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Par annie, le 15/01/2009
Le maitre et marguerite de
Mikhaïl Boulgakov
Certes, l'homme est mortel, dit-il, mais il n'y aurait encore là que demi-mal. Le malheur, c'est que l'homme meurt parfois inopinément.
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Il faut reconnaître que, parmi les intellectuels, on rencontre parfois, à titre exceptionnel, des gens intelligents.
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Qui prend son temps n'en manque jamais.
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Le maitre et marguerite de
Mikhaïl Boulgakov
Aucune force au monde ne peut obliger une foule à se taire tant qu'elle n'a pas exhalé tout ce qui s'est accumulé en elle et qu'elle ne se tait pas d'elle-même.
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Le maitre et marguerite de
Mikhaïl Boulgakov
Chapitre XXIV du Maître et Marguerite (je cite in extenso) :
A l'instant même, quelqu'un tomba du plafond et s'écroula à terre, un citoyen tout décontenancé, dans un état proche du délire, sans rien sur lui que ses sous-vêtements, mais ayant, chose curieuse, une valise dans les bras et une casquette. Cet homme grelottait de peur et n'arrivait pas à se mettre debout.
"Mogarytch ?" demanda Azazello à l'individu tombé du ciel.
"Aloysius Mogarytch", répondit l'autre tout tremblant.
"C'est bien vous qui, après avoir lu l'article de Latounski sur le roman de cet homme, avez porté plainte contre lui en déclarant qu'il détenait des écrits subversifs ?"
Le citoyen fraîchement débarqué bleuit et fondit en larmes de repentir.
"Vous vouliez vous installer dans son deux-pièces ?" nasilla Azazello aussi cordialement qu'il le put.
Un feulement de chat enragé se fit entendre dans la pièce et Marguerite, hurlant à pleine gorge :"Hou, gare à la sorcière, hou !", se jeta, toutes griffes dehors, sur la figure d'Aloysius Mogarytch. Dans le remue-ménage qui s'ensuivit, la voix du maître s'éleva, pathétique :
"Que fais-tu ? Margot, ne te déshonore pas !
-Je proteste, il n'y a pas déshonneur !" brailla le chat.
Koroviev tira Marguerite en arrière. "J'ai installé une baignoire..." criait Mogarytch, claquant des dents, le visage en sang ; et dans sa terreur, il se mit à débiter des idioties : "rien que de refaire la peinture... au sulfate de chaux...
-Bonne idée, ça, d'avoir installé une baignoire, approuva Azazello, il lui faut des bains...". Puis il cria : "Hors d'ici !" Alors une force invisible retourna Mogarytch les pieds en l'air et l'expulsa de la chambre de Woland par la fenêtre ouverte. L'incident se conclut à la page suivante. "De toute façon, à la clinique, ils vont s'apercevoir de mon absence", ajouta-t-il [le maître] timidement à l'adresse de Woland. "Allons donc, comment voulez-vous qu'ils s'en apercoive
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Par Kittiwake, le 07/01/2012
Le maitre et marguerite de
Mikhaïl Boulgakov
Sur l'échiquier, cependant , régnait la confusion. Le roi en manteau blanc, qui avait perdu toute contenance, piétinait sur sa case en levant les bras avec désespoir. Trois pions blancs en costume de lansquenets, armés de hallebardes, regardaient d'un air éperdu un officier qui, agitant son épée, leur montrait devant eux deux cases contigües, une noire et une blanche, où l'on voyait deux cavaliers noirs de Woland dont les chevaux fougueux raclaient du sabot la surface de l'échiquier
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Par kathel, le 19/09/2010
Le maitre et marguerite de
Mikhaïl Boulgakov
Il y avait encore dans la chambre, assis sur un haut tabouret devant l'échiquier, un énorme chat noir qui tenait dans sa patte de devant un cavalier du jeu d'échecs. Hella se leva et s'inclina devant Marguerite. Le chat sauta à bas de son tabouret et en fit autant. Pendant qu'il ramenait derrière lui sa patte arrière droite pour achever sa révérence, il lâcha le cavalier qui roula sous le lit. Le chat alla l'y rechercher aussitôt. Tout cela, Marguerite, à demi-morte de peur, ne le discernait qu'à grand-peine, dans les ombres perfides que jetaient les chandeliers. Son regard s'arrêta sur le lit, où était assis celui à qui, récemment encore, à l'étang du Patriarche, le pauvre Ivan avait affirmé que le diable n'existait pas. C'était lui, cet être inexistant, qui se trouvait sur le lit.
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Le maitre et marguerite de
Mikhaïl Boulgakov
Suis-moi, lecteur! Qui t’a dit que l’amour véritable, fidèle, éternel, cela n’existait pas? Le menteur, qu’on lui coupe sa langue scélérate!
Suis-moi, mon lecteur, et nul autre que moi, je te le montrerai, cet amour!
(Seconde partie, chapitre XIX, Marguerite)
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Par sandy73, le 20/12/2010
Le maitre et marguerite de
Mikhaïl Boulgakov
- On dépose un enfant, une lettre anonyme, une proclamation, une machine infernale, que sais-je encore, mais il ne viendrait à l'idée de personne de déposer chez autrui quatre cents dollars : pareil idiot n'existe pas dans la nature.
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Par kathel, le 12/09/2010
Coeur de chien de
Mikhaïl Boulgakov
Ouah-ou-ou-ou-ou-Ouah-ou-Ouah-ou ! Jetez un œil sur moi, je me meurs. Sous le porche, la tempête rugit la prière des agonisants, et je hurle avec elle. Je suis fichu. Un gredin à la toque crasseuse - le cuisiner de la cantine d’alimentation normale des employés du Conseil Central Economique du Peuple - m’a arrosé d’eau bouillante et brûlé le flanc gauche. Une ordure et un prolétaire par-dessus le marché ! Seigneur Dieu, ce que ça peut faire mal ! L’eau bouillante a pénétré jusqu’à l’os. Je hurle maintenant, mais hurler, ça sert à quoi ?
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Par jcnb68, le 15/09/2011
Le maitre et marguerite de
Mikhaïl Boulgakov
Quand mourrez-vous ?
Là, le buffetier eut un mouvement de révolte.
- Personne ne le sait et ça ne regarde personne, répliqua-t-il.
- Personne ne le sait ? Tu parles ! reprit l'horrible voix dans le cabinet de travail. C'est aussi simple que le binôme de Newton ! il mourra dans neuf mois, en février de l'année prochaine, d'un cancer du foie, à la clinique du quartier de l'Université, salle 4.
Le visage du buffetier prit une couleur jaune.
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Par sandy73, le 01/06/2011
Le maitre et marguerite de
Mikhaïl Boulgakov
- Votre erreur essentielle était de sous-estimer l'importance des yeux humains !
Comprenez donc que si la langue peut dissimuler la vérité, les yeux - jamais !