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Par Pasdel, le 05/11/2011
Terre d'ébène de
Albert Londres
Le train du Soudan part tous les mardis.Alors les bateaux s'arrangent pour arriver le mercredi!
C'est bien.Cela vous met tout de suite au pas. (page 21)
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Par brigetoun, le 02/12/2009
Terre d'ébène de
Albert Londres
Des noirs des deux sexes travaillaient sur la route. Pliés en deux comme s'ils attendaient le partenaire pour jouer à saute-mouton, ils la tapaient avec une latte. Cette compagnie faisait deux rangées, une d'hommes, une de femmes, les femmes vieilles et laides, la peau ratatinée sur le squelette. Evidemment, elles ne pouvaient plus servir... qu'à la route.
Sur le bord de la chaussée, un orchestre : trois tambourins et un flûtiau. Pour donner la cadence aux cantonniers, les musiciens scandaient un air qui montait et descendait en quatre temps, sur quatre sons, du lever du jour à son coucher. Un chien pacifique en serait devenu enragé !
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Par Pasdel, le 11/11/2011
Terre d'ébène de
Albert Londres
L'administration est le moustique du nègre.A tous les moments de sa vie,elle le pique,troublant son farniente.Lui,qui dormait si bien! (page 57)
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Par Pasdel, le 06/11/2011
Terre d'ébène de
Albert Londres
Il faut savoir que la fièvre jaune provient d'un moustique appelé stegomia.On ne pouvait pas demander au moustique qui vous piquait s'il était un stegomia.Ça ne parle pas,ces animaux-là! (page 15)
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Par sarasvati, le 06/10/2010
Le juif errant est arrivé de
Albert Londres
p.167/Nous marchions dans Marszalskowska, direction du Bacchus, qui est un fameux restaurant de Varsovie. Ben acheta un journal yiddisch et le parcourut.
- En quelle année croyez-vous être ? me demanda-t-il.
- En 1929.
- Nous sommes en 5690.
Et il me montra le chiffre sur la manchette.
- Pour les lecteurs de ce journal, le monde commence avec Adam. C'est juste, mais je vous prie de prêter attention à la chose. C'est peut-être l'éclair déchirant tant d'obscurité. Aux Marmaroches, en Bessarabie, en Bukovine, en Galicie, dans Nalewki, hier à Goura-Kalvarya, nous étions en l'année 5690. Et dans quinze jours, quand vous débarquerez en Palestine, vous serez en l'an X du sionisme. Ne perdez pas de vue ces deux points.
Un pied sur Adam, un autre sur lord Balfour, quel écart ! Je sentis immédiatement le besoin de reprendre équilibre. Nous arrivions fort bien à la porte du Bacchus. Les deux hommes qui avaient perdu leur millésime la poussèrent. Peut-être y retrouveraient-ils l'année 1929 au fond d'une bouteille - ou, s'il le fallait, d'un tonneau !
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Par sarasvati, le 02/03/2011
Le peuple aux dents laquées de
Albert Londres
p.18/Nous allâmes prendre le train pour Hanoi. C'était cent dix kilomètres à couvrir à travers le delta.Si vous désirez savoir ce que l'on voit par la portière, durant ces trois heures de trajet, vous enverrez un autre de vos collaborateurs refaire le voyage. Quant à moi, je m'effondrai dans un coin, les yeux fermés, la bouche ouverte. Par instants, à travers l'interstice de mes paupières, j'apercevais bien des rizières et de grands fauteuils de pierre qui étaient des tombeaux. Mais, loin du Tonkin, je rêvais à la Finlande. Je revoyais le temps heureux où, vêtu de peaux de bête domestique, je claquais des dents et pigeais des rhumes sur la mer Blanche. Ô Laponie ! Laponie ! murmurais-je...
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Par Pasdel, le 06/11/2011
Terre d'ébène de
Albert Londres
Voici donc un livre qui est une mauvaise action.Je n'ai plus le droit de l'ignorer.On me l'a dit.Même,on me l'a redit. (Avant-propos page 7)
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Au Japon de
Albert Londres
"Qu'est donc ce peuple? C'est un peuple heureux qui n'attend le bonheur de vivre d'aucun autre, car il le possède." (p. 19)
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Par sarasvati, le 31/05/2010
Chez les fous de
Albert Londres
p.134-135/Ce matin-là, je louvoyais dans un quartier d'asile, en compagnie d'un interne.
- Les fous, me disait-il, ne sont pas ce que l'on suppose. Le public les voit mal...Ce ne sont pas toujours des forces déchaînées. Tenez, regardez ceux-ci, réunis dans cette salle.
Ils étaient une dizaine. Ils parlaient un peu haut, mais cela arrive aux personnages les plus sensés.
- Vous pouvez entrer, me dit l'interne.
J'entre. Les têtes étonnées se tournent de mon côté. Je reconnais le médecin-chef au milieu du groupe.
L'interne me saisit par le bras.
- Quoi ?
- Erreur ! fait-il en se mordant la lèvre, ce ne sont pas des fous mais des aliénistes. C'est la Ligue de l'hygiène mentale qui tient séance !
Il avait suffi de l'épaisseur d'un carreau !
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Par lanard, le 04/11/2011
Indochine de
Albert Londres
Nous allions visiter le palais et sa Majesté [le roi du Cambodge].
Les petits-fils de Sisowath, dont les uns étaient presque blancs et les autres presque noirs, nous attendaient au pied de la salle du trône. Ils étaient cinq, nous étions deux, ce qui fit tout de suite une bande. Nous déambulâmes par les cours. Un des pavillons n'était pas cornu. C'était un pavillon comme tous les pavillons qu'on rencontre entre Asnière et La Garenne-Bezons.
- Pourquoi, demandai-je, ce pavillon n'est-il pas cornu?
- C'était le pavillon de Napoléon III quand il inaugura le canal de Suez; on en fit cadeau ensuite au précédent roi.
- Oui, fit le prince Pondgara, l'un des cinq petits-fils, le précédent roi s'appelait Norodom. Norodom, Napoléon, c'est la même initiale: grâce à cet heureux hasard, nous avons hérité d'un tas de rossignols.
- On ne dit pas: rossignols, fit M. L'Helgonal'ch au prince Pondgara, dont l'histoire assure qu'il donna quelques fils à retordre à ce même résident supérieur sur un bateau, entre Marseille et Saigon, alors que malgré sa volonté on réintégrait au Cambodge l'enfant royal, on dit; cadeaux.
- Tenez, fit l'enfant royal, j'en ai même un de ses cadeaux dans ma poche, une tabatière, regardez; N...
- Tu prends ta poche pour le musée, fit l'un des cinq frères. Tu feras bien de le rapporter sous sa vitrine.
- Et la statue, monsieur le résident supérieur, montrons la statue à monsieur.
C'était, en place d'honneur, au centre de la grande cour, une colossale statue équestre de Norodom.
- Vos empereurs étaient tout à fait habillés comme les nôtres, fis-je.
- On n'a changé que la tête. Le tête est de mon aïeul, tout le reste est de Napoléon. On nous l'a expédiée quand Napoléon fut dégommé.
- Prince, fit le résident supérieur, vous n'irez plus à Montmartre.
pp. 38-39
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