueté par la violence des vents veut imiter dans sa fureur le bruit du papier qu'on déchire. Car c'est là un des bruits qui se peuvent reconnaître dans le tonnerre ; il y a encore celui des étoffes flottantes, des feuilles de papier fouettées par le vent, qu'il roule et froisse dans les airs.
Il se trouve en effet parfois que les nuages ne s'affrontent point, mais se prennent de flanc et dans leur marche contraire s'effleurent l'un l'autre : d'où le bruit sec qui blesse les oreilles et se répercute jusqu'à leur sortie de cette sorte de défilé.
Il arrive aussi que le tonnerre ébranle rudement la nature et la fait trembler de toutes parts : on croirait que les puissants remparts du vaste monde, brusquement arrachés, volent en éclats. En ce cas, un ouragan terrible soudainement formé s'est engouffré dans un nuage, puis une fois dans ses flancs, tournant sur lui-même en tourbillon, a forcé le nuage à se creuser en son centre tout en se condensant à la périphérie ; enfin, dès que l'ouragan peut briser cette paroi sous sa violence impétueuse, il s'échappe avec un épouvantable fracas. Faut-il s'en étonner ? Une simple vessie pleine d'air fait, elle aussi, beaucoup de bruit dans sa brusque explosion.
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Par Pingouin, le 02/07/2012
De la nature - de rerum natura de
Lucrèce
Le ciel d'abord : si sa couleur éclatante et pure,
si tout ce qu'il contient, les astres vagabonds,
la lune et la clarté splendide du soleil,
soudain surgissant à l'improviste aujourd'hui
commençaient à exister aux yeux des mortels,
que pourraient-ils nommer de plus merveilleux ?
Quoi de plus incroyable pour tous les peuples ?
Rien, je crois, si prodigieux serait le spectacle !
Or nul désormais, tant son aspect finit par lasser,
ne daigne lever les yeux vers le ciel lumineux.
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Par Pingouin, le 02/07/2012
De la nature - de rerum natura de
Lucrèce
Douceur, lorsque les vents soulèvent la mer immense
d'observer du rivage le dur effroi d'autrui,
non que le tourment soit jamais un doux plaisir
mais il nous plaît de voir à quoi nous échappons.
Lors des grands combats de la guerre, il plaît aussi
de regarder sans risque les armées dans les plaines.
Mais rien n'est plus doux que d'habiter les hauts lieux
fortifiés solidement par le savoir des sages,
temples de sérénité d'où l'on peut voir les autres
errer sans trêve en bas, cherchant le chemin de la vie,
rivalisant de talent, de gloire nobiliaire,
s'efforçant nuit et jour par un labeur intense
d'atteindre à l'opulence, aux faîtes du pouvoir.
Pitoyables esprits, cœurs aveugle des hommes !
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De la nature - de rerum natura de
Lucrèce
Si donc les corps premiers sont, comme je l'ai montré, solides et sans vide, ils sont nécessairement doués d'éternité. Du reste si la matière n'avait pas été éternelle, depuis longtemps déjà les choses seraient toutes et tout entières retournées au néant, et c'est du néant que serait né de nouveau tout ce que nous voyons.
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Par dahu, le 31/10/2012
De la nature - de rerum natura de
Lucrèce
La voix, d'ailleurs, déchire souvent la gorge, et les cris que nous poussons, en s'élançant vers l'extérieur, irritent la trachée: c'est que les particules de la voix, dans leur élan massif vers le dehors, viennent engorger un passage trop étroit pour cet afflux et déchirent l'orifice de la bouche.
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De la nature - de rerum natura de
Lucrèce
Pour moi, j'ai beau ignorer ce que sont les principes des choses, j'oserais pourtant, et sur la simple étude des phénomènes célestes, et sur bien d'autres faits encore, soutenir et démontrer que le monde n'a nullement été créé pour nous par une volonté divine : tant il se présente entaché de défaut !
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De la nature - de rerum natura de
Lucrèce
Car en quelque lieu que l'on suppose que la matière vient à manquer, c'est là que s'ouvrira pour l'univers la porte de la mort : c'est par là que s'échapperont en foule tous les atomes de la matière.