ISBN : 2869594461
Éditeur : Arléa (1999)


Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres

En 1926, au retour d'un reportage en Pologne, Albert Londres se lance dans un projet qui lui tenait à cœur depuis très longtemps : s'arrêter - pour une fois - à Marseille, et faire le portrait de cette ville déjà cosmopolite... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(1)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 29 février 2012

    le_Bison
    Albert Londres me propose aujourd'hui une invitation aux voyages, un véritable tour du monde de 1927. Direction Marseille et son port. Ici on embarque pour toutes les mers, vers tous les ports. Des paquebots arrivent, d'autres partent. Pour où ? Alger, Tunis, Suez, Djibouti, Zanzibar, Madagascar, Colombo, Java, Sydney, Nouméa, Papeete...
    Il me fait visiter les quatre coins du globe terrestre sans jamais quitter le quai, simplement en regardant la gueule des dockers, des marins, des capitaines. Marseille, une ville de passage. Il n'est pas bon d'y rester. On est bien accueilli que si l'on est de passage, entre deux destinations. On n'y vit rarement, on est à Marseille juste en escale en attendant une autre destination.
    Mais on ne parle pas beaucoup français à Marseille. On y suit des conversations en italien, en grec, en roumain, en russe ou en arabe... Mais rarement en français... C'est plus une terre d'accueil qui à bras ouverts « ramasse » toutes les épaves, tous les déchets, ceux qui ne peuvent plus vivre chez eux et qui tentent l'aventure sous d'autres cieux. Et ils arrivent à Marseille, avec leur misère et leur pauvreté, avant d'en repartir aussitôt pour trouver la richesse ailleurs... Les étrangers, qu'ils soient européens, africains ou arabes sont tous les bienvenus, sans oublier les voyous bandits et autres racailles. Ils font partie de Marseille, ils « sont » Marseille.
    Et quelle ambiance à chaque café ! Toujours un ami qui vous attend, prêt à converser avec vous, prêt à vous offrir un café ou un paquet de cigarettes qu'il vous doit... Et quel parfum !
    Embarquement immédiat...

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par le_Bison, le 29 février 2012

    Ce café vient de Moka. Du moins on le dit. Mais je vais vous dire ce que l’on dit. On dit que si tout le café qui vient de Moka poussait à Moka, cela se saurait. On sait tout le contraire. Moka est en Arabie, sur la mer Rouge. Le café qui vient de Moka pousse au Brésil. On l’embarque sur l’Atlantique Sud. L’Atlantique Nord le berce un moment. Il passe par Gibraltar et, doucement, il s’amène sur la Méditerranée. Marseille ! On le débarque. On va le boire ? Pas si vite. Rentrez vos tasses dans le buffet. On le rembarque. Le voilà qui repart sur la Méditerranée, dans l’autre sens. Il longe les côtes de la Corse, il fend le détroit de Messine. Il se prélasse à l’abri de la Crète. A Port-Saïd, il retrouve sa chaleur natale. On le débarque. Qu’il soit sans crainte : ce n’est pas encore pour le brûler. On le rembarque. Sur un bateau khédivial, il va maintenant descendre jusqu’au bas de la mer Rouge. Lui est toujours blanc. Enfin, Moka !

    Après un tel voyage, il a mérité de changer de linge. On le change de sac. Comme il se sent légèrement fatigué, on lui rajoute des grains de moka pour le remonter. Puis on le rembarque. Il est baptisé. Tête haute, il peut revenir à Marseille. Il est revenu. Le voici sur le quai.

    Maintenant que je sais tout, ce café-là est sacré pour moi. Si je voyais un chien flairer ces sacs, j’irais tirer les oreilles au chien. En tout cas, ce n’est plus moi qui marchanderai quand je boirai du café-moka !
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par le_Bison, le 29 février 2012

    C’est un port, l’un des plus beaux du bord des eaux. Il est illustre sur tous les parallèles. A tout instant du jour et de la nuit, des bateaux labourent pour lui au plus loin des mers. Il est l’un des grands seigneurs du large. Phare français, il balaye de sa lumière les cinq parties de la terre. Il s’appelle le port de Marseille.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (5)

Video de Albert Londres

>Ajouter une vidéo

Albert Londres : Le chemin de Buenos Aires
Déambulant dans le quartier de La Boca, port de Buenos Aires en Argentine, Olivier BARROT parle d'un reportage d'Albert LONDRES "Le chemin de Buenos Aires" réédité par "Le serpent à plumes".Datant de 1927, ce texte s'attaque à la traite des Blanches entre la France et le Rio de la Plata. Illustration avec des tableaux de Claudio SCHEFFER.











Acheter sur Amazon

Faire découvrir Marseille Porte du Sud par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz