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Par sarasvati, le 12/04/2010
Une journée d'Ivan Denissovitch de
Alexandre Soljenitsyne
p. 165/
Le vrai ennemi du prisonnier, c'est le prisonnier son frère. Si les zeks n'étaient pas des chiens entre soi...eh bien, les chefs, ils ne seraient plus de force à les commander.
...marche! qu'il crie, le sous-chef d'escorte.
On arrive au poste de garde.
Le poste, cinq routes y mènent. Une heure avant, elles fourmillaient de zeks. Le jour qu'on les bâtira en rues, l'endroit du poste et de la fouille deviendra la grand-place. Et de la même façon qu'à présent les colonnes de zeks qui rappliquent du boulot, c'est là que les cortèges se rencontreront pour les fêtes.
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Par BlueGrey, le 27/08/2009
Le Pavillon des cancéreux de
Alexandre Soljenitsyne
- Très-très bon cliché ! Très-très bon ! Il n'y a pas lieu d'opérer !
Et la malade reprenait courage : son état n'était pas seulement bon, mais très-très bon !
Or si le cliché était très bon, c'est qu'il dispensait d'en refaire un autre, et montrait de façon indiscutable les dimensions et les limites de la tumeur. C'est aussi qu'il était désormais trop tard pour opérer.
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Par BlueGrey, le 27/08/2009
Le Pavillon des cancéreux de
Alexandre Soljenitsyne
Nous avons beau nous moquer des miracles tant que nous sommes en bonne santé, en pleine force et en pleine prospérité, en fait, dès que la vie se grippe, dès que quelque chose l'écrase et qu'il ne reste plus que le miracle pour nous sauver – eh bien, ce miracle unique, exceptionnel, nous y croyons !
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Par BlueGrey, le 27/08/2009
Le Pavillon des cancéreux de
Alexandre Soljenitsyne
Cela faisait six mois que je souffrais comme un martyr, j'en étais arrivé le dernier mois à ne plus pouvoir rester ni couché, ni assis, ni debout sans avoir mal, je ne dormais plus que quelques minutes par vingt-quatre heures, eh bien, tout de même, j'avais eu le temps de réfléchir ! Cet automne-là, j'ai appris que l'homme peut franchir le trait qui le sépare de la mort alors que son corps est encore vivant. Il y a encore en vous, quelque part, du sang qui coule mais, psychologiquement, vous êtes déjà passé par la préparation qui précède la mort. Et vous avez déjà vécu la mort elle-même.
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Par Piling, le 20/07/2008
Première phrase du livre
Le pavillon des cancereux : Collection : Le livre de poche / Julliard n° 2765 en 700 pages de
Alexandre Soljenitsyne
incipit :
Le pavillon des cancéreux portait... le numéro treize. Paul Nikolaïovitch Roussanov n'avait jamais été superstitieux et il n'était pas question qu'il le fût, mais il ressentit une pointe de découragement, lorsqu'il lut sur sa feuille d'entrée : pavillon treize.