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La Reine des lectrices de
Alan Bennett
Si on lui avait demandé : “les livres ont-ils enrichi votre vie?”, elle se serait sentie obligée de répondre: “Oui, sans l’ombre d’un doute” – tout en ajoutant avec la même conviction qu’ils l’avaient également vidée de tout sens. Avant de se lancer dans ces lectures, elle était une femme droite et sûre d’elle, sachant où résidait son devoir et bien décidée à l’accomplir, dans la mesure de ses moyens. Maintenant, elle se sentait trop souvent partagée. Lire n’était pas agir, c’était depuis toujours le problème.
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Par caro64, le 25/06/2010
La Reine des lectrices de
Alan Bennett
- Un passe-temps ? dit la reine. Les livres sont tout sauf un passe-temps. Ils sont là pour vous parler d'autres vies, d'autres mondes. Loin de vouloir passer le temps, sir Kevin, j'aimerai au contraire en avoir davantage à ma disposition. Si j'avais envie de passer le temps, j'irai en Nouvelle-Zélande.
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Par julinou, le 13/09/2009
La Reine des lectrices de
Alan Bennett
Elle découvrait également que chaque livre l'entraînait vers d'autres livres, que les portes ne cessaient de s'ouvrir, quels que soient les chemins empruntés, et que les journées n'étaient pas assez longues pour lire autant qu'elle l'aurait voulu. (p.33)
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Par liliba, le 15/12/2009
La Reine des lectrices de
Alan Bennett
Elle découvrait également que chaque livre l'entraînait vers d'autres livres, que les portes ne cessaient de s'ouvrir, quels que soient les chemins empruntés, et que les journées n'étaient pas assez longues pour lire autant qu'elle l'aurait voulu."
"Cet attrait pour la lecture, songeait-ellesongeait-elle, tenait au caractère altier et presque indifférent de la littérature. Les livres ne se souciaient pas de leurs lecteurs, ni même de savoir s'ils étaient lus. Tout le monde était égal devant eux, y compris elle. (...) La lecture provoquait un sentiment du même ordre. Il y avait en elle quelque chose d'anonyme, de partagé, de commun. Ayant mené une existence à part, elle se rendait compte à présent qu'elle désirait ardemment éprouver un tel sentiment : elle pouvait parcourir toutes ces pages, l'espace contenu entre les couvertures de tous ces livres, sans qu'on la reconnaisse."
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La Reine des lectrices de
Alan Bennett
- Ce n'est pas une romancière très populaire, Madame.
- Je me demande bien pourquoi ? Je l'ai pourtant anoblie.
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Par sylvie, le 28/05/2009
La Reine des lectrices de
Alan Bennett
Cet attrait pour la lecture, songeait-elle, tenait au caractère altier et presque indifférent de la littérature. Les livres ne se souciaient pas de leurs lecteurs, ni même de savoir s'ils étaient lus. Tout le monde était égal devant eux, y compris elle. La littérature est une communauté, les lettres sont une république... ...Les livres ne varient pas. Tous les lecteurs sont égaux... ...La lecture... Il y avait en elle quelque chose d'anonyme, de partagé, de commun... ...Elle pouvait parcourir toutes ces pages, l'espace contenu entre les couvertures de tous ces livres, sans qu'on la reconnaisse
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Par TINUSIA, le 29/05/2010
La Reine des lectrices de
Alan Bennett
[les livres] viennent plutôt confirmer une opinion ou ne décision que l'on a déjà prise, parfois sans s'en rendre compte. On cherche dans un livre la confirmation de ses propres convictions. Chaque livre, à tout prendre, porte en lui un autre livre.
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Par Alienor, le 05/02/2009
La Reine des lectrices de
Alan Bennett
Lorsqu'on a quatre-vingts ans, les événements ne se produisent plus: ils se reproduisent.
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Par caro64, le 25/06/2010
La Reine des lectrices de
Alan Bennett
-Qui peut se prétendre au-dessus de la littérature, dit la reine. Ce serait aussi ridicule que de se croire au-dessus de l’humanité.
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Par Elora, le 02/06/2010
La Reine des lectrices de
Alan Bennett
« Je perçois la littérature comme une immense contrée, inscrivit-il un jour : je me suis mise en route vers ses confins les plus extrêmes, en sachant que je ne les atteindrais jamais. »